Le Pilori 2008-09

   

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Le pilori 2008 fonctionnera conformément aux indications données par le pilori général et par le pilori 2000, le pilori 2001, le pilori 2002, le pilori 2003, le pilori 2003 censuré, Le pilori 2004, Le pilori 2005, Le pilori 2006 et Le pilori 2007: c' est à dire exactement comme a fonctionné Le pilori 2000. Après avoir dressé, en fin et bas de page, le bilan du pilori 2007, Le pilori 2008 est mensualisé (tous les services et individus concernés reviendront chaque mois) alors que le pilori 2000 était annualisé (le visiteur devait se rendre chaque mois à la section concernant le service ou l' individu en cause), tout comme les précédents piloris 2001, 2002, 2003, 2003 censuré, 2004, 2005, 2006 et 2007 en raison du succès croissant de cette formule, ceci afin de rendre cette page plus conviviale et pratique pour le visiteur. Ces soucis de convivialité et de commodité pour le visiteur ont commandé de privilégier le "Last In-First Out/First In-Last Out" en lieu et place du "First In-First Out/Last In-Last Out": chaque nouveau chapitre mensuel est placé en tête du pilori 2008 au lieu d' être placé en fin.

Comme Le pilori général, Le pilori 2000, Le pilori 2001, Le pilori 2002, Le pilori 2003, Le pilori 2003 censuré, Le Pilori 2004, Le pilori 2005, Le pilori 2006 et Le pilori 2007, Le pilori 2008 est la propriété exclusive personnelle de notre gérant Monsieur Fernand CORTES seul responsable de sa ligne éditoriale et par ailleurs concepteur de l' ensemble de notre site web; tous les piloris sont devenus la propriété d' un mouvement d' extrême droite qui les a réfugiés à l' Etranger afin d' en assurer l' indépendance et la liberté de ton, de plume et d' esprit face à la censure politique et à la police politique des deux tyranneaux de village de Valence d' Agen.

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Tous les piloris sont devenus la propriété d' un mouvement d' extrême droite qui les a réfugiés à l' Etranger afin d' en assurer l' indépendance et la liberté de ton, de plume et d' esprit.

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  ----- Original Message -----
From: info@voiceforeurope.org
To: Fernand CORTES de CONQUILLA
Sent: Sunday, August 07, 2005 6:21 PM
Subject: Voice for Europe - Petition

Pétition contre l' entrée de la Turquie dans l' Union Européenne

Thank you for signing the petition against the accession of Turkey to the EU. You have thus supported the international Voice for Europe initiative, whose aim is to prevent the opening of accession talks with the Republic of Turkey.

If you want, you may also inform your acquaintances about this initiative.

The petition signature sheet is available for download here: http://www.voiceforeurope.org/downloads/PetSheet_en.pdf

If you wish to support the Voice for Europe also in another way, seek more information here: http://www.voiceforeurope.org

Thank you and have a nice day

Voice for Europe

NDLR: en clair: cliquez sur le second lien ci-dessus, cliquez ensuite en haut à droite sur la main Petition Online, complétez le formulaire et envoyez!

Non à la Turquie : Une très bonne idée...

Une excellente idée à relayer et à pratiquer au quotidien!!!

Chaque billet de banque euro présente au verso une carte d' Europe. On aperçoit en bas à droite la pointe du continent asiatique, c' est-à-dire la Turquie. Que tous ceux qui ne veulent pas de l' entrée de la Turquie en Europe la barrent d' un simple trait au bic rouge / ou mieux encore y inscrivent dessus NON sur tous les billets qui leur passeront dans les mains. Si tout le monde s' y met, en quelques mois, tous les billets de banque circulant en Europe présenteront une Turquie barrée ou portant le NON. Ce sera le plus formidable référendum populaire spontané qu' on ait jamais vu!

 



et les turpitudes de Ségolène: http://www.segoland.fr/

Sepetembre 2008  

- Dans les geôles de la gueuse... par Fernand CORTES de CONQUILLA,

- Distinguido Amigo par Alberto TORRESANO,

- Interrogatoire ou audition? par Fernand CORTES de CONQUILLA,

- Des fleuves de sang par Enoch POWELL,

- Les méfaits de la mondialistation maçonnique satanique par les délocalisations par Fernand CORTES de CONQUILLA,

- Asmonestation à EDF par Fernand CORTES de CONQUILLA, 

- Frais forfaitaires et proportionnels par Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS,

- A propos de l' arrestation de Radovan KARADJIC par Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS,

- Prefession: Trésorier général du "système" bancaire par Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS,

- Ca cache avili par Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS,

- A propos du communiqué du président du Sénat par Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS,

- Les présidentielles américaines par Paul GARD Conseiller Honoraire à la Cour d' Appel d' Aix en Provence,

- A.D.E.V.P.B. par Paul GARD Conseiller Honoraire à la Cour d' Appel d' Aix en Provence,

- La Paranoïa du Politiquement Correct par Michel JANVRESSE,

- Politiquement correct et schizophrénie par Michel JANVRESSE,

- Le bicentenaire de la révolution française par Margaret THATCHER,

- Union pour la Méditerranée (UPM) par Michel de PONCINS,

- Le CAC 40 par Michel de PONCINS,

- Conservation des Hypothèques ou le fabukeux butin par Michel de PONCINS,

- C' est la guerre par Michel de PONCINS,

- Détente dans la confusion par Albert SOUED,

- Documentaire sur le massacre de la rue d' isly in Isly 26 mars 1962 par Nicole FERRANDIS DELVARRE,

- Une proposition concrète in Droit de Mémoire par Pierre BARISAIN-MONROSE, 

- Mahomet et l' islam: mythe et réalités,

- Les dépêches de l' Union des Nations de l' Europe Chrétienne (UNEC), 

- Opposition frustrante in Soufflé, c' est bien joué! par L' Ange de Service,

- Si telle est bien Votre Présence par Alain de MIREL,

- Les cerises sentent la rose par Alain de MIREL,

- Révélations par Alain de MIREL,

- Si lourdes... par Alain de MIREL,

- Journée Respect de la vie, réussite scolaire, préparons l' avenir à Montauban in AFS par Arnaud JAYR,

- Spera Toulouse Saint Sernin Promotion de l' Entraide Réelle par Annonces par Arnaud LEPINE, 

- Les lettres de Paix liturgique,

- La lettre de Motu Proprio Ile de France,

- Heureux les Coeurs doux in ICRSP par Monsieur l' Abbé Benoît JAYR Provincial de France,

- Vigilance antiterroriste propalestinienne in BNVCA par Sammy GHOZLAN,

- Concours de pets par Charles DALGER,

- La Batrachomyomachie de la science arabe in Liberty Vox par Arouet LE JEUNE,

- Hommage à SOLJENITSYNE in Liberty Vox par Pavel,

- Union de la ou pour la Méditérranée? in Liberty Vox par André DUFOUR,

- Un Mont Saint Michel bien dérangeant in Liberty Vox par André DUFOUR,

- Le foot français digne de lui-même in Liberty Vox par Fantômas, 

- José Tartuffe et ses onze vandales in Liberty Vox par André DUFOUR,

- Le gîte des Vosges par Fanny TRUCHELUT,

- Top Alerte n. 10 par Jean-Claude DAGUE,

- Le communiqué de Défense des Citoyens,

- Toi aussi, un jour, ma cour pénale internationale... in Dualpha par Philippe RANDA,

- Super militaire pour supérette in Dualpha par Philippe RANDA,

- Calotte rédemptrice et psychopates étoilés... in Dualpha par Philippe RANDA,

- Ségo lévite et Sarko bleubite in Duapha par Philippe RANDA,

- Ils avaient des camarades... in Dualpha par Philippe RANDA,

- Une femme vaut-elle davantage qu' un noir? in Dualpha par Philippe RANDA,

- Les communiqués de Nation Be,

- Repajoleros cerebros viejos par Arturo ROBSY,

- La arbitrariedad sostenible par Arturo ROBSY, 

- Les communiqués du CEPE in Présent,

- Les communiqués du Bloc Identitaire,

- Les communiqués du MNR,

     

Dans les geôles de la gueuse...

" Pour affaire vous concernant " était le prétendu motif de la convocation téléphonique du fondateur du Pilori et vice-président du Comité d' Entraide aux Prisonniers Européens par la brigade de recherches de la Gendarmerie de Castelsarrasin pour le jeudi 17 juillet 2008 à 8h30, ainsi qu' indiqué sur Le Pilori 2008-08 d' Août ; encore était-il précisé qu' il n' y avait rien de grave.

Arrivés avec un quart d' heure de retard et agissant aux ordres de la substitute Di Rollo, le gendarme Jérôme Bringuier et l' adjudant Philippe Vals ont commencé l' audition à 9 heures par une déclaration de mise en garde à vue dont ils ont annoncé la fin probable vers midi. Cette garde à vue serait motivée par le fait " d' avoir à Valence d' Agen 82, entre le 07/04/2007 et ce jour 17/07/2008, en tout cas sur le territoire national et depuis temps n' emportant pas prescription, provoquer à la discrimination nationale, raciale, religieuse par parole, écrit, image ou moyen de communication au public par voie électronique en l' espèce en rédigeant et en diffusant sur un site internet des articles faisant l' apologie du racisme et de la haine raciale… " tout cela entrant dans la catégorie des délits de presse ainsi que précisé dans la convocation remise en fin de garde à vue.

Il convient de rappeler que placer des articles et textes sur un site internet relève de la correspondance privée, que Le Pilori est un site internet de droit étranger se trouvant à l' étranger et que le serveur qui l' héberge ne diffuse rien nulle part : ce sont les internautes qui se connectent volontairement à ce serveur ; les tribunaux français sont donc incompétents ratione loci pour en apprécier le contenu et ce d' autant plus que les magistrats français sont affiliés pour la plupart à la secte noire maçonnique satanique et qu' ils sont donc agissants en qualités de juge et de partie. Cette poursuite judiciaire est donc faite en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme (article 34) signée en 1948 à Paris et régulièrement ratifiée par la France.

Depuis temps n' emportant pas prescription : cela commence mal car la première pièce retenue est une lettre de janvier 2007 remise alors en mains propres à la brigade de Gendarmerie de Valence d' Agen même en accompagnement d' un dépôt de plainte pour dégradation d' une grille et propos racistes par des afroasiates, nazislamistes en particulier, à cette époque, lesquels ne seront nullement poursuivis, ni même seulement inquiétés ; cette lettre a été publiée sur Le Pilori 2007 en début d' année… et se trouve donc amplement couverte par le délai de prescription qui est de trois mois en matière de délits de presse de la loi du 29 juillet 1881.

Les autres pièces ont été extraites, souvent au prix de délicats et savants découpages, du Pilori 2008-07 de juillet ; il s' agit d' extraits relatant les innombrables délits et crimes commis par des afroasiates, nazislamistes en particulier, soit ces dernières années, soit récemment ainsi que d' articles de différents contributeurs au Pilori, souvent déjà publiés sur d' autres sites internet ou des périodiques: relater ces faits précis serait donc une apologie du racisme et de la haine raciale… c' est à dire un jugement de valeur sur les différentes races de l' espèce humaine dont certaines seraient prétendument inférieures, égales ou supérieures à d' autres… Or aucun jugement de valeur de cet ordre n' est porté sur Le Pilori qui ne s' intéresse guère à ces problématiques " scientifiques " lesquelles ne sont pas de son ressort. Le Pilori relate des faits, les énumère, les commente sur le plan politique, demande les nécessaires châtiments de leurs auteurs… Qu' il en résulte en dommage collatéral de la haine raciale est un risque pris par les auteurs de ces délits et crimes, auteurs qui témoignent sans cesse depuis des décennies leur haine raciale à l' égard des Blancs, des Européens, des Catholiques, des Juifs… des Français, de la France et des Forces de l' Ordre… les traitant même de " sous-chiens " à la télévision et l' actuel locataire précaire de l' Elysée de " sale juif "…

Dénoncer les dangers évidents de l' immigration afroasiate, nazislamiste en particulier, en Europe et en France, serait donc délictuel et les victimes devraient se taire, subir sans cesse et toujours et rester sans défense. Il conviendrait alors d' assigner au très répressif tribunal correctionnel de Montauban le général De Gaulle dont les propos sont rapportés par Alain Peyrefitte dans son livre " C' était De Gaulle ", Victor Hugo pour son poème L' enfant dans Les Orientales où le petit Grec demande de la poudre et des balles…et l' actuel locataire précaire de l' Elysée voulant éliminer les racailles à la suite du bruit et de l' odeur dénoncés par son prédécesseur le lendemain d' une promenade à la Goutte d' Or à Paris voici déjà plus de vingt ans… Il faudrait aussi assigner au tribunal correctionnel les boulangers-pâtissiers se livrant à la viennoiserie fabriquant des croissants célébrant la victoire catholique et européenne de Vienne-Kalhenberg les 12 et 13 septembre 1683 par le roi de Pologne Jean III SOBIESKI et le duc de Lorraine… et démanteler l' industrie de la viennoiserie française -l' une des rares activités encore en bonne santé et rentables- qui serait très diffamatoire et offensante à l' égard des afroasiates, nazislamistes en particulier.

Vers midi, les gendarmes en cause ont annoncé une perquisition domiciliaire et la saisie de l' ordinateur du gardé à vue qui a demandé alors à s' entretenir personnellement avec son avocat ce qui lui a été refusé ; les gendarmes l' auraient alors contacté dans une autre pièce et l' avocat aurait répondu ne pouvoir se rendre à Valence d' Agen et ne pas s' opposer à la saisie de cet ordinateur ; finalement le gardé à vue a conditionné son assentiment à cette saisie moyennant la mention de son opposition à cette saisie sur l' audition, cette saisie étant entièrement inutile car Le Pilori n' a rien à cacher et tout ce qui se trouve sur cet ordinateur est accessible en ligne sur le site internet du Pilori par tous les internautes. L' ordinateur ayant été saisi, le gardé à vue a déclaré refuser de s' alimenter désormais jusqu' à la restitution complète de cet ordinateur et de ses accessoires.

En début d' après-midi, les gendarmes ne trouvant aucune trace même vierge du gardé à vue au casier judiciaire national et de même à l' état civil de Lourdes, le gardé à vue a maintenu son identité physique " Fernand CORTES " éventuellement complétée par " de CONQUILLA " patronyme se trouvant dans sa famille depuis au moins le XIe siècle sans discontinuité parmi des Croisés pendant huit siècles ; l' adjudant Vals lui présentant alors un extrait de naissance, au demeurant illisible, le gardé à vue a déclaré qu' il était bien le fils de son père et de sa mère et non le fils de son père et de sa grand-mère, qu' il n' avait jamais rencontré ce dernier et qu' il doutait fort complètement d' un éventuel inceste entre son père et sa grand-mère au demeurant âgée de plus de 57 ans lors de la conception probable en 1956 d' un individu né en avril 1957 ; qu' au surplus il tenait l' état civil républicain pour nul et non reconnu comme le casier judiciaire national sur lequel il n' a aucune prise et les officiers d' état civil, de Lourdes en particulier, pour des incompétents et des incapables ; l' adjudant Vals s' est alors mis à hurler à l' encontre du gardé à vue alors que la conversation était très civile et policée de part et d' autre depuis son début.

C' est alors que les gendarmes en cause ont indiqué que la garde à vue allait se poursuivre en cellule et le gardé à vue a demandé à s' entretenir personnellement avec le Président du Comité d' Entraide aux Prisonniers Européens ou, à défaut, avec Monsieur de MAILLEBOIS, ce qui lui a été refusé au prétexte qu' eux-mêmes allaient le faire et les numéros de téléphone leur ont été communiqués… il en résulte qu' en fait les gendarmes ne les ont nullement contactés. C' est ainsi qu' alors qu' il présentait et fournissait toutes les garanties de représentation et avait activement et complètement répondu à toutes les questions, le gardé à vue a été placé au secret sans blouson, sans ceinture et sans chaussures dans une cellule insalubre, parsemée d' excréments et à la puanteur indescriptible : une véritable ratière dans laquelle personne ne placerait le moindre animal sauvage, pas même un cochon ou un sanglier et ce sous peine de poursuites judiciaires justifiées par la Société Protectrice des Animaux. Le gardé à vue est sorti de cette geôle infecte vers 17h30. La garde à vue s' est achevée alors par la remise d' une convocation au tribunal correctionnel de Montauban en son audience du 30 septembre 2008 à 14 heures… à juge unique ? Et sans jury.

Cette poursuite judiciaire est donc faite en violation de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme (article 34) signée en 1948 à Paris et régulièrement ratifiée par la France, tout comme en violation de la Déclaration des Droits de l' Homme et des Citoyens de 1789 constituant le socle et l' ossature de la constitution de 1958 toujours en vigueur. Elle conduit donc directement et uniquement à un énième procès politique visant, en vain au demeurant, à l' anéantissement des libertés d' expression, d' opinion et de pensée, de critiquer et de diffuser.

Fernand CORTES de CONQUILLA
Détenu politique

Distinguido amigo,

Yo no sabia exactamente lo que pasaba, pero todos mis mensajes eran devueltos sin razon aparente.

Hace unos dias ARTURO me llamo desde Menorca y me dijo lo que yo me imaginaba.

LOS TERRORISTAS DEL PENSAMIENTO LIBRE HABIAN ENTRADO EN ACCION!!! LOS DEMOCRATAS DE PACOTILLA -VENDIDOS AL MUNDIALISMO USA ATACAN SIN CESAR A TODOS LOS QUE DEFENDEMOS NUESTRAS RAICES CRISTIANAS Y EUROPEAS.

TOTAL: MAS, DE LO DE SIEMPRE!!!

Alberto TORRESANO
Relaciones Internacionales de Falange española

   

Voici donc des amuse-gueules pour les lecteurs du Pilori de la part des gendarmes en cause et de la substitute Di Rollo sbires de la secte noire maçonnique satanique locale cherchant à faire taire le fondateur du Pilori...

La première photo est une certitude... la seconde photo est une rumeur... mais pas une certitude...

et bientôt un numéro parmi tant d' autres...

et voici donc le plat de résistance...

Interrogatoire ou audition?

Cette affaire concernant votre serviteur le fondateur du Pilori lui a valu une bien curieuse confrontation avec le gendarme Jérôme Bringuier et l' adjudant Philippe Vals agissant sur un canevas de la substitute Di Rollo du parquet de Montauban.
Pour commencer un pavé d' environ 130 pages de format A4 résultant de l' impression in extenso du Pilori 2008-07 de juillet, images incluses… vraisemblablement en plusieurs exemplaires même si un seul était présenté, une douzaine de documents qui en sont issus en une ou plusieurs pages… et le canevas proprement dit qui est un enchaînement de questions relatives à ces documents dans le document préparé sur le traitement de texte informatique.
Après les questions d' identification traditionnelles, le rappel de l' audition de début juin 2008 indiquant que votre serviteur se déclarait un opposant politique au régime de cons par des cons pour des cons actuel et les lieux d' hébergement du Pilori, il s' est révélé nécessaire de faire une explication de texte sur les termes habituels en usage sur les différentes éditions du Pilori : afroasiates, gueuse, nazislamistes, raie publique islamobananière, secte noire maçonnique satanique… passons-en et des meilleurs que tous les lecteurs du Pilori comprennent aisément qu' ils soient simplement titulaires du certificat d' études ou d' un doctorat es Lettres… ces définitions sémantiques sont toujours utiles. A noter que les censeurs n' aiment guère le style proustien du Pilori… certainement parce que leur intellect est particulièrement limité.

Le premier document examiné est un extrait issu d' une lettre déposée à la Gendarmerie en même temps qu' un dépôt de plainte pour grave dégradation de grille en janvier 2007, publiée in extenso sur Le Pilori 2007 en début d' année. Couverte par la prescription, cette lettre dénonçait clairement les auteurs de cette dégradation dont l' identité n' est pas connue mais dont les caractéristiques ethno religieuses sont très précises… énoncer cela est très politiquement incorrect et s' analyserait comme une apologie du racisme et de la haine raciale. En fait, les victimes françaises devraient se taire, subir, ne pas protester… et surtout ne jamais riposter. Elle est belle la justice maçonnique satanique. L' ajustice… proimmigrationniste nazislamiste en particulier.
Plusieurs autres documents composés d' un ou plusieurs extraits de textes du Pilori 2008-07 de juillet 2008 au prix de délicats et savants découpages sont alors examinés dans un désordre fort peu artistique ; afin que les lecteurs s' y retrouvent, ils seront ici abordés dans leur ordre d' arrivée sur cette édition du Pilori du début à la fin.

Par ordre d' entrée en scène donc, voici l' image " Turquie : même sous viagra, je n' y arrive pas " qui se trouve dans la présentation en entête de chaque édition du Pilori depuis au moins trois ans. Question : ne pensez-vous pas que ceci est diffamatoire et offensant pour le peuple turc? Réponse : Comme chacun peut le constater cette image représente une femme drapée dans un immense foulard islamique pendue au cou d' un homme européen déplorant son impuissance… il n' y a donc là rien d' offensant ou de diffamatoire pour les Turcs… il est vrai que cette image vise à s' opposer à l' entrée de la Turquie dans l' Union européenne… tant pour une nuit que pour la vie… il faut donc s' entendre sur la Turquie et le peuple turc… la région du monde appelée aujourd' hui Turquie se situe pour l' essentiel en Asie, plus précisément en Anatolie qui est une province grecque depuis la plus haute Antiquité… les Turcottomans venus d' au-delà du nord-est de la Perse au Moyen-Âge se sont installés là alors par la force et en ont fait un avant-poste pour l' invasion et la conquête de l' Europe chrétienne… c' est ainsi qu' ils ont été arrêtés à Nice en 1543 par la lavandière Catarina SEGURANA, par Dom Juan d' Autriche le 7 octobre 1571 à la bataille de Lépante, à la bataille de La Valette en 1598 par le grand bailli Jean PARISOT de LA VALETTE -le régional des Trois Provinces!- qui fonda cette ville de l' île de Malte et la fortifia ainsi que le port… et ce n' est que les 12 et 13 septembre 1683 que le roi de Pologne Jean III SOBIESKI et le duc de Lorraine les arrêtèrent définitivement en Europe à la faveur de la victoire de Vienne-Kahlenberg que nous célébrons chaque matin au petit déjeuner avec des croissants créés pour l' occasion par les pâtissiers de Vienne… sans doute faudrait-il démanteler l' industrie française de la viennoiserie -l' une des rares activités économiques encore rentables et pourvoyeuses d' emplois en France- particulièrement offensante pour les Turcottomans et assigner au tribunal correctionnels les boulangers et pâtissiers qui s' y livrent professant ainsi la haine raciale et faisant l' apologie du racisme… ??? Depuis le Haut Moyen-Âge et la victoire de Charles MARTEL à Moussais la Bataille près de Poitiers en 732 contre les Sarrazins, les islamistes n' ont eu de cesse d' envahir l' Europe ou dar el harb afin de s' y livrer à la razzia et à la capture des Européens pour les réduire à la dhimmitude et à l' esclavage dans le dar el islam… c' est ainsi que des provinces entières ont été razziées et brûlées jusqu' en Périgord, en Languedoc comme sur tout le pourtour méditerranéen de l' Europe et jusqu' en Corse où la population avait édifié des tours de vigie sur toute la côte pour donner l' alerte en les brûlant à l' arrivée des pirates esclavagistes barbaresques turcottomans jusqu' au XVIIIe siècle… et Jean-Pierre POLI de l' Académie de Corse consacre ses ouvrages à l' étude de ces expéditions d' esclavagisation ayant touché plus de cent millions d' Européens depuis le VIIe siècle… L' Ifryqua province romaine habitée par les paisibles Berbères était prospère et chrétienne jusqu' à alors et comptait bien plus d' évêchés et de saints comme Saint Augustin que l' Europe… mais, hors de la côte qui était le repaire des pirates turcottomans, la population était en voie d' extinction en 1830 et ne connaissait aucune organisation sociale vivant dans l' errance à la recherche de racines… et pour en revenir et en finir avec la Turquie qui s' était déjà livrée au génocide du Peuple Arménien en 1917, elle occupe Chypre depuis 1974 en violation du droit international, Chypre qui est un Etat souverain membre de l' Union européenne et cette occupation militaire est intolérable.

