La crise de la gueuse

 

Informations financières et politiques sur Le Pilori et ses annexes

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From: Martin Peltier
To: Fernand CORTES de CONQUILLA
Sent: Tuesday, May 16, 2006 6:22 PM
Subject: Périgord Légitimiste

La France connaît une crise de civilisation dans un régime en crise, l’ actualité le montre surabondamment. Existe-t-il pour ceux qui croient à l’ utilité de la nation et au destin de la France un espoir d’ en sortir? L' étude qui suit tâche d’ y répondre. C’ est la synthèse de deux discours, prononcés l’ un devant le cercle des Hommes libres en décembre 2005 à Paris, l’ autre devant le cercle légitimiste de Périgord en mai 2006 à Monsaguel, synthèse revue pour être lue, et augmentée pour déterminer des moyens d’ agir.

Notre pays attend sa libération. Cela définit la responsabilité de ceux qui aspirent à représenter les nationaux. Il ne s’ agit plus de gémir sur les insuffisances des chefs que l’ on se donne, mais de les tenir sur le bon chemin, ou d’ en changer.

Bonne lecture.

Martin Peltier

Crise de régime, crise de civilisation : La solution nationale.

 

Introduction

La France est en mauvais état, son peuple menacé, et l’ Etat censé les défendre ne remplit pas sa mission.

On parle de crise de régime et de crise de civilisation : en quoi consistent-elles, quelles en sont les causes, quels remèdes peut-on appliquer ? Quel est l’ ennemi principal, comment le vaincre ?

Qui peut le faire ?

La gauche, première responsable idéologique du déclin, doit être écartée.

Dominique de Villepin a été disqualifié par sa fermeté de guacamole dans plusieurs affaires, dont celle du CPE.

Nicolas Sarkosy a-t-il des convictions profondes et pourra-t-il les faire valoir ? L’ expérience souffle une réponse prudente.

En toute hypothèse, celui qui gouvernera ne pourra agir utilement que si une forte masse de patriotes le pousse, lui donne du poids et le contrôle.

Existe-t-il un moyen pour que le vote des patriotes soit autre chose qu’ une protestation ou une béquille du système ? Que valent Villiers, Le Pen et Mégret ? Leur alliance dans une hypothétique union des patriotes peut-elle avoir un sens ? À quelles conditions ? Peut-on forcer Mégret, Le Pen et Villiers à porter les idées nationales au pouvoir, ou, s’ ils s’ y refusent, à dégager le paysage national de leur présence ?

Telles sont quelques-unes des questions que l’ invasion et la décadence de la France rendent nécessaires, et auxquelles il faut répondre tout de suite.

 

I. Crise de régime ou régime-crise ?

L’ Etat est secoué de scandales en cascade, il est divisé, il est impuissant à mener la moindre réforme. Inutile de s’ étendre sur Clearstream, et toutes ces sortes d’ affaires qui ne sont qu’ un entrelacs de complots minables. L’ abaissement de l’ autorité de l’ Etat par ceux qui en sont les garants est infiniment plus grave.

Deux exemples.

Le premier, l’ amendement n. 4 à la loi de février 2004 à sur les rapatriés, dit amendement Vanesse, incitant les enseignants à tenir compte du rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord. La loi, y compris cet amendement, fut approuvée en première et en deuxième lecture tant à l’ Assemblée nationale qu’ au Sénat, par l’ UMP, l’ UDF et le Parti socialiste. À l’ automne 2005, après une déclaration furieusement anti-française du président algérien Bouteflika (il y en a eu d’ autres depuis), le parti socialiste, revenant sur son vote, lançait une campagne d’ opinion contre l’ amendement Vanesse.

Ça l’ arrangeait bien : il était en capilotade après un congrès où il s’ était déchiré, après les émeutes des banlieues où il s’ était montré nul. Il n’ avait même pas à l’ époque de candidat présentable pour la présidentielle, Ségolène n’ était pas encore sortie du chapeau de son compagnon François.

Que fit alors le président de la République, qui se trouvait pourtant dans une position relativement bonne ? Il cède. Non seulement il ne publie pas une loi régulièrement votée, mais il choisit pour la modifier une procédure qui retire à l’ assemblée le droit de rediscuter le texte définitif. C’ est un mini-coup d’ Etat, et, remarquons le bien, c’ est assez rare, un coup d’ Etat marqué contre son camp. Politiquement majoritaire, le parti présidentiel avait juridiquement et moralement tort d’ avoir voulu avoir historiquement raison, le président le lui a fait savoir.

Deuxième exemple, le CPE, le contrat première embauche. Cette fois ce n’ est pas l’ amendement d’ un obscur godillot, c’ est l’ un des piliers du plan proposé par le Premier ministre pour réduire le chômage des jeunes. Ce CPE valait ce qu’ il valait, et on ne saura jamais ce qu’ il valait, mais enfin, encore une fois, il était régulièrement voté, et je connais plusieurs jeunes qui s’ en seraient contentés, plusieurs chefs d’ entreprise qui s’ en seraient servi. Mais la gauche veillait, elle commençait à se requinquer, elle reprit la manœuvre qui venait de lui réussir. Elle activa les mêmes relais, les mêmes agitateurs, et elle occupa à nouveau la rue et les médias. En plus fort. Elle avait eu le temps de s’ entraîner.

Dominique de Villepin monta sur le cheval imaginaire qui ne le quitte jamais, prit la pose du serviteur impavide de l’ Etat et annonça qu’ il tiendrait ferme. Il demeurait aimablement bronzé, mais on sentait que son menton allait trembler, ses sourcils se resserraient, les coins de sa bouche durcissaient, et on vit passer dans ses yeux un éclat noir. Du temps passa. Le bras de fer durait, les tambours roulaient, Nicolas Sarkosy gigotait en coulisse comme un écureuil impatient. Au bout de quelque temps, le long contorsionniste de l’ Elysée trouva la sortie : le vendredi soir il promulguait la loi, le lundi il la retirait, formant une commission de supersages chargés d’ en établir une nouvelle. C’ était nouveau, c’ était ingénieux, c’ était frais et pimpant. Le CPE était enterré.

C’ est tout. Il n’ y a plus d’ autorité en France, et tout le monde s’ en fiche, à Sarcelles, à Manhattan, à Bruxelles, à Francfort, et probablement à l’ Elysée. Alors, les politologues reparlent, comme souvent, de crise de régime, et de l’ imminence de la sixième république – ils pourraient dire le troisième empire, cela meublerait aussi bien la conversation.

Car il y a crise et crise. Pour que la crise aboutisse à un changement de régime, il lui faut un événement fort, distinct des simples difficultés institutionnelles, par exemple une guerre, ou une révolution. En mai 68, il manquait une vraie situation révolutionnaire, c’ est pourquoi le parti communiste resta en retrait. En 1958, il y avait l’ émeute à Alger, les parachutistes, une guerre dont le régime ne venait pas à bout. Aujourd’ hui, il n’ y a rien de tout cela. L’ Algérie, et d’ autres nations, sont présentes sur notre sol, mais la guerre n’ est pas encore mûre, et de toute manière, un soulèvement des banlieues n’ amènera pas le salut public. Il n’ y aura de situation révolutionnaire que quand le peuple français sera prêt à se soulever contre les sécessionnistes des banlieues et le système qui encourage la sécession. Nous n’ y sommes pas.

Rien n’ est plus hasardé qu’ un pronostic politique, mais le régime ne me semble pas encore sur le point de tomber. Nous sommes seulement en présence d’ un Etat sans autorité et d’ institutions qu’ on viole. Ce n’ est pas nouveau. Et si on nomme cela crise de régime, alors on peut dire que la République n’ est qu’ une crise de régime permanente. La République, au fond, ce n’ est pas un régime, c’ est une crise.

La Ve, par exemple, est morte je ne sais combien de fois. Je ne parle pas des innombrables viols que le général De Gaulle fit subir à la constitution jusqu’ à 1962 (Le vieux Gaston Monnerville, maçon président du Sénat, hurlait à la forfaiture), la république s’ en est sortie, elle en a même eu quelques bébés. Les viols de l’ époque Mitterrand – Chirac lui ont déjà fait plus de mal. Et d’ autres événements ont carrément modifié sa nature. Citons, en vrac, la déclaration de politique générale de Chaban-Delmas sur la nouvelle société, la cohabitation, la dissolution de 97, le quinquennat, toutes opérations qui faussent les rapports entre l’ exécutif et le législatif et amoindrissent la fonction présidentielle, dernier vestige d’ un vrai pouvoir.

La Ve n’ est pas la seule dans son cas. Toutes les républiques françaises se sont distinguées par la transgression des lois qui leur préexistaient, et des règles qu’ elles édictaient, de ce qu’ elles nomment pompeusement l’ Etat de droit. Si la République est une crise de régime permanente, c’ est qu’ elle est aussi un coup d’ Etat permanent, telle est la réalité de la tradition républicaine française.

Faisons un tour du propriétaire pour le vérifier.

On ne s’ attardera pas sur la deuxième république, aimable intermède pendant lequel poètes, terroristes, banquiers et policiers préparèrent un coup d’ Etat bonapartiste.

Abordons tout de suite la troisième, qui a bonne presse de nos jours. Elle fut précédée d’ un gouvernement dit de défense nationale composé de républicains, qui agirent en républicains. Ils profitèrent de la divine surprise de la défaite de 1870 pour prendre le pouvoir par un coup d’ Etat, et prolonger jusqu’ au désastre une guerre mal engagée, provoquant la révolte de la commune.

