Ses cotisations pèsent de plus en plus lourd sur les revenus des ménages et les entreprises. Les remboursements diminuant de surcroît, les revenus des ménages sont obérés.
La Sécurité Sociale a un budget équivalent à celui de l' Etat soit 1/5e du produit intérieur brut (P.I.B.) et connaît un déficit quasi continu depuis de nombreuses années.
Ce déficit constitue un problème majeur pour tous: bénéficiaires, gouvernements et partis politiques.
1°) l' augmentation du nombre de bénéficiaires
Depuis 1947, la population couverte est passée de 58 % à 100 %.
Aussi le recours massif et discriminatoire à des travailleurs étrangers aux familles nombreuses a augmenté dangereusement le nombre de bénéficiaires. Car, outre le travailleur étranger et sa famille nombreuse, sont également couverts le chômeur français et sa famille moins nombreuse. Tout ceci pour quasiment une unique cotisation assise sur le salaire versé au travailleur étranger. Mais chut nous ne sommes pas politiquement corrects, voire même " racistes "!
2°) la diminution des cotisants
En raison d' une économie non compétitive, le nombre de chômeurs a augmenté pour atteindre plus de 4 millions toutes catégories confondues soit environ 1/5e des cotisants. Veuillez noter que le taux officiel du chômage est calculé sur les seuls chômeurs de la catégorie 1 de l' ANPE qui en recense 5!
Les chômeurs percevant une allocation mensuelle inférieure au SMIC sont exonérés de toute cotisation. L' instauration d' une CSG (Contribution Sociale Généralisée) assise sur tous les revenus tend à augmenter le nombre de cotisants mais malgré tout les cotisations sont en baisse.
3°) la baisse des cotisations
baisse de l' assiette: mesures de réduction des charges salariales et patronales sur les bas salaires (50 % des actifs) pour favoriser l' emploi. Les cotisations retraites et de chômage ne sont également ponctionnées qu' à partir du SMIC.
baisse des taux: les retraités et les chômeurs cotisent à un taux inférieur à celui des actifs. Par exemple, en 2001, la CSG était de 7,5 % pour les salariés et de 6,2 % pour les chômeurs.
baisse des salaires: il en résulte une baisse effective des cotisations perçues.
4°) l' augmentation des dépenses de santé par le coût des traitements modernes
5°) l' augmentation des personnes âgées
Avec l' âge, notre corps se dégrade de plus en plus et nécessite plus de soins que celui d' un assuré moyen. On ne compte plus les maladies apparaissant à partir de 50 ans. Or il s' avère qu' un assuré âgé coûte 3 fois plus. Seuls les nourrissons dont le nombre est relativement stable ou en baisse coûtent autant.
Jusqu' à présent les personnes âgées constituaient une classe peu nombreuse. Mais l' excès des naissances d' après la seconde guerre mondiale commence à arriver à l' âge de la retraite!
En 1956: 2 260 0000 retraités,
En 1983: 5 290 000,
En 1998: 9 180 000.
6°) l' augmentation des immigrés
De nombreux immigrés du tiers monde ont afflué en France. Ils bénéficient au bout de 3 mois de séjour légal de la CMU ou Couverture Maladie Universelle. Ces populations ne sont pas au même standard de santé que la France et doivent être soignées plus fréquemment. La densité d' hôpitaux et de médecins en Afrique est sans commune mesure avec celle de la France par exemple. En plus lorsqu' ils travaillent, la Sécurité Sociale couvre gratuitement les chômeurs français dont ils ont pris les emplois.
Les déficits cumulés et inévitables de la Sécurité Sociale (et des retraites) en banqueroute ont engendré de nombreux plans de sauvetage illusoires, vainement considérés à chaque fois comme définitifs.
Les détailler serait encore plus long et fastidieux que les développements précédents. Pour résumer, une vingtaine de plans se sont succédés en 20 ans.
Plusieurs voies ont été prises:
· Réduction ou suppression des prestations
· Augmentation des cotisations
· Subventions
· Impôts (CSG)
· Réductions ou suppressions de personnels ou de services de soins etc.
Tout ceci amène des retards dans les soins avec des conséquences parfois dramatiques (décès). Des mutuelles qui tentent de combler ce qui reste à la charge des assurés augmentent leurs primes que ces derniers ne peuvent pas toujours payer.
Si à l' assurance maladie (ou Sécurité Sociale), on rajoute la retraite aux autres cotisations obligatoires, on arrive à un taux actuel de prélèvement de 20 % pour le salarié et 45 % pour le patron sur la totalité du salaire!
A terme, avec le manque d' entreprises cotisantes pour cause de non-compétitivité de l' économie française, pour maintenir la protection sociale au niveau actuel, il faudra au minimum multiplier par deux les cotisations sur le salaire soit:
40 % pour le salarié,
90 % pour le patron!
DE QUOI FAIRE SAUTER LES ACTUELLES INSTITUTIONS, LES ENTREPRISES ET LE MARCHE IMMOBILIER!!!???
En effet, avec quel argent les investisseurs et les locataires pourront-ils intervenir sur le marché de l' immobilier?
Il est évident qu' à l' Etranger l' entrepreneur peut trouver des cieux fiscalement, juridiquement et commercialement plus cléments qu' en France et émigrer. Ce que la majorité des particuliers ne peut faire!
Rester en France est une faute de gestion pour un entrepreneur. Seuls les particuliers bénéficiant de prestations sociales chaque jour de plus en plus minces y ont peut-être un intérêt.
Les entrepreneurs de ma connaissance me disent que les affaires en France tournent lentement avec des marges assez réduites pour certains et des délais de règlement des clients à rallonge pour d' autres.
Tant que les taux d' intérêts sont faibles, cela peut aller. Mais lorsque ceux-ci augmenteront, comment feront les entrepreneurs pour financer entre autres le crédit-clients à rallonge consenti à des clients flirtant majoritairement avec la cessation de paiement?
L' État ne cesse d' augmenter les charges: + 5 % dernièrement pour le SMIC. La concurrence est rude et les prix baissent!
L' instabilité règne en maître au point de vue politique et juridique.
Les législations se chevauchent et changent trop souvent.
Cette instabilité n' incite pas à investir dans l' immobilier qui sera tôt ou tard confronté à un krach par manque de locataires solvables et d' investisseurs.
A ce stade, on ne peut que rappeler mes propos introductifs:
A l' heure actuelle, l' immobilier se trouve en France tributaire de la bonne santé des entreprises pour la bonne et unique raison que le financement est assuré par la mise en location des logements neufs. En effet, les locataires paient avec le salaire qu' ils ont perçu des entreprises et les propriétaires paient le remboursement de l' emprunt qu' ils ont souscrit avec le montant des loyers.
En conséquence, s' il n' y a plus d' entreprises ou d' emplois, l' immobilier s' écroule.
Michel JANVRESSE (07/2005)
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