Le sujet se révélant peu propice aux objectifs judiciaires, l' audition change de sujet en passant à l' image suivante qui est un détournement d' une affiche de campagne du candidat Sarkozy en 2007 : ensemble tout devient possible… sans diverses catégories… et sans le mec qui est parti avec ma femme… Question : qu' est-ce que cela signifie ? Réponse : il s' agit du détournement d' une affiche de campagne électorale du candidat Sarkozy, certainement par un gauchiste… personnellement je ne l' aurais pas traitée ainsi dans l' énumération des catégories même si je ne suis pas un soutien de ce candidat mais toujours un opposant : ma liste aurait énuméré ensemble tout devient possible sans les rmistes, les Juifs, l' extrême-droite, les Identitaires, les Royalistes-Légitimistes, les retraités, les malades, etc. et sans le mec qui est parti avec Cécilia et sans celui qui partira avec Carla… au demeurant par rapport au détournement de cette affiche, il faut convenir que M. Sarkozy a accueilli dans son gouvernement beaucoup de gauchistes, socialistes et cocommunistes, de sodomites, de gouines, de noirs, de musulmans… etc. même s' il n' a pas encore accueilli celui qui est parti avec Cécilia et il est encore à temps pour y accueillir celui qui partira avec Carla…
Le sujet perdant désormais tout intérêt, l' audition se poursuit avec la lamentable épopée de l' équipe de fouteux multimilliardaires aux résultats en contre-performances… les commentaires sur la discrimination positive y sont perçus comme étant particulièrement racistes et l' énumération des crimes commis par ces jeunes encapuchonnés afroasiates nazislamistes en particulier serait inadmissible : les assassinats de Romain BENAVENT (dans l' îlot de la Bartelasse en Avignon à coups de hache par un Maghrébin en 2004), de Jean-Jacques LE CHENADEC et Jean-Claude IRVOAS en région parisienne en 2005 (après les nombreux lycéens passés à tabac et dévalisés lors des manifestations devant les forces de l' ordre impassibles !), Ilan HALIMI torturé jusqu' à la mort atroce par des afroasiates, nazislamistes en particulier, en banlieue ouest de Paris, le couple israélite de Nogent, Anne-Lorraine SCHMITT en 2007 (dans un train de banlieue parisienne) ou encore à la même époque Anne-Laure URVOY, jeune ingénieur d' EDF Golfech, massacrée par un fellagha à Valence d' Agen même à la même époque… pour n' évoquer que les cas les plus récents… faire état alors de l' étude de Jean-Paul GOUREVITCH pour Contribuables Associés sur le coût de l' immigration en termes de déficit pour la France est alors l' expression même du racisme… et cela même si ces afroasiates nazislamistes en particulier se livrent à des activités clandestines particulièrement rentables tant dans le commerce des produits inscrits au tableau B que dans la fourniture de main d' œuvre avec l' esclavage moderne, un terme élégant désignant désormais l' esclavage traditionnel tant au cœur des capitales européennes qu' en Mauritanie, au Sénégal ou en Arabie Saoudite ou ailleurs encore ! Comme il n' est guère bon de s' étendre sur cette liste de crimes… des fois que votre serviteur la rallonge… cela irait à contresens…

Les articles de Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS, descendant direct du Contrôleur Général des Finances de Louis XIV allié des Colbert, sont évoqués tout comme les articles de Paul GARD mais, finalement, il paraît préférable d' aller plus loin… Après une moue obligée sur les chroniques de Michel de PONCINS, les articles de Présent et ceux des Pieds Noirs et Harkis, les Piqûres de rappel " Saviez-vous que… " paraissent être l' arme fatale qui abattra votre serviteur… or il s' agit d' une liste d' articles de presse déjà publiée à maintes reprises dans différentes éditions du Pilori… et voilà l' effet d' un caillou qui se ruine dans la mare par le fond…
La bonne affaire pourrait être cette une de couverture d' Israël Magazine célébrant le 60e anniversaire d' Israël… il ne manquait plus que cela pour offenser tous les nazislamistes de France et de Navarre! Ben oui, Le Pilori s' honore de compter de très nombreux lecteurs de confession juive en France et même en Israël où il lui est arrivé d' être hébergé à l' occasion, notamment pendant les attaques de hackers… et Le Pilori est heureux de soutenir Israël… n'en déplaise aux nazislamistes… toujours restés à l' alliance des pestes brune, rouge et verte comme au temps du chancelier Hitler et du grand mufti de Jérusalem Al Husseini père du terroriste Yasser Arafat… cf. photos sur différentes éditions du Pilori et de ses annexes…
Les articles de Charles DALGER n' ont guère plu… surtout Racailles, pourritures, etc… mais les enquêteurs ont jugé prudent et judicieux de ne pas trop approfondir... car les renversements de charges sont si nombreux depuis le début… alors le courroux du politiquement correct s' est abattu sur l' Ange de Service et le Remue-…méninges… faire preuve de religion catholique, traditionaliste qui plus est, est le crime républicain parfait… et ce d' autant plus qu' il est rehaussé par une NDLR de votre serviteur placée sous différents articles de cette édition fort peu agréable pour les afroasiates nazislamistes en particulier au bilan particulièrement lourd à ce moment là : sauvage agression du jeune Rudy de confession juive à Paris, près de 600 véhicules brûlés du 13 au 15 juillet, plus de 2000 incendies criminels dans le 9-3, le gymnase neuf de 8000 m2 de Gonesse détruit par le feu, l' espace culturel de Melun incendié et détruit… et tout à l' avenant un peu partout en France… après la destruction du centre de rétention administrative de Vincennes (280 places) avec très certainement la complicité de RESF favorisant, en violation de la loi, la clandestinité et le maintien en France des afroasiates, nazislamistes en particulier, en situation irrégulière.
Vient alors le tour d' André DUFOUR d' être tancé pour ses articles sur Liberty Vox aux illustrations fort offensantes et politiquement très incorrectes… mais finalement de crainte que le sujet ne s' envenime aussi, les censeurs de la pensée s' interrogent alors sur le dessin figurant le prophète de cette pseudo religion d' amour, de paix et de tolérance qu' est l' islam interrogeant si Paris brûle et les nazislamistes qui " lovent " allah lui répondent " ja mein fuhrer ", dessin en illustration des insurrections nazislamistes en 2005 sur la Lettre du Front National des Landes à l' époque et légalement déposée en préfecture, en mairies et à la Bibliothèque Nationale… encore une occasion manquée !
En désespoir de cause, l' examen s' achève avec les communiqués de Solidarité Des Français et de Nissa Rebela qui seraient des organisations subversives… réponse : pourtant légalement déclarées en préfecture et dont les dirigeants sont bien connus de la Préfecture de Police de Paris et de la Préfecture de Nice… pourquoi n' aurait-on pas le droit d' offrir une bonne soupe populaire identitaire gauloise au lard et avec plein de cochonnailles (cf. le Traité de la cochonnerie de Blaise PASCAL) lorsque d' autres ne se privent pas de faire la promotion de la chorba ???

Au total, un dossier vide sur toutes les accusations à la charge du fondateur du Pilori qui s' est contenté d' énumérer des crimes et délits commis par des afroasiates nazislamistes en particulier, de les commenter, de demander leur juste châtiment et d' expliquer pourquoi il est contre cette invasion visant à la substitution des populations de souches européennes par ces populations exotiques, incultes et sauvages -à de très rares exceptions individuelles près- souvent importées à la demande du grand patronat et des multinationales maçonniques sataniques toujours avides de profits rapides et cela sans porter aucun jugement de valeur sur telle ou telle race qui serait prétendument inférieure, égale ou supérieure à telle autre… problématiques " scientifiques " qui ne sont pas du ressort du Pilori et ne l' intéressent guère même si tout le monde admet que l' espèce humaine compte plusieurs races au nombre au demeurant indéterminé et qu' il n' y a guère que les affiliés à la secte noire maçonnique satanique mondialiste qui rêvent encore à la création d' un homme nouveau unique survivant comme le fuhrer Hitler et son docteur Mengelé… tous deux de sinistre mémoire. Qu' il en résulte en dommage collatéral de la haine raciale est un risque pris par les auteurs de ces délits et crimes, auteurs qui témoignent sans cesse depuis des décennies leur haine raciale à l' égard des Blancs, des Européens, des Catholiques, des Juifs… des Français, de la France et des Forces de l' Ordre… les traitant même de " sous-chiens " à la télévision* et l' actuel locataire précaire de l' Elysée de " sale juif "…

Si le dossier est vide sur le fond des accusations d' apologie du racisme et de la haine raciale, il est aussi foireux en droit et dans la forme. Après cette audition devenue interrogatoire, voici une excellente allocution sur la stupidité des nazislamistes: http://www.dailymotion.com/video/x68kgc_pat-condell-lislam-nest-pas-victime_news par Pat CONDELL (sous titrée en Français) toujours aussi percutante à l' égard de l' islamisation.

Fernand CORTES de CONQUILLA
Détenu politique

* Les Indigènes de la République et les ''souchiens'', avec Hortefeux (Radio J Forum Haziza 15-6-08)... Ne pas oublier de lire les commentaires en dessous la vidéo http://www.dailymotion.com/related/x475vt_racisme-antiblancs-souschiens_politics/video/x5slf4_hortefeux-vs-bouteldjaradio-j15608_news Un extrait du '' Forum '' de Radio J. Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, etc., est interrogé par Eric Mandonnet (L’Express) au sujet d’une expression que Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République, utiliserait régulièrement. Et voilà ce qui arrive à une équipe de Canal+ désirant faire un reportage sur une madrassa (école de coraneries) installée dans un château aux alentours de Melun: http://veille-education.org/post/2008/07/02/Une-ecole-privee-comme-on-sen-passerait2 cela dans le cadre du CFCM (conseil français du culte musulman) du nabot cocu de l' Elysée... au fait qui a payé le château en cause? avec quels fonds en provenance d' où? et combien?

N.B.: Et pendant ce temps là où les clowns en bleu -comme les appelait le Pr Loïc LE RIBAULT, découvreur et metteur au point du G5 et à ce titre bienfaiteur de l' humanité- obéissent aux ordres des affiliés à la secte noire maçonnique satanique en harcelant et persécutant les Gaulois et particulièrement les Résistants, les nazislamistes continuent leurs exactions! C' est ainsi que ce mardi 12 août,vers 1h04, 3 fellaghas ont violement heurté la grille de la place Sylvain Dumon... mais point de clowns en bleu pour constater ce délit... des fois qu' ils se fassent caillasser par ces racailles... il vaut mieux se tenir au loin... les gardes à vue des Gaulois et leurs interrogatoires sont nettement moins risqués...
Après cela, l' INED essaie de faire avaler aux citoyens que la croissance démographique dépend fort peu de l' immigration... et essaie de faire croire à un arrêt voire à un départ des immigrés en indiquant un solde net qui est faux car sont comptés en départs les Français partant dans d' autres pays civilisés et non en décadence comme la France du fait même de l' immigration... De l' intox! Que de l' intox! Les régularisés et naturalisés ne sont plus comptabilisés comme immigrés... les enfants d' immigrés jusqu' à plus de 12/femme et souvent plusieurs femmes à la fois ne sont plus comptés comme immgrés... Comparer les immigrés d' avant 1970 avec ceux d' après c' est mélanger les torchons et les serviettes: ceux d' avant 1970 étaient Européens et Chrétiens facilement assimilables même en temps de crise économique et sociale... ceux d' après 1970 sont asiatiques et surtout africains et souvent islamistes... INASSIMILABLES et ININTEGRABLES!!! Cf Le Figaro du 20août 2008 au sujet des coraneries de l' INED... et la vidéo de Jean-François KAHN qui ne peut être suspecté d' être raciste ou d' extrême-droite: http://www.dailymotion.com/relevance/search/jf+kahn+immigration/video/x3a9m_13112005-jf-kahn-sur-limmigration_news par ailleurs, si l' immigration n' a aucune influence sur la croissance démographique, autant renoncer à l' immigration et renvoyer les immmigrés chez eux et en finir avec le stupide et abject droit du sol! De même Eric ZEMMOUR qui n' est guère plus suspect dans ces domaines parle très durement de l' immigration et de son objectif: http://www.dailymotion.com/relevance/search/zemmour%2Bimmigration/video/x5iet0_limmigration-pour-faire-baisser-les_news

 

Et pour faire plaisir aux gens politiquement corrects en les mettant hors d' eux dans tous elurs états de vierges effarouchées par les vérités qui les dérangent et poussant des cris d' orfraie contre l' apologie du racisme et de la haine raciale ainsi que la discrimination négative, voici quelques morceaux choisis d elittérature anlaise par Ench POWEL... voici déjà 40 ans...

 

« Des fleuves de sang »

Discours d’ Enoch Powell du 20 avril 1968

La fonction suprême de l’ homme d’ Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. Il rencontre dans cette tâche des obstacles profondément ancrés dans la nature humaine. L’ un d’ entre eux est qu’ il est d’ évidence impossible de démontrer la réalité d’ un péril avant qu’ il ne survienne: à chaque étape de la progression d’ un danger supposé, le doute et le débat sont possibles sur son caractère réel ou imaginaire. Ces dangers sont en outre l’ objet de bien peu d’ attention en comparaison des problèmes quotidiens, qui sont eux incontestables et pressants: d’ où l’ irrésistible tentation pour toute politique de se préoccuper du présent immédiat au détriment de l’ avenir. Par-dessus tout, nous avons également tendance à confondre la prédiction d’ un problème avec son origine, ou même avec le fauteur de trouble. Nous aimons à penser: « Si seulement personne n’ en parlait, sans doute rien de tout cela n’ arriverait…».

Cette habitude remonte peut-être à la croyance primitive que le mot et la chose, le nom et l’ objet, sont identiques. Dans tous les cas, l’ évocation des périls à venir, graves mais évitables (si l’ on s’ attache à les résoudre), est la tâche la plus impopulaire de l’ homme politique. La plus nécessaire aussi. Mais la moins effectuée puisqu’ au contraire il s’ agit systématiquement de rassurer les populations concernées afin de sauvegarder ses chances d’ être réélus (es).

Les hommes politiques qui s’ y soustraient en connaissance de cause méritent — et reçoivent d’ ailleurs fréquemment — les critiques de leurs successeurs. Il y a 1 à 2 semaines, je discutais dans ma circonscription avec un homme d’ une quarantaine d’ années qui travaille dans l’ une de nos entreprises nationalisées. Après quelques mots sur la pluie et le beau temps, il me dit soudainement: « Si j’ avais les moyens, je quitterais le pays. » Je lui fis quelques reproches, lui faisant remarquer que le gouvernement actuel ne durerait pas éternellement. Mais il n’ y prêta pas attention et poursuivit: « J’ ai trois enfants. Ils ont tous le bac [grammar school], deux d’ entre eux sont mariés et ont une famille. Mais je ne serai heureux que lorsque je les aurai tous vu partir à l’ étranger. Dans ce pays, dans 15 à 20 ans, les noirs domineront les blancs. »

J’ entends déjà les cris d’ orfraie. Comment puis-je dire une chose aussi horrible? Comment puis-je jeter le trouble et déchaîner les passions en relatant une telle conversation? Ma réponse est que je m’ interdis de ne pas le faire. Dans ma propre ville, au grand jour, un brave et honnête compatriote me dit à moi, son député, qu’ il ne fera pas bon vivre dans son pays pour ses propres enfants. Je n’ ai tout simplement pas le droit de hausser les épaules et de passer à autre chose. Ce que dit cet homme, des milliers, des centaines de milliers de gens le pensent et le disent. Peut-être pas dans tout le pays, mais partout où s’ opère la transformation radicale à laquelle nous assistons aujourd’ hui, et qui n’ a aucun parallèle connu en 1000 ans d’ histoire.

Sur la lancée actuelle, dans 15 ou 20 ans, il y aura en Grande-Bretagne, en comptant les descendants, 3,5 millions d’ immigrés du Commonwealth. Ce chiffre n’ est pas de moi: c’ est l’ évaluation officielle donnée au Parlement par les bureaux de l’ état-civil. Il n’ y a pas de prévision officielle semblable pour l’ an 2000, mais le chiffre avoisinera les 5 à 7 millions, soit environ un dixième de la population, quasiment l’ équivalent de l’ agglomération londonienne. Cette population ne sera bien sûr pas uniformément répartie du nord au sud et d’ est en ouest. Dans toute l’ Angleterre, des régions entières, des villes, des quartiers, seront entièrement peuplés par des populations immigrées ou d’ origine immigrée.

Avec le temps, la proportion des descendants d’ immigrés nés en Angleterre, et donc arrivés ici comme nous, augmentera rapidement. Dès 1985, ceux nés en Angleterre [par rapport à ceux nés à l' étranger] seront majoritaires. C’ est cette situation qui demande d’ agir avec la plus extrême urgence, et de prendre des mesures qui, pour un homme politique, sont parmi les plus difficiles à prendre, car ces décisions délicates sont à considérer dans le présent, alors que les dangers à écarter, ou à minimiser, ne se présenteront qu’ aux élus des générations futures.

Lorsqu’ un pays est confronté à un tel danger, la première question qui se pose est celle-ci: « Comment réduire l’ ampleur du phénomène? » Puisqu’ on ne peut entièrement l’ éviter, peut-on le limiter, sachant qu’ il s’ agit essentiellement d’ un problème numérique? Car en effet, l’ arrivée d’ éléments étrangers dans un pays, ou au sein d’ une population, a des conséquences radicalement différentes selon que la proportion est de 1% ou 10%.

La réponse à cette simple question est d’ une égale simplicité: il faut stopper, totalement ou presque, les flux d’ immigration entrants et encourager au maximum les flux sortants. Ces deux propositions font partie de la plate-forme officielle du Parti Conservateur.

Il est à peine concevable qu’ en ce moment même, rien qu’ à Wolverhampton, entre 20 et 30 enfants immigrés supplémentaires arrivent chaque semaine de l’ étranger, soit 15 à 20 familles supplémentaires dans 10 ou 20 ans. « Quand les Dieux veulent détruire un peuple, ils commencent par le rendre fou » dit le dicton, et assurément nous devons être fous, littéralement fous à lier, en tant que nation, pour permettre chaque année l’ arrivée d’ environ 50 000 personnes à charge et qui plus tard accroîtront la population d’ origine immigrée.

J’ ai l’ impression de regarder ce pays élever frénétiquement son propre bûcher funéraire. Nous sommes devenus fous au point de permettre à des célibataires d’ immigrer ici dans le but de fonder une famille avec des conjoints ou des fiancés qu’ ils n’ ont jamais vus. Ne croyez pas que cet afflux de population diminuera de lui-même.

Bien au contraire. Même au rythme actuel de 5 000 admissions par an et par quota, ce chiffre est suffisant pour faire croître le nombre de personnes à charge de 25 000 par an, et à l’ infini, sans compter l’ immense réservoir des liens familiaux existant avec le pays d’ origine – et tout cela sans parler de l’ immigration clandestine. Dans de telles circonstances, la seule mesure adaptée est de réduire, toutes affaires cessantes, le rythme de l’ immigration jusqu’ à des chiffres négligeables, et de prendre sans délai les mesures législatives et administratives qui s’ imposent.

J’ en viens maintenant au retour au pays. Si toute immigration cessait demain, la croissance de la population immigrée ou d’ origine immigrée serait substantiellement réduite, mais l’ importance numérique de ces populations ne modifierait pas les fondamentaux du danger qui nous préoccupe. Et cet aspect du problème ne peut être traité que lorsqu’ une proportion importante des populations immigrées est encore composée de personnes arrivées récemment, durant les 10 dernières années. D’ où l’ urgence de mettre en oeuvre dès aujourd’ hui ce second volet de la politique du Parti conservateur: encourager la ré-émigration. Personne n’ est en mesure d’ estimer le nombre de ceux qui, moyennant une aide généreuse, choisiraient soit de retourner dans leur pays d’ origine, soit d’ aller dans d’ autres pays désireux de recevoir main d’ oeuvre et savoir-faire. Personne ne le sait, car jusqu’ à présent, aucune politique de cet ordre n’ a été mise en oeuvre. Tout ce que je puis dire, c’ est qu’ actuellement encore, des immigrés de ma circonscription viennent me voir de temps à autre pour me demander de bénéficier d’ une aide au retour. Si une telle politique était adoptée et mise en place, avec la détermination que justifie la gravité de la situation, les flux sortants pourraient sensiblement modifier les perspectives d’ avenir.

Le troisième volet de la politique du Parti Conservateur est l’ égalité de tous devant la loi: l’ autorité publique ne pratique aucune discrimination et ne fait aucune différence entre les citoyens. Ainsi que M. Heath [leader du parti conservateur] l’ a souligné, nous ne voulons pas de citoyens de première ou de seconde «classe». Mais cela ne doit pas signifier pour autant quun immigré ou ses descendants doivent disposer d’ un statut privilégié ou spécifique, ou qu’ un citoyen ne soit pas en droit de discriminer qui bon lui semble dans ses affaires privées, ou qu’ on lui dicte par la loi ses choix ou son comportement.

Il n’ y a pas plus fausse appréciation de la réalité que celle entretenue par les bruyants défenseurs des lois dites « contre les discriminations ». Que ce soit nos grandes plumes, toutes issues du même moule, parfois des mêmes journaux qui, jour après jour dans les années 30, ont tenté d’ aveugler le pays face au péril croissant qu’ il nous a fallu affronter par la suite. Ou que ce soit nos évêques calfeutrés dans leurs palais à savourer des mets délicats, la tête dissimulée sous les draps. Ces gens-là sont dans l’ erreur, dans l’ erreur la plus absolue, la plus complète. Le sentiment de discrimination, de dépossession, de haine et d’ inquiétude, ce ne sont pas les immigrés qui le ressentent, mais bien ceux qui les accueillent et doivent continuer à le faire. C’ est pourquoi voter une telle loi au Parlement, c’ est risquer de mettre le feu aux poudres. Le mieux que l’ on puisse dire aux tenants et aux défenseurs de cette loi, c’ est qu’ ils ne savent pas ce qu’ ils font.

Rien n’ est plus trompeur que de comparer la situation de l’ immigré du Commonwealth [ancien empire britannique] qui arrive en Grande-Bretagne avec celle du noir américain. Les noirs, qui étaient déjà présents avant que les Etats-Unis ne deviennent une nation, ont d’ abord été des esclaves, au vrai sens du terme. Le droit de vote, et d’ autres, leur ont été accordés seulement par la suite, droits qu’ ils ne sont parvenus à exercer que peu à peu, et encore incomplètement. L’ immigré du Commonwealth lui, est arrivé en Grande-Bretagne comme citoyen à part entière, dans un pays qui ne pratique pas la discrimination, un pays où il obtient immédiatement les mêmes droits que tout le monde, du droit de vote à la gratuité des soins de la Sécurité sociale. Les difficultés rencontrées par les immigrés ne proviennent ni des lois, ni de la politique du gouvernement ou de l’ administration, mais de leur situation personnelle, et des événements fortuits qui font, et feront toujours, que le destin et l’ expérience d’ un homme ne sont pas ceux d’ un autre.

Mais alors qu’ arriver en Grande-Bretagne signifie pour le migrant accéder à des privilèges et à des équipements ardemment recherchés, l’ impact sur la population autochtone du pays est bien différent. Pour des raisons qu’ ils ne comprennent pas, en application de décisions prises à leur insu, pour lesquelles ils ne furent jamais consultés, les habitants de Grande-Bretagne se retrouvent étrangers dans leur propre pays.

Leurs femmes ne trouvent pas de lits d’ hôpital pour accoucher, leurs enfants n’ obtiennent pas de places à l’ école, leurs foyers, leurs voisins, sont devenus méconnaissables, leurs projets et perspectives d’ avenir sont défaits. Sur leurs lieux de travail, les employeurs hésitent à appliquer au travailleur immigré les mêmes critères de discipline et de compétence qu’ au Britannique de souche. Ils commencent à entendre, au fil du temps, des voix chaque jour plus nombreuses qui leur disent qu’ ils sont désormais indésirables.

Et ils apprennent aujourd’ hui qu’ un privilège à sens unique va être voté au Parlement. Qu’ une loi qui ne peut, ni n’ est destinée à les protéger, ni à répondre à leurs doléances, va être promulguée. Une loi qui donnera à l’ étranger, au mécontent, à l’ agent provocateur, le pouvoir de les clouer au pilori pour des choix d’ ordre privé.

Parmi les centaines de lettres que j’ ai reçues après m’ être exprimé sur ce sujet il y a 2 ou 3 mois, j’ ai remarqué une nouveauté frappante, et je la trouve de très mauvaise augure. Les députés ont l’ habitude de recevoir des lettres anonymes, mais ce qui me surprend et m’ inquiète, c’ est la forte proportion de gens ordinaires, honnêtes, avisés, qui m’ écrivent une lettre souvent sensée, bien écrite, mais qui préfèrent taire leur adresse. Car ils craignent de se compromettre ou d’ approuver par écrit les opinions que j’ ai exprimées. Ils craignent des poursuites ou des représailles si cela se savait. Ce sentiment d’ être une minorité persécutée, sentiment qui progresse parmi la population anglaise dans les régions touchées du pays, est quelque chose d’ à peine imaginable pour ceux qui n’ en ont pas fait directement l’ expérience. Et je vais donner l’ occasion à l’ une de ces personnes de parler à ma place:

« Il y a 8 ans, dans une rue paisible de Wolverhampton, une maison a été vendue à un noir. Aujourd’ hui, il ne reste plus dans cette rue qu’ une femme blanche, une retraitée, et voici son histoire: cette femme a perdu son mari et ses deux fils, morts à la Guerre. Elle a transformé sa maison de 7 pièces, son seul bien, en chambres à louer. Elle y a mis toute son énergie et elle a bien réussi, remboursant son emprunt et commençant à épargner pour ses vieux jours. Puis des immigrés sont venus s’ installer. Avec une appréhension croissante, elle a vu les maisons se faire racheter les unes après les autres. La rue, autrefois paisible, est devenue bruyante et chaotique. A regret, elle a vu ses locataires blancs partir un à un.

Le lendemain du jour où son dernier locataire est parti, elle a été réveillée à 7 heures du matin par deux hommes noirs qui, disaient-ils, voulaient utiliser son téléphone pour appeler leur employeur. Elle a refusé, comme elle aurait refusé à n’ importe qui à cette heure matinale. Elle a alors été injuriée. Sans la chaîne qui bloquait sa porte, elle a craint d’ être agressée. Depuis, des familles d’ immigrés ont essayé de lui louer des chambres, mais elle a toujours refusé. Ses petites économies se sont épuisées, et après avoir payé ses impôts, il ne lui reste que 2 livres par semaine. Elle a demandé une réduction d’ impôts et a été reçue par une jeune femme qui, voyant qu’ elle possédait une maison de 7 pièces, lui a conseillé d’ en louer une partie. Quand elle a répondu que les seuls locataires qui se présentaient étaient noirs, la jeune employée lui a répondu: « Les préjugés raciaux ne vous mèneront nulle part dans ce pays. » Elle est rentrée chez elle

Le téléphone est son seul lien avec l’ extérieur. Sa famille paye la facture, et l’ aide autant qu’ elle peut. Des immigrés lui ont proposé d’ acheter sa maison, pour un prix que les acheteurs potentiels pourraient récupérer en la louant en quelques semaines, ou du moins en quelques mois. Elle a désormais peur de sortir. Ses fenêtres sont cassées. Elle trouve des excréments dans sa boîte aux lettres. Quand elle sort faire ses courses, elle est suivie par de charmants petits noirs, très souriants. Ils ne parlent pas un mot d’ anglais, mais il existe un mot qu’ ils connaissent très bien: « Raciste! » scandent-ils derrière elle. Lorsque cette nouvelle loi sur les relations interraciales sera votée, cette femme est convaincue qu’ elle ira en prison. A-t-elle tort? Je commence moi aussi à me poser la question…

L’ autre dangereuse chimère de ceux qui sont aveugles aux réalités peut se résumer au mot « intégration ».

Être intégré, c’ est ne pas se distinguer, à tous points de vue, des autres membres d’ une population. Et de tout temps, des différences physiques évidentes, particulièrement la couleur de peau, ont rendu l’ intégration difficile, bien que possible avec le temps. Parmi les immigrés du Commonwealth venus s’ installer ici depuis 15 ans, il existe des dizaines de milliers de personnes qui souhaitent s’ intégrer, et tous leurs efforts tendent vers cet objectif. Mais penser qu’ un tel désir est présent chez une vaste majorité d’ immigrés ou chez leurs descendants est une idée extravagante, et dangereuse de surcroît.

Nous sommes arrivés à un tournant. Jusqu’ à présent, la situation et les différences sociales ont rendu l’ idée même d’ intégration inaccessible: cette intégration, la plupart des immigrés ne l’ ont jamais ni conçue ni souhaitée. Leur nombre et leur concentration ont fait que la pression vers l’ intégration qui s’ applique d’ habitude aux petites minorités, n’ a pas fonctionné. Nous assistons aujourd’ hui au développement de forces qui s’ opposent directement à l’ intégration, à l’ apparition de droits acquis qui maintiennent et accentuent les différences raciales et religieuses, dans le but d’ exercer une domination, d’ abord sur les autres migrants et ensuite sur le reste de la population. Cette ombre, au départ à peine visible, obscurcit le ciel rapidement. Et on la perçoit désormais à Wolverhampton. Elle donne des signes d’ expansion rapide. Les mots que je vais citer ne sont pas les miens, je les reprends tels quels de la presse locale du 17 février [1968], ils sont d’ un député travailliste, ministre du gouvernement actuel: « Il faut déplorer la campagne menée par la communauté Sikh pour conserver des coutumes inadéquates. Ils travaillent en Grande-Bretagne, dans la fonction publique qui plus est. Ces personnes doivent accepter les conditions liées à leur emploi. Réclamer des droits particuliers pour leur communauté (ou devrait-on parler de rites?) mène à un dangereux clivage au sein de la société. Ce communautarisme est un chancre: qu’ il soit revendiqué par un camp ou par un autre, il faut le condamner sévèrement. » Il faut remercier John Stonehouse pour sa lucidité et pour avoir eu le courage d’ évoquer ce sujet.

Le projet de Loi sur les Relations Raciales constitue le terreau idéal pour que ces dangereux éléments de discorde prospèrent. Car voilà bien le moyen de montrer aux communautés d’ immigrants comment s’ organiser et soutenir leurs membres, comment faire campagne contre leurs concitoyens, comment intimider et dominer les autres grâce aux moyens juridiques que les ignorants et les mal-informés leur ont fournis.