Sur cette lancée, malgré une majorité de monarchistes et de bonapartistes, la République vit le jour par le tour de passe-passe de l’ amendement Wallon. Ensuite, elle ne put survivre aux scandales de toute nature qu’ en provoquant une guerre civile anticatholique, ignoble, sanglante et catastrophique, accompagnée par l’ Affaire Dreyfus.

À chaque étape de ce processus, les républicains bafouaient tant leurs principes que la loi. Même les guerres coloniales, autre diversion au mécontentement du pays, autre occasion d’ enrichissement des partis au pouvoir, ne respectèrent jamais la procédure légale. Ayant affaibli l’ armée par l’ affaire Dreyfus et par des décisions « pacifistes », la République jeta la France dans la grande guerre. Le pays l’ ayant gagnée en se saignant, le régime reprit vite ses pauvres jeux, qui le menèrent à 1940 : il n’ eut d’ autre ressource que de se suicider le 10 juillet à Vichy, et ce fut l’ un de ses rares actes légaux.

Un mot de la première république, en vitesse ? On n’ a pas besoin de rappeler que tout y fut crise, violence, violence faite au droit comme aux hommes, négation incessante, par le pouvoir, des règles qu’ il s’ était données lui-même. Elle ne fut, des prodromes des Etats Généraux jusqu’ à la queue de l’ orage du Directoire, qu’ un bouleversement illégal et permanent de l’ Etat. Elle finit par transformer celui-ci en ballon de baudruche aux compétences toujours plus étendues mais à l’ autorité complètement diluée pour finir. Une grosse chose omnipotente et impuissante, comme aujourd’ hui. Finalement, avec le recul, c’ était peut-être la quatrième la moins pire. Enfin, tout est relatif…

Comment voudrait-on qu’ un régime qui a pris sa source dans les forfaitures de l’ Assemblée nationale, de la législative puis de la convention, puisse être autre chose qu’ un équilibre instable, seulement soutenu par l’ habitude, l’ intérêt ou la force ?

Nous allons voir maintenant que c’ est ce régime de crise et d’ impuissance qui a mené le pays à la crise de civilisation actuelle.

 

II. L’ invasion contre la civilisation

 

A. Une menace sans précédent.

Ne perdons pas de temps à prouver que nous vivons une crise de civilisation, elle crève les yeux. Nous en remarquons chaque jour mille manifestations. Choisissons en une, primordiale, l’ invasion qui déferle sur la France.

C’ est la grande transversale qui rencontre à la fois le chômage, le marasme de l’ instruction, la perte des valeurs, l’ affaiblissement de l’ autorité, l’ insécurité, le déséquilibre des finances publiques et des comptes sociaux de la nation, la démographie, et toutes les pathologies de l’ identité. La grande maladie de la France, aujourd’ hui, c’ est l’ immigration, les plus bouchés s’ en sont rendu compte à l’ automne dernier lors des émeutes de banlieue.

La mère de toutes les émeutes, c’ est l’ invasion venue du Sud.

L’ invasion de la France et de l’ Europe apparaît maintenant même aux aveugles. La prise d’ assaut de Ceuta et Mellila, presque en direct, par des noirs venus des régions subsahariennes a fait tomber les dernières taies.

Tout le monde peut le voir, la population de la France a changé et change à toute vitesse. On peut le mesurer en utilisant son magnétoscope. C’ est amusant de regarder de vieux films tournés sous Pompidou ou Giscard. Dans les rues de Paris, les immeubles n’ ont pas tant changé, mais les habitants ne sont plus du tout les mêmes. En trente-cinq ans a eu lieu, quasi subrepticement, un phénomène sans précédent, une substitution de population comme on n’ en a jamais vue – sans commune mesure, par exemple, les historiens et les démographes le savent, avec ce que l’ on a nommé les grandes invasions. Notre pays a été touché plus et plus vite que d’ autres par une vague qui menace toute l’ Europe, et qui est le fait géopolitique majeur de cette charnière des millénaires.

C’ est une menace gigantesque. Ce qui s’ est passé dans les cités de France est le début des opérations massives d’ une guerre dont les premières escarmouches remontent loin. Tous les éléments de ces opérations massives ont été éprouvés séparément : utilisation des moins de treize ans, prétextes d’ émeute portant sur de prétendues ou d’ avérées bavures policières, attaques de commissariats, d’ écoles, meurtres d’ innocents, incendies, traquenards tendus aux forces de l’ordre, utilisation des moyens modernes de communication, notamment pour faciliter le déplacement ultrarapide de petites unités, usage enfin d’ armes à feu. Tout cela a été annoncé et dénoncé depuis longtemps. La seule nouveauté, mais elle est importante, c’ est la masse de l’ émeute.

 

B. Une invasion programmée

L’ invasion dont l’ émeute est une manifestation parmi d’ autres a été programmée.

Ce n’ est pas par simple impéritie que la République échoue depuis trente ans à l’ endiguer.

La politique d’ immigration n’ a pas été menée au hasard par des borgnes maladroits, seulement coupables d’ incompétence. Au contraire, dûment avertis par des rapports de police, par des sociologues, des démographes, les gouvernements qui se sont succédé ont appliqué sciemment une politique néfaste. Le caractère délibéré de cette politique apparaît dans le luxe des artifices employés pour cacher la vérité aux Français.

D’ abord, au début des années 80, la gauche adopta, pour donner à Mitterrand le temps de régulariser les clandestins et d’ ouvrir grandes les pompes aspirantes de l’ immigration, elle adopta un curieux discours sur l’ invasion, qui réussit à berner la foule en raison de l’ insouciance magistrale de son absurdité : il ne se passe rien et ce qui se passe est très bien. Il ne se passe rien, et ce qui se passe est très bien.

Relisez les journaux de l’ époque, vous en resterez sur le derrière. On vous y démontrait à longueur de colonnes que les craintes, les chiffres, les analyses de l’ extrême droite sont fausses, il n’ y a pas de flux d’ immigration en hausse. Et on vous disait plus loin, que la mixité, la diversité, la spontanéité apportées par les nouveaux arrivants vont donner de l’ air frais au pays : la France marche au mélange. Il n’ y a pas d’ immigration supplémentaire, et en même temps, le supplément d’ immigration est un super supplément d’ âme.

En passant, on vous racontait que cela a toujours été comme ça, nous sommes tous des enfants d’ immigrés, polaks, ritals, espingouins, portos, quelle différence avec le Maghreb et l’ Afrique noire ? Tous les mensonges d’ aujourd’ hui voisinaient déjà, dans leurs contradictions tranquilles. Bien sûr, noter qu’ il y a une sur criminalité chez certains immigrés relevait du nazisme aggravé.

Cette bouillie pour les chats visait à brouiller l’ entendement des Français, mais elle n’ y réussit pas complètement. Ils regimbaient. Il devint alors nécessaire de discréditer toute velléité de vérité à ce sujet. On jeta Le Pen dans un ghetto, grâce à l’ affaire du détail : dès lors, toute critique de la politique d’ immigration devenait un crime raciste et antisémite.

L’ invasion procède d’ une volonté internationale, d’ un plan qui dépasse largement le petit monde de la politique intérieure française, il est avoué, mieux, revendiqué par plusieurs organisations internationales : des rapports de l’ ONU, publiés voilà plusieurs années, préconisent l’ installation d’ un grand nombre d’ immigrés en Europe (plusieurs dizaines de millions) pour y développer l’ activité économique et équilibrer le système des retraites.

Il n’ en a pas toujours été ainsi.

Il y a vingt-cinq ans, aucune instance internationale n’ aurait été suffisamment cynique, suffisamment sûre d’ elle et dominatrice, pour prétendre imposer, ou même suggérer, aux nations souveraines d’ Europe, de se laisser envahir sous un prétexte économique.

Il y a vingt ans aussi, beaucoup de gens, à commencer par le président de la République d’ alors, niaient simplement le processus en cours. Les deux choses sont évidemment liées : le système n’ a commencé à avouer une part de vérité que quand il s’ est senti assez fort, quand il a senti les esprits assez façonnés, et le processus suffisamment avancé, pour que le dévoilement du but ne suscite plus un tollé général.

En 1980, un dirigeant politique qui aurait dit : voulez-vous faire de l’ Europe, et singulièrement de la France, une terre de peuplement pour des populations venues d’ Afrique et d’ Asie, largement sous-qualifiées, ne parlant pas le Français, majoritairement musulmanes, et généralement étrangères ou hostiles aux valeurs françaises, cet homme ne se serait même pas fait lyncher, on lui aurait montré la porte de l’ asile. C’ est pourtant bien le programme que les dirigeants de la France ont suivi strictement depuis vingt-cinq ans.

La république combat la nation en organisant l’ invasion du pays, elle suit en cela les recommandations de l’ ONU et les injonctions de l’ ancien secrétaire général de l’ OTAN, le général Wesley Clarke, qui, à propos de la Serbie, faisait obligation aux nations européennes de nier leur histoire et de devenir hétérogènes.

