"Quiconque nie que le terrorisme fait partie de l' islam est un mécréant": Omar Bakri Mohamed (leader musulman anglais)
II- Les penseurs.
Il est très remarquable et très important de constater que tous les grands penseurs chrétiens comme tous les grands philosophes du Moyen Age et postérieurs, en Europe, ont toujours, avec une remarquable constance généralisée, négligé l’ étude du Coran, même quand ils se targuaient de le connaître (Voltaire), et bien que l’ Islam soit la culture exogène la plus voisine de l’ Europe.
Est-ce la barrière de la langue et de l' alphabet totalement étrangers? Pas uniquement. Les mystérieux hiéroglyphes égyptiens suscitaient beaucoup plus d' intérêt et de travaux que les subtilités de l' arabe. Il semble que la première raison en soit le désintérêt total pour un message qui apparaissait très pauvre et de plus régressif sur quasiment tous les points considérés comme les conquêtes intellectuelles capitales commencées avec Pythagore (qui vécut tout de même plus de 12 siècles avant l' écriture du Coran) et Platon (10 siècles avant le Coran). Il n’ est pas exagéré d’ affirmer que pour l’ Occident le Coran a toujours été disqualifié d' entrée et d’ office par l' élite et par toute l’ intelligentsia. Même pour un esprit moyenâgeux, le niveau de sophistication intellectuel de l’ Islam faisait sans aucun doute bailler (au mieux), amusait, ou irritait, mais en tout cas faisait très peu recette, alors que toute la littérature grecque et latine, pour ne nommer qu’ elle, était avidement recherchée, traduite et disséquée, en dépit de son antériorité considérable. L’ Islam a toujours en fait été très profondément, très sincèrement méprisé et pas seulement parce qu’ il ne présentait aucune compatibilité possible avec le message chrétien enseigné, malgré les nombreux emprunts faits à ce message. Il est richement significatif que des penseurs religieux et philosophiques de la puissance et de la trempe de Saint Thomas d’ Aquin, d’ Erasme ou de Pascal (voir leurs stupéfiantes biographies), lesquels avaient une culture très vaste et une curiosité universelle, n’ aient absolument jamais perçu le moindre intérêt à examiner, ne serait-ce que pour la beauté du geste, le cas de l’ Islam.
Reconnaissons que cette désaffection perdure de nos jours. L’ arrivée de l’ Islam dans nos pays occidentaux (surtout Europe et Canada), principalement introduit par migration de populations arabes ne change guère la donne. Le bon sens populaire des non-musulmans perçoit l’ Islam soit avec une bienveillance amusée, soit indifférence, soit hostilité, comme source de maux objectifs particulièrement abondants et inadmissibles (terrorisme) et comme fauteur de troubles durables et insolubles dans la vie pratique de tous les jours (insécurite, impolitesse, séparation des sexes, alimentation, jeûne rituel, jours de congés etc...). Le charisme personnel de leaders musulmans occidentaux, tels le néo-Suisse Tarek Ramadan et tous les autres penseurs dûment agréés ou auto-proclamés, ne modifie pas ces perceptions. Cette mauvaise note attribuée à l’ Islam n’ est pas à mettre sur leurs fautes et carences humaines, leur inaptitude à porter « la bonne parole ». Elle ne peut que provenir du rayonnement propre à la doctrine sur laquelle ils s’ appuient. Rayonnement est le mot. L’ Islam a pour symbole le croissant lunaire, la lune, astre toujours un peu mystérieux et maléfique dans l’ inconscient humain, car ne luisant que la nuit, alors que surgissent tous les fantômes et que sont perpétrés tous les forfaits nécessitant l’ anonymat des ténèbres. La nuit l’ Enfer remonte visiter les Hommes. Seule la clarté pale de la lune, quand elle veut bien luir, fournit une lumière traîtresse qui ne rassure personne. Aussi chiche et avare soit-elle, la clarté de la lune n’ a qu’ une origine : la lumière éclatante du soleil situé de l’ autre côté de la terre. La lumière lunaire du Coran, pâle mais réelle, provient-elle du Coran? N’ est-elle pas le reflet du sublime soleil de Jérusalem qui a été magnifiquement capturé dans les écrits multi-millénaires de la Bible et des Evangiles, lesquels ont été pillés pour asseoir le Coran?