Je contemple l’ avenir et je suis rempli d’ effroi. Comme les Romains, je vois confusément « le Tibre écumant de sang ». Ce phénomène tragique et insoluble, nous l’ observons déjà avec horreur outre-Atlantique, mais alors que là-bas il est intimement lié à l’ histoire de l’ Amérique, il s’ installe chez nous par notre propre volonté, par notre négligence. Il est déjà là. Numériquement parlant, il aura atteint les proportions américaines bien avant la fin du siècle. Seule une action résolue et immédiate peut encore l’ empêcher. Je ne sais si la volonté populaire exigera ou obtiendra de telles mesures. Mais ce que je sais, c’ est que se taire devant cette situation serait une trahison majeure.

Enoch POWEL
Ancien député conservateur tory de Sa Très Grâcieuse Majesté la Reine d' Angleterre

Edifiant, non? Ce texte a été écrit en 1968. Enoch Powel est mort en 1988.
Alors qu’ en 1968, le gouvernement travailliste s’ apprête à voter des lois contre la discrimination raciale, Enoch Powell, figure majeure du parti conservateur, respecté de tous pour son intégrité, prononce — sans consulter son parti — un discours sur l’ immigration qui enflamme le pays. Ce discours du 20 avril 1968 marque un tournant dans l’ histoire politique de la Grande-Bretagne.
A la suite de ses déclarations, Enoch Powell est exclu du "Shadow Cabinet" (les conservateurs sont alors dans l’ opposition). Une véritable fièvre s’ empare du pays et un élan populaire massif lui apporte son soutien. Powell reçoit 100.000 lettres dont seule une infime partie lui est hostile. Toutes réclament la fin de l’ immigration. Un mouvement anti-raciste nait en réaction et se manifeste avec une égale ardeur.
A la suite de remous importants et de l’ élection en 1970 d’ Edward Heath au poste de 1er ministre, la brillante carrière politique de Powell s’ achève. Tournant le dos à la volonté populaire, les gouvernements successifs s’ engagent dans une voie opposée à celle défendue par Powell: c’ est l’avènement du multi-culturalisme qui, théorisé, devient la politique officielle de la Grande-Bretagne.
Nous en connaissons les résultats en 2008.

In Terre & Peuple

NDLR: les lecteurs se reporteront avec intérêt à l' étude de Jean-Paul GOUREVITCH pour Contribuables Associés sur le coût de l' immigration en France: à hauteur des 3/4 du déficit public français et réduit la croissance du PIB des deux tiers, des dizaines de milliards d' euros chaque année! Cf. Le Pilori 2008-04 d' avril, Le Pilori 2008-05 de mai, Le Le Pilori 2008-06 de juin et Le Pilori 2008-07 de juillet et dénoncer ces coûts et les délits et les crimes commis par les immgrés afroasiates nazislamistes en particulier revient à maintenant à faire l' apologie du racisme et de la haine raciale. Soit. Chacun doit s' en enorgueillir! Pour Maurice Allais, prix Nobel d' Economie en 1988, l' immigration constitue pour la France un "intolérable fardeau"...! Pour Jacques MARSEILLE, Universitaire, les colonies ont coûté très cher à la France et aux pays colonisateurs tant financièrement qu' économiquement et humainement: les pays colonisateurs ne doivent donc rien aux pays colonisés etc e sont ces derniers qui doivent énormément aux pays colonisateurs!

Quelques chiffres qui dérangent en matière d' immigration, afroasiate nazislamiste en particulier, et encore les clandestins ne sont pas pris en considération alors qu' ils sont certainement bien plus nombreux encore:
La France compte 6.868.000 immigrés, soit 11 % de la population métropolitaine
L’ immigration réduit des deux tiers la croissance du PIB
Le coût de l’ immigration en France est de 71,76 milliards d’ euros
Les recettes liées à l’ immigration en France sont de 45,57 milliards d’ euros
Le déficit dû à l’ immigration et supporté par les contribuables est de 26,19 milliards d’ euros
Lorsqu’ une personne immigrée ne repart pas dans son pays d’ origine à la fin de son contrat de travail, c’ est l’ Etat (le contribuable) qui prend en charge le coût des prestations sociales
Les immigrés extra-européens et leurs descendants perçoivent 22 % des prestations sociales
Le coût unitaire des demandes d’ asile est de 15.000 euros
La plupart des dépenses d’ immigration ne relèvent pas du ministère de l’ Immigration de Brice Hortefeux
Les dépenses sécuritaires liées à l’ immigration s’ élèvent à 5,2 milliards d’ euros
Le travail au noir concerne au minimum 500.000 personnes immigrées et représentent un manque à gagner pour l’ Etat de 3,810 milliards d’ euros
65 à 90 % des prostituées sont étrangères
Le taux de chômage des immigrés et le double de celui des non immigrés
Les prestations sociales constituent 14 % du revenu moyen des ménages immigrés contre 5 % pour les ménages non immigrés

http://www.contribuables.org/publications/les-monographies/le-cout-reel-de-l-immigration-en-france/

Pour tous ceux qui sont épris des libertés fondamentales de critique, de diffusion, d' expression, d' opinion, de pensée, Rendez-vous au tribunal correctionnel de Montauban, place du Coq, le mardi 30 septembre 2008 à 14 h!

Tous ensemble contre les envahisseurs afroasiates nazislamistes en particulier! Avec nos amis Corses, nous disons: arabi fora! negri fora! masoni fora!

Vive la Croisade de Reconquête!!!


la hausse du pouvoir d' achat selon Sarkozy le nabot cocu de l' Elysée... de la part du percepteur gabelou de Valence d' Agen

 

Les méfaits de la mondialistation maçonnique satanique par les délocalisations

Le Pilori 2008-07 de juillet expliquait notamment combien l' immigration et les centres d' appel délocalisés à l' étranger notamment en ZAfrique étaient nuisibles pour la France et les Français en termes d' emplois et de pouvoir d' achat. Voici l' argumentation marocaine en direction des entreprises françaises et européennes afin de les inciter à se délocaliser au Maroc!

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From: EURODEFI
Sent: Wednesday, August 27, 2008 1:22 AM
Subject: ATTRACTIVITÉ DU MAROC : LA PREUVE PAR LES DIVIDENDES DES FILIALES

ATTRACTIVITÉ DU MAROC: LA PREUVE PAR LES DIVIDENDES DES FILIALES.

Tout au long de notre expérience de consultants dans l’ accompagnement des investisseurs étrangers au Maroc, nous avons observé que les sociétés qui éprouvaient des difficultés en Europe ont pu redresser leur situation financière grâce à la création d’ une filiale au Maroc. La filiale peut être de production de biens ou de services (transformation, valorisation, conception de logiciels, centres d’ appels, traitement de données…), ou bien commerciale.

En plus des ressources humaines de qualité dont dispose le Maroc, le pays est doté d’ une législation fiscale stable qui sécurise et encourage les investissements.

Fiscalité comparée des investisseurs européens au Maroc

SMIC €

Impôt sur le revenu (taux marginal)

Impôt sur les sociétés

TVA

Charges sociales patronales

France

8,44

51 %

34,43 % ou 15,45 % pour PME

19,6 %

45,4 %

Espagne

4,41

45 %

35 %

16 %

30,15 %

Italie

5,96

45 %

33 %

20 %

42,97 %

Portugal

3,11

40 %

25 %

19 %

23,75 %

Allemagne

12

42 %

25 %

16 %

42 %

Angleterre

9

40 %

32,75 %

17,5 %

12 %

Maroc

0,85

Salires: 42 % Dividendes: 10 %

0 % Stés export et 30 % en local

20 % + exo/immos 24 premiers mois

19,7 %

En considérant la moyenne européenne de ces paramètres et en les appliquant à une société qui réalise le même chiffre d’ affaires au Maroc et en Europe, nous obtenons:

Europe

Maroc

Maroc entreprise exportatrice

chiffre d' affaires

1 000 000

1 000 000

1 000 000

marchandises

350 000

350 000

350 000

droits de douanes et fret

52 000

17 500

salaires nets

150 000

21 429

21 429

charges sociales

78 000

4 714

4 714

loyer

120 000

60 000

60 000

amortissement

30 000

30 000

30 000

frais divers

18 000

12 000

12 000

total des charges

746 000

530 643

495 643

résultat

254 000

469 357

504 357

impôt sur les sociétés

84 658

140 807

résultat net

169 342

328 550

504 357

coefficient bénéfice Maroc/Europe

2

3

impôt sur les dividendes

64 350

32 855

50 436

dividendes nets

104 992

295 695

453 921

coefficient dividendes Maroc/Europe

2

2,82

4,32

Il en ressort que les capitaux étrangers investis au Maroc dégagent le double des bénéfices qui auraient été dégagés en Europe et le triple quant il s’ agit de société exportatrice. Quant aux dividendes, ils atteignent jusqu’ à 4,32 fois ceux réalisés en Europe et davantage pour les services exportés.

Abdelaziz ARJI www.eurodefis.com

Il est inutile de rajouter les coordonnées téléphoniques et postales au Maroc! C' est ainsi que disparaissent les emplois et la protection sociale des Français et des Européens! Qu' on se le dise! D' où l' intérêt de boycoter systématiquement toutes les entreprises utilisant les délocalistations et de la main d' oeuvre immigrée!

La France se caractérise depuis Valéry Giscard d' Estaing par la tenue de statistiques économiques démentes (dans tous les domaines y compris routières entièrement fausses). Entre autres, les agrégats composant le PIB incluent désormais depuis 30 ans l' ensemble de la dépense publique. De ce fait, chaque fois que des fonctionnaires sont embauchés, le PIB augmente. Cela fait donc 35 ans que je sais que la "Croissance" sacro-sainte française est totalement artificielle reposant en fait sur un accroissement de la charge fiscale. Chaque fois qu' on va diminuer les fonctionnaires, le PIB va diminuer = Récession!... Pour autant, une récession française n' est pas à analyser comme une crise mais comme un commencement de sevrage et le chemin vers la guérison de la mourante...
Globalement, depuis 1990, l’ emploi public a progressé de près de 21 %. Et 42,5 % de cette croissance est due à la fonction publique territoriale… (Statistique)
CQFD! Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

 

Admonestation à EDF

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From: Fernand CORTES de CONQUILLA
To: Caroline SKOCZKOWSKI ; Jean-Raphaël CORTIAL ; Alain TREMESAYGUES
Cc: Communication VALENCE d' AGEN ; Claudine CAMBON ; Nadine MIRAMONT ; Cias DEUX RIVES ; Mairie VALENCE d' AGEN
Sent: Saturday, August 23, 2008 12:42 PM
Subject: EDF

Madame Caroline SKOCZKOWSKI Médiation EDF Tél.: 01 56 65 11 11 courriel: caroline.skoczkowski@edfgdf.fr
Monsieur Jean-Raphaël CORTIAL EDF courriel: jean-raphael.cortial@edf.fr
Monsiuer Chritian KUYLE EDF Tél. (boîte vocale) 05 65 24 05 44
Monsieur Alain TREMESAYGUES EDF Résidentiel Tél. surtaxé: 0810 070 333 alain.tremesaygues@edf.fr
Mesdames Claudine CAMBON et Nadine MIRAMONT Conseil Général de la raie publique islamobananière de Tarn et Garonne Tél.: 05 63 21 42 00 courriel claudine.cambon@cg82.fr et nadine.miramont@cg82.fr
Madame N. BODO CAF Fonds Solidarité pour le Logement CG 82 Tél.: 05 63 21 07 95 courriel inconnu
Monsieur CIENCIA Directeur du Centre Intercommunal d' Action Sociale des Deux Rives Tél.: 05 63 29 92 13 courriel: cias@cc-deuxrives.fr
Monsieur Jacques Bousquet conseiller régional-maire de Valence d' Agen Tél.: 05 63 29 66 66 courriel: mairie@valencedagen.fr, secretariatgeneral@valencedagen.fr et communiccation@valencedagen.fr
Monsieur Max COURREGELONGUE directeur général des services du conseil général de la raie publique islamobananière de Tarn et Garonne Tél.: 05 63 91 82 00 courriel: mailbox over quota (fainéant? incompétent? ou les deux à la fois?)
Madame Catherine BOULANGER CAF Fonds Solidarité pour le Logement CG 82 Tél. surtaxé: 0820 25 82 10 (mais le 05 63 21 07 95 devrait faire l' affaire) courriel inconnu

Mesdames et messieurs les alvéopiges suprapigoflatulents d' EDF,

A la suite de votre lettre anonyme (votre conseiller EDF bleu ciel demandant la somme de 467,90 Eur sous peine de coupure le 24 août) ) du 14 août, je vous confirme ma lettre recommandée LR AR 1A 011 846 4878 du 14 juin 2008 à laquelle vous n' avez pas répondu (comme à mes précédentes lettres recommandées et courriers déposés contre récépissé à vos services de Valence d' Agen tout comme à mes précédents courriels... lettres recommandées et courriels en ligne sur les éditions concernées du Pilori) et que vous n' avez pas lue...

Lisez-la donc afin de comprendre que je ne paierai jamais ni les sommes contestées, ni les frais et pénalités et que je ne paierai la prochaine facture pour la période mai à octobre 2008 que si l' électricité n' est pas coupée ainsi que je l' ai toujours dit et écrit... et que vous en avez fait l' expérience à l' automne 2007 et ce du fait de votre violation de notre accord du printemps 2007.

En attendant, veuillez me verser mon indemnité de 2 millions d' Euros majorée de 5 millions d' Euros du fait de la molestation générée par votre lettre avant le 1er septembre 2008 midi sous peine de doublement à cette date en cas de retard.

Dans cette attente, le présent courriel est publié sur Le Pilori 2008-09 de septembre afin d' exposer votre fourberie maçonnique satanique et inciter les abonnés EDF à résilier leur abonnement au profit des fournisseurs alternatifs d' électricité.

Fernand CORTES

Valence d' Agen, le 14 juin 2008

31-32, place Sylvain Dumon
82400 Valence d' Agen

Tél. : 06 13 27 32 83

EDF : 23215 184 952 086 434

LR AR 1A 011 846 4878 1

EDF Service Clients

TSA 90211
86963 Futuroscope Chasseneuil du Poitou Cedex

Messieurs,

Je fais suite à votre lettre RA568163677FR des 26 et 27 mai 2008 me demandant de payer 498,50 Eur. sous peine de coupure à partir du 16 courant.

Je ne puis que vous renvoyer -pour résumer- à ma lettre recommandée LR AR 1A01184648774 du 17 mars 2008.

Depuis 19991, j' ai toujours payé mes factures semestrielles EDF-GDF jusqu' à ce que EDF-GDF cherche à m' imposer début 2006 différentes modifications unilatérales que je n' ai jamais acceptées et à me faire payer des frais et pénalités d' où le non-paiement des factures en mai 2006; à la demande d' EDF-GDF un dossier a été déposé aux services sociaux des Deux Rives à Valence d' Agen qui m' ont déclaré que j' avais droit à la prise en charge des factures EDF-GDF une fois tous les 2 ans; n' en ayant jamais bénéficié, le droit était donc ouvert -et ce d' autant plus que les consommations d' électricité des gens du voyage au camping municipal de Valence d' Agen derrière le stade n. 3 sont prises en charges par les services sociaux et les collectivités territoriales pour plusieurs milliers d' euros chaque mois- et j' ai utilisé les fonds que je cherchais pour le paiement des factures EDF-GDF sans frais ni pénalités à d' autres fins vivant avec une pension d' invalidité d' environ 205 Eur./mois depuis plus de 15 ans. Différents courriers ont été déposés contre accusé réception auprès de vos services rue Paul Riquet à Valence d' Agen et de très nombreux courriels ont été envoyés tant à Madame Caroline SKOCZKOWSKI Médiation EDF Tél.: 01 56 65 11 11 courriel: caroline.sloczkowski@edfgdf.fr, Monsieur Jean-Raphaël CORTIAL EDF courriel: jean-raphael.cortial@edf.fr, Monsieur Christian KUYLE EDF Tél. (boîte vocale) 05 65 24 05 44 et Monsieur Alain TREMESAYGUES EDF Résidentiel Tél. surtaxé: 0810 070 333 alain.tremesaygues@edf.fr, courriels auxquels il n' a jamais été répondu depuis leur envoi même si ces courriels ont été publiés sur mon site internet personnel Le Pilori réfugié à l' étranger. En mai 2007, il avait été convenu avec Mme C. SKOCZKOWSKI qu' en payant la dernière facture EDF de mai 200è pour 70,41 Eur. (donc hors des sommes précédentes litigieuses et des frais et pénalités : toutes sommes que je ne paierai jamais étant insolvable et insaisissable), l' électricité ne serait pas coupée : j' ai donc payé cette somme de 70,41 Eur. en mai 2007 et l' électricité a été coupée fin septembre 2007 EDF violant cet accord verbal… ayant été trompé par EDF, j' ai donc immédiatement annoncé que non seulement je ne paierai pas les sommes litigieuses en cause et les frais et pénalités mais que je ne paierai donc pas davantage la facture suivante de fin novembre-début décembre 2007 l' électricité ayant été coupée fin septembre 2007 malgré l' accord verbal conclu en mai 2007 et mon paiement de 70,41 Eur. que je n' aurais donc pas dû effectuer en mai 2007. Un nouveau dossier a été déposé aux services sociaux des Deux Rives à Valence d' Agen et j' ai bien précisé que je ne paierai jamais ni les sommes litigieuses, ni les frais et pénalitrés ; l' électricité a été rétablie fin novembre et j' ai donc annoncé que je paierai la prochaine facture de mai 2008 propre c' est à dire sans les sommes litigieuses et sans les frais et pénalités dans la mesure où l' électricité n' aura pas été coupée, par contre si elle est coupée, je ne la paierai jamais.

Ayant payé l' abonnement et la consommation depuis la remise en distribution de l' électricité fin novembre 2007 pour 30,60 Euros le 23 mai 2008, votre dernière lettre recommandée est mensongère en plus de ne point répondre à la mienne. Maintenant c' est à EDF de choisir : soit de couper l' électricité et de ne jamais rien encaisser en raison de mon insolvabilité et de mon insaisissabilité, soit de maintenir l' électricité et de percevoir le paiement de la facture de fin octobre-début novembre 2008 sans les sommes litigieuses et sans les frais et pénalités que je ne paierai jamais.

Toute coupure entraînera une publication sur mon site internet personnel Le Pilori réfugié à l' Etranger incluant un appel incitant les abonnés EDF à résilier leurs abonnements pour s' abonner auprès des fournisseurs alternatifs d' électricité et de gaz. Par ailleurs, désormais, les compteurs EDF-GDF seront accessibles aux personnels EDF-GDF uniquement deux fois par an: fin avril et fin novembre, ceci afin de ne pas être dérangé sans cesse… toute coupure à cette occasion entraînera ipso facto le non-paiement de la facture à venir début mai ou début décembre. Conformément à mon courriel du 19 mai 2008 à vos agents ci-dessus, vous me verserez donc la somme de un million d' Euros en monnaie légale ayant cours forcé avant le 30 juin 2008 sous peine de doublement à partir du 1er juillet 2008 à 00h00 ; tout autre dérangement avant fin octobre 2008 vous coûtera cinq millions d' Euros… en sus de la mauvaise réclame sur Le Pilori à chaque fois.

Avec mes sentiments les meilleurs,

 

 

  

Serviteur du Bien Public

Descendant du Contrôleur général de LOUIS XIV, je n' en parle que pour une seule raison: montrer ma résolution à mettre mes savoirs et expériences au Service du Bien public. Si ma ligne droite a emprunté parfois la même route que certains, il ne faut pas croire pour autant que je serai jamais aux ordres de quiconque. Chacun trouvera ici le chemin de la Vérité et de la Vie contre l’ ordre totalitaire.

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

NON DEFICIRE MINIME

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Frais forfaitaires et proportionnels

Les banques et la plupart des organismes asservissant la population pratiquent abusivement les frais forfaitaires, souvent en sus des frais proportionnels.

On se rappelle que, depuis 1980, la " bancarisation " générale des populations françaises, européennes de l' Ouest et américaines a fait des progrès tels que nous sommes passés, d' une situation des années soixante où le compte bancaire était une exception, à une banalisation générale, au point que désormais, il est devenu impossible de rien faire ou presque sans celui-ci… D' où la généralisation des cartes à puces au point qu' on peut parler désormais d' asservissement à l' informatique de contrôle des transactions.

Totalement captifs du " système ", les gens sont victimes désormais de taxations de frais incroyables infligés par un système régicide qui dicte sa loi à des " sujets " qui n' ont plus de ROI pour les protéger…

C' est ainsi que les frais proportionnels très réduits de l' ordre des 0,10 ou encore 0,40 % des montants des transactions prélevés timidement dans les années soixante par les banques sont devenus des 2, 5, 8, 10, 15 voire 35 %… Mais ce n' est pas encore assez! Le " système " prend maintenant, en sus des frais proportionnels surévalués, des frais fixes. C' est ainsi que sur un petit portefeuille de 2.000 euros dans une banque réputée " populaire ", le malheureux client n' en peut plus, à près de 500 euros de frais en un an, soit 25 %! Comment remonter un poids pareil avec des plus-values ou des intérêts? Surtout quand, en plus, le portefeuille est dévalué par une baisse d' un marché incontrôlé aux mains des… banques!? Oui, les banques en prennent à leur aise au point de se payer du chauffage affichant 27°C dans les bureaux en plein hiver, tout comme chez l' EDF, ou tous autres organismes et administrations atteints par le délire des dépenses normatives rendues obligatoires en sus d' un confort exagéré au dépens de gens qui ne peuvent même plus se chauffer chez eux, pressurés qu' ils sont, et doivent vivre avec 17°C dans le salon et 11°C dans la chambre, en priant le Bon Dieu que l' été revienne le plus vite possible!

C' est ainsi, encore, que la Société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) par exemple, prélève 2 euros de frais de gestion sur les relevés mensuels de dépenses de péages effectuées. Mine de rien, si vous n' avez utilisé que 2,50 euros de péage dans le mois, cela représente 80 % de frais! Elle pourrait se contenter de 0,10 % comme les banques années soixante! Et donc ne prélever que… 0.0025 € = ZERO centimes dans ce cas!

Il faut dire que nous sommes, en France, dans un Pays qui a généralisé l' escroquerie depuis si longtemps que les jeunes générations et même les précédentes, ne s' en aperçoivent même plus… L' essence, par exemple, qui supporte une taxation qui atteint plus de 470 % en termes d' équivalent TVA et sur laquelle l' Etat n' arrive pas à se contenter de 270 % minimum… Tout le monde crie mais tout le monde paye… moins souvent quand même!

Et puis, comment, en effet, trouver normal de devoir payer durant 40 ans, 16 % de ses revenus et de les voir placés à perte comme dans un compte sur livret à MOINS 25 % l' an!? Personne ne ferait cela librement!… Eh! Bien, c' est pourtant ce qu' impose la sécurité sociale! Après avoir payé en moyenne 3.000 euros par an durant 40 ans donc, actualisés de l' inflation pour environ 4 fois la moyenne du total donc environ 500.000 euros qu' un taux d' intérêts de 3 % l' an capitalisé aurait donc porté à 400 % de cela soit 2.000.000 d' euros, le malheureux smicard ne va toucher que 700 euros (nets de nouvelles cotisations sociales) / mois soit un rendement de son épargne de seulement 0,40 %! Tandis que le compte sur livret CSL voisine les 4 %, soit dix fois cela… Le vol est manifeste! Et pourtant, " tout le monde tiendrait, soi-disant, à sa sécurité sociale " dixit Jacques CHIRAC!? Pour ma part je la hais! Je n' y ai jamais adhéré et n' en ai jamais voulu! On me l' a imposée de force en violation de l' article 1 du Code de la Sécurité Sociale durant 30 ans!…

Quand les chiffres sont trop gros, il suffit de les truquer pour les faire apparaître moins gros ou de les faire disparaître. Sur l' essence, l' Etat parle de 73 % de taxation en dedans ce qui donne par exemple 270 % en dehors dans des calculs habituels à la TVA... Ou encore, il ment par omission en oubliant de publier le chiffre du rendement, en retraite, des cotisations sociales prélevées sur une vie entière... les gens se réveilleraient et ne marcheraient plus!

Voilà ce qu' il en coûte de tuer le Roi protecteur de son Peuple pour le remplacer par un régime politique d' abord sanglant, puis liberticide, et pour finir d' une lâcheté incroyable devant toutes les pressions du syndicat du crime mondial, corrompu jusqu' à la moelle, qui livre le Peuple à toutes les escroqueries et à un esclavage d' autant plus insupportable qu' il est d' autant plus pénalisant et contraignant qu' il est… subtil!

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

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A PROPOS de l' ARRESTATION de RADOVAN KARADJIC

Les Tribunaux Pénaux Internationaux n' ont rigoureusement rien à voir avec la JUSTICE! Il s' agit de tribunaux d' exception sans aucune base institutionnelle, communs à des groupes de Nations agissant comme des bandits dans le monde et dans le prolongement du TPI de Nuremberg! Même l' avocate générale de la Cour d' Assises spéciale, = TPI, française de BORDEAUX a reconnu ce fait majeur de notre siècle dans l' introduction à son réquisitoire contre Maurice PAPON en situant l' action de la pseudo justice française en marche dans la ligne de Nuremberg pour tenter d' excuser l' absence de base de DROIT réel! On ne pouvait mieux réaliser l' asservissement dont nous sommes victimes...

Les TPI arrêtent les gens sur des menaces, des embargos, des rançons, des corruptions et toutes autres méthodes habituelles au syndicat du crime en violation DROIT national ou international.

Les TPI n' ont rien à voir avec l' Institution de la Cour Internationale de Justice que les USA et les autres membres de leur gang international ne reconnaissent justement pas afin de pouvoir agir en gangsters internationaux en toute impunité, et donc asservir leurs victimes à leur pseudo justice de vainqueurs! Voilà la réalité! Leur gang a d' ailleurs sévi pour attaquer l' IRAK en violation du Droit International et au mépris de la Charte des Nations Unies comme d' une multitude de traités.

L' arrestation de Radovan KARADJIC est une monstruosité dans le prolongement du reste et notamment de l' arrestation-crime de Solovodan MILOSEVIC. Il s' agit de violations caractérisées du droit international. Il est évident que le nouveau gouvernement serbe, asservi par/et à l' OTAN, de même qu' à l' ONU et à l' Union Européenne, probablement payé, on peut le supposer, a lâché une grosse pièce contre la promesse d' une intégration de la SERBIE, réduite à l' état de CROUPION par l' amputation autoritaire du Kosovo, aux organisations euro-américaines qui l' ont mis en place dernièrement. C' est une honte pour le monde, pour l' Amérique profonde et pour l' Europe profonde.

Car je sais que les Peuples américains et européens n' ont jamais voulu tout cela et ne l' admettent pas! Les USA sont évidemment gouvernés par la plus sale engeance mondiale qui soit. Et la France vient de s' y livrer aussi pieds et poings liés avec SARKOZY. Tout cela me donne la nausée… Le règne de l' INJUSTICE a commencé depuis 25 ans après avoir été programmé depuis un siècle et préparé depuis 5 siècles! Combien de temps va durer le règne de Satan?

Seigneur Jésus protégez nous!