 

C. Une agression raciste

Ce plan d’ invasion délibéré est ouvertement raciste. J’ en ai acquis la conviction très tôt, dès 1985, en découvrant dans le métro une affiche ainsi libellée : « l’ avenir est au métissage ». On y voyait un garçon café au lait et une jeune fille encore sans café, qui semblaient du dernier bien. L’ avenir est au métissage ? Pourquoi ? Qui le disait ? Pourquoi me le disait-on, à moi usager du métro, pour vanter les mérites de la RATP ? J’eus l’ intuition que tout ce qui paraît irrationnel découvre les raisons profondes du système. « L’ avenir est au métissage. » Cette injonction, aussi formelle dans son genre, que celles d’ Alfred Rosenberg, résumait l’ intention des invasionnistes, leur vue du monde, leur Weltanschauung confirmée depuis par Wesley Clarke. J’ en notai aussi la forme grammaticale. « L’ avenir est au métissage » : le futur au présent est l’ impératif le plus catégorique qui soit. On ne disait pas au cochon de Français, métisse toi ! Car on lui aurait laissé ouverte ainsi la possibilité de désobéir. On lui disait, tu auras beau dire, le sens de l’ histoire fera que tes enfants, ou tes petits-enfants seront métis. Inutile de t’ agiter, « l’ avenir est au métissage ».

Il est remarquable, et d’ ailleurs cohérent, que cette entreprise de métissage forcé se soit accompagnée de dispositions propres à favoriser l’ extinction de la population européenne de souche. La même année où on imposait le regroupement familial des immigrés, on légalisait l’ avortement et on réduisait les aides à la natalité. Cela semblait illogique jusqu’ à la caricature, d’ accentuer la dénatalité dans un continent qui se vide, et justement, cela devenait lumineux : le plan de substitution des populations devenait visible comme le nez au milieu de la figure.

Dépopulation et invasion sont les deux mamelles du monde ouvert. Ce sont les armes de destruction massive lancées contre l’ Europe blanche.

Et puis il y a le racisme anti-blanc, le racisme anti-gaulois, que la télévision, malgré ses efforts, ne parvient plus à cacher. Ce racisme est bien sûr un phénomène tribal, mais il est aussi le reflet de la méfiance, voir de la haine de soi, que la société française cultive, par ses médias, par ses politiques, par ses associations spécialisées, par sa justice, par son école (ah, les cours d’ éducation civique !).

Si le racisme anti-blanc s’ est développé avec une telle rapidité et une telle sauvagerie, c’ est qu’ il surfe sur notre auto-dénigrement. Encourage par la gauche marxiste après la dernière guerre mondiale et pendant la décolonisation, cet auto-dénigrement est perpétué par ses enfants, rouges, roses ou verts. L’ affaire de l’ amendement Vanesse le montre.

Cet auto-dénigrement débouche sur une europhobie maladive, une leucophobie mortelle. Il ne faut pas chercher ailleurs que dans cette auto phobie la principale raison de l’ effondrement démographique européen. Nous ne nous aimons pas, nous ne voulons pas nous perpétuer. Cela se rencontre avec la christianophobie qui a entraîné le déclin de l’ église : notre vie n’ a plus de sens, nous ne voulons pas nous perpétuer.

À cette autophobie, à cette leucophobie répond, il faut de tout pour faire une société métissée, la mélanomanie caractérisée de la pub et du show-biz, de la danse, du sport.

Il n’ échappe à personne, par exemple, que l’ on a monté en épingle notre équipe de football, afin que sa composition ethnique, soigneusement orientée, suscite un nouveau sentiment national. On a magnifié les bleus parce qu’ ils ne sont pas blancs. Ce racisme s’ est accompagné d’ une révolution verbale chez les sportifs : jusqu’ à 1998, les seuls bleus connus dans le circuit étaient les azzuris, le onze Italien : toutes les équipes françaises, à vélo, en athlétisme, au rugby, au foot, étaient appelées, par Roger Couderc, Eugène Sacomano ou Jean-Michel Larqué, les tricolores. Mais sans doute le bleu blanc rouge n’ est-il plus bien porté. Telles sont les mystérieuses élégances de notre république.

 

D. Le déclin, père de l’ invasion

La haine de soi, le consentement à l’ extinction, qui ont permis au système de planifier l’ invasion, d’ où viennent-ils, sinon de notre propre décadence ? Sans doute l’ invasion accentue-t-elle à son tour la décadence, mais celle-ci l’ a précédée.

Notre décadence morale, intellectuelle, affective, religieuse, esthétique, démographique, a créé la dépression qui a permis l’ invasion. Elle a aussi brisé l’ école, l’ armée, les moules qui auraient permis à une immigration bien sélectionnée de s’ intégrer. Et les jeunes envahisseurs demeurent aujourd’ hui sur notre sol sans boussole, seulement capables de brûler les ruines d’ une civilisation moribonde.

Le ministre de l’ intérieur, notant l’ absence de pitié qu’ ont montré les jeunes qui ont mis le feu à une vieille infirme, estime que, pour eux, la vie se présente comme un jeu vidéo. Ils perçoivent mal la différence entre le virtuel et le réel, et leur sens moral s’ en trouve endormi. Mais d’ où vient donc cette inhumanité, qui s’ ajoute à leur haine ethnique de la France et aux leçons occidentalophobes de l’ islam ? Elle plonge tout simplement ses racines dans le propre vide de l’ occident, dans l’ exemple qu’ il donne à tous les peuples : c’ est l’ échec de notre civilisation qui se reflète dans leur inhumanité. La génération jeu-vidéo est une génération produite par la décadence de l’ occident.

À l’ origine de l’ invasion, de notre décadence, de notre haine de nous-mêmes, bref, de notre disparition annoncée, il y a toujours ce même vide, cet oubli du sol, du sang, de la famille, de la nation, de la nature, et de ce qui est au-dessus d’ elle. Il y a cette subversion de la vie par l’ utopie, dont la Révolution française fut le grand moment, et que toute l’ histoire de nos républiques a continuée, avec ses prétendues lumières, son socialisme de nigauds qui a fini par infecter tout l’ espace mental. Il y a cette interminable horde de jobards dont la jactance se pare des ornements de la bonté et dont les maximes finissent toujours par produire, mécaniquement, l’ horreur. Comme si son mot d’ ordre était une idée chrétienne devenue folle : haïssez votre prochain comme vous-même.

 

E. Le paradigme du monde ouvert

Les erreurs intellectuelles qui ont causé notre déclin sont aujourd’ hui à l’ œuvre dans le processus qui mène à notre invasion.

Elles animent notre ennemi principal.

Désignons le. C’ est essentiel en politique, c’ est vital en temps de guerre.

Il faut ici distinguer. Il y a d’ abord l’ immédiat : l’ invasion déborde, il faut l’ arrêter comme on mate un tuyau, puis vider l’ eau. Même si nous n’ avons nulle haine pour les immigrés, un bon nombre d’ entre eux seront nos ennemis immédiats.

Mais pour qu’ un tel bouleversement devienne possible, il faut, par prudence, ne pas s’ aliéner le monde arabe, contenir l’ Islam chez lui sans le provoquer inutilement. C’ est exactement le contraire que fait l’ empire américain depuis quinze ans, et nos gouvernements lui emboîtent le pas. Il faut inverser la vapeur : pas de musulmans en France ou en Serbie, pas de folle guerre en Irak.

Et là se pose la question : quel est le véritable ennemi principal, quel est cet empire, ou ce dessein, qui utilise l’ islamisme comme un compère, un comparse pour asservir les nations avant de les détruire ?

Poser la question, c’ est y répondre : notre ennemi, c’ est le mondialisme, que ce soit dans sa version libérale ou sa version trotskiste (il faut se souvenir qu’ une bonne part des néo-conservateurs qui entourent George W Bush sont d’ anciens trotskistes), ce mondialisme qui détruit les identités pour mieux vendre sa soupe et installer sa « gouvernance », ce mondialisme qui bouleverse l’ Afrique et le Moyen-Orient en même temps qu’ il persille l’ Europe de communautés inassimilables.

Ce mondialisme a un drapeau, l’ arc-en-ciel, une phobie, tout ce qui distingue, différencie, discrimine, que ce soient les frontières ou les valeurs. Il a peur des identités historiques qui lui résistent, il préfère multiplier les communautés pour tirer son pouvoir de leur chaos.

Sa propagande enseigne sans relâche que tout ce qui est clos « replié sur soi-même », est mauvais. Il vante le nomadisme et la vie sans attaches. Il a un idéal, c’ est le « paradigme du monde ouvert ».

Ce paradigme du monde ouvert est la métastase d’ un vieux cancer, la république universelle. Parmi les patriotes qui criaient vive la nation sous la première république, certains aimaient vraiment la France à leur manière, d’ autres ne voyaient en elle que la patrie de la révolution, le bras armé des droits de l’ homme. La cohabitation entre république nationale et république universelle a continué cahin-caha pendant deux siècles, un peu compliquée par la récupération du mot nation par Barrès et les nationalistes à la fin du dix-neuvième siècle. Aujourd’ hui, chez les républicains, le Prussien cosmopolite Anacharsis Cloots l’ emporte sur Chevènement. La France, l’ Europe, sont pour eux des espaces qu’ ils ne définissent que par l’ idéologie démocrate, et la nation n’ était qu’ une ruse, une étape, un moment historique préparatoire au mondialisme.

On trouve de tout chez les adeptes du monde ouvert, du baba et du vendeur de voitures, mais il est dirigé par un attelage de puissances.

Derrière la politique étrangère de l’ Europe et la politique intérieure pro-immigrée de la France se dessinent les mêmes forces coalisées autour des Etats-Unis et de leurs mentors.

Ce n’ est pas un fantasme. Parlons-en franchement. Ma mémoire me fait défaut, je ne sais plus qui a dit en substance qu' on ne saurait mener une réflexion politique adulte sans envisager en face la question juive. Depuis plusieurs siècles, aucun de nos chefs d’ Etat de quelque importance n’ y a manqué, les derniers en date étant De Gaulle et Pompidou.

