----- Original Message ----- From: janvresse.michel Sent: Friday, November 09, 2007 10:44 AM Subject: Mme Dati et l' égalité républicaine
Cette personne, nommée Garde des Sceaux par la grâce de la discrimination positive et de Monsieur Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, s’ est signalée par un comportement et des propos mesurés dans ses nouvelles fonctions officielles.
On ne cessait d’ encenser dans la presse stipendiée le parcours méritoire de cette personne issue de l’ immigration musulmane.
Or, pour son malheur, celle-ci a osé professer des sympathies de droite (molle) et accepter un poste en vue dans le gouvernement Fillon de pseudo droite, offensant grandement les caciques de gauche.
Ce qui lui a valu une inimitié de l’ intelligentsia et la levée de toute immunité de fait.
Le journal L’ Express (n. 2938 du 25/10 au 1/11, pages 68 à 76) s’ est alors penché de plus près sur le parcours professionnel et universitaire de Saïda (Madame en arabe) Dati.
Et là nous y découvrons des invraisemblances et des passe-droits.
Tout d’ abord, Madame Dati ne serait pas la juriste experte que tout Garde des Sceaux se devrait.
Loin s’ en faut.
Selon L’ Express, Madame Dati est titulaire d’ une maîtrise de sciences économiques.
Souhaitant devenir magistrat, Madame Dati obtient une équivalence avec une licence en droit lui permettant de s’ inscrire directement en maîtrise de droit public qu’ elle obtient.
Déjà un paradoxe.
L’ équivalence n’ était accordée de mon temps qu’ au niveau du Deug droit pour une formation économique, en raison de la formation juridique très rudimentaire qu’ elle implique. Etrange.
Moralité: Madame Dati possède un beau diplôme en Droit dont elle ne possède en fait que le quart des connaissances. Sa quatrième année!
Mais seuls les juristes savent que l’ immensité du Droit est divisée en deux grands secteurs: Droit public et Droit privé.
Or le problème majeur dans le cas de Madame Dati (diplômée de droit public), est que tout magistrat et Garde des Sceaux exerce principalement son activité dans le domaine du droit privé.
Moralité: Madame Dati n’ a, semble-t-il, pas les connaissances nécessaires à l’ exercice de ses fonctions. Malheureusement pour nous, ce cas n’ est pas unique dans les annales, avec les ministres interchangeables de toutes confessions politiques. On comprend mieux pourquoi Madame Dati n’ a pas excipé du caractère personnel de la responsabilité pénale lorsque certains politiciens de tous bords lui reprochaient la condamnation de son frère.
Mais L’ Express va encore plus loin. L’ entrée dans la magistrature suppose de passer avec succès le difficile concours juridique de l’ Ecole Nationale de la Magistrature.
Or Madame Dati ayant dépassé l’ âge limite, elle ne pouvait s’ y présenter.
Mais Madame Simone Weil (magistrate) et un Garde des Sceaux parvinrent à faire admettre Madame Dati sur titres.
C’ est-à-dire qu’ en raison d’ une compétence « manifeste », celle-ci a été admise sans passer le concours.
En arguant d’ une double compétence juridique (douteuse) et économique son dossier a été accepté. C’ était l’ époque où on souhaitait des magistrats avec des connaissances supplémentaires en finance pour lire un bilan.
Or cette admission sur titres pose problème car la postulante aurait, selon L’ Express, argué d’ une formation économique post-maîtrise à l’ ISA dont elle n’ aurait pas obtenu le diplôme faute d’ avoir été admise à trois unités de valeurs.
Conclusion:
Madame Dati a bénéficié, selon L’ Express, de passe-droits en raison de son origine, au mépris du principe républicain de l’ égalité et d’ une formation juridique insuffisante.
Les juristes chômeurs, confrontés aux exigences sévères des employeurs apprécieront.
Si les faits rapportés par L’ Express n’ étaient pas avérés, cela démontrerait simplement que le principe républicain de fraternité est une vacuité.
Michel JANVRESSE (11/2007)
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