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

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Profession: Trésorier général du " système " bancaire

Depuis Août 2007, une " crise " proclamée comme concernant tout le monde, parce qu’ économique, sévirait depuis les USA sur l’ ensemble de l’ Occident et, par rebonds, rendrait malade le reste du monde. Cette " crise " a même reçu un nom: " crise des subprimes ". J’ ai déjà eu l’ occasion de dire qu’ il n’ y a avait pas de crise, au sens général et économique du terme, mais que nous assistions à un assainissement des circuits financiers qui devait conduire le " système " bancaire à voir sa part dans l’ alimentation monétaire de l’ économie mondiale réduite au profit logique des émissions étatiques de monnaies libres locales, même si elles sont propres à des régions entières du monde et multinationales comme l’ Euro. Ce dernier à condition qu’ un Etat l’ émette…

Pour mieux comprendre, un mot de l’ histoire récente de ces cinquante dernières années: l’ évolution se caractérise par une diminution de 70 % à 4 % de la part des monnaies libres émises par les Etats dans la circulation monétaire générale, utilisée par les Peuples. Cette évolution avait déjà ramené à seulement 35 % la part d’ origine étatique de 1945 à 1973. Puis, de 1981 à 1999, ce fut l’ effondrement jusqu’ à 8 %, puis moins de 5 % avec un réglage de la trésorerie générale du système bancaire opérée par la Banque de France inférieure à 2 % certains jours! La progression à due concurrence de la part de ce que nous appelions dans les années soixante la " quasi-monnaie " est donc passée de l’ ordre de 35 % à 95 voire 98 % de la " masse monétaire " totale. Cette quasi-monnaie est constituée de tous les genres de dépôts dans les banques additionnés. La quasi-monnaie était ainsi dénommée il y a quarante ans car elle était toujours supposée devoir se convertir en… monnaie dite " légale " parce qu’ émise par l’ Etat. Ce concept de monnaie légale a quasiment disparu des faits et ne subsiste plus que dans les textes juridiques. La quasi-monnaie est devenue LA monnaie habituelle et elle ne se transforme plus jamais, ou presque, en monnaie dite fiduciaire, partie de la masse de monnaie légale émise par l’ Etat via sa Banque Centrale Nationale, en France, la Banque de France. Les échanges de monnaie en contreparties des échanges économiques ne se pratiquent plus que dans les écritures bancaires, entre comptes ouverts aux agents économiques. Jamais plus, depuis 15-20 ans, les banques ne se règlent entre elles via leurs comptes ouverts obligatoirement à la Banque de France, banques des banques, et elles n’ émettent plus non plus de chèques dits " de Banque ", parce que tirés sur leurs comptes chez la Banque Centrale. Les chèques de banque ne sont plus que des chèques émis par les banques sur leurs propres " caisses ". Ces chèques ne sont pas des " chèques de Banque " même s’ ils sont taxés de frais sous ce vocable par les établissements bancaires! Au total, la masse monétaire légale fut augmentée de 50 Milliards à 250 Mds de FF de 1960 à 2000. Durant ce temps la masse de quasi-monnaie " émise " par les banques est passée au total de 15 à 5.750 Mds de FF! Les entreprises bancaires sont passées du statut commun d’ entreprise commerciale à celui d’ émetteur de la seule monnaie désormais utilisée à 98 %: la monnaie scripturale! Cela chiffre évidemment aux yeux de tous la sortie du droit commun et l’ obtention du pouvoir suprême par les banques en 40 ans… Hors les banques, quantitativement parlant, c’ est la récession économique garantie, donc la diminution du PIB sacro-saint de moins 95 % environ! Donc un problème politique insurmontable… D’ où l’ agenouillement des Etats devant le dieu bancaire… Les Chefs d’ Etat ne sont plus que leurs pantins.

Dans ce contexte, tandis que les Etats laissent faire évidemment, la mise en place de la nouvelle monnaie, inventée pour leur seule utilité par les banques de 1999 à 2008, leur a permis de réaliser déjà une respectable " resolvabilisation " par la " digestion " financière de leurs encours dramatiquement élevés en " euro-monnaies ". L’ EURO a ainsi remplacé les euro-Deutschmarks ( grosse quantité ), euro-Francs français ( petite quantité ), euro-Livres Sterlings ( grande quantité ), en même temps que les monnaies de mêmes noms mais authentiques. Il n’ a qu’ en partie seulement remplacé les euro-dollars US dont il reste encore pas mal de Milliards…. Je rappelle que ces " euro-monnaies " sont des encours inventés par les banques européennes dans des Pays autres que ceux concernés par chacune. Ainsi un Deutschmark émis en France, à Paris et inscrit en compte dépôt par une banque résidente est un " euro-Deutschmark ", lequel n’ a jamais été émis en Allemagne et avait toutes les chances de rester inconnu des autorités allemandes jusqu’ à 1999! Même chose pour le gouvernement américain qui n’ est pas davantage responsable des émissions en Europe de faux dollars US en comptes bancaires en contreparties de crédits souvent destinés depuis 30 ans à payer le pétrole… donc toujours impayé sauf par saisies de nos biens par les Emirats, les Japonais et autres créanciers: châteaux, avenues, entreprises, forêts, etc…

Comme tous ces dépôts en progression astronomique depuis 50 ans et surtout depuis 25 ans proviennent de l’ inscription au Passif des bilans banques, ils ont comme contreparties générales exactement autant de Milliards en crédits ouverts à ces mêmes déposants. C’ est ce que l’ on appelle le système dit: " Loans make deposits " ( les Crédits font les Dépôts ). C’ est la mécanique bancaire à fabriquer de la monnaie-crédit toujours coûteuse et plus ou moins chère suivant les moments en fonction uniquement des besoins économiques et surtout des appétits de " POUVOIRS " des banques… Plus les Etats s’ endettent, entraînant les particuliers et les entreprises, plus les banques acquièrent de pouvoirs, aujourd’ hui devenus absolus!

Dans ce contexte tous les impayés importants contractant les rentrées attendues par les banques les obligent à s’ endetter auprès des caisses centrales de leur système général, compromettant très vite l’ équilibre dudit système. La Banque Centrale Européenne n’ est que la Caisse centrale du système bancaire européen EURO. Le Federal Reserve Board n’ est que la Caisse Centrale du système américain DOLLAR. Ces deux caisses centrales ont donc émis encore plus de crédit depuis un an, cette fois sur les banques concernées. Les dépôts des banques ont donc augmenté à la BCE par exemple. Pour rembourser ces crédits, les banques ont alors spéculé sur la hausse du pétrole. Elles ont acheté bas, l’ année dernière et jusqu’ en Février pour revendre à terme de 1, 3 ou 6 mois le double, d’ énormes quantités de pétrole. Du coup, les raffineries ont refacturé le double à la pompe… Et c’ est donc les consommateurs ménagers européens qui payent les impayés immobiliers des Américains.

Car, jamais, les banques, qui détiennent désormais tous les pouvoirs mondiaux n’ accepteront de voir ces pouvoirs diminués. Jamais, elles n’ accepteront de rentrer dans le rang du " Droit commun " des entreprises et jamais elles n’ accepteront de faire faillite comme le commun des mortels. Cela c’ est bon pour leurs esclaves!

Et voilà, comment on dénoue désormais une crise financière, propre à certaines entreprises, en taxant tout le monde de force via la mécanique oligarchique mondiale. Jamais les banques n’ accepteront de revoir les Etats maîtres du jeu politique, maintenant qu’ elles ont pris goût au gouvernement des peuples par les banques et pour les banques au service des visions démoniaques des gourous de Satan. Ce qui n’ était qu’ une prospective en marche avant la révolution, dénoncée par Thomas JEFFERSON, est devenu réalité oppressante en deux siècles, en grande partie grâce au communisme depuis 30 ans, lequel n’ a disparu qu’ en théorie et s’ est mué en totalitarisme mondial terriblement esclavagisant. L’ Union Européenne en est l’ instrument dans notre région du monde.

Lorsque J-C Trichet, Trésorier en Chef de l’ " EUROSYSTEME ", accepte de reconnaître que SA politique monétaire, parfaitement autonome des Etats, entendez donc la politique monétaire des banques, est contradictoire à l’ intérêt économique de la zone EURO comme osait le dénoncer faiblement SARKOZY depuis un an, justement avant-hier Jeudi 7 Août 2008 seulement, c’ est parce que désormais il sait que les banques ont rempli leurs caisses et épongé leurs faillites ici et là dans le monde et que, désormais, tout va rentrer dans l’ ordre: le dollar va reprendre sa place, l’ Euro aussi… Le dollar va remonter d’ au moins 35 %, l’ Euro, à due concurrence va redescendre. L’ Euro-fort aura quand même amorti en partie le surcoût de la hausse pétrolière supporté pleinement par d’ autres. L’ ensemble va-t-il se stabiliser à UN pour UN!? Tout dépend de la vision politique du monde souhaité par les gourous de la secte noire possesseurs des Banques… L’ intérêt des humains ne comptent pour eux qu’ à la condition qu’ ils obéissent bien sagement à leurs ordres, sinon gare à… la RECESSION, aux drames économiques et politiques, bref, aux MALHEURS des Peuples qui voudraient se rebeller! Les PROTOCOLES de SION s’ appliquent à la lettre!… Y compris aux Peuples Juif, Israélien ou autres qui subissent presque comme les autres Peuples, solidairement.

Mais il paraît qu’ il ne faut surtout pas dénoncer les évidences, alors je ne dis rien comme vous voyez…

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

NON DEFICIRE MINIME

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Ça cache avili

Voilà un conflit dur présenté comme une dispute de territoire, limitée à l’ Ossétie, entre l’ ogre Russe et le petit caniche Géorgien. Cette présentation de ce conflit est volontairement fausse.

Le petit caniche SAAKASHVILI a été mis en place pour donner à l’ OTAN un prolongement à l’ une des deux pinces de sa tenaille enserrant la Russie. Il s’ agit de la continuité de la poussée otanesque sur tout l’ espace autrefois occupé par l’ URSS. C’ est délibérément l’ ouverture de la Russie vers le Sud et la Turquie qui est ainsi barrée par l’ OTAN. Or cette ouverture et ce passage entre la Mer noire et la Caspienne que constitue la Géorgie sont stratégiques, aussi bien pour l’ OTAN et les USA, que pour la Russie et la CEI. Si l’ OTAN arrache la Géorgie des mains de la CEI et de la Russie, il accapare le passage du pétrole et du gaz. Il s’ agit donc bien d’ un bras de fer entre deux empires pour le contrôle de l’ énergie transportée dans ce couloir entre deux mers. Mais cette énergie est Russe… Le but est de ne pas laisser les Russes en situation de monopole de la production comme de l’ acheminement.

Bref, ce conflit avilissant, car bassement commerçant et mercantile, est en train de ravager des populations caucasiennes européennes qui n’ en peuvent mais… Il est aussi inutilement caché dans ses motivations car elles sont évidentes. Cette cachotterie sur la volonté impérialiste des USA en dit long sur leurs mauvaises intentions. En effet, l’ OTAN est en train depuis 18 ans de serrer la Russie à la gorge par le Nord et par le Sud, en l’ enserrant dans une tenaille stratégique dure. L’ OTAN a enlevé ainsi tous les pays du Nord et de l’ Ouest et cherche à enlever aussi les Pays du Sud de ce qui fut le glacis soviétique. Il ne reste plus à la Russie que l’ enclave majeure de Kaliningrad avec la base de Mourmansk, dans l’ Union Européenne, pour avoir accès à la Baltique et à l’ Atlantique du Nord. Dans le Sud, le passage par le Bosphore fut toujours soumis à conditions, chantages et menaces de l’ OTAN dès lors qu’ il s’ adjoignit la Turquie dans un pacte élargi ( OTASE ). Si les USA veulent nous imposer la Turquie en UE, c’ est justement pour s’ approprier les conduites d’ énergies pétrolière et gazière entre l’ Asie et l’ Occident. La Géorgie deviendrait ainsi un Etat tampon otanesque et non plus russe et ex varsovien, à l’ instar des Pays Baltes, de l’ Ukraine, des Pays d’ Europe de l’ est. On comprend facilement que la Russie renaissante ne supporte pas facilement ces visées expansionnistes américano-européennes.

La Russie est donc fondée à résister et à imposer le maintien dans son giron de la Géorgie. Le bras de fer va donc continuer jusqu’ à un accord un beau matin sur le statu quo nécessaire entre les deux Empires. Dans cette affaire, la présence de Sarkozy, éberlué de la réalité dans ce secteur du monde, président par intérim de l’ UE, n’ apporte que sa collaboration aux USA et ne lui vaudra pas un jour autre chose que la monnaie de sa pièce en provenance de Moscou. Je regrette encore une fois la neutralité et le non alignement français sur les positions américaines qui lui ouvraient encore il y a 30 ans une réelle possibilité de médiation avec la Russie. Aujourd’ hui, Sarkozy devrait normalement regretter son alignement et sa réintégration au commandement de l’ OTAN qui compromet sa position politique française et européenne…

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

NON DEFICIRE MINIME

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A propos du communiqué du président du Sénat

Monsieur le Président du Sénat,

Votre communiqué après l' information du décès de 10 soldats en Afghanistan ( Pays des Afghans ) appelle de ma part deux remarques:

1) Il me paraît bon de souhaiter un retour au respect de la langue française et donc de vous demander de renoncer à cette expression " Les Sénatrices et les Sénateurs" pour n' employer plus que: "Les Sénateurs".

2) Le larmoiement sur la supposée inique "embuscade" dont auraient été victimes les soldats de l' armée française n' est pas de mise. A la guerre on tue et on peut être tué... De plus, au lieu de parler de soldats de la Paix, de la Démocratie etc... il serait de beaucoup plus intelligent et plus VRAI de parler de soldats au service d' une politique qui, en plus, se moque éperduement du DROIT fondamental de l' Afghanistan souverain à se gouverner lui-même, quitte à le faire comme il le veut en s' étripant entre Afghans ce qui est leur problème et pas le nôtre... Il serait de beaucoup préférable de dire la VERITE sur le service de l' armée à des objectifs géopolitiques, mercantiles, et américains... Il serait de beaucoup préférable de dire la VRAIE RAISON de notre présence française là-bas où, a priori, nous n' avons rien à faire, sauf peut-être de lutter contre des menaces loin d' ici qui risqueraient sinon d' arriver ici? A préciser... et du coup, à justifier le rôle de nos morts dans l' atteinte de cet objectif sauf à reconnaître qu' ils seraient morts pour rien!

Bref, je trouve votre communiqué insignifiant et collaborant honteusement au conditionnement des Français et à leur endormissement général sous l' effet de la drogue soporifique de la propagande gouvernementale sectaire, au service d' objectifs géopolitiques bien peu... français.

Veuillez agréer, Monsieur le Président du Sénat, l' expression de ma haute considération en tant que deuxième personnage de l' Etat,

Laurent MARTIN DESMARETZ de MAILLEBOIS

Non deficire minime

 NDLR: Oui, 10 militaires français morts pour rien... après tant d' autres... les 53 du Drakkar à Beyrouth en 1983... les milliers d' autres massacrés par les fellaghas en 1954/62 avec des dizaines de milliers de colons et des centaines de milliers de Harkis (jusqu' à après le cessez le feu du 19 mars 1962: massacres d' Oran le 5 juillet 1962, etc.) pour finalement leur faire cadeau de l' Algérie (qui n' avait jamais existé en tant qu' Etat) Sahra compris qui n' en avait jamais fait partie... alors même que le FLN n' a jamais erspecté les accords d' Evian ce qui les avait rendus caducs...
Quel intérêt pour la France et els Français? Aucun... le terrorisme nazislamiste les frappe chaque jour depuis des décennies au coeur de Paris et de l' islmaistan 9-3 l' encerclant... et de tant d' autres dans le frankistan Francarabia... perdu dans l' europistan Eurabia... lire Le Pilori 2008-07 de juillet et Dans les geôles de la gueuse..." sur Le Pilori 2008-08 d' août et sa suite Interrogatoire ou audition? sur Le Pilori 2008-09 de septembre...
Tout cela en vue de la substitution programmée de la population de souche gauloise de culture etd e civbilisation grécolatine et judéochrétienne par les populations exotiques afroasiates nazislamistes en particulier... selon les voeux de la secte noire maçonnique satanique mondialiste dont le sénat est la parfaite caricature!
A bas la gueuse et sa secte noire maçonnique satanique!

1/ le manque de moyens mis à la disposition de l' Armée pour des tâches de plus en plus lointaines et difficiles.
2/ le manque apparent de coordination des troupes engagées, des carences de commandement ou de communication, etc...
3/ l' illogisme total entre le discours officiel à Alger de notre Ambassadeur, nouveau Directeur du Renseignement, Mr Bajolet, invoquant "le sang versé par nos soldats de 1954 à 62, pour une cause qui n' était pas la leur" et le discours à Kaboul de Mr Sarkozy, reprenant ceux que prononçaient tous les gouvernements français de l' époque, de Mendes à De Gaulle pour chaque soldat tombé en Algerie française: " Lutte pour le droit, la démocratie, contre le terrorisme, etc..."
4/ La priorité immédiate à assurer pour la France dans "l' invasion de son territoire", terme employé par M. Giscard d' Estaing lui-même.
5/ La contradiction entre la création d' un Etat islamique au Kossovo à nos portes, avec la bénédiction de Mr Kouchner, et la lutte contre les talibans islamiques. Pierre BARISAIN-MONROSE

 

LES PRESIDENTIELLES AMERICAINES

Tous nos médias ont fait une propagande effrénée en faveur de Barac OBAMA, comme si les lecteurs et auditeurs français avaient à voter pour cette élection.

Le futur président des Etats Unis, quel qu' il soit, et comme ses prédécesseurs, influencera la politique de notre pays, puisque nos dirigeants, de même que ceux de l' Union Européenne auxquels ils sont déjà soumis, ont placé la France et l' Europe sous la dépendance de WASHINGTON.

Mais cela ne justifie pas leur attitude. Est-elle commandée par le fait qu' il s' agit d' un homme à la peau colorée? Ce serait du racisme. Il n' y a pas plus raciste que ceux qui font profession d' anti-racisme. Ce qui se passe actuellement en République Sud Africaine en est la triste illustration: des noirs massacrent allègement d' autres noirs qui ne sont pas de la même race! Il faut dire que depuis que le développement séparé a été vertueusement supprimé dans ce pays, il n' y a plus aucun développement.

La préférence éhontée de nos médias pour OBAMA est-elle due au fait qu' il a été formé par un imam extrémiste et par un grand-père marxiste? Cela ne serait pas étonnant dans un pays qui exige la discrimination dite positive et dont 85 % de ces messieurs-dames de la presse écrite et audio visuelle penchent pour l' anti-France

En outre d' être odieuse, cette propagande est ridicule car " l' Establishment " des Etats Unis est encore plus prégnant que notre Etablissement. Tous les candidats choisis pour avoir quelques chances d' être élus feront uniquement, avec quelques variantes sans intérêt, la politique commandée par les grands groupes financiers, ceux-ci étant les seuls à décider. Les apparences démocratiques ne sont là que pour la forme et pour tromper les gogos!

Il serait cocasse, si non tragique, que les Etats-Unis, après avoir pendu un Hussein à Damas, installent un autre Hussein à la Maison Blanche!

Paul GARD
Conseiller Honoraire à la cour d' Appel d' Aix en Provence

A.D.E.V.P.B.

On parle beaucoup de l' esclavage en ce moment. Il serait temps de constituer l' Association des Descendants des Victimes de l' Esclavage des Pirates Barbaresques.

De l' an 700 jusqu' en 1830, les populations des côtes méditerranéennes ont été razziées et des malheureux réduits en esclavage par les pirates barbaresques des ports d' Afrique du Nord, anciennement chrétiens, et conquis " bessif " (par l' épée) par les cavaliers arabes de Mahomet.

Ce n' est qu' après 1830 et la libération de l' Algérie par Charles X, que la navigation redevint libre et sûre en Méditerranée et que les Régions côtières d' Europe purent être sécurisées. Des villes et des villages prospérèrent le long du rivage, alors que jusque là, les populations vivaient en retrait, dans des villages construits sur des hauteurs permettant la défense. Les paysages expliquent l' Histoire!

Certains de ces malheureux esclaves, comme Cervantès, obtenaient, après de longues années de captivité, leur libération à prix d' or, grâce à de courageux religieux des Ordres spécialement créés, comme les Frères de la Merci ou La Mission de France fondée par Monsieur Saint Vincent de Paul, lui-même captif pendant plusieurs années.

Les descendants de ces esclaves doivent se regrouper en association pour obtenir réparation. Tout citoyen Français, né sur le territoire d' une commune maritime, de CORSE, du CONTE de NICE, de PROVENCE, du LANGUEDOC ou du ROUSSILLON est présumé descendant d' une victime des Barbaresques. Il fait parti de droit de l' Association des Descendants des Esclaves Victimes de la Piraterie Barbaresque (A.D.E.V.P.B.).

Ceux qui sont nés dans une Commune de l' intérieur des terres auront, eux, à prouver, selon les règles de droit commun, qu' ils ont eu au moins un ou une ancêtre, soit en ligne directe, soit en ligne collatérale, capturé, soit sur terre, soit sur mer, par la piraterie barbaresque. Les archives consulaires et celles des Congrégations Religieuses spécialisées, ainsi que les archives portuaires et maritimes peuvent fournir des informations précieuses.

Il serait juste que les descendants des Français d' Afrique du Nord, que l' on désigne familièrement sous le nom de " Pieds Noirs ", et victimes des barbaresques modernes, puissent être, eux aussi, membres de cette association.

Chaque membre de cette Association, à titre de réparation et de repentance, devrait avoir droit au paiement par l' Etat Algérien du gaz nécessaire aux besoins de son foyer, ainsi qu' au carburant nécessaire à ses déplacements.

Chaque année serait instaurée une journée de Repentance au cours de laquelle les autorités diplomatiques et consulaires de la République Algérienne viendraient battre leur coulpe et demander pardon, en manifestant regret, repentance et offre d' indemnisation. Et c' est ainsi que Sarkozy serait grand!

Paul GARD
Conseiller Honoraire à la Cour d' Appel d' Aix en Provence

 

----- Original Message -----
From: janvresse.michel
Sent: Monday, August 04, 2008 11:52 AM
Subject: Politiquement correct et paranoïa

La Paranoïa du Politiquement Correct

La paranoïa

Selon le site Doctissimo.fr, la paranoïa n’ affecterait que 0,3 à 3,25 % de la population.

Il faut noter qu’ il existe plusieurs types de paranoïas et que les degrés d’ affection sont plus ou moins graves.
Surestimation pathologique de soi-même
Méfiance et susceptibilité extrêmes
Faux jugements

Tels sont les premiers traits pour un tiers non averti.

Le psychiatre exige lui 4 symptômes sur les 7 suivants:
craintes sans raisons d’ être exploité, trompé ou victime de nuisances,
doutes infondés sur la loyauté ou la fidélité de son entourage,
ne se confie pas à autrui de crainte de s’ exposer,
interprétation délirante d’ évènements anodins,
n’ accepte pas l’ outrage ou le dédain,
sentiment d’ atteinte infondé à sa personne,
mise en doute fréquente et infondée de la fidélité du conjoint.

Le paranoïaque fait preuve d’ un sentiment infondé de méfiance vis-à-vis des tiers qui en font un inadapté social.

Cette maladie survient généralement vers trente ou quarante ans.

Etude clinique du politiquement correct

C’ est justement vers cette période que le personnel politique français (majoritairement chantre du politiquement correct) débute véritablement sa carrière.

Nous avons remarqué dans un précédent article que celui-ci était désigné plus pour ses convictions que pour ses compétences.

Il suffit d’ écouter ou de lire les déclarations de nos politiciens qui ne sont pas marquées par un sentiment profond d’ humilité. On comprend aisément que ceux-ci souffrent très majoritairement d’ une surestimation pathologique d’ eux-mêmes.

Nos dirigeants font souvent preuve d’ une méfiance et d’ une susceptibilité extrêmes envers quiconque ne partage pas leurs convictions.

Leur incompétence et leur ignorance méconnue par eux-mêmes vicient leur appréciation du monde actuel.

Bref nos chers dirigeants actuels semblent faire preuve de paranoïa qui les rend inadaptés au monde réel. C’ est tellement vrai que lorsqu’ ils quittent leurs fonctions par aléa électoral, ils ont beaucoup de mal à se réadapter à la vie courante du commun des mortels.
C’ est pourquoi nos politiciens prennent rarement leur généreuse retraite à 60 ans.

On les perçoit comme craignant sans raisons d’ être exploités trompés ou victimes de nuisances journalistiques et comme doutant de la loyauté ou de la fidélité de leur entourage politique.

Ils se confient rarement à autrui de crainte de s’ exposer. Ils se contentent de phrases convenues très politiquement correctes.

Ils interprètent de façons délirantes des évènements anodins pouvant leur faire craindre une captation d’ électorat.

Ils acceptent mal l’ outrage ou le dédain du corps électoral ou des médias. Voire les soirées électorales.

Nos politiciens ont souvent le sentiment infondé d’ atteintes à leur personne.
La politique étant très prenante, ils sont rarement présents dans leur foyer et peuvent douter fréquemment de la fidélité de leur conjoint.

Conclusion

S’ il est évident que nos actuels politiciens (majoritairement chantres du politiquement correct) sont souvent paranoïaques, il est difficile de se prononcer sur le politiquement correct.
En effet, on ne peut affirmer avec certitude comment nos politiciens adoptent le politiquement correct. Par conviction ou par démagogie?

La démagogie n’ est pas une folie mais simplement de l’ opportunisme, voire du cynisme.
Par conviction, s’ agit-il de l’ évolution d’ une schizophrénie légère en paranoïa en ce qui concerne les politiciens?
Ou les conséquences inévitables d’ un milieu délétère?
La recherche clinique future nous donnera peut-être la réponse.

Le plus grave est que nous voyons un pays où des paranoïaques gouvernent un peuple de schizophrènes. Ce n’ est point par hasard que ce pays déraisonne.

Michel Janvresse

(07/2008) 

Politiquement Correct et Schizophrénie

A l’ origine, la république était un gouvernement des élites. Seules les classes supérieures de la société participaient au gouvernement. Au consensus (puisque issues du même milieu) s’ opposait le risque de favoritisme d’ une classe sociale. Et donc l’ intérêt général pouvait être écarté.

Désormais la république est l’ affaire de tous et comme autrefois les « décideurs » ne sont pas des gens qualifiés. En effet l’ omniscience n’ est pas de ce monde!

Aujourd’ hui, on demande au peuple de se prononcer sur toute question de toute nature. Par définition, la république est synonyme d’ incompétence.

Les politiciens, qui exercent le pouvoir effectif, ne sont pas aujourd’ hui désignés pour leurs compétences mais pour leurs convictions ou leurs origines sociales ethniques ou raciales. La démagogie sévit: tout promettre pour être élu!

Pour masquer l’ incompétence, le politiquement correct sévit actuellement. C’ est une sorte de consensus entre les partis parlementaires pour ériger certaines affirmations discutables en dogmes souvent pénalement sanctionnés. Ces dogmes sont une compilation d’ erreurs et de raisonnements contraires au bon sens. Il s’ ensuit de multiples affirmations totalement irréalistes et fausses semblant créer un univers différent du nôtre.