Trois grandes Internationales conjuguent leurs effets et leurs efforts pour achever le paradigme du monde ouvert, celle de l’ or, celle du socialisme, et celle de l’ humanitarisme maçon. On trouve des Juifs actifs dans chacune des trois. On en trouve de puissants dans les médias, le show-biz et la pub, qui font la propagande de la république universelle. Dans nos sociétés occidentales, beaucoup de Juifs influents se partagent aujourd’ hui entre l’ altermondialisme et le marché roi, comme ils se répartissaient hier entre capitalisme et socialisme, faces opposées, complémentaires et, au fond, jumelles, d’ un même miroir aux alouettes destiné à capter le pouvoir.

Je déteste l’ antisémitisme. C’ est un mot mal fait, inventé par un allemand fumeux dans le dernier tiers du dix-neuvième siècle. Parlons net : il en va des Juifs comme des Anglaises, on en trouve de sortables. Nous connaissons tous des Juifs nationaux. En France, des Français juifs. Des nationaux comme les autres. Mais il s’ en trouve d’ autres sortes, qui souffrent de troubles de l’ identité, le cul entre deux chaises, l’ âme entre plusieurs fidélités, les intérêts entre plusieurs places. Ils éprouvent d’ autant plus de mal à savoir ce qu’ ils sont que beaucoup d’ entre eux ont rejeté la foi de leurs pères. Certains s’ envisagent en fils d’ une mémoire particulière, d’ autres cultivent une double appartenance, d’ autres encore marchent, éternels errants d’ une diaspora qui entend faire de l’ humanité son messie. Et ce complexe constitue un réseau, et il pèse d’ un poids déterminant sur la sensibilité et sur les projets du mondialisme, il pèse d’ un poids déterminant sur la manière dont sont posés en occident les problèmes moraux et politiques.

Emmanuel Berl, le mari de Mireille, le père de Sylvia, l’ auteur de plusieurs discours du Maréchal Pétain, Berl donc, juif lui-même, notait entre les deux guerres l’ extrême malfaisance de ce qu’ il nommait le judaïsme politiquement organisé. Ce réseau d’ influences et d’ associations qui n’ a pas grand chose à voir avec les intérêts ni les sentiments des Français juifs et de la France.

L’ écart s’ est aggravé depuis, et la situation compliquée. La création de l’ Etat d’ Israël, et l’ idée répandue par de nombreux intellectuels politiques juifs que le peuple juif n’ était plus l’ élu de Yaveh mais l’ élu d’ un malheur incomparable, ont donné au « Judaïsme politiquement organisé » une importance et une perversité accrues. Il prétend aujourd’ hui régir la conscience occidentale. Abrégeons donc judaïsme politiquement organisé en JUDAPO.

Pour réussir notre guerre de décolonisation, il faudra chasser non seulement le colonisateur de nos banlieues, mais aussi, de nos têtes, le colonisateur mondial, avec son paradigme du monde ouvert, et ses autres fantasmes destructeurs. Il nous faudra constamment désigner comme ennemi principal, derrière le tout venant d’ Afrique qui nous envahit, les maîtres du projet mondialiste qui organisent l’ invasion, et parmi eux le JUDAPO, avec sa police internationale de la pensée organisée, la PIPO.

 

F. L’ horreur au bout du monde

L’ incendie des banlieues a été la rencontre d’ une invasion-colonisation conçue sur le modèle du monde ouvert, du métissage forcé, et de notre propre vide, qui ruine nos facultés de défense. C’ est l’ implosion de la modernité, les noces barbares entre les illusions d’ une loi que rien ne fonde et la violence de ceux qui la méprisent. C’ est le Finistère d’ un monde sans frontière : magouille sans frontière, misère sans frontière, malheur sans frontière, mort sans frontière.

 

III. La République contre la France

 

A. Les mauvaises raisons de l’ inaction.

Face à cet enfer, le système bégaie : « La République, la République ! » Mais tout le monde s’ en fout, de la République, à commencer par les émeutiers. Ce n’ est qu’ un mot. En guise d’ ordre, la République pense ramassage des carcasses brûlées, en guise de sens, elle offre quelques euros, ou sa solidarité, son respect. Encore des mots, toujours des mots, les mêmes mots, comme disait Dalida. Toujours le vide.

La République demeure stupéfaite devant un spectacle qu’ elle ne maîtrise pas. La gauche nie la réalité et la droite nie qu’on puisse la changer.

L’ une professe qu’ il n’ y a pas lieu de faire quoi que ce soit. Elle admet du bout des lèvres que la France a changé de visage. Elle ne nie pas que cela pose des problèmes. Mais les problèmes, ça se règle. Quant à la France, elle ne changerait pas tant que cela, au fond. Elle s’ appuie, pour le prouver, sur la statistique.

L’ INSEE nous affirme en effet que, depuis des décennies, la proportion des étrangers en France varie très peu. Chaque année, Libé le note avec des cris de joie. Il oublie de rappeler que, la loi ayant changé, de nombreux étrangers et leurs enfants deviennent vite Français, et sont décomptes comme tels. Une population peut donc changer du tout au tout en gardant la même proportion d’ étrangers. Il suffit de choisir d’ autres indicateurs pour s’ en apercevoir. En1968, il devait y avoir 500.000 musulmans en France. En 2005, il y en a 5,5 millions. Sauf s’ il y a eu cinq millions de conversions, il s’ est produit une invasion, que les statistiques diffusées ont pour mission de masquer.

À droite, certains en tombent d’ accord, mais ils ajoutent qu’ il n’ y a plus rien à faire. C’ est trop tard, c’ est foutu, on ne peut pas revenir en arrière. L’ invasion est inévitable, en raison de la différence de démographie entre le Nord et le Sud d’ une part, et de l’ attrait que présente le Nord, à cause de la différence des niveaux de vie.

Vraiment ? Combien d’ immigrés ont-ils envahi le Japon, leader de sa zone depuis quarante ans ? La Grèce, à l’ inverse, serait-elle un Eldorado, pour attirer tant d’ Albanais ? Quant à la natalité, la Suède est repassée en quelques années, grâce à des lois appropriées, au-dessus du seuil de renouvellement des générations.

Il n’ y a donc pas de fatalité en ce domaine, tout est question de volonté politique.

Et je me méfie quand on me dit qu’ il est impossible d’ endiguer l’ invasion. L’ argument était déjà utilisé en 1981 par les socialistes. Ils jugeaient alors impossible d’ expulser les clandestins. Pourtant, la police savait où les trouver, et surtout, ils étaient étrangers en situation irrégulière, donc expulsables. On nous prit alors par les sentiments et la morale. Ces gens-là, il faudrait les regrouper dans des camps de rétention provisoires, cela rappellerait trop les camps de concentration ! À l’ abri de ce bon vieux truc terroriste, en nous comparant à Hitler, Mitterrand et ses complices purent « régulariser » des dizaines de milliers de délinquants. En prime, ils nous assuraient des lendemains enchanteurs, sans clandestins, une intégration plus facile pour les autres, des banlieues rayonnantes. On a vu le résultat.

Quand quelqu’ un vous dit, il est impossible de faire quelque chose contre l’ invasion, c’ est qu’ il est décidé à en accélérer le cours.

Que peut-on, dans ces conditions, espérer de la république actuelle ? Un Sarkozy, pour ne pas le nommer, a-t-il des convictions et pourra-t-il faire quelque chose, ou n’ est-il que le joker du système ?

L’ expérience souffle une réponse prudente. Chirac a parlé naguère des odeurs, Giscard d’ invasion. Laissaient-il passer par mégarde un sentiment spontané, ou affectaient-ils de le faire, pour gagner un capital de sympathie ? En tout cas, leurs paroles n’ ont produit aucun acte politique. Au contraire, avec la carte de séjour simplifiée, les allocations accordées aux étrangers et le regroupement familial, ils ont installé quelques-unes des principales pompes aspirantes de l’ invasion.

Je ne veux pas trancher de leurs convictions profondes, je ne pose pas ici le problème ardu de la sincérité des hommes politiques, qui ne regarde que leur confesseur, mais celui de leur liberté, qui décide du sort des citoyens. Si jamais l’ un d’ entre ceux qui occupent la scène depuis trente ans a eu l’ intention de faire quelque chose contre l’ invasion, il n’ a pas été libre de l’ entreprendre. Nous assistons donc à un pur théâtre. Un théâtre à thèse. La pièce comporte un message : il ne faut pas que le spectateur lève le derrière de son fauteuil, et fasse enfin quelque chose.

Certains pensent qu’ il serait très nocif de faire quoi que ce soit. Ils justifient leur conviction par l’ histoire des guerres de religion et leur suite. On sait ce qu’ a donné le départ des Protestants de France sous Louis XIV, disent-ils ! Substituons à la stratégie de Jeanne d’ Arc, qui était encore jouable quand la France était homogène et les immigrés peu nombreux, la stratégie d’ Henri IV : réconcilions à son exemple les communautés d’ une nation devenue hétérogène.

Ici, on ne nous dit pas seulement que résister à l’ envahisseur est impossible, on nous dit que c’ est néfaste.

Cette argumentation s’ adresse au cœur, tout en paraissant reprendre les leçons d’ une raison tranquille. Mais elle méconnaît la nature profonde de l’ histoire. Elle ne tient aucun compte de ce qu’ est la France, ni de ce qu’ est l’Islam.

