----- Original Message ----- From: janvresse.michel To: Fernand Cortes de Conquilla Sent: Saturday, April 23, 2005 10:24 AM Subject: article banqueroute de la France
D’ après le Larousse (édition de 1968), la banqueroute est la faillite d’ un commerçant coupable de différents actes aggravant la situation des créanciers. (La créance n’ est pas seulement une somme d’ argent, c’ est également un service quelconque à recevoir).
L’ Etat est de fait un commerçant qui nous vend ses produits au même titre qu’ un quelconque entrepreneur. J’ en veux pour preuve que ses activités font l’ objet d’ une offre concurrente du secteur privé. La police est concurrencée par les vigiles et les détectives privés, la Sécurité Sociale par les assurances et les mutuelles. L’ enseignement est en grande partie aux mains du privé. Etc. Pour finir de s’ en convaincre, écoutons nos chers fonctionnaires se plaindre de l’ emprise incessante du secteur privé dans leurs missions traditionnelles.
J’ ai déjà écrit un ouvrage stigmatisant la faillite financière, économique et sociale de la république. Vous le trouverez à la suite du Pilori sous le titre La Faillite de la gueuse. Les comptes arrêtés en 2002 laissaient apparaître une dette étatique représentant 30 % de la fortune de tous les Français ou près de 4 années de leurs revenus. Cette dette, l’ Etat et ses affidés ne sont pas en mesure de la rembourser ni d’ honorer à moyen terme les engagements qu’ ils ont pris envers les Français, leurs créanciers: retraites décentes, emploi, enseignement efficace, essor économique, etc.
Par conséquent, la France ne fait bien qu’ aggraver la situation de ses créanciers: les Français à qui elle vend en fait des promesses fallacieuses qu’ elle ne peut honorer en échange des impôts, taxes et cotisations de plus en plus écrasants.
La France masque sa faillite aux Français par différents moyens. Tout d’ abord, elle endort les Français par une communication qui masque partiellement la réalité. Soit vous êtes noyé sous les chiffres, soit ceux-ci sont faux ou les deux à la fois. Une autre méthode consiste à transférer les engagements à des tiers comme les communes, départements, régions, agences ou organismes divers.
La France tend à faire croire à l’ omniscience de ses fonctionnaires ou ministres permutables à l’ envi. Ce qui ne trompe que les imbéciles.
Pour mieux comprendre, rien ne vaut un exemple qui à première vue peut paraître anodin. Plongeons-nous dans le budget des régions qui ne représente jamais que 11 % de la fiscalité totale payée par les Français.
D'après le Quid 2000 & 2003
impôts régionaux = 5 % du produit intérieur brut en 2001 pour l' ensemble des régions
dépenses des régions: 15,08 milliards d' €uros (déficit officiel de 0,07)
recettes des régions: 15,01 milliards d' €uros (10,54 + 4,47)
Recettes de fonctionnement: 10,54 dont:
1° recettes fiscales: 7,2 comprenant directes: 4 ,54 (en 1997 taxe d' habitation pour 22,1 % foncier bâti 24,3 % foncier non bâti 0,2 % taxe professionnelle 22 %) indirectes: 2,66 (cartes grises: 1,38, droits de mutation: 0,81, permis de conduire: 0,02, autres 0,44)
2° transferts reçus: 3,29 dont formation professionnelle: 1,25
Recettes d' investissement: 4,47 dont:
a) subventions et participation: 1,33
b) emprunts: 4
soit un déficit de 26,25 %! au titre de l' emprunt: 27 % réellement avec le déficit de 0,07 à noter * dette moyenne officielle par habitant au titre des régions en 2001: 134 €uros et ** un emprunt est considéré comme une ressource et non une dette pour la comptabilité publique d' où les dérives financières abusives nous conduisant à la banqueroute.
Il faut tout d’ abord savoir que la totalité de l’ impôt sur le revenu équivaut aux intérêts annuels de la seule dette de l’ Etat qui représente 60 % du produit intérieur brut annuel ou PIB.
Mais à ce chiffre il convient d’ ajouter la dette des autres administrations et entreprises publiques qui représente environ 30 % de la dette de l’ Etat.
On arrive ainsi à une dette totale de 80 % du PIB! Le déficit moyen de l’ Etat est de 12,5 % (Cf; La faillite financière de la république). Celui des régions est de 25 % apparemment. Que dire des caisses de retraites et de la Sécurité Sociale? Les prestations diminuent mais de fait elles sont transférées sur l’ aide sociale.
Tablons sur un déficit annuel de 12,5 % pour l’ ensemble de la dette de la France administrative.
Or l’ ensemble des prélèvements sociaux (impôts, taxes, cotisations) représente 45 % du PIB.
C’ est-à-dire que chaque année la dette de la France administrative augmente de 12,5 % X 45 % X PIB = 5,625 % du PIB.
Théoriquement pour endiguer le déficit, il faudrait donc augmenter les prélèvements de 5,625 % du PIB. Pour atteindre ce chiffre, il faut donc augmenter les prélèvements de 12,5 % ( 12,5 % X 45 % X PIB = 5,625 % du PIB) car les prélèvements ne représentent que 45 % du PIB.
En poursuivant ce raisonnement, si on consacre 1 % du PIB en plus au remboursement de la dette, l’ augmentation serait de 14,72 %. Avec 2 %, on atteint le chiffre de 16,94 % et un remboursement définitif en 50 ans. Avec 5 %, on parvient à 23,61 % et au remboursement en 20 ans.
Quel est le gouvernement qui acceptera d’ augmenter au minimum de 12,5 % les prélèvements? Il vaut mieux pour des raisons de démagogie électorale continuer à recourir à l’ emprunt.
Mais le hic est que cette solution risque de n’ être même plus possible. En effet, d’ après les chiffres officiels du gouvernement, on arrive à un taux actuel d’ emprunt gouvernemental à 4,25 % en comparant la dette et les remboursements. C’ est un taux anormalement peu élevé qui pourrait augmenter avec le marché et surtout avec le risque croissant de faillite présenté par nos chères (dans tous les sens du terme) administrations. Un prochain taux à 6,25 % ne serait donc pas étonnant.
C’ est donc à une probable augmentation sensible de la dette à laquelle il faut s’ attendre plutôt qu’ à un début de remboursement. Car il s’ avère que les Français sont déjà lourdement imposés et qu’ ils peuvent difficilement augmenter les sommes consacrées aux prélèvements de toutes natures.
Bref, la situation est sans issue hormis la banqueroute!
Conclusion
La réponse possible est la fusion de la France dans l’ Europe pour que celle-ci reprenne à son compte la dette de la France. Ou bien que la disparition de la France éteigne sa dette ipso facto.
Ce serait une explication de l’ acharnement à faire voter oui à la constitution européenne par ceux qui, curieusement, étaient autrefois les chantres inconditionnels de la souveraineté nationale.
Une autre solution me semble possible: l’ abolition de la république et l’ avènement de Louis XX qui ne saurait donc être tenu de la dette de la république française.
Michel JANVRESSE (04/2005)
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