Et voilà nous arrivons aux confins de la schizophrénie où, semble-t-il, l’ aliéné se crée un univers différent de la réalité. J’ ai donc tenté ci-après de comparer les deux notions par curiosité intellectuelle. Ne prétendant pas à l’ omniscience comme certains caciques républicains ou ignorants bornés, j' ai recherché sur Internet toute information utile sur la schizophrénie. Je suis ainsi parvenu sur le site doctissimo.fr d’ où je tire mes informations médicales.

Le fait générateur

La schizophrénie est une maladie fréquente (1 % de la population en est affecté) apparaissant 3 fois sur 4 chez des adolescents ou de jeunes adultes. C’ est à ce moment que s’ éveille naturellement la conscience politique dans la population. Et que celle-ci adopte inconditionnellement une doctrine politique officielle parmi celles proposées et donc le politiquement correct. Coïncidence troublante.

Evidemment on objectera que:
- l’ école primaire induit antérieurement une forme de politiquement correct dû à des enseignants déconnectés du monde réel. Mais il ne s’ agit pas d’ une adhésion consciente comme dans le politiquement correct;
- le politiquement correct frappe une majorité de la population à la différence de la schizophrénie; sauf à considérer le politiquement correct comme une schizophrénie:

Les causes de la schizophrénie sont inconnues; les praticiens envisagent des facteurs génétiques, viraux, environnementaux et biologiques; le politiquement correct semble apparemment davantage dû à un bourrage de crâne inconscient dès le primaire... mais des facteurs génétiques (intelligence) et environnementaux (vécu personnel ou de proches) interviennent apparemment dans l’ adhésion plus ou moins consciente à partir de l’ adolescence.

Les symptômes

Le politiquement correct se manifeste de plusieurs façons.

Tout d’ abord il amène à tenir pour avérées des affirmations fausses. L’ omniscience de l’ électorat par exemple. L’ immigration serait un bienfait qui enrichirait la France. La préférence nationale serait une erreur. La république et la démocratie seraient des panacées universelles… etc.

Le raisonnement est ensuite logiquement vicié par ces affirmations puisque ces dogmes sont intangibles, il convient d’ en déduire la suite logique.

Ainsi, du dogme de l’ immigration enrichissant la France, découle l’ interdiction de toute préférence nationale à l’ embauche.

La schizophrénie semble apparemment différente dans sa manifestation.

1°) Délires:
Persécution
Vol
Interventions de tiers dans la pensée

2°) Désorganisation:
Pensée divagante ou incohérente
Comportement bizarre: agitation sans but précis, attitude inappropriée

3°) Dislocation de la personnalité

4°) Mutisme

5°) Variation extrême de l’ affectivité (amour à haine)
Sauf que ces symptômes ne se retrouvent pas dans toutes les schizophrénies et sont d’ intensité très variable selon les malades.
Le politiquement correct pourrait être une schizophrénie légère.
Reprenons les symptômes précédemment cités.

1°) Le politiquement correct par ses dogmes et ses raisonnements faussés amènent à certains délires.
Il arrive souvent que l’ individu atteint s’ estime victime de la persécution de ceux qui ne pensent pas comme lui. Il voit partout des tendances incorrectes qui lui semblent insupportables. Il traite alors ses supposés contradicteurs de propos violents et infondés. Fascistes ou nazis par exemple. Ainsi ne lui dites pas que l’ immigration a permis de réduire son salaire en créant un excédent de main d’ œuvre. Il s’ estime souvent victime de vol par la société qui ne lui assure pas, à son sens, une situation conforme à ses mérites. Il pense que les médias interviennent dans l’ élaboration de son jugement lorsque ceux-ci l’ informent de faits avérés contraires à sa pensée.

2°) L’ individu atteint par le politiquement correct fait preuve d’ une certaine logique en divagant.
Partant de dogmes faux, il en déduit les conséquences plus ou moins logiques. Ainsi si la préférence nationale est politiquement incorrecte, il va préconiser toute mesure visant à sa suppression et à sa pénalisation. Ce qui évidemment est contraire à son propre intérêt et au bon sens. Le tiers non averti aura l’ impression de divagation et d’ incohérence sans en comprendre la cause.
Conséquences de cette divagation plus ou moins logique, des attitudes inappropriées et des agitations subites. Il suffit ainsi que quelque chose lui apparaisse brusquement comme politiquement incorrecte pour qu’ immédiatement il décide de partir en croisade.

3°) L’ individu atteint ressent un sentiment d’ inadaptation sociale. Sa personnalité se disloque. Entre le monde réel qu’ il perçoit et l’ irréalité sacralisée du politiquement correct, il ressent une divergence qui lui est plus ou moins pénible.

4°) Le mutisme du politiquement correct est rare sauf s’ il se trouve dans un milieu majoritairement sain. Auquel cas il s’ donne à son délire en silence et dans la souffrance. Il donne alors une image différente de lui-même pour s’ dapter au milieu ambiant. On se retrouve alors dans le cadre du 3° et de la dislocation de sa personnalité.

5°) Pour peu qu’ l estime qu’ u individu devient politiquement incorrect, le malade a des réactions de rejet qui peuvent aller jusqu’ à la violence extrême. Il peut ainsi agresser violemment physiquement un parent ou un ami. Ainsi le cas de cet élu socialiste adulé par ses électeurs qui déclarait que l’ équipe de France comportait trop de personnes de couleur. Il fut lynché et lâché médiatiquement par ses propres électeurs.

Conclusion

A mon sens le politiquement correct est donc bien une pathologie schizophrène majoritairement légère. Cette maladie est difficile à soigner car les malades n’ ont pas conscience de leur pathologie. D’ autant plus que nombre d’ entre eux occupent des postes en vue dans la politique et les médias et qu’ ils contribuent à sa négation et à sa propagation.

Bien que maladie généralement légère, le politiquement incorrect est par contre extrêmement contagieux. Il se transmet par les médias et les conversations.

On peut sensément s’ interroger sur le fondement de la société républicaine actuelle qui prétend tirer sa légitimité de la majorité populaire atteinte dans des proportions inquiétantes par cette schizophrénie.

Michel Janvresse

(07/2008)

 

Le bicentenaire de la révolution française

Mes désaccords avec les Français ne dégénérèrent jamais en mauvais sentiments à leur égard. C' était heureux car je devais peu après assister au G7 à Paris, qui fut largement surpassé par les très dispendieuses - et pour les Parisiens prodigieusement malcommodes - célébrations du bicentenaire de la Révolution française. La Révolution française est l' un des quelques véritables tournants dans l' histoire des idées politiques. La plupart - sinon la totalité - des Français l' ont désormais acceptée comme la base de leur Etat, de sorte que même les plus conservateurs d' entre eux semblaient chanter la Marseillaise avec enthousiasme. La plupart des autres Européens la regardent avec des sentiments mêlés parce qu' elle a conduit les armées françaises à dévaster l' Europe, mais qu' elle a aussi stimulé les mouvements d' indépendance nationale.

Pour moi qui appartiens à un courant dont le père, Edmund Burke, fut le premier grand critique perspicace de la Révolution, les événements de 1789 représentent une perpétuelle illusion de la politique. La Révolution française était une tentative utopique de renverser l' ordre traditionnel - qui avait certainement beaucoup d' imperfections - au nom d' idées abstraites, formulées par des intellectuels vaniteux, qui échoua - non par hasard, mais par la faiblesse et la méchanceté de ses acteurs - dans les purges, le meurtre de masse et la guerre. Sous bien des aspects, elle anticipait la bien plus terrible révolution bolchevique de 1917. La tradition anglaise de la liberté a, quant à elle, grandi à travers les siècles: ses traits les plus marqués sont la continuité, le respect de la loi et le sens de l' équilibre, comme l' a démontré la Glorieuse Révolution de 1688. Questionnée par les journalistes du Monde à veille de ma visite, je jugeai qu' il me fallait m' expliquer là-dessus et m' exprimai ainsi:

Les droits de l' homme n' ont pas commencé avec la Révolution française. [...] [ils] trouvent en fait leur origine dans le judaïsme et le christianisme [...] [Nous, les Anglais] avons fait en 1688 notre révolution tranquille lorsque le Parlement a imposé sa volonté au roi. [...] Cela n' a pas été une révolution du même genre que celle qui eut lieu en France. [...] " Liberté égalité, fraternité ", je crois qu' on a oublié les devoirs et obligations dans cette devise. Et puis, bien sûr, la fraternité a fait très longtemps défaut. '

Mes propos étaient titrés par Le Monde " "Les droits de l' homme n' ont pas commencé en France", nous déclare Mme Thatcher. "

Ce fut dans cet état d' esprit que j' arrivais à Paris pour le Bicentenaire J' apportais au président Mitterrand une édition originale de 1' Histoire des 2 Villes*, de Charles Dickens qu' il apprécia en connaisseur, mais mon geste était aussi une façon, un peu plus élégante, de mettre le doigt sur mon interview. Les célébrations elles-mêmes se déroulèrent une échelle que seul un studio hollywoodien - ou la France - pouvait assumer : une procession presque sans fin, un défilé militaire, un opéra ou la place d' honneur sur la scène était donnée à une énorme guillotine.

Margaret THATCHER

10, Downing Street p. 617 et 618

* L' action s' y déroule pendant la Révolution, à Londres et à Paris (NDT).

 

----- Original Message -----
From: Michel DE PONCINS
To: micheldeponcins@orange. fr
Sent: Monday, August 04, 2008 4:14 PM
Subject: UNION POUR LA MEDITERRANEE...

LE FLASH

(A diffuser sans modération)

LUNDI 4 AOUT 2008

UNION POUR LA MEDITERRANEE (UPM)

La « République Fromagère » (R.F.) est le système d' exploitation du peuple français organisée par les Hommes de l' Etat à leur seul profit, cette exploitation se réalisant d' une façon tout à fait légale: c’ est fort commode car cela permet de braquer la banque sans risquer d’ aller devant les tribunaux.

C' est pour cela qu' il faut la distinguer avec précision de la « république bananière » qui repose sur une exploitation illégale: les prédateurs risquent d’ aller en prison en voulant exercer leurs rapines.

L’ essentiel de la richesse incomparable et inépuisable des Hommes de l’ Etat et des transferts indignes qu’ ils réalisent en leur faveur repose sur la R.F., ceci contrairement à l’ opinion commune qui les attribuent à la république bananière.

Cette République Fromagère fonctionne sur plusieurs principes dont le principe des organismes qui s' énonce ainsi: « le foisonnement des organismes avec la création perpétuelle d' organismes inutiles est une des voies privilégiées qu’ utilisent les Hommes de l' État pour leur propre enrichissement ».

Le nouveau projet d' Union Pour la Méditerranée est un exemple frappant de la réalisation de ce principe. Ainsi s’ explique le succès qu’ il rencontre même auprès d’ Etats qui n’ en voulaient guère au départ, ce succès, malgré la propagande, n’ étant donc pas du tout du à un prétendu talent diplomatique de l’ actuel Président.

Le phénomène « R.F. » existe peu ou prou partout dans le monde et aucun politicien ne recule devant la saveur d’ un nouveau fruit à déguster à pleines dents!

Il est évident que personne n' avait besoin, ni en Méditerranée ni ailleurs, de ce nouveau monstre administratif et juridique dont le coup d' envoi a été donné d' une façon solennelle et burlesque le 14 juillet 2008.

Nous souffrons déjà de l' Europe qui marche d' une façon tout à fait boîteuse et chaotique; le désordre est inimaginable avec ses 27 participants et d’ autres qui s’ annoncent; la corruption s’ exerce partout et les dépenses sont absolument gigantesques, inutiles et toujours somptuaires!

Un autre organisme va pouvoir superposer son nouveau désordre avec les mêmes effets. Dans le projet d' union se trouvent certains pays qui n' ont rien à voir avec la Méditerranée. Il y aura donc vers le sud une mauvaise copie du monstre européen. Pourquoi pas alors, sur la lancée, une union pour la Baltique?

Pour justifier l’ impensable, les phrases idiotes ne manquent pas. Un des quelconques parrains (dans tous les sens du terme) a dit: « L’ avenir de l’ Europe est vers le sud ». D’ autres ont renchéri: « le Président a réussi une opération historique » et, encore, « L’ UPM, c’ est précisément une volonté d’ égalité entre le nord et le sud » Sic et resic!

Personne ne sort indemne en Europe de la tornade de règlements crachée à longueur de journée par la « bourreaucratie » européenne; une autre tornade enchevêtrée et contradictoire avec celle-ci nous est promise avec l’ UPM. Selon la tradition politico-administrative immémoriale, des comités interunions seront nécessaires avec, qui sait, des échanges d’ Ambassadeurs.

La bataille pour le butin est déjà engagée. Plusieurs villes méditerranéennes rêvent d’ être le siège du secrétariat général du nouveau monstre avec de prétendus retombées économiques et surtout beaucoup de frais pour recevoir ce prétendu honneur.

Un programme de dépenses est déjà prévu: autoroutes de la mer, plan solaire, université méditerranéenne, autoroute Maroc-Egypte, plan PME. Tous ces projets devraient et pourraient se réaliser dans le cadre de marchés libres. Il n’ en sera pas ainsi et inévitablement viendront de nouveaux impôts générateurs de pauvreté dans tous les pays adhérents.

En définitive, n' y-a-t-il pas à la base de cette idée tout à fait farfelue les intérêts personnels d' un seul homme ou d' un seul groupe de personnes espérant décrocher le gros lot, c' est-à-dire le poste de secrétaire général avec ses dépendances qui en général est, selon les règles non dites du partage du butin public, réservé à l' initiateur du nouveau projet?

Rendez-vous dans quelques années.

Michel de Poncins

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Dans le prochain numéro, un article de George Lane sur la Sécurité sociale.

NDLR: l' UPM sera l' union pour la merde chiée par la secte noire maçonnique satanique mondialiste!

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From: Michel DE PONCINS
To: micheldeponcins@orange. fr
Sent: Monday, August 11, 2008 12:16 PM
Subject: LE CAC 40...

LE FLASH

(A diffuser sans modération)

LUNDI 11 AOUT 2008

LE CAC 40

Il est extrêmement difficile de parler de la prospérité des grandes firmes françaises, tant cette question semble lointaine des préoccupations quotidiennes de nos concitoyens. Le simple emploi du terme de « CAC 40 » évoque des opérations ésotériques et mystérieuses associées à des pratiques plus ou moins criticables de parachutes dorés. Si on ajoute que le célèbre indice n’ est qu’ un artifice chiffré, comme beaucoup de statistiques, quelle foi lui accorder?

Or cette distance avec le panier de la ménagère n’ est qu’ apparente car le seul moyen de donner du pain à tous et, en particulier, à ceux qui n’ en ont pas est de créer partout de la richesse.

Il faut donc saluer le fait que les profits des 40 plus grandes firmes françaises sont en hausse. Citons pêle-mêle: Total, Lafarge, Vallourec, France Telecom, Peugeot, Schneider électrique; avec beaucoup d' autres, elles ont maintenu ou augmenté leurs ratios rapport à 2007. L’ avenir, malgré les incertitudes, s’ annonce favorable: pour 2008, Danone prévoit une croissance du chiffre d' affaires de 8 % et une progression du bénéfice par action d' au moins 15 %.

Dans cette constatation, il y a plusieurs bonnes nouvelles.

Cela veut dire qu' il y a encore en France des équipes de direction capables de tirer parti des conjonctures les plus difficiles et les plus incertaines. Cela signifie aussi que, peut-être, le monde entier commence à sortir de la zone de turbulences ouvertes il y a environ un an à la suite de la crise des subprimes aux Etats-Unis, de la hausse du pétrole et de nombreuses autres circonstances.

Il reste, toutefois, des bémols importants à mentionner dans l' appréciation de ces évènements favorables.

Dans la plupart des groupes intéressés, l' essentiel des profits se fait à l' étranger. On est obligé aussi d’ observer que, même si la partie française est encore bénéficiaire, elle l’ est moins que la partie étrangère. Le socialisme qui paralyse la France depuis des décennies, avec une accélération marquée sous le nouveau règne, montre ainsi son visage destructeur.

Et, en outre, au fil des ans, ces groupes investissent de plus en plus à l' étranger. A la fuite personnelle des milliardaires s’ ajoute la lente évaporation de tous les capitaux, y compris d’ ailleurs ceux des P.M.E. même si c’ est moins visible.

La conséquence parfaitement directe de toute cette évolution est la baisse du pouvoir d' achat et la paupérisation du peuple français qui ne peuvent que s' accélérer.

La France compte aujourd’ hui 1 500 000 travailleurs sociaux; est-ce devenu l’ une des professions les plus importantes dans le pays? Naguère il y avait des assistantes sociales qui n’ avaient guère besoin de formation, leur bon cœur et leur intelligence suffisant à tout. Aujourd’ hui, la profession comporte de très nombreuses filières avec des centres de formation absolument nécessaires, ne serait-ce que pour gérer les innombrables « dispositifs », causes des malheurs qu’ ils prétendent corriger. La prospérité des restos du cœur est visible. Ainsi se creuse le fossé entre la France d’ en bas et les politiques abreuvés par la « rivière argentée » des fonds publics qui crée la pauvreté des autres.

Il est aussi une autre conséquence que l' on perçoit mal et qui pourtant s' observe couramment tous les jours. Les patrons de ces grandes firmes, qui restent encore souvent Français dans leur cœur, s' arrangent très bien de la décadence de la France car ils savent la gérer pour ce qui les concerne. Ayant un formidable potentiel médiatique, à la différence des propriétaires de P.M.E., ils abondent souvent dans le sens de la Pensée Unique Totalitaire (P.U.T), au lieu de former le public à la vérité: ils contribuent ainsi à accélérer la déroute où, d’ ailleurs, ils pourront un jour être eux-mêmes engloutis.

Dans un tout autre domaine, une nouvelle intéressante est l’ intervention de l’ armée en Italie. Elle semble arriver à bout de l’ odieux problème des ordures ménagères à Naples. Maintenant Berlsuconi lui ouvre la possibilité de concourir au maintien de l’ ordre. J’ ai souvent dit et écrit qu’ un pouvoir de droite devrait entreprendre sans tarder la « reconquista » des nombreuses parties du territoire national abandonnées à des bandes étrangères à nos coutumes; cela ne pourra se faire qu’ avec une action coordonnée de toutes les forces de l’ ordre dans lesquelles il sera nécessaire de comprendre l’ armée. Celle-ci y trouverait une occupation autrement plus utile que celle qui consiste à gesticuler à l’ extérieur dans des conflits obcurs et lointains.

Les mauvaises consciences qui pilotent les médias « officiels » s’ offusqueraient de telles interventions et tenteraient d’ y faire obstruction: ce serait bon signe.

Michel de Poncins

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Dans le prochain numéro, un article intitulé « LA PETITE DANSE DES WALLONS »

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From: Michel DE PONCINS
To: micheldeponcins@orange. fr
Sent: Monday, August 18, 2008 4:27 PM
Subject: CONSERVATION DES HYPOTHEQUES.....

LE FLASH

(A diffuser sans modération)

LUNDI 18 AOUT 2008

CONSERVATION DES HYPOTHEQUES OU LE FABULEUX BUTIN

La presse nous a mis au courant récemment de la chance d’ un dirigeant syndicaliste qui va être nommé Conservateur des hypothèques de Corbeil-Essones. Il a été précisé qu’ avec l’ accord de Claude Ghéant, secrétaire général de l’ Elysée, il serait autorisé à ne pas exercer réellement ses fonctions afin de continuer à travailler à la CGT!

C’ est l’ occasion pour le devoir de mémoire, d’ explorer l’ univers vraiment stupéfiant et scandaleux des conservateurs des hypothèques. La Cour des Comptes, elle-même, grâce lui soit rendue, nous prend par la main pour cette promenade dans l’ horreur bureaucratique.

J’ ai intitulé un livre les « Etranges silences de la cour des comptes »; cette fois-ci, dans le chapitre du rapport consacré aux conservations des hypothèques, la Cour ne nous cache rien et nous gâte par ses découvertes.

Il existe 354 conservations des hypothèques assurant le service de la publicité foncière, notamment en tenant les registres officiels des propriétés immobilières et des hypothèques. Elles exercent aussi une activité fiscale connexe: perception des droits d’ enregistrement et de mutation, de la TVA immobilière et, depuis 2004, de l’ imposition des plus-values immobilières. Elles comportent 5000 emplois sur les 75 000 de la direction générale des impôts: ce ne sont pas des effectifs négligeables.

Le statut des conservateurs des hypothèques est très ancien puisqu' il remonte à l’ année 1799. Les avantages fabuleux de ces vrais « Saigneurs » de la « République Fromagère » reposent sur une fiction juridique ancienne: ils sont considérés comme des préposés extérieurs, rémunérés par les usagers et prenant en charge tous les frais. En outre, ils sont tenus responsables pour les éventuelles erreurs commises dans la communication des informations.

Très vite, dans son rapport, la Cour formule un aveu terrible: « cette curiosité administrative permet à la direction générale des impôts d' offrir à un grand nombre de personnes des centaines d' emplois particulièrement attractifs par les rémunérations élevées et des pensions de retraite majorées dont ils sont assortis ». Que des laideurs peuvent sembler belles quand elles sont énoncées dans un beau langage!

Tout est dit ainsi sur le scandale et la Cour des Comptes le détaille ensuite largement tout en constatant que, malgré ses critiques dans plusieurs rapports successifs, le système se maintient dans la durée.

Elle ne manque pas de remarquer que les conservateurs couvrent leur responsabilité par une assurance et qu’ en plus les erreurs sont extrêmement rares, ce qui ne nous étonne guère compte tenu des facilités offertes par l' informatique. La Cour spécifie: « l' intérêt pour les finances publiques du régime de responsabilité reste un sujet d' interrogation, alors même que l' informatisation en cours dans la conservation et le développement de la télétransmission avec les notaires devraient être de nature à réduire les risques d' erreur. Pour autant, aucune conséquence n' en a, jusqu' à présent, été tirée ».

Le formidable butin de la République Fromagère qui est ainsi attribué à tel ou tel n' a, en vérité, aucune justification sinon le bon plaisir des gouvernements de toutes sortes ayant la volonté de continuer à générer le scandale. Remarquons que l' information concernant un syndicaliste montre que le privilège peut dépasser le monde étroit de Bercy et récompenser d’ autres éminents serviteurs de l’ Etat, même si ces « services » ont consisté, le plus souvent, à metttre du désordre dans les chemins de fer!

Saluons au passage la rapidité de la rotation dans ces postes: comme il s’ agit, en particulier, de donner aux heureux bénéficiaires un formidable coup de pouce à leurs retraites, les postes tournent à grande allure pour que chacun puisse s' appuyer sur un salaire très élevé juste avant sa retraite ce qui est très favorable dans le cadre d’ un « régime spécial »; les retraités de base dont la retraite s’ écroule apprécieront!

La Cour remarque, sans beaucoup s’ émouvoir, que le statut hors du commun s’ est construit dans la plus grande illégalité: « les textes réglementaires concernant les conservateurs, leur rémunération et leur pension de retraite ne sont toujours pas tous publiés. Ne l’ est pas le décret fixant leurs droits à pension. Quant au barème des prélèvements effectués par l' État sur les salaires qui fixe la base de calcul de rémunération des conservateurs, il est en fait caduc car remplacé par un autre, plus favorable aux conservateurs, mais non publié ». Un des principes non écrits de la République Fromagère s’ écrit ainsi: « Pas vu, pas pris ».

L’ effectif des conservateurs n’ est pas pris en compte dans les autorisations d’ emploi des lois de finances. C’ est une entorse à la loi oganique relative aux lois de finances (LOLF), ce qui montre en passant le peu de sérieux de cette récente invention administrative en forme de gigantesque usine à gaz.

Le « coup au but » s' est accéléré ces dernières années avec la hausse de l' immobilier puisque les ressources sont basées en partie sur la valeur des biens immobiliers. En 2006 la rémunération nette moyenne des conservateurs a progressé de 13,1 % par rapport à celle de 2005.

Il y a 19 conservations qui offraient en 2006 des rémunérations supérieures à 180 000 € annuelle nette, dont trois de plus de 240 000 €. À l' autre bout de l' échelle des conservateurs ont perçu entre 56 000 et 100 000 €. Ne plaignons pas trop ces malheureux tout en constatant qu’ il y a des inégalités dans les faveurs qu' on reçoit du pouvoir. Au sujet de l’ imposition éventuelle, la Cour n’ est pas prolixe: « étrange silence » encore.

La Cour remarque ensuite qu’ il existe de fortes marges de progrès dans la productivité et la qualité du service; des gisements de productivité potentielle importants peuvent être réalisés grâce à l' informatisation.

La Cour relèvde: « de grandes disparités de taille et de volume d' activités entre les diverses conservations ». Certaines conservations semblent vraiment somnoler ce qui n' empêche pas de bénéficier de la fourchette basse des rémunérations qui est déjà tout à fait coquette.

Plusieurs conclusions s’ imposent après ce tour d’ horizon.

Le carrousel des bénéficiaires débarquant dans cette activité à 18 mois ou 2 ans de leur fin de carrière est, pour user du langage feutré de la Cour des Comptes, une « curiosité ». C’ est le moins qu’ on puisse dire.

La paupérisation du peuple français trouve une fois de plus son explication dans le formidable transfert d' argent indu en direction des fausses élites qui le manipulent par élections interposées.

La Cour réitère ses critiques, après les avoir formulées dans plusieurs rapports antérieurs, bien que notant quelques améliorations à la marge qui ne touchent en rien à l’ essentiel. Une fois de plus est confirmée la seule utilité de cette fastueuse administration: elle décrit, avec talent et force détails, au peuple français le système d’ exploitation auquel il est soumis. En revanche, elle ne saurait jamais servir à détruire ce système ou à l’ améliorer.

Les taxes que paient les usagers pour ce travail pourraient être fortement allégées dans une organisation privatisée. Toute privatisation de quelque activité que ce soit réduit les frais d’ au moins la moitié.

  L’ expérience que chacun peut avoir lors d’ opérations immobilières avec le délai insupportable que les conservations des hypothèques font supporter aux notaires dans la transmission des renseignements montre une fois de plus que l' inondation d' argent ne conduit pas à l' efficacité.

Enfin terminons sur une note d’ espoir. Tout ce magma est illégal; c’ est une très bonne surprise car un pouvoir « Libérateur » n’ aurait aucun mal à le faire tomber d’ une simple chiquenaude!

Michel de Poncins

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From: Michel DE PONCINS
To: micheldeponcins@orange. fr
Sent: Monday, August 25, 2008 2:57 PM
Subject: LA GUERRE.....

LE FLASH

(A diffuser largement)

LUNDI 25 AOUT 2008

C’ EST LA GUERRE

L’ événement majeur le plus récent est que les Français s’ aperçoivent, tout soudain, qu' ils sont en guerre: 10 morts et 21 blessés d' un seul coup succédant à d' autres victimes dont d' autres « petites » guerres que la France a engagées partout avec une légèreté coupable dans diverses missions dont personne ne connaît peut-être le total exact ni la signification.

Bien entendu, si on n' a pas d' expérience militaire et si on n' est pas au courant des détails des dossiers, il est difficile de tirer les enseignements de ce grave événement en Afghanistan; il faut donc beaucoup de prudence dans l’ analyse. Toutefois, la pratique assidue de l' histoire permet, sauf erreur ou omission, de recenser les conditions nécessaires pour gagner une guerre.