La France de 1958, qui disposait d’ une école, d’ une armée et d’ institutions fortes, a renoncé à intégrer les Algériens parce qu’ elle les jugeait trop différents des Français : comment l’ Etat faible d’ une nation déliquescente pourrait-il intégrer aujourd’ hui les mêmes Algériens, de surcroît menacé par la maladie islamiste ? Henri IV, pour en revenir à lui, n’ avait à réconcilier que des communautés très proches par la langue, le sang et les mœurs, et, même quant à la religion, je n’ étonnerai personne en notant que l’ Islam diffère plus du christianisme que le protestantisme ne diffère du catholicisme. De plus, il existait chez tous les sujets du roi un attachement à la fois charnel et sacré à la patrie à travers sa personne. Plus rien de tel aujourd’ hui. Tout sépare des communautés qui n’ont pas d’ attachement sacré en commun.

Soit dit en passant, même Henri IV n’ a connu qu’ une réussite toute relative, laissant à sa mort des plaies non refermées et des sujets de division pour des siècles.

En garantissant aux parpaillots des places de sûreté, il préparait des braises pour une reprise de la guerre civile et des points d’ appui à la guerre étrangère, comme le rappelle le siège de la Rochelle, cher aux trois mousquetaires.

Le plus fou de nos gouvernants oserait-il suivre aujourd’ hui son exemple ? Faut-il vraiment officialiser la sécession de Roubaix, Tourcoing, Bron, Le Mirail, Saint-Denis ou Marseille nord, et remettre les casernes de ces villes aux milices islamistes ?

Certains modérés pensent quand même qu’ il faut faire quelque chose. C’ est urgent. Mais quoi ? Dans les banlieues, ils voient des individus qui, indubitablement, ne se tiennent pas bien, mais, que voulez-vous, ils sont Français, il y a des lois. Sans doute ces drôles de citoyens ne les respectent-ils pas à la lettre, mais cela n’ est pas une raison pour que la république ne les respecte pas, elle.

C’ est beau comme du Bayrou. Une question cependant : est-il plus sot ou plus tartuffe de confondre juridisme et politique ?

Une loi, ça se change ! Ceux qui, en vingt ans, ont plus légiféré que leurs prédécesseurs en un siècle, ceux qui modifient la constitution à tout bout de champ devraient le savoir.

Et puis la guerre rend parfois nécessaire ce que la paix n’ envisageait pas. Ils disent qu’ on ne peut renvoyer chez eux des immigrés dont les parents sont là depuis quarante ans : moi je constate que la guerre d’ Algérie a vu fuir plus d’ un million de personnes dont les aïeux étaient là depuis cent trente ans, voire, pour certains, beaucoup plus, et cela n’ a fait pleurer, à l’ époque, nul juriste humaniste. Quant aux Allemands, c’ est une dizaine de millions d’ entre eux qui ont dû quitter après la deuxième guerre mondiale plusieurs régions de l’ Europe où leurs aïeux étaient installés depuis des siècles.

On va objecter que le temps a marché, qu’ il faut tirer les leçons des erreurs du passé, et trouver des solutions moins horribles que l’ expulsion des pieds-noirs ou la déportation des Allemands. Je répondrai, oui, cherchons posément une solution humaine et juste, mais, pour rien au monde, ne nous laissons impressionner par les prestiges et les prestidigitateurs d’ un certain moralisme à visage juridique.

Et puisqu’ on parle du moralisme, faisons un sort à l’ insupportable argument selon lequel il nous serait moralement impossible de renvoyer les envahisseurs, parce que nous les aurions appelés quand nous en avions besoin. Il est vrai que, par un double calcul du patronat et des syndicats, on a fait venir dans les années soixante et soixante-dix un certain nombre d’ immigrés pour les besoins de l’ industrie. Vous savez comme moi que le patronat y voyait une main d’ œuvre pas chère et peu encline aux revendications. Les syndicats, en perte de vitesse, y trouvaient au contraire une masse de recrutement et de manœuvre. Mais vous savez aussi que, dès 1973 et le premier choc pétrolier, les besoins en main d’ œuvre de cette sorte se sont taris. Or, l’ immense majorité des immigrés présents en France sont arrivés depuis, dans un contexte de chômage croissant, et de robotisation de l’ industrie. Leur présence a freiné celle-ci, aggravé le chômage et pesé sur les comptes sociaux de la nation. Loin de contribuer à l’ essor français, ils ont donc contribué gravement au déclin de notre économie, à l’ endettement qui nous mine aujourd’ hui.

Nous le savons depuis longtemps, mais nous avons le devoir de le dire et de le redire, nous n’ avons nulle dette morale, ni économique, ni historique, envers quelque immigré que ce soit.

 

B. L’ Etat traître à sa mission

Par son inaction qu’elle justifie par de mauvaises raisons, en laissant faire, ou en obéissant aux injonctions du monde ouvert, la république a permis l’ invasion. Ce faisant, elle n’ a pas défendu le peuple français. Ce régime qui promet la lune n’ est même pas capable de protéger le citoyen. C’ est pourtant la première fonction de l’ Etat, celle qui justifie son existence. Aujourd’ hui, l’ Etat en France n’ a plus de justification, il ne protège plus les Français.

Hélas, cette carence n’est pas neuve. L’ histoire montre que dès l’ origine, la République fut incapable de protéger les Français contre l’ étranger. La première, avec son fils Bonaparte, a perdu Saint Domingue, Maurice, les Seychelles, la Louisiane, et plusieurs places importantes dans les pays bas autrichiens. La troisième, a perdu la guerre et la moitié de la France, la quatrième et la cinquième, l’ empire. Avec la République, nous avons vu les Cosaques à Paris et les SS dans le Sud-Ouest. Que nous réserve-t-elle aujourd’ hui ?

Je n’ ai pas envie d’ attendre pour le savoir. Il faut la dénoncer pour l’ empêcher de nuire. Car la guerre a bien commencé sur notre sol, une guerre d’ un nouveau type, une guerre étrangère endogène, comme en vit le temps des grandes invasions.

Que nous soyons en guerre, des lustres de non droit dans des centaines de quartiers, et toutes les exactions préparatoires à l’ explosion actuelle l’ attestent. Mais aussi, mais surtout, le comportement des « jeunes issus de l’ immigration » dans la vie quotidienne, à l’ école, dans la rue. Leur volonté de domination, qui s’ exprime en toute occasion. L’ habitude qu’ ils ont prise de ne laisser aucun jeune Gaulois les regarder dans les yeux, sous peine de baston. Il s’ agit là d’ un défi permanent, de l’ exercice continuel d’ un pouvoir de soumission, que l’ on trouve chez les guerriers en pays conquis – la dépouille, le racket, l’ agression sexuelle en sont d’ autres modes.

Face à cette agression, la République ne se contente pas de manquer à son devoir de protection, elle trahit les Français, elle aide leurs adversaires.

Les jeunes Gaulois, dans cette guerre, sont soumis à une torture psychique et à une humiliation grave, car, non seulement ils se trouvent obligés de se soumettre ou de se faire casser la gueule, mais l’ Etat sensé les protéger les condamne lorsqu’ ils veulent se défendre. Un militant dit d’ extrême droite, un skin, un policier, qui frappent un « jeune », sont immédiatement réputés racistes. Sans examen. L’ immigré est toujours présumé victime de discriminations, et le Gaulois présumé coupable. Telle est la réalité du délit de sale gueule aujourd’ hui, et le système ment quand il prétend le contraire dans ses médias.

Vous avez peut-être lu dans Sud-Ouest qu’ un quadragénaire de Bayonne, agacé par les émeutes, avait caillassé la vitrine d’ un maghrébin. On l’ a condamné à six mois de prison et à rembourser le préjudice subi. Pourquoi cette sévérité ? À cause d’ une circonstance aggravante : il s’ affiche partisan des valeurs occidentales. Combien d’ émeutiers ont-il été traités de cette manière ? Combien appréhendés ? Combien relâchés sans sanction ? Il y a là vraiment deux poids deux mesures, et la peine est toujours double, triple, quadruple, quand on est Français de souche, et quand on a le malheur d’ être, comme ce Bayonnais, politiquement incorrect : dans la guerre déclarée aux Français, la république française fait tout pour leur enlever les moyens de se défendre.

 

IV. La solution nationale

 

A. La Légitimité aujourd’ hui

Si la République a toujours failli au devoir de protéger les Français, si elle les trahit aujourd’ hui, c’ est qu’ elle est, depuis ses origines, un régime illégitime et anti-populaire.

Tout était dit dès la réunion des Etats Généraux. Les députés avaient reçu mission du roi de réformer les finances, et du peuple mandat de transmettre ses souhaits et doléances. Ils jetèrent de côté ce double devoir pour s’ imaginer un pouvoir constituant. Cette double usurpation a fondé ce que nous nommons démocratie : aujourd’ hui comme alors, les élus du peuple, les élites, les dirigeants, ne respectent ni la loi, ni le désir du peuple. C’ est cela, et rien d’ autre, la cause de ce qu’ on nomme la crise du politique.

Une fois lancée la révolution, ces apprentis dictateurs coururent désespérément derrière un peu de légitimité : comme ils venaient d’ abattre la légitimité royale, comme ils niaient l’ origine divine du pouvoir, ils ne pouvaient avoir recours qu’ au peuple : mais ce peuple, ils en rejetaient les adresses après en avoir négligé le mandat, ils réprimaient ses révoltes. Alors, ils idolâtrèrent en grande pompe le mot peuple, à mesure même qu’ ils bâillonnaient la chose.