Lumière "noire" des ténèbres, la lune "porte" une lumière qui n' est pas la sienne. Etymologiquement ceci évoque le terme latin de luci-fer (porteur de lumière). L’ archange Lucifer, était avant sa chute d' une indicible beauté et rayonnait de la lumière que Dieu lui avait accordée. Devenu Satan après sa déchéance, il tente, habillé du seul reflet-souvenir de la lumière de Dieu, de se faire passer pour lui. Examinons cet étrange personnage.
III- Satan.
Satan laisse coi le scientifique, fait hausser des épaules les esprits forts, éclater de rire les sots, sourire les indulgents, parler les érudits, taire les religieux, frémir et frissonner les poètes. Baudelaire a eu la célèbre citation « la plus belle ruse du Diable est de nous persuader qu’ il n’ existe pas ». Depuis Tertullien (IIe siècle), ce sont surtout les poètes qui ont trouvé des mots convaincants pour bien parler de Satan et qui lui ont consacré d’ innombrables oeuvres et chefs d’ œuvres.
Les Pères de l’ Eglise, ceux qui ont fabriqué la colonne-vertébrale culturelle de notre civilisation, puis dans leur lignée, les Scolastiques, consacraient aussi des traités entiers à Satan. Les procès en satanisme et sorcellerie furent nombreux au moyen-Age. On l’ a vu, les Pères de l’ Eglise n’ ont pas pu se prononcer sur l’ Islam trop tardif pour eux, ni donc examiner cette religion théologiquement sous l’ angle d’ une hérésie chrétienne particulièrement sévère, ni eu la possibilité d’ en sonder l’ instigateur terrestre Mahomet ou son commanditaire extraterrestre déclaré: le Dieu de l' Islam.
Une première fois donc au VIIe siecle, l’ Islam a magistralement esquivé la sanction des Pères. Magistralement implique la main d’ un magister, d’ un maître... Les Scolastiques, sans référence théologique des Pères de l’ Eglise sur le sujet, n’ ont fait plus tard que cautionner huit croisades contre les infidèles. "Inutile de gaspiller de la matière grise exégétique sur de pareilles horreurs, seule l' épée peut répondre à l' Islam" semble résumer la position générale du monde Chrétien vis-à-vis de l' Islam. L' Islam n' attendait d' ailleurs aucune provocation pour frapper le premier.
Les Pères de l’ Eglise, dont certains connaissaient parfaitement le monde arabe et le Moyen-Orient, pour en être les enfants (Saint Paul était un Juif pharisien très instruit de Tarse et le grand Saint Augustin «Tunisien de souche» était de Carthage, sans compter de nombreux autres moins connus), auraient certainement eu, quant à eux, énormément à dire sur l’ Islam. La langue de bois n’ était pas leur défaut et les enjeux et blocages d’ aujourd’hui, pas leur souci.
C’ est l’ archange Gabriel qui a révélé le Coran à Mahomet, affirme ce dernier. Gabriel est un personnage bien connu de la Bible et il existe une sorte de «copyright culturel» hébraïque sur lui. Comme Mickey qui ne peut être appelé à de nouvelles aventures sans l’ autorisation des studios Disney (le grand créateur Walt Disney était par ailleurs juif américain), Gabriel a donc techniquement joué là un rôle « pirate ». Or les pirates de tout temps n’ ont pas la réputation de travailler aux oeuvres menant à l’ édification du Royaume de Dieu.
Comment imaginer Gabriel dans ce rôle impossible: porteur de la révélation islamique? L' erreur « de casting », est en fait préméditée. Avec les années, cette supercherie, pourtant de très piètre facture à l’ origine, s' est révélée, par le jeu de forces mystérieuses titanesques, être une conspiration aux dimensions planétaires, aux conséquences devenues incontournables pour les plus grandes forces politiques du monde. Des trillions (milliers de milliards) de dollars jetés dans le traitement des désordres islamiques n' ont pas donné pour l' instant beaucoup plus de résultats qu' un seau d'eau sur une maison incendiée. Une incroyable réalité s’ impose : les conséquences apocalyptiques de la Révélation de l' Ange ne sont plus cernables, même en cauchemar.
Une machination de cette ampleur est-elle d' origine humaine? Mahomet a-t-il pu seul générer pareil cataclysme? Mais quel autre archange célébrissime de la Bible aurait pu avoir l' audace d' usurper l' identité de son confrère Gabriel, se faire passer pour lui auprès d' un prophète terrestre, forcément très rudement secoué par une apparition surnaturelle de ce niveau hiérarchique? On peut se perdre en conjectures... Lucifer, celui qui aime faire croire qu’il n’ existe pas, est un bon candidat cependant. Il est vrai que les anges ne sont pas des êtres très bien identifiés. Leur sexe donna longtemps lieu à des discussions passionnées. Curieusement les mots de Lucifer et de Satan ne font pas sourire les musulmans. C’ est un fait à méditer qui n’ est pas anodin et révèle l’ esprit du Coran.