Il semble que quatre conditions sont prédominantes: une raison valable de faire la guerre, une chaîne de commandement efficace, une doctrine d' emploi des forces et, enfin, des moyens adéquats.

Sur tous ces plans, la France est gravement défaillante. Celui qui se proclame avec une légitimité fierté chef des armées s’ est signalé récemment en injuriant publiquement les généraux et en les traitant d' amateurs. C' est lui, en fait, qui a montré son amateurisme depuis sa prise du pouvoir car, dans ce domaine comme dans d’ autres, il n’ a rien changé à l' écroulement de l' armée qui avait précédé son arrivée et dont il a hérité.

Les objectifs de guerre?

Bien entendu le meilleur objectif est d' avoir une cause sacrée à défendre et les guerres ont été souvent gagnées avec des moyens insuffisants mais grâce à une cause sacrée. Si on interroge l' engagé volontaire ou le gradé Français sur les raisons qui ont conduit les gouvernements successifs à envoyer des troupes dans des missions lointaines, multiples et souvent contradictoires on ne pourra jamais obtenir de réponse claire.

À propos de l' Afghanistan, le président a parlé de « défendre la démocratie et la liberté »; il a fait semblant ainsi de ne pas connaître la vanité de ces motivations, compte tenu de la corruption bien connue de toutes les grandes démocraties ainsi que du trafic des élections sur lesquelles elles reposent. Le pouvoir Afghan, pour sa part, est fortement soupçonné d’ être mêlé au commerce de drogue qui alimente les talibans! Au Tchad et partout ailleurs la France envoie des soldats se faire tuer pour des gredins de haute stature.

La lutte contre le terrorisme est aussi invoquée et pourrait être une justification de l' action et de l’ entretien des forces militaires; mais il faudrait alors d' abord lutter contre le terrorisme à l’ intérieur tel qu' il s' exerce dans 500 villes françaises qui sont livrées aux trafiquants de toutes sortes. Pour un pouvoir de droite, ce serait une cause sacrée. La guerre de 14-18 fut gagnée en partie sur la base d’ une cause sacrée.

Finalement, le seul vrai motif, d’ ailleurs indiqué officiellement, est un raisonnement de politique étrangère extrèmement compliqué qui, certes, ne mérite pas d’ engager la vie des combattants.

Si on n' a pas de cause sacrée, les troupes sont des mercenaires, ce qui cadre bien avec l' idée d' une armée de métier. Il est possible de gagner des guerres avec des mercenaires mais il faut des objectifs précis à leur fournir. La multiplication des missions et leurs nombreuses contradictions manifeste bien le désordre de l' action militaire française, d' autant plus que chacune d' entre elles a son origine dans des gouvernements n' ayant souvent que fort peu de vraie légitimité. A propos de mercenariat, notons que, pour les troupes, la participation aux opérations extérieures se traduit par des avantages financiers majeurs qui ratrappent en quelque sorte la modicité des soldes. L’ acceptation par les Etats-Majors malgré leurs avertissements des gesticulations extérieures est-elle due à un calcul peut-être sordide?

Le pouvoir, par le truchement d' une presse et de médias à sa dévotion, laisse dire que la guerre d' Afghanistan est de toute façon perdue. C' est évidemment le scandale absolu que de s’ exprimer ainsi: une guerre ne peut être gagnée que si on reconnaît au moins qu' il existe une guerre et si on sait et affirme qu' elle peut être gagnée, ce qui est le cas de toute guerre si les moyens adéquats sont employés.

La chaîne de commandement?

Dans le cas particulier de l' Afghanistan il y a au moins deux chaînes de commandement.

La chaîne française comporte un empilement invraisemblable d' organismes. Les hauts gradés sont souvent promus à l' ancienneté et non pas au choix ce qui est le contraire de la création d' un commandement de très haut niveau. Sur place, en Afghanistan, il y a au sommet le commandement américain, mais il s’ exerce sur des détachements de diverses nations: Britanniques, Allemands, Turcs, Canadiens, Néerlandais, Italiens voisinent avec des Français. Comment est-il possible d' être efficace dans un tel magma avec, en plus, des problèmes de langue?

On a inventé un système peut-être unique dans l’ histoire des guerres, à savoir le commandement en rotation. A Kaboul, la rotation s’ exerce entre l’ Italie et la Turquie; dans la zone sud, Canada, Pays-Bas et Grande-Bretagne se succèdent. Cette rotation est vraiment une chance pour les Talibans s’ ils ont le talent de l’ exploiter. Nous ne rentrerons pas dans la controverse largement ouverte aujourd' hui et laissant supposer que probablement il n' y avait pas eu la réaction rapide, foudroyante et nécessaire du commandement local lors de la bataille.

La doctrine?

Dans toutes les guerres depuis des millénaires les vainqueurs ont mis au point une doctrine leur permettant de vaincre. Souvent, d' ailleurs, la doctrine consistait à innover, c' est-à-dire à faire une nouvelle forme de guerre. Napoléon a gagné en Italie et le Sultan a fait tomber Byzance en pratiquant des formes de guerre nouvelles.

Le budget des armées est raboté d' une façon terrifiante depuis des années et il vient de l' être une nouvelle fois; en fait, il sert de variable d' ajustement indispensable pour permettre les folies dépensières des politiques momentanément au pouvoir: ces pouvoirs successifs exploitent jusqu’ à l’ extrême le fait que les armées ne font pas grève. Comment dans une telle ambiance peut-on mettre au point une doctrine conduisant à la victoire sur de multiples fronts ouverts un peu partout dans le monde avec des objectifs disparates?

Il est question, pour mettre de l’ ordre, d' une sorte « d’ états généraux » en vue de réfléchir au rôle des armées et de la défense: une telle parlotte ne peut conduire à rien de concret d' autant plus qu' elle va être quasi publique, alors que la victoire implique au moins 50 % de secret. Il en sera de même du débat parlementaire public qui a été promis à l’ opposition: il sera limité à l’ Afghanistan alors que le pays est engagé dans de multiples autres guerres!

Les moyens?

On vient de se référer à la chute lente des moyens mis à la disposition du commandement. Nous ne saurons jamais si, sur place, il y avait les moyens voulus, bien que la presse fasse de larges échos à l' inadaptation des moyens par rapport aux missions. Le sauvetage récent du navire le Ponant qui, en juin de cette année, avait été pris en otage par des pirates au large du Yémen a montré en grandeur nature la grande misère des moyens mis à la disposition des armées. La libération a été présentée comme une merveille du genre mais a montré le délabrement de toutes les armes. Navires et hélicoptères appelés à intervenir furent pour beaucoup défaillants. C’ est grâce aux talents des intervenants que la libération du navire en otage a pu être réalisée.

Parallèlement en Afghanistan, la coalition tolère la culture de l’ héroîne qui donne des finances aux Talibans et mine les populations occidentales clientes: c’ est l’ incohérence absolue.

Tout en gardant la prudence précitée sur des évènements obcurs, on est forcé de constater que malgré une victoire incontestable de la droite aux élections présidentielles il y a un an, rien n’ est changé et tout est pareil!

Michel de Poncins

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From: albert soued
Sent: Friday, August 08, 2008 3:54 PM
Subject: Détente dans la confusion.doc

DETENTE DANS LA CONFUSION

Par Albert Soued, http://www.chez.com/soued, pour http://www.nuitdorient.com

Le 08/08/08

Au Moyen Orient, il y a une atmosphère de détente estivale avec des ouvertures, des pourparlers, des échanges, mais en même temps, on assiste à une surenchère verbale et à une démonstration de muscles, tout azimut.

Devant une telle confusion, l' Occident se perd en conjectures, tout le monde y perd son latin.

Que se passe-t-il en fait? Rien de nouveau sous le soleil.

Commençons par le début. Pour être bref, c' est l' héritage de Mahomet qui façonne la réalité de la région jusqu' aujourd' hui. Pour les Shiites, l' héritage de Mahomet a été capté par les califes sunnites au détriment de la descendance de son gendre et cousin Ali. Le fond de la toile, c' est beaucoup moins l' antipathie du monde arabe à l' égard de l' Occident, qu' il admire en fait, que l' animosité millénaire qui anime la Shia'h vis-à-vis de la Sunna, et qui se transforme en course effrénée et concurrente pour la suprématie islamique et, de là, pour l' hégémonie au Moyen Orient.

Rappelons que pendant des siècles le shiite en pays arabe était le parent pauvre, souvent opprimé et mis à l' écart, parfois même citoyen de seconde zone, comme encore en Arabie. Le seul pays à majorité shiite c' est l' Iran, mais du temps des Shah, l' héritage perse était prévalent par rapport à celui de l' Islam. La situation s' y est inversée en 1979, après la révolution des ayatollahs.

Depuis que les Islamistes Iraniens ont montré leur volonté de puissance régionale à travers le nucléaire, tous les shiites de la région ont repris du poil de la bête et, dans la foulée, tous les mécontents du monde arabe leur ont emboîté le pas.

En Syrie, la minorité shiite alaouite était pauvre et arriérée. Grâce aux 2 décennies du Mandat français, cette minorité s' est émancipée, en s' enrôlant dans l' armée et en formant le puissant parti Baath. Elle a fini par prendre le pouvoir par la force et la dynastie des Assad règne sur la Syrie par le népotisme, la torture, l' assassinat et le renseignement, depuis déjà 4 décennies.

La guerre d' Irak de 2003 menée par les Etats-Unis a libéré le pays d' une clique sunnite minoritaire et a donné le pouvoir aux shiites de ce pays, majoritaires.

Au lieu de mettre dans le rang les milices armées shiites du Hezbollah, comme nous le pensions, la 2ème guerre du Liban a donné un nouvel élan à la shia'h au Liban. Grâce à un mini coup d' état récent, mené par le H'ezbollah, la shia'h a retrouvé la place qui lui revenait sur le plan politique, vu la démographie galopante de cette population pauvre. Avec le silence des Occidentaux et notamment celui de la France, la shia'h a obtenu une minorité de blocage au Parlement comme au gouvernement libanais, part qui en fait lui revenait. De plus les milices du Hezbollah ont été promues officiellement au rang de 2ème armée de défense, à côté de l' armée libanaise, au grand mépris de la Résolution 1701 de l' Onu qui prévoit leur désarmement (1).

Vu le charisme de Nasrallah, chef du Hezbollah, et d' intérêts convergents, de nombreux sunnites de l' Autorité Autonome palestinienne se convertissent à la shia'h qui a le vent en poupe dans ces territoires.

Rappelons par ailleurs que les réserves pétrolières du golfe persique se situent presque totalement en territoire shiite.

Face à cette poussée shiite tout azimut, les groupes radicaux de la sunna font long feu au Moyen Orient où on entend rarement parler d' al Qaeda, aujourd' hui. A l' opposé, les groupes des Frères Musulmans, grâce à leurs organisations caritatives et à leurs œuvres sociales financées par l' Arabie, constituent de fortes oppositions au pouvoir en Egypte, en Jordanie et en Syrie, bien que ces groupes soient interdits comme partis politiques. Le Hamas à Gaza en est issu, bien qu' il soit affilié aussi à l' Iran shiite, mangeant aux 2 râteliers.

Rappelons ici que la plupart des mosquées et madrassas du monde sunnite sont financées par l' Arabie, d' où la diffusion progressive, partout dans le monde depuis un demi-siècle, de la foi pure et dure wahabite.

Au motif de la revanche de la Shia'h sur la Sunna, se sont ajoutées au panorama du Moyen Orient les conséquences de la 2ème Guerre Mondiale: la naissance des nationalismes, l' expérience de régimes socialistes autoritaires et surtout l' émergence des islamismes aussi bien shiite que sunnite, comme solution à la débâcle socio-économique des pays arabes.

La naissance d' un minuscule Etat Juif dans l' océan des pays arabes autoritaires et souvent encore tribaux a traumatisé la conscience arabe. Cet état indépendant, démocratique, victorieux et moderne leur est apparu comme inacceptable. Les arabo-musulmans qui ont échoué devant l' élan irrésistible de la modernité, notamment l' émancipation de la femme, se réfugient dans un Islam suranné, wahabite ou salafiste, shiite ou apocalyptique.

Malgré une crise alimentaire en cours et une crise économique qui se profile, le Moyen Orient évolue, mais lentement. En attendant, leurs dirigeants parlent, se réunissent, négocient, mais rien de sérieux. Les journalistes rapportent, font des hypothèses, des synthèses, sans vraiment comprendre les joutes orientales oratoires ou musclées.

Pourtant tous les germes conflictuels sont là, interethniques, interislamiques, interarabes, aussi sérieux que la non acceptation du fait israélien ou qu' un Iran nucléarisé (2).

Pour résoudre les conflits du Moyen Orient, le temps est le meilleur allié. Les Américains ont mis 4 ans pour comprendre ce qu' il fallait faire en Irak pour réussir et ils ont fini par réussir, malgré le vacarme des protestations des "impatients occidentaux".

Al Qaeda et les milices de Moqtada al Sadr sont hors jeu en Irak. Eliminer des groupes terroristes, c' est coûteux parce que cela prend du temps, mais c' est possible.

Si Israël avait été plus patient au Liban du Sud ou à Gaza, il ne se serait pas trouvé aujourd' hui sous la menace de deux entités hostiles et armées, manipulées par des Islamistes Iraniens poussant leurs pions sur l' échiquier du Moyen Orient.

L' impatience est le meilleur ennemi dans cette interminable partie d' échecs.

Albert SOUED

Notes
(1) Si le Hezbollah décide de "libérer ou de récupérer" les fermes de Chebaa, les collines de Kfarchouba et la partie "libanaise" de Ghajar, territoire syrien d' après l' Onu, mais géré par Israël, cela signifie concrètement une nouvelle guerre du Liban avec Israël. Nasrallah est très lié à l' Iran sur le plan familial, beaucoup plus qu' il n' était lié à Bashar al Assad qui l' admirait. Le bras droit de Bashar al Assad, le général Mohamed Souleiman aurait été assassiné par le Hezbollah par représailles de l' assassinat de son chef militaire Imad Moughnyeh par les services secrets syriens.

(2) Le vice 1er ministre d' Israël, Shaoul Mofaz a déclaré très récemment: "Les Iraniens sont la source de tout mal et leur programme nucléaire constitue une menace pour l' existence d' Israël"

 

----- Original Message -----
From: isly26mars62
To: isly26mars@wanadoo.fr
Sent: Monday, August 25, 2008 11:52 PM
Subject: Vendredi 12 septembre FRANCE 3

Documentaire sur le massacre de 'l rue d' Isly

Le documentaire sur le massacre du 26 mars 1962 sera diffusé le Vendredi 12 septembre 2008 à 23h25 (voir le communiqué de presse de FRANCE 3 en PJ)

Nous entendrons les témoignages de:
- militaires qui étaient en poste rue d' Isly
- Le docteur PEREZ chef de l' OAS ALGER
- JJ SUSINI
- Simone GAUTIER veuve de Philippe GAUTIER assassiné le 26 mars
- Monique FERRANDIS blessée grièvement le 26 mars et
- Annie-France FERRANDIS-GARNIER également blessée grièvement le 26 mars, elles sont les sœurs de Renée FERRANDIS assassinée devant le crédit foncier.

Le titre "massacre" va dans le bon sens, en effet le terme de "fusillade" souvent employé est réducteur.

En 2002, nous avons eu le journal télévisé de TF1 avec PPDA, de FR3 Provence C.A, France Inter, Radio bleue.

Plus récemment le film de Gilles Perez évoquait également le 26 mars.

Le problème est que les médias ne se font jamais les échos de ce genre de reportage, ce qui n' est pas le cas des émissions consacrées au 17 octobre 1961.

Espérons qu' à 23H 25 des métropolitains seront devant le petit écran.

NICOLE FERRANDIS-DELVARRE

Association des familles des victimes du 26 mars 1962 et de leurs alliés

http://pagesperso-orange.fr/isly/

http://www.isly26mars.com

Un documentaire de Christophe Weber

Conseiller Historique: Jean-Jacques Jordi

Production: Doc en Stock avec la participation de France 3

Durée: 52 minutes

Année 2008

©Doc en stock

Le 26 mars 1962, une semaine seulement après la signature des accords d’ Evian, des centaines de citoyens français tombent en quelques minutes sous les balles de soldats français rue d’ Isly à Alger à la suite d’ une manifestation. Fait traumatisant de la guerre d’ Algérie, ce massacre marque vraiment le début de l’ exode massif des Pieds-Noirs…et le déclin inéluctable de l’ OAS.

A l’ époque, les faits provoquent une émotion immédiate, tant en Algérie qu’en France: l’ armée est stigmatisée, la population européenne est traumatisée. Pourtant, il semblerait qu’ aucune commission d’ enquête officielle n’ ait jamais été créée pour éclaircir les faits et les responsabilités dans ce drame.

Aujourd’ hui, pratiquement 45 ans après, cette tuerie qui porte très pudiquement le nom de « fusillade de la rue d’ Isly » est toujours entourée d’ oubli, de silence, de rumeurs, de contrevérités et de non-dits.

Pourquoi et comment un tel massacre a-t-il pu arriver? Dans quel contexte s’ inscrit-il? Quelle « mécanique » a pu conduire à ce que certains observateurs ont estimé inéluctable »?

En partant des archives filmées et sonores de la « fusillade », il s’ agit de raconter cette histoire, d’ éclaircir ses zones d' ombre, d’essayer de pointer les responsabilités voire les manipulations, des « deux côtés ». Révéler également un deuil toujours interdit, pour ces milliers de familles qui ont perdu un des leurs, tué ou blessé par l’ armée de leur propre pays.

Autopsie d’ un massacre? Pas seulement. Le film s’ appuie également sur les portraits et les témoignages de ceux, soldats comme victimes, qui doivent vivre avec l’ insupportable déni de justice, déni de mémoire, se taire et ne jamais connaître la vérité.

 

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From: Pabarisain
Sent: Thursday, August 28, 2008 9:19 AM
Subject: pour info: proposition concrète

DROIT DE MEMOIRE

Ligue du Droit des Français à disposer de leur mémoire

Une proposition concrète

Voilà une proposition concrète inspirée par l' analyse de Guy Rolland sur la dénomination authentique de victimes appliquée à tous les habitants de l’ Algérie, suite à la prise du pouvoir réussie par Charles De Gaulle grâce à eux et à leurs dépens.

Attendu que

(Avis du Conseil économique et Social au sujet des rapatriés ( 2007)

"la position française n’ a jamais été jugée invalide juridiquement. Elle a été caractérisée par une grande constance dans le temps depuis 1970 (cf. exposé des motifs de la loi du 15 juillet 1970: « ...les charges économiques et financières du pays ne permettent pas d’ assumer un engagement d’ une telle ampleur... l’ effort que la Nation acceptait de faire devait recevoir une orientation meilleure que le rétablissement des fortunes »).

La position officielle de la France est qu’ un tel droit à indemnisation n’ est opposable qu’ aux autorités algériennes. La France, elle, a versé une « contribution à l’ indemnisation » sur le fondement d’ une solidarité nationale. Si un complément devait être obtenu pour solde de tout compte, il ne pourrait provenir que d’ une négociation avec l’ Algérie visant à liquider le passé afin de mieux construire ensemble l’ avenir, comme l’ a suggéré le Président de la République." (fin de citation)

Cet avis du Conseil Economique et Social montre que les rapatriés ne sont pas des Français à part entière puisque la juste indemnisation leur est refusée, alors que ce Conseil reconnaît le viol (non-respect!) des Accords d' Evian.

Ce qui précède, auquel s' ajoute ce que vient de dire officiellement Mr Bajolet à Alger, Ambassadeur de France ("sang versé par les soldats français pour une cause qui n' était pas la leur") montre que les Français d' AFN qu' ils soient FSE ou FSNA ont été manipulés, utilisés par l' Etat français comme des pions pour sa politique d' abord coloniale puis tiers mondiste à partir de 1958.

Cela rejoint les propos de De Gaulle: "un ramassis d' Espagnols, Maltais et Italiens tout juste bons à taper sur des casseroles."

Il convient donc de modifier notre discours après 46 ans d' échecs et de rebuffades.

Attendu que seules les victimes qui s' en prennent à nos gouvernements successifs sont écoutées et protégées par des lois qui sanctionnent ceux qui les insultent ou nient leur malheur: Juifs, Arméniens, Esclaves, etc, les Français d' Algérie doivent modifier leur discours et se désolidariser de l' œuvre de la France en AFN. Finis les justifications, les bilans, les témoignages sur une oeuvre que la France nous a imposée et qu' elle renie comme si nous en étions responsables.

Attendu que notre cause "n' était pas celle de la France" (Bajolet), puisque nos biens considérés comme des "fortunes" n' ont pas à être indemnisés à leur juste valeur comme la loi fondatrice le prescrit, puisque nous ne sommes que des "ramenés dans notre patrie", après avoir été poussés à aller nous faire voir ailleurs durant 130 ans, il s' avère que le terme de "sous hommes," employé par Mr Fréche pour des harkis, s' applique, dans les discours et les actes du gouvernement, pour tous les Français d' AFN.

Par ces motifs,
1/ les "Untermenschen d' AFN" (FSE comme FSNA) ne voteront plus aux diverses élections locales et nationales.
2/ Ils ne s' inscriront dans aucun parti, officiellement reconnu.
3/ Ils ne participeront à aucune commémoration, hormis celles qui concernent leur Histoire spécifique aux dates déjà suffisamment douloureuses et fixées par eux.
4/ Ils poursuivront en justice tous ceux qui insulteront leur mémoire.
5/ Ils dénient toutes références au 19 mars 1962 et considèrent cette date comme une insulte et une trahison.

Et tout cela, tant que l' Etat français n' aura pas reconnu sa responsabilité dans leur Histoire récente, en particulier le viol des Accords d' Evian et toutes les conséquences qui en ont découlé. Cela implique la juste indemnisation, la reconnaissance officielle de statut de Morts pour la France à ceux qui sont tombés pour maintenir l' Algérie française jusqu' au bout, les sanctions pour ceux qui nieraient ce sacrifice et insulteraient leur mémoire.

Pierre BARISAIN MONROSE

 

Mahomet et l' islam: mythe et réalités

La France continuera-t-elle de subventionner la colonisation de son pays comme les mosquées de cet islam qui, depuis 1400 ans, ne s' est étendu et pérennisé que grâce au système politico-religieux le plus impérialiste, le plus colonialiste, le plus totalitaire, le plus belliqueux et le plus esclavagiste de la planète? De cet islam dont le pillage, la destruction, la ruine, la déportation, l' extermination et l' esclavage lui furent aussi consubstantiels (l' esclavage existe toujours dans les Emirats ou au Soudan, il a été aboli en 2007 en Mauritanie …) que le goulag le fut aux républiques socialistes?

D' Al Andalus à la Perse en passant par la Mésopotamie, l' islam n' a prospéré que sur l' asservissement et l' exploitation des peuples noirs, chrétiens et juifs, conquis et assujettis. L' esclavage et la dhimma étaient garants de son enrichissement. " La patrie d' un cochon est partout où il y a du gland. " FENELON.

" Les musulmans d' aujourd'hui mangeront grâce au labeur des infidèles et nos fils mangeront grâce à leur fils, indéfiniment aussi longtemps qu' il en restera, car tant que la religion de l' islam l' emportera, ils demeureront les esclaves du peuple de l' islam. " Calife OMAR (581-644) conquérant de la Syrie, de la Perse, de l' Egypte et de la Mésopotamie.

" En raison de leur nature sauvage, les Arabes sont des pillards et des destructeurs. Ils pillent tout ce qu' ils trouvent (…) Les pays conquis par les Arabes s' écroulent. C' est leur nature de piller autrui. (…) S' ils arrivent à la domination et au pouvoir royal, ils pillent tout à leur aise. Il n' y a plus rien pour protéger la propriété et la civilisation est détruite. " IBN KHALDUN (1331-1406) in Discours sur l' histoire universelle.

Au fil des siècles, la disparition des prodigieuses richesses matérielles, culturelles et humaines des populations indigènes judéo-chrétiennes et persanes converties et submergées a coïncidé pour les descendants des nomades conquérants au retour à leur primitive misère et à leur endémique pauvreté culturelle. Le mythe de " L' âge d' or " de l' Islam n' a jamais correspondu qu' à cette période qui a suivi les grandes conquêtes où les peuples vaincus étaient pillables, taillables et corvéables à merci.

" Les Arabes qui nous ont durement persécutés nous ont soumis à une législation funeste et discriminatoire; jamais nation ne nous a brimés, dégradés, avilis et haïs autant qu' eux. " Maïmonide, médecin et philosophe juif mort en exil au Caire en 1204.

" Les voyageurs découvraient aux portes de l' Europe la stagnation et l' obscurantisme, avec des masses d' eunuques et d' esclaves, des harems, une justice partiale et expéditive, des dhimmis besogneux, soumis à la capitation et aux vêtements discriminatoires. " BAT YE'OR 2007.

Taire sciemment les finalités liberticides et criminelles de telles idéologies, c' est témoigner de sa complicité délibérée, de son soutien actif et de sa collaboration effective dans les plus effroyables crimes contre l' Humanité:

" L' histoire de l' islam politique qui s' étend sur quatorze siècles, se résume en quelques chiffres terrifiants: environ 60 millions de chrétiens ont perdu la vie suite aux conquêtes islamiques; 80 millions d' hindous ont été tués; 10 millions de bouddhistes. (…) Au total quelque 270 millions de victimes. " Bill WARNER in " The Study of Political Islam ".

Pas de " droit à lutter contre l' exclusion " pour les juifs et les samaritains éliminés jadis de leur patrie palestinienne; ni pour les 25.000 coptes d' Egypte qui quittent chaque année le pays où leurs ancêtres chrétiens vivaient déjà 600 ans avant l' Islam! Pas plus de " devoir de mémoire " pour le million d' Européens capturés en mer ou sur les côtes lors de rezzous et qui ont connu l' esclavage dans les geôles du Maghreg jusqu' en 1830 que pour ces 17 millions d' humains, au total, esclaves par la grâce de l' Islam, pas de " devoir d' ingérence " ou de droit à la vie pour les sept millions de chrétiens assassinés par l' islam durant le seul vingtième siècle (plus que la Shoah!): Arméniens, Maronites, Chaldéens, chrétiens nestoriens et jacobites de la vallée de l' Euphrate, Timorais, Nigérians, pour les deux millions de fillettes qui chaque année meurent d' infections consécutives à cette barbare " tradition " qu' est l' excision, pas de " Droits de l' Homme " pour les deux millions de chrétiens et d' animistes assassinés au sud Soudan ces vingt dernières années, etc.

Et si les auteurs du génocide arménien n' ont rien à envier aux promoteurs du génocide vendéen, force est de constater que la proportion de chrétiens en Turquie est aujourd' hui 150 fois plus faible que ce qu' elle était voici un siècle et demi.

Mais comment exiger la reconnaissance du génocide arménien quand on se refuse soi-même à reconnaître le génocide vendéen?

" Nous devons condamner publiquement l' idée même que des hommes puissent faire violence à d' autres hommes. En taisant le vice, en l' enfonçant dans nos corps, (…) nous le semons et à l' avenir, il n' en donnera que mille fois plus de pousses. (…) Nous sapons sous les pas des générations nouvelles toute base de justice. " SOLJENITSYNE.