Le reste n’était qu’ une question de théâtre : comment figurer le peuple ? Il y eut les tricoteuses des grands jours, les tribunes de la convention, les émeutiers du Faubourg Saint-Antoine, les sectionnaires, les signataires d’ adresses : un réseau de clubs et d’ amitiés, de l’ argent, l’ espoir d’ arriver, la peur de n’ être rien, la peur tout court, et on soulevait aisément la rue, qui fit très bien office de peuple. Les choses n’ ont pas beaucoup changé depuis, à part la télévision. Et les républicains sincères ne peuvent pas déplorer que la rue dicte aujourd’ hui sa loi à l’ Etat représentant la volonté du peuple, car la République est, depuis sa fondation, l’ utilisation par le pouvoir de la rue contre la loi et la volonté du peuple.

Comment, dans ces conditions, le pouvoir politique peut-il retrouver aujourd’ hui une légitimité ? Les Romains, qui étaient démocrates comme je suis bonne sœur, n’ en écoutaient pas moins, dans les circonstances exceptionnelles, gronder la voix du peuple. Il faut s’ inspirer de leur exemple. Il faut écouter la vocifération du peuple. Et que nous dit-il ? Il crie, sur tous les tons : Foutez les dehors !

Foutez les dehors ! Qui, les ? Ben, cette question, les gris, l’ immigration, bien sûr ! Mais pas seulement. Foutez dehors aussi l’ ennemi principal, et toute la chienlit de la décadence. Besancenot et ses commandos de larves. Le porcelet Thibaut et sa CGT, la vieille Arlette que les Bobos trouvent si sympathique parce qu’ elle raconte toujours les mêmes sornettes mortelles vingt ans après. Tiens donc, et si Madame Hitler mère venait réciter Mein Kampf au vingt heures, ça les ferait rire, aussi ?

Foutez les dehors, tous, tous ceux qui contribuent à établir l’ utopie du monde ouvert, ceux qui la pensent, ceux qui la construisent, ceux qui en sont le moyen. Et la pire racaille, ce n’ est pas la chair à canon qui souille les banlieues, c’ est, pour reprendre l’ expression d’ un ancien ministre de l’ intérieur, Christian Bonnet, c’ est le reflet d’ une certaine moisissure parisienne, ce sont les bobos, ce sont les gauchistes qui les mènent jusqu’ au moment où ils se feront égorger.

Et c’ est aussi la République, qui se dit encore française, mais qui n’ est qu’ un Gau, une Wilaya, de la République universelle. Impuissante à faire respecter la loi française, impuissante à défendre les valeurs traditionnelles du pays, elle sait très bien promouvoir les intérêts et répandre la nouvelle morale du monde ouvert. Pour Nicolas Hulot et les fonds de pension, l’ Etat retrouve une fermeté mussolinienne. On ne peut pas vous assurer qu’ une jeune fille ne sera pas violée dans les toilettes de son lycée, ou dans celles du tribunal de grande instance, mais nous sommes très bien protégés contre les fumeurs, la lécithine de soja, les excès de vitesse, l’ homophobie, et les commandos de catholiques extrémistes qui vont prier contre l’ avortement. Nous sommes hyper protégés contre l’ obscurantisme du pape, et la république assure une large diffusion, assortie d’ un débat démocratique impeccable à ce monument d’ exactitude historique et de pensée équitable qu’ est le Da Vinci Code.

Eh bien, quand on en arrive là, vous comprenez bien que la dialectique délicate a épuisé ses droits. Il faut écouter la vocifération du peuple. « Foutez les dehors ! » Foutons les dehors.

 

B. Une guerre de décolonisation

Nous sommes aujourd’ hui victimes d’ une guerre. Nous n’ avons donc d’ autre politique possible, raisonnable, que de la faire, en espérant la gagner. Tout le reste est un vain bavardage.

Il ne s’ agit pas de dire aux immigrés, comme d’ autres l’ ont dit aux Français : la valise ou le cercueil. Il s’ agit de prendre acte de l’échec de l’ immigration, des dangers de l’ invasion, et d’ inciter une grande part des immigrés à rentrer chez eux. Cela se fera naturellement. Pendant les événements à venir, nous serons amenés à leur demander : Qui êtes-vous ? Vous sentez-vous vraiment français ? Avez-vous les us, coutumes, sentiments, des Français ? Supportez-vous leurs lois de bon cœur ? Partagez vous leur culture ? Êtes-vous prêts à vous battre pour la France ?

Chacun, en répondant, déterminera son camp. Il y aura, comme toujours, des gens qui hésiteront, ou même qui voudront appartenir aux deux camps. Cela ne sera pas nouveau. Mais, au bout du compte, les Français fidèles aideront les Français de souche à mettre dehors les indésirables. Humainement, mais sans complexe. Qu’ est-ce qui est plus inhumain : un charter ou le marasme dans lequel l’ invasion plonge notre pays ? Le nettoyage des banlieues ou l’ asservissement de la France ? L’ expulsion des clandestins ou la profanation permanente et délibérée du droit d’ asile ?

Il s’ agira, on le voit, d’ une guerre de décolonisation.

Ce genre de guerres provoque des crises qui forcent à réorganiser l’ Etat.

Il ne suffira pas de changer les hommes, il faudra bouleverser les cœurs et les têtes, au travail, à l’ école, et dans la vie. Nous subissons aujourd’ hui trop d’ esclavages volontaires pour vouloir et pouvoir être libres.

 

C. Le pouvoir des sans voix

Que pouvons-nous faire, nous les patriotes sans grande, sans voix, sans pouvoir ? Plusieurs choses. D’ abord, participer dès maintenant à la Reconquista.

La première étape de la reconquista est la libération des cerveaux.

Il faut, pour libérer le peuple, reprendre d’ abord la parole. Jésus-Christ l’ a dit, Saint Jean l’ a noté : La vérité vous libèrera. Il faut y croire. Ceci n’ est pas une objurgation vaine. Le moment est propice. Le ministre de l’ intérieur a brisé, à l’ occasion des émeutes de l’ automne dernier, les projecteurs géants grâce auxquels le système épiait nuit et jour les prisonniers du grand camp du mensonge. Profitons-en. Engouffrons nous dans la brèche. Cisaillons les barbelés des lois liberticides. Prêchons la vérité aux peuples opprimés de l’ Europe. Sortons. Parlons. La vérité est à la mode : ne boudons pas notre plaisir, ne soyons pas trop esthètes, ni trop ronchons, disons la avec les autres, même si elle nous paraît parfois défraîchie. Ce qu’ il y a de nouveau, ce n’ est pas ce que nous disons, mais que l’ on commence à l’ entendre. Ce qu’ il y a de nouveau, ce n’ est pas que nous ayons raison, mais que les Français soient enfin prêts à la reconnaître. Ne ratons pas un train que nous avons attendu trente ans, et qui peut en cacher un autre, que nous attendons depuis deux cents ans.

On me dira que je rêve et qu’ il est aisé de parler. Oui. Et c’ est pourquoi nous ne devons pas nous en priver. Nous sommes des survivants. Des survivants d’ un monde dont tout est fait pour qu’ on l’ oublie, d’ une force qu’ on fait tout pour mater définitivement. Je ne sais quelle est notre capacité d’ agir, mais je suis sûr que nous avons le devoir de transmettre, pour que ce monde, pour que cette force, ne disparaissent pas.

L’ histoire nous enseigne que ce sont les babas, les grands-mères russes, qui ont d’ abord sauvé leurs petits-enfants de l’ abêtissement définitif dont les menaçait le totalitarisme soviétique. Le même devoir nous incombe face au totalitarisme moderne.

Nous n’ avons pas le droit de désespérer, parce que nous avons, nous, ce que n’ auront jamais ni les populations hétérogènes et décervelées qui nous envahissent, ni les traîtres décadents qui organisent l’ invasion : nous possédons un sacré en commun, et ce sacré, ce bien que nous avons en commun, cette res publica, c’ est tout simplement la France. Ce n’ est pas un mot, une pensée de vacance, c’ est notre famille, notre maison, avec son ordre et son odeur, son crucifix et son jardin, ses habitudes bonnes et mauvaises, sa façon de parler, de penser, de faire la cuisine, d’ aimer. Selon nos convictions particulières, nous la plaçons, ou nous ne la plaçons pas, à la première place, mais tous nous croyons qu’ elle a une utilité historique et humaine, qu’ elle a un sens et mérite un avenir.

Cette France, malheureusement, bernée, exploitée, pillée, elle a déçu, à l’ intérieur et à l’ extérieur, ceux qui l’ aimaient, ceux qui l’ estimaient, ceux qui espéraient en elle. Elle est comme un être humain, elle a ses bonnes et ses mauvaises périodes, ses bonnes et ses mauvaises actions. La question est de savoir si on l’ aime, et si on l’ aime pour ce qu’ elle est. Il est bien de se faire une certaine idée de la France, il est mieux de confesser qu’ une certaine réalité française nous a faits, tous tant que nous sommes : et c’ est ce qui rend la politique nécessaire : c’ est cette réalité qu’ il faut défendre jusqu’ au bout.

Nous n’ idolâtrons pas la nation. Mais la France, c’ est beaucoup plus que la France, comme aurait pu dire Jacques Chardonne. C’ est un faisceau de choses matérielles et immatérielles qui la constituent et la dépassent. Le plus important, c’ est ce qu’ il y a au-dessus. Ce qui nous réconforte, ce sont les Gesta Dei per Francos.