Mais revenons à Mahomet lui-même. Gabriel lui aurait révélé le Coran, lequel serait l’ expression-même, en arabe, de la Parole surnaturelle de... Dieu. Mahomet cite ses sources: c’ est Dieu lui-même qui a délégué Gabriel pour porter une parole si infiniment précieuse, destinée à régir la totalité du genre humain.
Si, pour ce travail, Dieu ne s’ est pas déplacé lui-même, comme il l’ avait fait pour arrêter le bras d’ Abraham, ou dicter les tables de la Loi à Moïse chez les Juifs, ou annoncer l’ Evangile, puis se faire clouer sur des madriers de bois, chez les Chrétiens, c’ est ... tout simplement parce que Mahomet l’ a dit et qu’ il est le seul témoin de la chose. Notons bien les faits purs et durs (selon Mahomet lui-même, seul formellement habilité à le dire) : Dieu ne s’ est pas déplacé. Vu les dimensions de l’ affaire aujourd’ hui, rien n’ est neutre.
Pierre LAGIER
Introduction
La paix sur terre aujourd' hui est moribonde et on dit la IVe guerre mondiale commencée, la IIIe étant la Guerre Froide.
L’ enjeu nouveau n’ aurait pas pu être cité il y a seulement 30 ans sans faire hausser les épaules, doucement sourire, ou hurler de rire. On aurait pu imaginer mille autres contentieux portant sur des territoires, des mers, du pétrole, des gisements, de l’ eau, des brevets, des droits, la genèse ou gestation de nouveaux systèmes économiques, la volonté d’ hégémonie, etc...
Non, la situation est plus grave que tout cela : le contentieux fondamental est au plus haut rang de l’ immatériel. Il est de l’ ordre suprême du sacré. Le sacré, ce roc immatériel, socle porteur où se cristallise la quintessence de la nature humaine, ce sur quoi repose son intimité secrète. Aussi incroyable que cela puisse paraître, l' enjeu est religieux.
Oui la religion a toujours fait se heurter les hommes. Mais aujourd’ hui est différent. La puissance des armes peut en une heure irréversiblement anéantir l’ humanité et le fait vraiment nouveau est que la religion peut mettre toute seule ces armes en mouvement.
L’ avenir de notre quotidien terrestre et matériel repose donc sur l’ adhésion ou non de combattants réels à des croyances sur l’ au-delà, sur ce qui se passe dans une zone qui échappe et échappera toujours par essence au vérifiable, au rationnel, au quantifiable, à l’ expérience scientifique. La croyance religieuse est un corpus d’ informations métaphysiques parfaitement indémontrables et n’ ayant pas la plus petite chance d’ être démontrées scientifiquement dans les « siècles des siècles ».
L’ horreur d’ une guerre de religion réside dans le fait qu’ il n’ est pas possible de « démontrer » le sacré, ni espérer rationnellement raisonner l' adversaire, ni le terroriser, ni lui infliger des souffrances telles qu’ il « cédera ». Le sacré est sacré, ce qui signifie justement insensible à toutes les pressions humaines.
Une façon de vaincre serait d’ anéantir totalement le siège de la croyance, c’ est à dire l’ adversaire physique. Même cette « solution finale » est à courte vue puisque la croyance des vaincus et disparus peut toujours gagner les rangs du vainqueur. L’ impasse est totale, le piège parfait, les armes terrifiantes.
L’ absurdité de cette situation a quelque chose de magnifique et d’ horrible. Comment a-t-on pu en arriver là et qui a pu créer une telle situation? Question naïve? Interrogation ridicule? Réponse inexistante? Cul de sac dialectique? Quelle force inconnue peut générer à la fois le magnifique et l' horrible?
Nous adopterons ici le point de vue subjectif de la foi chrétienne qui est la nôtre pour logiquement proposer à un problème religieux une explication religieuse.
Pour comprendre et apprécier ce qui va être évoqué ici, il convient de connaître les bases de la matière religieuse du Judaïsme, du Christianisme et de l’ Islam. La plupart des lecteurs ont sur ces sujets une connaissance souvent modeste mais suffisante pour la lecture qui suit.
Ecrire sur Dieu et sur les êtres qui sont par définition supérieurs à l’ homme en hiérarchie théologique comporte risques, précautions et contraintes. L’ une est de reconnaître la difficulté à appréhender ces êtres, l’ autre est de croire qu’ on ne peut rien en appréhender du tout.