Ainsi, l' ONU qui ne semble pas plus croire à l' universalité de sa Déclaration des Droits de l' Homme que les pays musulmans qui n' ont jamais voulu y souscrire, n' a-t-elle pas déjà publié en 1997 la " Déclaration des Droits de l' Homme en Islam ". Un document qui, brisant le pseudo-principe autodéclaré d' universalité, dit déjà, dans son préambule: " Tous les droits stipulés dans la déclaration qui suit sont soumis à la Loi Islamique, à la Charia. Dans les pays islamiques, la Charia est la seule et unique source de référence pour ce qui concerne les droits de l' homme. "

Ce texte valide la loi du conquérant sur l' opprimé en justifiant l' idéologie criminogène et esclavagiste par la loi religieuse. A quand une " Déclaration des Droits " des dizaines de millions d' habitants d' origine des 44 pays conquis par les armées islamiques? A quand une " Déclaration des Droits des centaines de millions de victimes des Génocides et de l' esclavagisme islamiques "?

Il y a manifestement des hommes qui sont moins hommes que les autres. Selon que vous serez riche ou misérable, libre ou esclave, homme ou femme, chrétien ou musulman… 

A suivre sur Le Pilori 2008-10 d' octobre!

 

----- Original Message -----
From: Unec
Sent: Monday, August 04, 2008 8:41 AM
Subject: TR: Nouvelles chrétiennes: FRANCE (RU 30+31/2008)

RU 30+31/2008(22.07.2008) : DEPECHE HEB DOMADAIRE DE NOUVELLES CHRETIENNES Disponible en français, angl. et allemand, gratuit par courriel. Sans copyright (mention « ru » s.v.p.). « RU », le service de presse de l’ UNEC, BP 70114, F-95210 St-Gratien Tél./Rép./Fax 01 34 12 02 68 – unec@wanadoo.frhttp://www.radio-silence.tv (avec archive RU)

Double numéro (2 semaines)

- FRANCE: Nous publions ci-après une lettre que l’ association UNEC fait parvenir actuellement aux 100 personnes les plus riches dans le monde, pour la défense des millions de bébés en danger d’ être avortés. Peut-être pourriez-vous la faire parvenir à d’ autres personnes aisées de votre entourage, à leur profit? « Avec le mammon, faites vous des amis au ciel! », nous enseigne l’ Evangile.

« Monsieur, Madame,

Nous sommes une association à orientation européenne enregistrée en France depuis 1989: UNEC (Union des Nations de l’ Europe Chrétienne). Notre but principal est la défense de la vie humaine, surtout de celle de l’ enfant avant sa naissance.

Pour réaliser cet objectif, nous avons développé deux activités principales:

D’ abord notre groupe ‘SOS MAMANS (UNEC)’ qui va à la rencontre des femmes et jeunes filles enceintes placées devant la terrifiante question de l’ avortement, en les abordant sur les bancs publics, sur les trottoirs des villes, dans les cafés, pharmacies etc., pour leur offrir notre assistance matérielle et morale afin qu’ elles puissent accepter, aimer et porter à la naissance leurs bébés.

Depuis sa fondation jusqu’ à ce jour, ce groupe a pu sauver 448 bébés de la mort violente de l’ avortement. Les moyens financiers nécessaires (environ 1000 Euro par bébé sauvé) proviennent exclusivement de dons privés, puisque l’ Etat avorteur français ne veut encourager de telles initiatives. Les dons sont utilisés exclusivement pour les femmes et jeunes filles en danger, puisque l’ association n’ a point d’ autres dépenses (salaires, locaux, revues etc.).

En plus nous avons fondé en juin 2008 un mouvement politique (parti): « ARRETONS LE MASSACRE DES ENFANTS A NAÎTRE – A.M.E.N. », pour défendre même dans l’ arène politique les bébés menacés de mort dans le sein de leur mère. Ce parti se fonde, selon ses statuts, sur les 10 commandements de Dieu et l’ Evangile, ainsi que sur la Doctrine Sociale bi-millénaire de l’ Eglise, sans être placé sous une autorité ecclésiastique. Dans ce stade initial AMEN ne dispose d’ aucune ressource financière et aurait besoin immédiatement d’ une aide de 150.000 Euro, pour pouvoir participer aux élections européennes annoncées pour juin 2009, au moins dans la région Ile-de-France (12 tonnes de bulletins de vote!).

Ainsi nous nous permettons de vous poser, tout personnellement, la question si vous pourriez faire une contribution financière, soit pour SOS MAMANS (UNEC), soit pour notre nouveau parti anti-avortement AMEN, dans les deux cas pour le sauvetage des bébés qui actuellement – en France et presque dans toute l’ Europe – sont jetés dans les ‘déchets médicaux’ des avortoirs, s’ ils ne sont pas discrètement acheminés aux laboratoires de la recherche médicale, voire cosmétique. Il faut mettre fin à ce monstrueux massacre qui n’ est qu’ un suicide collectif, un véritable auto-génocide et un retour au cannibalisme, sans parler des bébés qui ne veulent que vivre!

Dans l’ attente de votre aimable réponse, et restant à votre disposition pour toute information supplémentaire, avec nos sentiments les meilleurs, … (UNEC).

NB: Les dons peuvent être adressés à l’ UNEC en spécifiant éventuellement « pour SOS MAMANS », ou « pour A.M.E.N. ». Voici les coordonnées: UNEC, BP 70114, F-95210 Saint-Gratien, T/F +33-(0)134120268, unec@wanadoo.fr, http://www.radio-silence.tv. IBAN: FR76 3000 4013 0400 0005 1692 261. BIC: BNPAFRPPENG

- - O.A.M.D.G. - -

----- Original Message -----
From: Unec
Sent: Monday, August 18, 2008 7:52 PM
Subject: Nouvelles chrétiennes: ANGLETERRE, "...sauf en cas de viol" (RU 32+33)

RU 32+33/2008(18.08.2008) : DEPECHE HEB DOMADAIRE DE NOUVELLES CHRETIENNES Disponible en français, angl. et allemand, gratuit par courriel. Sans copyright (mention « ru » s.v.p.). « RU », le service de presse de l’ UNEC, BP 70114, F-95210 St-Gratien Tél./Rép./Fax 01 34 12 02 68 – unec@wanadoo.frhttp://www.radio-silence.tv (avec archive RU)

Double numéro (2 semaines)

- ANGLETERRE: Si vous penchez – ne serait-ce qu’ un peu – du côté du slogan assassin de certains législateurs, juges, médecins, voire de personnes se considérant pieuses, « Non à l’ avortement, sauf, bien sûr, en cas de viol ou d’ inceste», alors je vous en prie, prenez 5 minutes pendant ce mois d’ août 2008 pour lire ce qui suit. Il s’ agit d’ un article, un peu adapté, paru le 9 août dans le quotidien anglais DAILY MAIL: « Je fus violée et laissée enceinte à 16 ans… mais j’ aime encore mon bébé! ».

Comme beaucoup de mamans mineures, Elizabeth Cameron, 18, n’ aime pas beaucoup parler du papa de son bébé Mary. Elle hausse les épaules quand on lui demande à ce sujet: ‘Quand des nouvelles gens me demandent, je dis que je n’ ai rien à faire avec lui – ce qui est vrai’, déclare-t-elle. ‘Mais je ne suis pas encore certaine de ce que je dirai à Mary elle-même quand elle sera assez grande pour poser la question. J’ espère me marier un jour, et puis Mary aura un papa et il n’ y aura pas tellement de problème.’ En fait, il se peut que la petite Mary, en ce cas, ne cherchera jamais à savoir la vérité au sujet de l’ homme qui lui a donné la vie.

Elle fut conçue un soir froid quand Elizabeth – à l’ époque une jeune fille vierge âgée de 16 ans – fut forcée dans une camionnette et violée. Tout ce qu' Elizabeth sera un jour capable de dire à Mary, c’ est que son père était un étranger cagoulé qui l’ a forcée sous lui. Elle n’ a aucune connaissance de l’ âge de cet homme, de son ethnie, même pas de sa taille, tellement elle fut confuse ce soir-là. En fait, il pourrait être un de trois différents individus. Car une des peu de choses dont Elizabeth est sûre, c' est que ce soir-là elle a été violée par trois hommes différents.

Que Mary existe aujourd’ hui, dépasse l’ entendement. Pratiquement tous ceux qui savaient comment Elizabeth est tombée enceinte – médecins, membres de la famille, même son propre père – avaient poussé Elizabeth à avorter le bébé au plus vite. La seule personne qui restait auprès d’ elle pour considérer au moins la possibilité de garder l’ enfant, fut sa mère Sarah. Aujourd’ hui mère et fille vivent dans une confortable villa à 8 chambres sur la côte méridionale de l’ Angleterre, dans un village pittoresque. A première vue elles ressemblent à toute jeune maman et grand-mère, se racontant avec délectation des histoires sur la petite fille dont elles sont si fières.

Sarah, 53 ans, propriétaire d’ une agence de location immobilière, admet: ‘Le fait d’ avoir cet enfant dans ma vie est une immense joie! Depuis le premier moment où je la tenais dans mes bras, je ressentais ce lien intense avec elle, une liaison qui a commencé même avant sa naissance. Elle me ressemble quand j’ avais son âge, et je suis convaincue qu’ elle devait faire partie de notre famille.’

Elizabeth qui a maintenant 19 ans et étudie à l’ université pour devenir maîtresse d’ école primaire, parle moins que sa maman, mais paraît aussi convaincue: ‘Tout le monde, sauf maman, pensait que je devais avorter. Mon père même fixa un rendez-vous à la clinique, et ils m’ ont montré un petit point sur le scanneur; je pense qu’ ils voulaient me convaincre que c’ était simplement un amas de cellules et que l’ intervention serait vite faite. Mais je n’ arrivais pas à accepter cette idée. A l’ école, mes copines – dont la plupart ignoraient tout au sujet de ce viol – ne pouvaient pas comprendre que quelqu’ un de leur âge préférerait plutôt avoir un bébé que de l’ avorter. Et les quelques amies auxquelles j’ expliquais ce qui s’ est passé, étaient même encore plus horrifiées en entendant que je voulais aller jusqu’ à la naissance. Mais je l’ ai fait, et je ne le regrette pas jusqu’ aujourd’ hui. A chaque fois que je regarde la petite Mary, je sais que j’ ai pris la bonne décision. Je n’ ai jamais voulu terminer la vie de mon bébé juste en raison de la façon dont elle est venue à moi. ‘

Pour la plupart des femmes l’ idée de porter le bébé d’ un violeur est inconcevable. Elizabeth dit qu’ elle aussi aurait partagé, dans le temps, cette opinion. En effet, à son grand étonnement, la première vue de cet ‘amas de cellules’ sur l’ écran provoquait plutôt des vagues de tendresse que de révulsion en moi. C’ était étonnamment facile d’ aimer ce bébé qui grossissait en moi, mais je dois admettre que j’ avais peur que mes sentiments changeraient à sa vue. Pendant la grossesse j’ avais des cauchemars au sujet de l’ assaut et j’ étais anxieuse que la vue de mon bébé ramènerait immédiatement les horribles scènes de ce soir à mon esprit. Mais du moment où Maman l’ a posé sur ma poitrine, il n’ y avait plus de questions, nous appartenions ensemble. Ma petite fille ne m’ a pas rappelé cette nuit, et je sus alors que le fait de l’ avoir était plus important que ce qui s’ est passé.’

Très peu de gens savent la vérité comment Mary vint en existence. Malheureusement, dans leur entourage, on assume qu’ elle est simplement une de ces jeunes qui tombant enceintes par négligence, bêtise ou consentement délibéré….‘Nous fréquentions l’ église régulièrement avant cela. Mais nous avons dû faire face à tant de commentaires malveillants des gens que nous avons changé de paroisse. Parfois nous avions l’ impression que nous étions, Elizabeth et moi, en lutte avec le monde entier.’

Le fait étonnant commença en décembre 2005 quand une journée ordinaire au collège prit une tournure dramatiquement violente. Elizabeth fut une jeune fille timide qui préférait les études aux clubs ou discos. Elle avait passé la journée avec les étudiants, et on avait convenu qu’ elle serait de retour pour le dîner en famille. Malheureusement sa maman Sarah était une heure en retard pour la chercher au parking du supermarché, et ses appels exaspérés par le téléphone mobile restaient sans réponse. Quand elle arriva au parking, elle ne trouva trace d’ Elizabeth nulle part. Ainsi, pensant qu’ elle avait sûrement pris le bus pour rentrer, Sarah conduisit jusqu’ à la maison. Là, à son grand étonnement, elle trouva Elizabeth prosternée sur le sol dans sa chambre, dans des flots de larmes. ‘Je fus paniquée et je la questionnais, mais elle ne n’ arrivait pas à parler. Quand j’ ai essayé de poser mon bras sur son cou, elle me repoussa. Elle continuait toujours de pleurer et me laissait totalement perdue. Cela a duré plusieurs jours’… Elizabeth dit maintenant qu’ elle était simplement sous le choc après ce qu’ elle avait vécu. ‘Je n’ arrivais pas à en parler, même pas à Maman. Je ne parlais à personne, car je pensais qu’ ils considéreraient que c’ était ma faute, que je l’ aurais en quelque sorte cherché. J’ avais tellement honte et fus tellement embarrassée par ce qui était arrivé que je n’ arrivais même pas à prononcer le mot viol.’ Sa mère rapporte: ‘Finalement elle a parlé. Elle sanglotait. Elle m’ a dit que trois hommes dans une camionnette s’ étaient approchés d’ elle et l’ auraient menacée. Puis ils l’ ont forcée à monter dans la camionnette. J’ étais dévastée. Même maintenant c’ est dur d’ en parler… Je lui dis que ces hommes étaient dangereux – que nous devions aller à la police. Papa, quand il entendit l’ histoire, explosa de colère – aussi bien par rapport à ce qui s’ est passé, et au fait qu’ elle ne nous en avait pas parlé plus tôt. Il appela la police immédiatement. Elizabeth était atterrée’. Puis Elizabeth continue elle-même: ‘Je devais tout raconter, et c’ était épouvantable. J’ ai dit à la police que j’ étais tellement terrifiée et que je craignais qu’ ils allaient me tuer. Après qu’ ils m’ avaient forcée à entrer dans la camionnette, ils ont démarré la voiture. Je fus sûre qu’ on m’ avait kidnappée. Je pleurais de peur, mais je ne hurlais pas, de peur que cela les rendrait encore plus violents. A l’ arrière de la camionnette les trois hommes m’ ont violée pendant leur course, en s’ arrêtant ici et là. J’ ai fermé mes yeux. Je ne pouvais les regarder. Je pense qu’ ils avaient dans les 20 ans, mais je n’ en suis pas sûre. Je pensais que la police me ferait passer des examens médicaux, car j’ avais des hématomes sur les bras et les jambes. J’ attendais aussi d’ autres conseils, interviews etc., mais rien ne se passait. Par le manque d’ informations, la police n’ a jamais réussi à identifier les violeurs.’

Un mois plus tard, Elizabeth n’ avait pas ses règles. Elle s’ est confiée à sa mère qui se procura un test de grossesse. Sarah admet: ‘Quand le test fut positif, j’ étais celle qui pleurait le plus de nous deux. Je lui ai dit que je serais là pour elle, quoiqu’ il arrive. Son papa, par contre, dit immédiatement qu’elle devait avorter. Elizabeth avait toujours considéré que l’ avortement était à rejeter dans tous les cas. Et elle ne pouvait pas se défaire de ce sentiment, même pas en étant couchée sur la table d’ examen dans la clinique d’ avortement. Même si un rendez-vous avait été pris pour plus tard dans la semaine pour la procédure elle-même, Elizabeth demandait à sa mère de l’ annuler. ‘J’ ai passé les quelques jours avant le rendez-vous en larmes, en arguant avec mon père. Il ne pouvait même pas s’ imaginer que je continuerais avec ma grossesse. Ma sœur aussi avait horreur de l’ idée même. Quant à moi, je ne peux expliquer mes propres sentiments de rejet de l’ avortement – mais je les avais. Je ne pouvais même pas considérer l’ adoption. J’ ai grandi avec l’ idée: « Comment quelqu’ un peut-il abandonner un bébé innocent? » - et je me découvris penser la même chose de mon propre bébé. Je pense que ma maman me comprenait. Quand j’ ai finalement dit: « Non, je le garderai », maman fut de mon côté’.

Sarah ajoute: ‘Les gens ont été horribles. Mais justement cela nous rendait encore plus déterminées à nous battre pour ce petit être innocent. Il n’ avait pas demandé à être conçu, n’ est-ce pas? ‘

Le 15 septembre 2006, Bébé a vu le jour, en excellente santé. Sarah était aux côtés d’ Elizabeth pendant le long travail et fut la première à tenir la petite fille. Les deux, la nouvelle maman et la nouvelle grand-mère, admettent qu’ elles furent soulagées que leur seul sentiment, en posant leur regard sur le bébé, fut admiration et accueil. Sarah s’ explique: ‘Elle fut si jolie, avec des cheveux épais et noirs et des yeux bleus merveilleux. Les gens ne nous croient peut-être pas, mais croyez moi, je l’ aime encore plus à cause de tout cela. Toute la haine contre ces hommes disparaissait quand j’ ai vu le bébé. J’ ai posé Mary sur la poitrine d’ Elizabeth, et c’ était la chose la plus émouvante que j’ ai jamais vue. Dans ce moment, il n’ y avait plus question de l’ attaque dans le parking, il s’ agissait simplement du précieux moment quand une nouvelle maman tient son bébé.’ Elizabeth ajoute: ‘Je n’ ai jamais reproché à Mary pour ce qui est arrivé. Bien sûr, c’ était horrible, mais le fait que je devins maman m’ a fait regarder de l’ avant et me concentrer sur autre chose que moi-même. J’ ai essayé de regarder au-delà de ce qui s’ est passé, à la vie qui a été créée.’ Elle est la première à admettre que ce n’ était pas facile. Mary a presque 2 ans maintenant, et il fallait beaucoup de temps à Elizabeth pour faire la paix avec son père. ‘D’ abord je ne voulais même pas qu’ il s’ approche de Mary; je me souviens que je lui a lancé ceci: « Tu voulais de moi que je la tue! « Mais après, j’ ai vu qu’ il voulait se faire pardonner, et il l’ adore maintenant. C’ est important pour Mary.’

Finalement Elizabeth se fait une raison: elle veut, un jour, expliquer à sa petite fille Mary qu’ elle fut le bien qui est sortie de quelque chose de mauvais. ‘Et je lui dirai que, n’ importe ce qui soit arrivé, je n’ ai jamais regretté de l’ avoir, et que pour le monde entier je ne voudrais pas me séparer d’ elle.’ –

Fin de l’ article résumé. Rien à ajouter. Et surtout, ne répétons jamais cette immense injustice: « … sauf en cas de viol ou d’ inceste »! – (ru ; cf. http://www.dailymail.co.uk/femail/article-1043041/)

- - O.A.M.D.G. - -

 

----- Original Message -----
From: Unec
Sent: Wednesday, August 27, 2008 6:21 PM
Subject: Nouvelles chrétiennes: RUSSIE, Soliejitsyne (RU 34/2008)

RU 34/2008(26.08.2008) : DEPECHE HEB DOMADAIRE DE NOUVELLES CHRETIENNES Disponible en français, angl. et allemand, gratuit par courriel. Sans copyright (mention « ru » s.v.p.). « RU », le service de presse de l’ UNEC, BP 70114, F-95210 St-Gratien Tél./Rép./Fax 01 34 12 02 68 – unec@wanadoo.frhttp://www.radio-silence.tv (avec archive RU)

- RUSSIE: Soljenitsyne, géant de la résistance chrétienne, est mort le 3 août 2008 dans sa maison près de Moscou. Il avait presque 90 ans. Rappelons quelques faits de sa longue vie: quand il fut encore dans le sein de sa mère, son père est mort d’ un accident de chasse. Depuis la Russie qui est devenue sa véritable patrie, même meurtrie par le communisme, sous Staline il est envoyé au goulag pendant 8 ans. Encore en Russie, il écrit des livres destructeurs pour la barbarie communiste en révélant la réalité des goulags à l’ Occident: d’ abord « Un jour dans la vie d’ Ivan Denisovitch », et surtout les 3 volumes de « L’ archipel du Goulag ». Après la 2ème guerre mondiale, il s’ en prend également à la décadence matérialiste dans l’ Occident. 1974 il est honoré du prix Nobel de la littérature et chassé de l’ URSS. Il s’ installe alors pendant 20 ans en USA, puisque la France lui avait refusé l’ asile qu’ il avait sollicité. Giscard d’ Estaing lui avait fait transmettre ce refus par Michel Poniatowski, alors ministre de l’ Intérieur (tout en accordant cet asile au monstrueux ayatollah Commeiny d’ Iran). En 1993 il rentre en Russie, en passant par la Vendée où il inaugure le 25 septembre un mémorial aux innombrables victimes des révolutionnaires français à Luc-sur-Boulogne (massacres républicains en février 1794, notamment l’ incendie de l’ église de ce village remplie de centaines de femmes et d’ enfants). Depuis, retiré dans sa datcha familiale, il est resté ignoré par les média de l’ Ouest, pour lesquels il n’ était pas politiquement correct, jugé péremptoirement « trop nationaliste et réactionnaire ».

En fait, les « droits de l’ homme » révolutionnaires n’ étaient pour Soljenitsyne « que des bêtises », et "liberté, égalité et fraternité" qu’ un slogan « intrinsèquement contradictoire et utopiste ». Lors de ses obsèques, le 6 août, les ambassadeurs européens stationnés à Moscou étaient tous présents, sauf celui de la France. Seuls deux politiques français avaient fait le voyage pour honorer Alexandre Soljenitsyne: les députés Philippe de Villiers et Dominique Souchet, Vendéens. Bien sûr, après la mort du résistant chrétien Soljenitsyne, les langues se déliaient en louanges exubérants, y compris celle de Nicolas Sarkozy: « Je salue cette grande conscience! », ce qui ne l’ a pas empêché, au lieu d’ aller honorer Soljenitsyne dans son cercueil à Moscou, de s’ envoler 2 jours plus tard avec 50 personnalités françaises vers Pékin pour sacrifier sur l’ autel olympique des nouveaux goulagueurs chinois communistes. Rappelons qu’ en continuation directe des camps nazis et des goulags soviétiques, les Chinois pratiquent aujourd’ hui les ‘laogais’ où, depuis leur création par Mao Zedung, on estime que 50 millions de « contre-révolutionnaires » y sont passés – ou trépassés, souvent après prélèvement de leurs organes, un marché lugubre lucratif. Mais Bush et Sarkozy sont allés boire le Champagne avec ces despotes barbares lors de l’ ouverture des Jeux Olympiques. On comprend qu’ ils n’ aiment pas Soljenitsyne, cette bande d’ hypocrites! –

Pour terminer voici quelques citations de Soljenitsyne. A l’ université de Harvard il déclara en 1978: « Les dépravations occidentales sont la suite de l’ humanisme matérialiste des Lumières qui ne sont que l’ autonomie proclamée et pratiquée de l’ homme face à toute force au-dessus de lui. Nous avons placé trop d’ espoir en politique et réformes sociales, seulement pour découvrir à la fin que nous avons été privés de notre trésor le plus précieux: notre vie spirituelle. Elle est écrasée sous les bottes des hordes communistes dans l’ Est, et du commerce dans l’ Ouest. » Devant 15.000 étudiants il martela: « Un déclin du courage est la caractéristique la plus frappante qu’ un observateur extérieur peut apercevoir dans l’ Ouest. Faut-il rappeler que, depuis les anciens temps, un déclin de courage a toujours été considéré comme le premier symptôme de la fin? », en terminant par un appel solennel au retour de la morale et de la religion, « y compris dans le domaine public ».– (ru ;cf. LSN 6.8.,VA 14.8.)

- - O.A.M.D.G. - -

 

 

Soufflé, c' est bien joué!

OPPOSITION FRUSTRANTE

L’ Humanité n’ a pas cessé, au cours de son évolution depuis l’ origine des temps, de tenter d’ appréhender le monde. D’ abord ressenti comme illimité, incommensurable, il est devenu subitement " fini " depuis 2.500 ans au moins et, de façon certaine, depuis 1969 avec le premier saut de l’ Homme dans le vide de l’ espace et son atterrissage sur la Lune, d’ où il put voir pour la première fois son monde, cette boule, suspendu dans le vide noir de l’ Univers sidéral immense. Ce changement complet de vision de l’ Univers matériel a aussi induit un changement de l’ Univers mental. Un changement obligatoire…

Tandis que l’ Homme considérait le monde comme si vaste qu’ il pouvait y conquérir sans cesse plus de territoire, semblait-il indéfiniment, la vision expansionniste, aussi bien individuelle que collective des peuples, n’ avait pas de frein ni matériel ni mental. Des philosophies expansionnistes furent construites alors dans l’ Univers mental des Hommes. Ce fut d’ abord la notion d’ Empire, cette extension d’ un Royaume au-delà de son territoire matériel propre: l’ Impérium… Ce fut en corollaire la philosophie autojustifiée par le droit inventé par les Hommes du pillage illimité à l’ extérieur, du massacre et, progrès tout relatif, de la réduction en esclavage des faibles plutôt que leur massacre… Cette philosophie a atteint son paroxysme depuis quatorze siècles avec l’ Islam, ouvertement conquérant par la force qui distingue bien le territoire de son Royaume et l’ extérieur à conquérir par tous les moyens autojustifiés par les articles de sa loi inventée par Mahomet, prophète de malheurs… Le comble du délire consiste évidemment à faire croire, aux militants du système les plus fanatiques, que le Coran est un livre incréé, que Dieu y ordonne lui-même tous les massacres dont ils ne sont que les soldats et qu’ il leur en accorde évidemment tous les bénéfices. Ben voyons!… C’ est tellement gros que cela marche fort au point qu’ on voit le monde, depuis un siècle, se recouvrir de cette philosophie outrancière qui semble enfin victorieuse après quatorze siècles de tentatives conquérantes contenues. Ceci au moment même où on découvre de façon certaine que le monde ne peut pas être considéré comme étant par hypothèse livré au pillage sous toutes les formes possibles sous peine de le réduire à une planète de sable, déserte de toute vie, comme Mars. L’ Islam est un danger pour la vie sur la Terre… un danger de MORT! Tout comme les autres philosophies moins absolues mais inscrites dans la même ligne mentale erronée et prêtes à commettre la même faute grave.