Les réalistes sourient, ils disent que dans la mouise où nous nous trouvons, nul espoir réel ne subsiste A vue humaine, ce que nous aimons est fichu ! Oui, bien sûr, on peut dire cela. On peut même ajouter qu’ à long terme, nous sommes tous morts. Mais nous n’ y sommes pas. C’ est l’ histoire qui enseigne que le désespoir en politique est une sottise absolue. C’ est l’ examen matériel des faits qui enseigne le poids déterminant du spirituel. Voyons Jeanne d’ Arc, qui a rétabli un royaume que tous pensaient fichu.

Justement, dira-t-on, le dauphin Charles, au moins, tenait Bourges, et pas mal d’ autres villes ! Aujourd’ hui, des voitures ont brûlé à Bourges, à Vendôme, à Orléans, à Beaugency. Et même à notre Notre Dame de Cléry, on révère les mêmes antivaleurs que dans le neuf cube ou dans les quartiers bobos. Il ne reste rien à notre dauphin si gentil. Aucune cité de France n’ est indemne de l’ envahisseur. Alors ?

Alors, rien. La réussite de Jeanne n’ a pas tenu à la taille de la base d’ où la reconquête est partie, mais à la certitude, qu’ elle a su faire partager, que son entreprise était légitime. Si nous pensons qu’ il est légitime de sauver la France de l’ invasion et de la décadence, alors il ne nous reste qu’ à en persuader le monde. Peut-être, malgré les apparences, n’ y a-t-il plus que quelques mots à dire pour que le peuple français en soit convaincu. Peut-être, malgré la chanson désespérante des médias, n’ en peut-il plus d’ attendre sa libération.

 

D. L’ union des patriotes

Nous avons au moins notre mot à dire pour convaincre les hommes politiques qui briguent nos suffrages de porter vraiment nos idées au pouvoir. Pour la présidentielle, ils sont trois pour l’ instant : Villiers, Le Pen, Mégret. Notre pouvoir, et notre devoir, c’ est de les forcer porter nos idées au pouvoir. De leur rappeler pourquoi ils sont là : pour les foutre dehors.

Jean-Marie Le Pen propose l’ union des patriotes. L’ abaissement de l’ Etat, le délabrement du pays, imposent une réponse prompte et claire. Nous répondons oui, sans hésitations ni réserve. L’ union des patriotes peut nous mener au pouvoir. En rassemblant sur une candidature nationale le tiers des Français qui avouent des idées nationales, on peut ensuite passer des accords de gouvernement. Cela avait commencé en 1986, menant un groupe de rassemblement national à l’ assemblée, forçant le RPR à reprendre une part du programme du FN, et même à commencer d’ agir. Seule la volonté acharnée de Chirac, le choix résolu qu’ il fit de la préférence communiste, fit rater l’ expérience. Or Chirac n’ existe plus.

L’ union des patriotes est la clé de l’ accès, direct ou indirect, des nationaux au pouvoir.

Mais comment mettre d’ accord des chefs qui se détestent et dont les intérêts s’ opposent ? Tacite prétend qu’ Othon et Vitellius s’ accusaient mutuellement du pire, et que ni l’ un ni l’ autre n’ avait tort : Mégret, Le Pen, Villiers, leur ressemblent.

Pour Villiers, Le Pen a besoin qu’ on parle de lui, il ne tend la main que parce que le Front a perdu, avec ses cadres, beaucoup de son dynamisme, il ne cherche, en rappelant son antériorité dans la course politique, qu’ à écarter des rivaux pour faire un dernier tour de piste tranquille. Bref, son slogan, c’ est Un pour tous, tous pour moi, et il rejette d’ avance la responsabilité d’ un éventuel échec des nationaux sur celui qui refusera ce marché de dupe.

Pour Le Pen, Villiers est un duplicator qui pille le programme du Front afin de capter un électorat qu’ il rabat vers la fausse droite. Il lui arrive de dire des choses justes, de mener de bons combats, mais toujours, il revient au bercail douillet de la fausse droite, comme après le referendum de Maastricht. Lui, le chantre des valeurs, vote à Paris avec les gens de l’ UMP qui soutiennent l’ avortement et le regroupement familial, et à Strasbourg avec des Danois encore plus folkloriques. Quant à Mégret enfin, pour tout le monde, s’ il accepte l’ union, c’ est parce qu’ il ne pèse plus grand chose. Il n’ y a pas si longtemps, il professait qu’ il n’ y a la place, sur le créneau national, que pour un mouvement.

Il y a du vrai, mais les hommes peuvent, sinon changer, du moins s’ adapter aux circonstances. La configuration politique d’ aujourd’ hui peut dicter des comportements impensables hier. Le pire n’ est pas toujours sûr. À chaque situation sa grâce d’ Etat. Instruit par l’ expérience, Mégret peut devenir le chef d’ état-major sans arrière-pensée de l’ union. Le Pen peut mettre son orgueil en sommeil. Villiers, qu’ on sait meilleur en Vendée qu’ à Paris ou Strasbourg, peut être porté par la marée patriote vers la bonne part de lui-même. Après cela, il n’ y a plus que des questions d’ intendance. Ces difficultés de procédure sont déterminantes, mais elles ne sont pas insurmontables si les chefs ont une volonté sans faille.

Justement, fera-t-on remarquer, ils ne l’ ont pas. Philippe de Villiers a, jusqu’ ici refusé l’ union, et tout indique qu’ il persistera. Il l’ a refusée, ou plutôt, il l’ a renvoyée à la tête de Le Pen comme un boomerang. Il la veut bien, mais à son profit à lui : il s’ estime plus capable de la mener parce qu’ il n’a pas de « marottes », et que son analyse de l’ Islam est la meilleure.

C’ était prévisible, dira-t-on : comment des politiciens dont on connaît l’ ego auraient-ils pu résister à l’ attrait d’ une parcelle de pouvoir solitaire ? Chacun essaie de tirer la couverture à soi, en essayant de convaincre le gogo qu’ il a les meilleures raisons patriotiques de le faire.

C’ est ici que nous avons notre responsabilité. Nous devons dire à Messieurs Le Pen et Villiers, et, en vertu du principe de précaution aussi à Monsieur Mégret, votre ego ne nous intéresse pas, votre avenir personnel, on s’ en fiche. Vous ne nous intéressez qu’ en tant que medium de la volonté des Français, et en tant que moyen de la mener au pouvoir.

Cette question est fondamentale, parce qu’ il s’agit de votre légitimité face à un système illégitime, et qu’ il n’ y a d’ action politique bienfaisante que si elle est légitime.

Pourquoi croyez-vous, ballots, que la France s’ est intéressée à vous ? Réponse : à Le Pen, parce qu’ il a eu le courage et l’ intelligence de dire ce que tout le monde se cachait, parce qu’ il a rendu l’ espoir aux Français en disant : il faut les renvoyer chez eux. Quand, plus tard, il a paru englué dans des querelles d’ autorité personnelle et de carrière, c’ est Mégret qui a enthousiasmé une part des nationaux en disant : c’ est possible. Et maintenant que Le Pen donne du flou à son message, Villiers, en le reprenant, sort du cul-de-sac où ses propres tergiversations l’ avaient placé.

Concluez vous-même. Vous avez ému, remué, consolé, conquis les Français par une seule phrase : Il faut les foutre dehors. Aujourd’ hui les Français vous disent : Unissons nous tous, unissez vous tous, pour les mettre dehors. L’ union, oui, cent fois oui, mais pas pour cueillir des pâquerettes : pour les foutre dehors. C’ est cela que le peuple attend, c’ est cela que la France vous supplie de faire.

Ce n’ est pas un slogan, ce n’ est pas une doléance de passage, un vague souhait, c’ est un mandat impératif. Souvenez-vous que les Etats Généraux de 89 se sont perdus, et la France avec eux, en oubliant le mandat impératif qui leur était donné. Ne donnez pas, messieurs, dans ce travers mortel. Ce qui fait votre petite légitimité, c’ est l’ espoir que vous avez donné à la France de les foutre dehors. Si l’ un de vous n’ y croit plus, s’ il n’ en a pas le ferme propos, s’ il ne veut pas de toutes ses forces accéder au pouvoir qui permettra de les foutre dehors, alors il n’ a pas plus de légitimité qu’ un chewing-gum usagé.

Je ne sais pas comment vous allez vous y prendre pour faire l’ union des patriotes, mais n’ en oubliez jamais le but, les foutre dehors. Si vous n’ en êtes pas capables, après tout, vous n’ êtes pas indispensables. N’ importe quelle chèvre ferait mieux l’ affaire que vous. N’ importe quelle chèvre française, unitaire, et résolue à les foutre dehors, peut porter les espoirs des patriotes. La France attend. De pied ferme. Vous, ou la chèvre. Le temps de l’ esbroufe est passé. Il faut les foutre dehors.

Il faut donc donner à nos messieurs un double mandat impératif : ne pas trahir l’ espoir qu’ ils ont suscité, amener cet espoir au pouvoir. Ce qui implique de s’ entendre entre eux, d’ établir un ordre de préséance, de succession, des règles de cohabitation, par un accord écrit. Il faut qu’ ils se mettent d’ accord pour que l’ un d’eux seulement se présente à la présidentielle, faute de quoi ils seront tous responsables de l’ échec et tous délégitimés.

Mon sentiment personnel est que ce candidat doit être Le Pen. Je ne le dis pas sans réserves, l’ histoire des dix dernières années enseigne pourquoi. Mais c’ est la meilleure solution, probablement la seule.