Parler de religion et décrire les êtres métaphysiques revient à peindre un tableau dont le sujet est invisible. Il faut donc procéder indirectement. Tels les physiciens qui ne peuvent espérer appréhender les particules élémentaires de la matière que par les traces qu’ elles laissent lors de collisions déclenchées dans les cyclotrons, les théologiens ne peuvent espérer appréhender Dieu et ses créatures surnaturelles, s’ ils existent, que par l’ analyse d’ effets réels et objectifs, jamais par vision directe.
Le centre du tableau à peindre comporte donc une image forcément indistincte mais les contours deviennent de plus en plus nets, au fur et à mesure que l’ on s’éloigne vers les bords, puisque le peintre peut observer seulement des ombres portées et des effets humainement perceptibles de ce qui est au centre et restera à jamais invisible. Voyons donc ces ombres et ces effets.
I- Les Pères de l’ Eglise
Les Pères de l’ Eglise sont les théologiens qui ont « fait » l’ Eglise, c’ est à dire ici le Christianisme au sens large (Catholiques, Protestants et Orthodoxes). Les Pères de l’ Eglise ont patiemment défini pour les générations futures la substance précise du Message laissé par le Christ. Ce ne fut pas une mince affaire. Ce Message, il a d’ abord fallu le rapporter oralement pendant des décennies, dans l’ esprit et autant que possible, la lettre où il avait été énoncé, puis l’ écrire noir sur blanc, puis le commenter et l’ éclairer et tout cela en le vivant simultanément. Il a aussi fallu combattre les hérésies des premiers siècles (gnose, montanisme, adoptianisme, arianisme, nestorianisme, monophysisme, pélagianisme etc.), alors que le corps de doctrine était encore nouveau et donc mal compris de l’ ensemble du monde.
Le titre posthume de Père de l’ Eglise est attribué à tout théologien réunissant 4 caractères : Orthodoxie de la doctrine qu’ il a professée, Sainteté reconnue de sa vie, Approbation de l’ Eglise (qui est le corps complet de tous les croyants représenté par sa plus haute hiérarchie), Ancienneté.
Cette époque des Pères de l’ Eglise, dite patristique, théologiquement la plus riche puisqu’ il fallait en quelque sorte « asseoir le Message pour l’ éternité», se termine avec Isidore de Séville †en 636 en Occident, et avec Jean Damascène † en749 en Orient.
Les Pères de l’ Eglise n’ ont pas eu à se prononcer sur l’ Islam dont le livre fondateur, le Coran, n’ a été écrit que vers 680, près de 50 ans après la mort de Mahomet en 632, pas même Jean Damascène, pourtant né vers 650.
Jean Damascène (aussi nommé Mansour), chrétien qui, dit-on, avait succédé à son père comme ministre des finances du calife de Damas, a dû quitter son poste en l’ an 700, alors qu’ il était placé devant l’ alternative de le garder ou d’ abjurer sa foi pour embrasser l’ Islam. Retiré dans la vie monastique dès l' an 700, Jean a écrit "la source de la connaissance", premier traité synthétique raisonné du dogme chrétien. Alors qu’ il ne mourut qu’ en 750 âgé de 100 ans passés, Jean Damascène a traité l’ Islam par le mépris en ne lui faisant l’ aumône d’ aucune réflexion, ni analyse qui nous soit parvenue, malgré les très nombreux travaux théologiques signés de lui.
Alors que l’ incendie allumé par Mahomet se déclarait aux portes-mêmes de son monastère (califat Omeyyade de Damas), Jean Damascène a (implicitement au moins) affirmé la suprématie absolue du Christianisme sur l' Islam, doctrine qu’ il ne peut pas ne pas avoir eu l’ occasion d’ analyser en grand détail, vu sa personnalité propre et les circonstances de la perte de sa charge de ministre. Etrange et fascinant chassé-croisé de l’ Histoire qui semble de la plus parfaite actualité avec les débats et tensions du XXIe siècle.
Ce silence total des Pères de l’ Eglise sur l’ Islam, en partie imposé par la chronologie, est assourdissant aujourd’ hui, alors que l’ Islam, au début du IIIe millénaire, envahit des pays christianisés depuis 2000 ans comme l' Italie. Ce silence est d’ autant plus gênant que, depuis 2000 ans, des ouvrages innombrables ont traité des hérésies du Christianisme et que l’ Islam est théologiquement ancré dans le Christianisme et le Judaïsme.
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