D’ abord pour des raisons psychologiques. Psychologie de l’ électeur : le nom de Le Pen est une vieille marque, toujours très appréciée, malgré l’ usure, par le cœur de cible. Psychologie du candidat : je ne le vois pas lâcher le morceau aujourd’ hui que la conjoncture est favorable. Ensuite pour une raison politique. Le ralliement de nombreuses personnalités à Villiers, ses déclarations sur l’ Islam, tendent à nous suggérer, à nous nationaux, que cette fois, ça y est, il a viré sa cuti, il a rompu dans son cœur avec le système, et que l’ onction de nos suffrages lui permettra de rompre en fait. Cela peut se soutenir. Mais l’ opinion inverse peut se soutenir : il ne s’ agirait alors que d’ une comédie, un jeu politique. Philippe de Villiers, dans ce cas, serait bien un garçon au tempérament national, mais enfermé par lui-même et par sa carrière dans un rôle qui ne lui permet pas de faire vraiment la révolution. Toujours aux marges.

Dans cette incertitude, la prudence souffle la conclusion suivante : Villiers a fait ses preuves comme président du conseil général de la Vendée, comme candidat national d’ un mouvement de rupture, il ne les a pas faites. J’ en déduis que, cette fois encore, il doit céder le pas à Le Pen. J’ ajoute qu’ en faisant ce sacrifice, il tranchera la question de ce qu’ il est : il aura montré son souci exclusif de la cause nationale, on ne pourra plus l’ accuser d’ être un candidat diviseur, une voiture-balai de la fausse droite.

J’ entends d’ ici des voix lasses qui s’ élèvent : quoi, vous nous recommandez encore Le Pen, dans une France qui en a assez de voir toujours les mêmes figures, un Le Pen qui vieillit comme nous tous, malgré sa force et son mordant, il perd en vivacité dans le débat politique, il ne le survole pas comme avant… Et s’ il passe le premier tour, allons-nous revivre le cauchemar du deuxième tour 2002 ? Ce n’ était pas la diabolisation générale, elle nous faisait plutôt rire par son excès, elle nous aiguillonnait, non, le cauchemar, ce fut sa campagne. Tous les thèmes, tous les mots, tous les gestes qu’ il fallait pour décourager d’ éventuels électeurs de se rallier, il les a utilisés, comme un garnement fait péter un pétard dans un concours de pêche à la ligne. À croire qu’ il le faisait exprès, signe parmi d’ autres qu’ il n’ a plus la volonté d’ exercer le pouvoir.

Je les entends, ces voix, et je leur réponds : tout comme vous, je recommanderais un candidat dont le visage serait pris à Gérard Philippe, l’ éloquence à Démosthène, la ruse à Ulysse, la force à Hercule, la justice à Saint Louis, le sens de l’ Etat à Richelieu, la magnificence à Louis XIV, la perspicacité historique à Bainville, le courage intellectuel à Maurras, le courage physique à Horatius Coclès, la douceur à Florence Nightingale. Avez-vous cela en magasin ? Moi non plus. Alors faisons avec ce que nous avons. Je vous propose Jean-Marie Le Pen.

Mais attention. Je vous propose un nouveau Le Pen. Ou plutôt un nouvel usage de Le Pen. Et c’ est là que vous, que nous intervenons. Nous ne voulons plus d’ un Le Pen député folâtre à la constituante. Nous lui donnons un mandat impératif. Il ne doit plus se sentir propriétaire de sa légitimité ni de son action. Les ego de MM de Villiers et Mégret vont être précieux.

Le sacrifice de leur candidature, il faut qu’ ils le négocient durement. Il faut un accord sur le contenu (dans les grandes lignes) de la campagne, un programme commun plus une assurance de non-débordement. Un accord sur la stratégie du deuxième tour. Un accord sur la suite, sur la constitution d’ une fédération, sur un mode de désignation du successeur. Le tout écrit, pour être opposable.

J’ entends les mêmes voix lasses qui soupirent : mais enfin, soyons réalistes (ter) : dans l’ hypothèse, déjà follement improbable, où Villiers accepterait de céder le pas, voyez-vous vraiment Le Pen se laisser enfermer dans un tel accord, mieux, le respecter ?

Je n’ en sais rien. Je crois en la grâce. J’ espère toujours que, quand il s’ agit de la France, les mauvais défauts de Le Pen peuvent se taire, et les bonnes qualités de Villiers parler.

J’ ai tort ? Eh bien laissons faire les réalistes, laissons, comme d’ habitude, advenir la réalité des réalistes. Laissons Orléans aux Anglais, puis Chinon, puis Bourges, et quand la France sera morte, éteignons la lumière et passons un peu de sciure sur le parquet. Dès maintenant, préparons nous à la présidentielle en nous abreuvant mutuellement de ces injures qui sont la conséquence obligée du système. Le Pen atteindra bien treize pour cent et Villiers sept, ou l’ inverse, et tous les deux y verront une victoire méritoire, un premier pas vers... Et nous aurons un deuxième tour Sarkosy-Royal, ou Chirac-Jospin, ou tout autre cauchemar programmé. Et nous n’ aurons aucun moyen de peser dessus, ni de faire valoir nos idées.

Si l’ on avait du temps devant soi, on pourrait tenter cette expérience, en vertu de la théorie qui veut qu’ on atteigne le fond avant le coup de talon salvateur. Mais depuis le temps qu’ on le perd, le temps, il ne nous en reste plus. N’ attendons pas que notre pays en soit à sa dernière extrémité. L’ accord que j’ esquissais plus haut est vraiment celui de la dernière chance. Même s’ il paraît complètement invraisemblable, il faut le tenter. Il faut le tenter, nous.

Il faut croire en la grâce, mais il faut l’ aider un peu. C’ est à nous de le faire. Ces ego qui nous déçoivent depuis quinze ans par leurs querelles et leur enflure, il faut les forcer au bien commun. Tous les nationaux de France et de Navarre, quel que soit le parti où ils militent, et même s’ ils ne militent plus ou n’ ont jamais milité, toutes les associations politiques ou culturelles qui placent la France au cœur de leurs préoccupations et veulent la sauver, tout ce peuple des nationaux, tout ce peuple de France, doit saisir sa plume, son téléphone, son fax, son ordinateur. Il faut inonder Le Pen, Villiers, Mégret, de lettres, d’ appels, de mails, de textos, de suppliques pour l’ union, suppliques respectueuses, mais assorties de mandats impératifs : ne pas trahir l’ espoir national, le porter au pouvoir, s’ entendre sur une candidature commune et sur la suite.

Et s’ ils n’ écoutent pas, il faut les laisser tomber radicalement, malgré leurs mérites, pour chercher la chèvre unitaire qui portera notre espoir.

C’ est cet espoir, et non leurs personnes, qui peut faire changer les choses. Nous devons, entre nous, à quelque courant que nous appartenions, le maintenir, et nous engager à le faire aboutir.

Il faut nous engager, tous, personnellement, à mener la reconquista qu’ attend le peuple français.

Il y a un chanteur de variétés qui s’ appelle Claude Barzotti, auteur de bluettes sentimentales, « le rital », « tu n’ es pas là ». Eh bien, il a enregistré une chanson intitulée tout bonnement « La France aux Français », qui est un peu plus juteuse que tous les discours que je pourrai faire. Le refrain dit simplement :

« Barrez-vous, cassez-vous. »

Barrez-vous, cassez-vous. Il y a là un élan. Cet élan peut devenir communicatif. Je vous assure que cela marche chez les 15-19 ans. Leurs anciens sont un peu bouffés aux mites républicaines, malgré qu’ ils en aient, à cause du bain des médias et de l’ école. Mais cette génération, radicalement rebelle, en a marre, comme on dit. Marre des gris. Marre plus encore des sottises qu’ on lui raconte.

C’ est elle qu’ il faudra mener à la reconquista.

Et cela, chers amis, c’ est un peu de votre responsabilité. Il faut que vous entraîniez la France à chanter : « Barrez-vous, cassez-vous ! » Elle a besoin d’ un chant de marche pour la reconquête. Elle a besoin aussi, dans la nuit de l’ incertitude où rôde le désespoir, qu’ on lui montre clairement le but à atteindre. Souvent, il suffit d’ un geste. Le général Leclerc en eut un, en 1941 à Koufra, dans un trou perdu au milieu de l’ Afrique à cinq mille kilomètres de Paris occupé. Dans ce fort libyen, près du Tchad qui appartenait alors à notre empire, il a fait à ses hommes le serment de ne pas dételer avant que Strasbourg ne soit libérée. Ne retenons pas ici les ombres de Leclerc, mais le geste qui a rendu l’ espoir à ses hommes.

Je vous propose de l’ imiter. Rassurez-vous, ce sera symbolique et ne mettra pas nos vies en péril. Jurons de ne pas nous taire tant que les envahisseurs se pavaneront dans nos rues. Jurons de dire ce que nous pensons jusqu’ à incommoder nos interlocuteurs, jurons de tanner de nos remontrances Le Pen, Mégret, Villiers et les autres tant qu’ ils n’auront pas accompli leur mission. Jurons de crier à perdre haleine tant qu’ ils ne les auront pas foutus dehors. Tant qu’ on n’ aura pas reconduit les uns à la frontière, avec ou sans approbation des juges, par avion, en bateau ou en voiture. Tant qu’ on n’ aura pas viré les autres des médias, de l’ enseignement, des syndicats, de la politique, de tous les postes où ils pervertissent et tyrannisent. Alors seulement, quand ils se seront barrés de la dernière barre, quand ils se seront cassés du pouvoir, on aura le droit de se reposer.

Martin PELTIER

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