On voit que le " Droit " n’ est que l’ excuse que se trouvent les Hommes pour assouvir tous leurs désirs. La grande astuce est de mettre par écrit les règles destinées à autoriser, jusqu’ à les sacraliser, de piller plutôt que de travailler, de massacrer ou de réduire en esclavage plutôt que de dialoguer ou de respecter Autrui. Certains Peuples ont alors, plus que d’ autres, démérité de l’ Humanité. Ces Peuples conquérants par la force comme les Huns ou les Romains s’ entendirent à merveille pour massacrer, piller et réduire en esclavage les Peuples travailleurs et civilisés comme les Gaulois, Celtes plus particulièrement, dont ils rasèrent la civilisation pourtant la plus évoluée du monde, on le sait maintenant. La philosophie de ces INHUMAINS, leur mentalité, leur fit inventer des " régimes politiques " de gouvernements centralisés jusqu’ à l’ absurde, par exemple avec les plans quinquennaux de l’ ex-URSS… De la République romaine au gouvernement de Staline en passant par les Empires romain, Perse, Chinois, Russe, Français, Anglais, tant d’ autres, et maintenant Américain, ces gouvernements, tous républicains, ne tiennent toujours que par l’ usage de la force, aujourd’ hui nucléaire. Cet usage de la force massacrante et esclavagisante fut considéré comme normal dans un monde considéré lui-même comme étant à la disposition illimitée de l’ Humanité. Les gens dits " intelligents " étaient ceux qui n’ avaient pas peur d’ utiliser, de piller, de tromper, de massacrer, bref de se servir sur le dos des autres, en parasites, des " gentils ", des travailleurs, des non-violents… Le prolongement s’ en trouve encore enraciné dans la collectivité républicaine française par exemple, héritée des Romains et de la violence révolutionnaire républicaine par le vieux phénomène de la corruption, maladie sociale mortelle et contagieuse. Le MAL s’ est répandu partout sur la terre et dans les esprits…

Toujours, on a trouvé en face du Mal, pour le combattre, la résistance des peuples Chrétiens qui ont toujours su qu’ ils avaient le droit, dans la limite suprême du respect de la Terre, de la Vie, de se battre en état de légitime-défense jusqu’ à éliminer la menace. Mais la Philosophie chrétienne a également mis des bornes civilisées à cette résistance armée: le panache, l’ honneur et la recherche de la Paix universelle dans le respect de chaque civilisation et de tous les Peuples. C’ est ainsi qu’ un Chrétien ne frappe pas un homme à terre, qu’ il soigne le blessé et ne massacre pas les non-combattants et que pour ce faire il a inventé la guerre en uniforme, la guerre au Soleil qui s’ arrête à la première occasion de trêve… La guerre qui s’ arrête dès que possible et renvoie les humains à leurs affaires limitées à leur territoire… En respectant le retour des autres chez eux, recherchant la coopération honnête avec leurs voisins.

Toujours le Mal progresse la Nuit, camouflé au point qu’ il n’ affiche plus que la " tenue camouflée ", justement, en guise de pseudo uniforme. Le mal ne reconnaît aucune limite à son droit autoproclamé par lui de frapper massivement, absolument TOUT le monde, et de raser tout ce qui vit sur Terre à coups de bombes atomiques. Le MAL a inventé la guerre TOTALE, corollaire de tous les régimes TOTALITAIRES républicains, centralisés abusivement, et génétiquement esclavagisants, aussi bien d' ailleurs de leurs propres " citoyens " selon des règles allant jusqu’ au contrôle intime de l’ identité, du comportement, du parlé, de l’ écrit de ceux-ci que des autres peuples asservis aux mêmes règles sous peine de massacres… C’ est la menace permanente de la stratégie dite " anticités ", car le ravage complet des villes et des campagnes est même " codifié "!

Alors oui, nous assistons en cette orée du XXIème siècle à une frustration évidente de tous les tenants de l’ expansionnisme sans conditions, philosophiquement autoproclamé et codifié par écrits divers, surtout dans le Coran, mais pas seulement. Ils sont frustrés car ils sont bien obligés de se rendre à l’ évidence: la Terre est un monde FINI, limité à tous points de vue. Les effets des pillages de la nature comme des civilisations humaines sont épouvantables et ne peuvent qu’ aboutir à l’ extermination générale! Donc, aussi des auteurs principaux des pillages, massacres et réductions en esclavage, habités par leur philosophie démente. Comment vont-ils vivre leur frustration, leur obligation à se calmer et à respecter les autres territoires des autres peuples, à vivre en Paix obligatoire et renoncer à toute idée d’ expansion chez les autres de leurs façons de vivre? Toute la question est là… D’ un côté la perspective du désert universel, de l’ autre celui de la VIE luxuriante…

Et cette opposition entre l’ obligation raisonnée, objective, de se calmer et de se contenter de son territoire et les philosophies héritées du passé qui poussent exactement au contraire est évidemment frustrante. Des êtres frustes ne peuvent que s’ entêter dans les méthodes violentes: les islamiques surtout, les Chinois et d’ autres encore pire, par exemple… Les êtres intelligents doivent maintenant être reconnus uniquement parmi les " gentils ", les tolérants, les travailleurs. Les êtres dangereux, mauvais parce qu’ habités d’ une philosophie mauvaise, doivent être soumis aux premiers, et pas l’ inverse, par une LOI internationale simple, claire, nette. Les Lois écrites doivent être expurgées de tous les appels à la violence partout dans le monde. Le CORAN ne peut subsister qu’ en étant fortement expurgé de plus de 70 sourates. Le meurtre crapuleux, et par extension ( dans tous les sens du terme ) les massacres pour les pillages ou la réduction en esclavage des autres, doit être sanctionné par la disparition physique des auteurs en application de la LOI internationale.

Cette LOI internationale, mais aussi et surtout, suprême, nous a été donnée par Jésus-Christ: " Aimez-vous les Uns les Autres " et " PAIX sur la Terre aux Hommes de bonne volonté ", PAX OMINIBUS. Il suffit de la respecter pour vivre, aussitôt, dans un monde paradisiaque de nature à rapprocher un maximum de monde de l’ accès à la porte du Paradis… Et tous les sens interdits philosophiques parce que prônant la violence doivent être détruits, qui empêchent actuellement toujours de pouvoir accéder au Parking d’ attente des " Elus " devant la conciergerie de Saint Pierre ouvrant sur le Paradis que tout le monde réclame pour lui-même mais dénie aux autres. Il est temps d’ ouvrir son cœur, suivant l’ exemple de Jésus-Christ, avant que la Terre ne soit devenue un désert martien.

L’ Ange de Service

  

Si telle est bien Votre Présence 

Si telle est bien Votre Présence
Bel et bien brûlant en mon cœur
De Sa pure flamme d’ ardeur
Qui neutralise tous les sens, 

Si tel est bien Votre vouloir
Animant mon âme inconnue
Pour la délivrer du mouroir
Où elle gisait, blessée, à nu, 

Alors « que faut-il que je fasse? »
Pour plaire à Votre Majesté
Et La contempler Face à face 

Au vaste instant d’ Eternité?
Eclairez mon esprit tenace
Qui résiste dedans sa nasse 

A toutes Vos inspirations,
O Père des Résurrections,
Ô Fils, Ô Esprit pleins de Grâces!

Alain de MIREL

25.6.08 St Guillaume de Verceil Saint Prosper d’ Aquitaine …

Les cerises sentent la rose 

Les cerises sentent la rose:
Les roses hautes, la branche basse
S’ allient en noces noires, roses,
Et tout le sang versé s’ amasse… 

La montée des parfums et la tombée des fruits
Se mêlent: les épines tirent le sang des doigts…
La détresse au cœur et au corps bat sans un bruit.
La vie offerte dans son chant et sur sa croix 

Danse sa souffrance et sa joie, monte en encens
Comme descend la Fécondité du Très-Haut
Qui germe en terre le Juste en Sang 

Lui dont la puissante prière
Relie en Son Festin bruissant
Silence, Parole hors chaos.

Alain de MIREL 

(juin 2008)

Révélations 

Dans les quatre estomacs de la vache Satan,
J’ ai été malaxé, digéré quarante ans:
L’ un se nomme ou se cache en révolution;
Les autres, frelatés, en Révélations 

Fausses, adultérées, partiales, mutilées,
Et comme le Jonas j’ ai été recraché,
A la gueule du monstre par le Dieu arraché,
Par sa grâce puissante de l’ enfer exilé… 

Mais sans mission aucune j’ erre par Babylone,
Crachant et vomissant les poisons méphitiques,
Brûlant avec ardeur ce qu’ avais adoré, 

Louant à plein gosier la Providence bonne
Qui m’ a remis debout de par la Croix Christique
Et me fait pressentir du Paradis l’ orée …

Alain de MIREL

9.6.08

Si lourdes... 

Elles sont beaucoup trop lourdes,
Satan tes croix sans bois,
Tes croix de fer, tes croix d’ acier, tes croix d’ enfer,
Et surtout trop rigides, 

Elles font nos mains gourdes
Et nos cœurs froids sans foi
S’ en vont de-ci de-là, battant les ères, les aires,
De leurs coups de frigides. 

Ah! Quelle énorme bourde
Tu fis en fausse joie,
Eve, ô crédule mère, émule de Lucifer,
Quand sa langue bifide 

Docile tu écoutas!
Croix des libérations, croix des « –ismes » divers,
Croix qui ne reprends pas
La mort de l’ arbre vert 

Mais plonges en la vie,
En sa racine, au cœur,
Plus dure que la mort, plus dure que le fer,
La mâchoire meurtrissante de la haine de Dieu 

Et l’ extinction totale de la joie en son Feu 

Ah! que la dure envie
De l’ ange du Seigneur
Le plus proche, le plus beau, le plus puissant et fier,
Nous coûte de tourments 

De souffrances altières.
Vienne l’ humble douceur
Des larmes hauturières
Du regret qui ne ment 

Plus malgré la déroute
De tous les grands projets,
Tous les mythes du doute,
Et malgré le rejet

Que le repentir coûte
Auprès des fous mondains
Qui refusent la Route

Alain de MIREL

29.10.07

 

11 Octobre 2008

Journée AFS à Montauban

"Respect de la vie, réussite scolaire, préparons l' avenir"

Messe traditionnelle célébrée par Dom Marc de Sainte Marie de Lagarde

Spectacle marial des élèves du Cammazou (Fanjeaux)

Conférences de Jean de Viguerie, d' Elisabeth Nuyts et Arnaud Jayr

Rens: 05.63.31.34.00

 

 

Groupe Missa de la région de Toulouse

SPERA Saint Sernin Promotion de l' Entraide Réelle par Annonces

« Faites du bien à tout le monde, mais d'abord à vos frères dans la Foi » (St Paul, Galates 6-11).

SPERA Toulouse est affilié au groupe MISSA (comme SEMPER à Lille, GRATIAS à Paris, FRATRES dans le Bordelais, SAECULA autour de Montpellier, SAPIENS en Pays de Loire, REGNAT autour de Rennes, NOBIS autour d' Orléans, BEATIS autour de Lyon, SANCTOS autour de Toulon) visant à promouvoir l'entraide et la diffusion de l' information GRATUITE et LOCALE entre catholiques "plutôt" tradis !!!

En union de prière , entre "frères dans la Foi"

Cf. Missa Groupes et Groupes Missa Domaines d' Activités http://www.missa.fr

Les informations « plutôt tradi » de la région sont diffusées par Missa sur http://www.missa.fr

Il s' agit de groupes régionaux, gratuits, diffusant principalement les informations locales, d' esprit « catholique fidèle à l' enseignement constant de l' Eglise », par Internet... et il existe un greoeupe dans chaque région au moins... bientôt un groupe par province!

Sans être attaché à une Congrégation particulière et facilitant l' entraide quotidienne, c' est un système simple, avec seulement un mel par semaine et qui rend de nombreux services (annonces concernant: emploi, logement, petites annonces, conférences, pèlerinages, etc.).

Missa regroupe au total environ 2500 familles. Certaines régions marchent déjà très bien, tandis que d' autres débutent encore.

Pour en savoir plus, le mieux est d' aller voir le site http://www.missa.fr . Dans la partie « inscription », vous pouvez désigner Le Pilori comme parrain pour vous dans la case correspondante! Vous pouvez aussi adresser un mel à entraide.missa@gmail.com de notre part.

 

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Monday, August 04, 2008 1:45 AM
Subject: Lettre 128

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 128 du 4 Août 2008Archive 3 - Merci Très saint Père - Interview publiée dans "Famille Chrétienne" du 26 septembre 1996
Haute-Vienne - le 10 août messe extraordinaire à Limoges
Seine-et-Marne - Le 10 août messe "extraordinaire" à Meaux
Somme - Le dimanche 10 août messe extraordinaire à Creuse
Corrèze - Le 10 août messe extraordinaire à Cornil
Meuse - Messe extraordinaire à Verdun le 10 août
Var - La messe extraordinaire à Grimaud sera célébrée jusqu' à la fin du mois d' août
Ardennes - Sur motuproprio08 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Archive 3 - Merci Très saint Père - Interview publiée dans "Famille Chrétienne" du 26 septembre 1996

Le document ci-après a été publié dans l' édition du 26 septembre 1996 de Famille Chrétienne.
Il y a déjà 12 ans, Christian Marquant, Président de l' Association Oremus, se faisait publiquement l' écho de catholiques très nombreux qui souhaitaient vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle de l' Eglise. Ce texte nous éclaire sur ce qu' étaient déjà les intentions de ces familles il y a 12 ans et plus.
On comprend dès lors mal qu' en 2008, il existe encore des évêques qui, pour ne pas mettre en pratique le Motu Proprio de Benoît XVI, osent encore se réfugier derrière ce que nous pensons être de fausses interrogations (qui sont les fidèles traditionnels? existent-ils vraiment? que veulent ils?...) et continuent, au fil des années, à faire croire qu' ils découvrent le problème et que du temps est nécessaire pour savoir que faire...
Nous n' avons rien à cacher et beaucoup à partager. Encore faut-il que nos Pasteurs soient loyaux, jouent la carte de la paix et cessent d' entretenir des combats d' arrière-garde dont l' étude de l' abbé Barthe (Lettre PL 122 à 125) nous a montré le caractère "archaïque".
Voici l' article:

Merci Très Saint Père

Questions à Christian Marquant, président d’ « Oremus ».

Plusieurs quotidiens (Le Monde, Le Figaro, L’ union de Reims…) ont publié, il y a quelques jours, une page publicitaire insolite: un message titré « Merci Très Saint Père », remerciant le pape d’ avoir autorisé la célébration de la messe tridentine et demandant que les fidèles puissent y assister dans tous les diocèses de France. Ce message était signé de l’ association Oremus.
Qu’ est-ce qu’« Oremus »?
Nous sommes une association de laïcs dont le but est la promotion de l’ ancienne messe latine.
Notre objectif est que, d’ ici à l’an 2000, celle-ci puisse être célébrée de façon paisible et régulière dans tous les diocèses de France, pour être accessible à tous les fidèles qui la demandent et qui souhaitent être en pleine communion avec leur évêque en assistant à la messe dans leur propre diocèse.
En 1984, puis en 1988, le Saint-Père a demandé que l’ usage de l’ ancien missel soit accordé de manière « large et généreuse ». Mais huit ans après, la messe tridentine est encore absente dans cinquante diocèses de France.
Pourtant, beaucoup de fidèles la demandent: en 1995, une supplique au Saint Père, en faveur d’ une large autorisation de la messe tridentine, a eu cinquante mille signataires. Or, plus de la moitié n’ étaient ni des membres réguliers, ni des participants réguliers à ce qu’ on appelle « la tradition ». Preuve que l’ ancienne liturgie attire beaucoup plus largement qu’ on ne croit.

Mais ne s’ agit-il pas de nostalgiques qui sont attachés à cette liturgie pour des raisons sentimentales?
J’ ai 44 ans et les autres membres d’ « Oremus » ont tous moins de 30 ans. Ce n’ est pas l’ âge de la nostalgie!
Au pèlerinage traditionnel de Chartres, la très grande majorité des pèlerins sont des jeunes: comment seraient-ils nostalgiques? Ils ne sont pas attachés à cette messe par sentimentalité, mais parce qu’ ils trouvent des richesses spirituelles et théologiques et que, pour beaucoup, ils se sont convertis, ou reconvertis, grâce à elle.

Quelle est votre action?
Nous comptons d’ abord sensibiliser les évêques aux difficultés des nombreux catholiques, fidèles à l’ Eglise, qui désirent la messe tridentine.
Nous voulons aussi faire prendre conscience à ces familles qu’ elles ne sont pas isolées. Les signatures de la supplique montrent qu’ il n’ y a pas un diocèse de France qui ne compte au moins quelques dizaines, et le plus souvent centaines, de demandeurs.

N’ allez-vous pas relancer la polémique et susciter de nouvelles divisions dans l’ Eglise en France?
C’ est tout le contraire que nous désirons. Dans le passé, il y a certainement eu des maladresses, et en plusieurs endroits la situation a pu se crisper. Mais notre désir est précisément de renouveler le dialogue, de faire oublier les blocages. C’ est ce qui s’ est passé dans une paroisse comme Port-Marly, dans les Yvelines, où après une période conflictuelle, une solution heureuse et paisible a pu être trouvée.
Un évêque a pu craindre d’ autoriser la messe tridentine en pensant que cela divisera son diocèse. Mais l’ expérience montre l’ inverse: des liens fraternels se renouent et des fidèles parfois méfiants redécouvrent le sens de l’ Eglise, dans son unité hiérarchique. Il n’ est pas question d’ opposer les fidèles à leur évêque, ni le pape aux évêques! Et il faut ici remercier les nombreux évêques qui, par leur bienveillance, ont permis de renforcer le tissu ecclésial.

Propos recueillis par Edouard Huber
Famille chrétienne n. 976 du 26 septembre 1996.

Réflexions de Paix Liturgique
1 - Renouveler le dialogue, ne pas opposer les fidèles, ne rien imposer à personne, faire paisiblement l' expérience de la Tradition... Voilà de nombreuses années que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise disent ouvertement ce à quoi ils aspirent.
Entretenir la caricature et les préjugés n' est qu' un moyen mal intentionné pour refuser la rencontre et la paix.
2 - Ce qui était vrai en 1996 l' est encore plus aujourd' hui après que le Pape a rappelé que la forme extraordinaire du rite romain n' a jamais cessé d' être permise. Pourtant, force est de constater que le plan concerté de l' épiscopat français pour empêcher concrètement l' évolution de la pratique traditionnelle n' a fait - sauf de trop rares exceptions - que perdurer depuis toutes ces années.
3 - Notre désir reste le retour à la Paix et à l' unité avec, à l' instar de ce que préconise le Saint Père, la coexistence pacifique des deux formes du rite romain dans toutes les grandes paroisses.

Haute-Vienne - le 10 août messe extraordinaire à Limoges
La prochaine messe "extraordinaire" de la cité de Saint-Martial sera célébrée le 10 août à 18h dans la Chapelle Saint-Antoine, rue des Papillons à Limoges.
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à cette célébration.
Contact: info@motuproprio87.com http://www.motuproprio87.com

Seine-et-Marne - Le 10 août messe "extraordinaire" à Meaux
La Messe "extraordinaire" sera célébrée le dimanche 10 Août à 11h, à la chapelle du Sacré Coeur, 12 rue de la Visitation (près de l' hôpital) à Meaux.
Unissons-nous nombreux par la prière ou notre présence à cette célébration.
Contact: http://www.motuproprio77.com

Somme - Le dimanche 10 août messe extraordinaire à Creuse
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée le 10 août à 10 h à l' église paroissiale de Creuse, à 10 km au sud-ouest d' Amiens.
Soyez nombreux à vous unir à cette célébration par vos prières ou votre présence.
Contact: info@motuproprio80.com http://www.motuproprio80.com

Corrèze - Le 10 août messe extraordinaire à Cornil
La Messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain le dimanche 10 août à 10h30, dans l' église paroissiale de Cornil (19150).
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à cette célébration.

Contact: 05 65 37 30 51 ou 06 23 53 63 14 http://www.motuproprio19.com

Meuse - Messe extraordinaire à Verdun le 10 août
La messe "extraordinaire" sera célébrée le dimanche 10 août à 09h45 dans la crypte de la cathédrale de Verdun.
Merci de vous unir nombreux par vos prières ou votre présence à cette célébration.
Contact: emmanuel.mileur@gmail.com http://www.motuproprio55.com

Var - La messe extraordinaire à Grimaud sera célébrée jusqu' à la fin du mois d' août
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée par l' Abbé Fabrice Loiseau jusqu' à la fin du mois d' août, tous les dimanches et le 15 août, à 18 h 30 dans l' église de Grimaud près du golfe de Saint-Tropez.
Merci de faire circuler l' information et de vous unir nombreux par vos prières ou votre présence à cette célébration.
Contact: info@motuproprio83.com http://www.motuproprio83.com

Ardennes - Sur motuproprio08 associez-vous à un groupe de demandeurs!
Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent de leurs curés la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain sur les paroisses du diocèse, vous pouvez vous inscrire... et faire inscrire vos amis sur le site motuproprio08.
Contact: info@motuproprio08.com http://www.motuproprio08.com

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Tuesday, August 05, 2008 11:26 PM
Subject: Lettre 129  

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 129 du 5 Août 2008
Archive 4 - Lettre aux évêques à l' occasion de la semaine de l' unité des chrétiens (Janvier 1997)
Le Motu proprio donne de l’ urticaire au « traditionnel » Mgr Brincard?
Bourges - Messe extraordinaire pendant tout le mois d' août
Isère - Sur motuproprio38 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Archive 4 - Lettre aux évêques à l' occasion de la semaine de l' unité des chrétiens (Janvier 1997)

Nous publions aujourd' hui, une "lettre ouverte" écrite il y a plus de onze ans par l' association Oremus à l' ensemble des évêques de France à l’ occasion de la Semaine pour l’ unité des chrétiens.
Cette lettre pourrait hélas - quasiment au mot près - être datée d' aujourd' hui tant la situation a peu évolué depuis lors.
Prions pour que nos pasteurs légitimes ouvrent leurs coeurs et fassent que si nous publions encore cette lettre dans dix ans, nous ne puissions plus dire que l' ostracisme a continué et que cette lettre n' a pas pris une ride.
Voici le document:

Paris le 21 janvier 1997

Lettre aux évêques de France

à l’ occasion de la Semaine pour l’ unité des chrétiens

Monseigneur,

Comme depuis de longues années, l’ Eglise a décidé de consacrer la semaine du 18 au 25 janvier 1997 à prier et à œuvrer en faveur de l’ unité des chrétiens.

Ce désir de reconstituer l’ unité perdue de tous les chrétiens qui adhèrent à une même foi en Jésus-Christ Sauveur n’ est pas, pour les catholiques, seulement une pieuse intention mais un impératif évangélique majeur puisque Jésus lui-même a considéré que les croyants devaient être un comme lui-même et le Père sont un (Jean XVII,12) et qu’ ainsi « ils soient consommés dans l’ unité » (Jean XVII, 23).

Malheureusement, et surtout à vue humaine, ce désir de reconstituer une pleine communion de tous les chrétiens peut nous sembler un espoir chimérique pratiquement impossible à atteindre. En effet, bien souvent les ruptures de l’ unité que nous pouvons constater aujourd’ hui se sont produites il y a si longtemps qu’ elles ont engendré des habitudes, des divergences et des incompréhensions qui ne pourront pas disparaître facilement. Aussi, il nous faut croire que l’ instauration d’ un dialogue entre les différentes communautés chrétiennes, même s’ il est nécessaire à la restauration de la charité, ne suffira pas pour permettre un retour à l’ unité que seul l’ Esprit, soufflant avec force, pourra réaliser, démontrant ainsi que ce résultat sera en fait presque exclusivement une grâce divine.

Cependant, à côté des ruptures anciennes, enracinées dans un passé lointain, engluées dans des querelles inextricables, il existe, semble-t-il, des situations plus proches de nous où, les ruptures n’ étant pas toujours entièrement consommées, les chrétiens peuvent espérer revenir à la pleine communion par un surcroît de charité fraternelle et une ferme volonté de retour à l’ unité. Comment ne pas considérer ainsi le groupe de ceux que l’ on appelle quelquefois d’ une manière péjorative « les intégristes », c’ est-à-dire les chrétiens qui ont cru devoir suivre au cours des dernières décennies Monseigneur Lefebvre dans ses choix particuliers?

Bien évidemment, ces communautés ne constituent pas la majeure partie des catholiques qui, malgré leur fidélité à la liturgie de 1962, sont restés indéfectiblement attachés au siège de Pierre et soumis à leurs pasteurs légitimes, les évêques. Cependant, comment nous-mêmes qui nous considérons en pleine communion avec l’ Eglise et sa hiérarchie pourrions-nous rester insensibles à la situation dramatique dans laquelle se trouve un grand nombre de ces frères?

Ceux qui, comme nous, connaissent bien ces chrétiens savent que c’ est souvent avec vigueur qu’ ils continuent à s’ affirmer catholiques, malgré certains de leurs propos ou certaines de leurs attitudes qui peuvent s’ avérer parfois regrettables. Ils n’ en constituent pas moins une communauté chrétienne pour laquelle il suffirait de peu de chose, peut-être tout simplement d’ un peu d’ amour, de patience et de compréhension pour que s’ estompe un mouvement de séparation et apparaisse ainsi, lentement certes, mais sûrement, la restauration de l’ unité ecclésiale.

C’ est pourquoi nous nous permettons, à l’ occasion de cette semaine de prières et d’ actions en faveur de l’ unité des chrétiens, d’ envoyer cette lettre à tous les évêques de France qui sont les seuls et uniques pasteurs des catholiques de ce pays, pour que ceux-ci agissent avec amour et charité, afin que cesse le scandale d’ une rupture qui se produit, actuellement, sous nos yeux. C ’est pour cette raison que nous implorons nos pasteurs, afin que ceux-ci acceptent d’ oublier les attaques et les insultes dont ils ont peut-être été parfois l’ objet, et les maladresses qu’ ils ont constatées et que, comme d’ authentiques pasteurs, ils tendent généreusement leurs bras et leur cœur vers tous ceux qui, même sans s’ en rendre compte, s’ éloignent aujourd’ hui de l’ unité catholique.

Certes, il n’ est pas question pour nous de considérer que l’ application « large et généreuse » dans chaque diocèse du motu proprio Ecclesia Dei est « un droit », mais plutôt de vous demander humblement que dans tous les diocèses, avec charité et générosité, vous puissiez instaurer, dans la paix et la concorde, un lieu de culte où serait célébrée régulièrement chaque semaine la liturgie de 1962. Ainsi, Monseigneur, vous qui êtes pasteur du troupeau, vous démontrerez à ceux qui sont parfois aveuglés, que vous-même et l’ ensemble des évêques êtes authentiquement les pasteurs de tous, et que les suspicions, sans doute illégitimes, dont vous êtes l’ objet de la part de certains, ne sont pas fondées puisque vous aurez fait tout ce qui est en votre pouvoir pour montrer que vous voulez rassembler tous les fidèles de votre diocèse. C’ est ainsi que vous concourrez à réduire le scandale que constitue le fait que de nombreux catholiques attachés à l’ Eglise, mais désireux de vivre leur foi selon la liturgie de 1962, soient entraînés localement à fréquenter des chapelles ou des prieurés en dehors de la communion de l’ Eglise par le simple fait que n’ existe pas près de chez eux, et au moins dans chaque diocèse, un lieu de culte où ils pourraient prier selon leur sensibilité comme le motu proprio leur en a octroyé l’ autorisation.

Certains évêques pourraient croire, ou croient peut-être déjà, que ce type de signe et d’ autorisation reste ou restera en effet… Nous pouvons cependant témoigner avec force qu’ il n’ en est rien et, qu’ au contraire, même parmi les « traditionalistes » les plus critiques par rapport à l’ autorité épiscopale, l’ application large et généreuse du motu proprio engendre des sentiments dont nous pouvons affirmer, car nous les avons souvent constatés et entendu exprimer, qu’ ils sont générateurs d’ une renaissance du « sens de l’ Eglise » et donc d’ un retour à l’ unité. Cependant, sachons-le, autant les ruptures sont rapides, autant les réconciliations sont lentes. C’ est pourquoi, Monseigneur, nous vous le demandons avec force, gardez patience, sachez rester généreux à temps et à contretemps, jusqu’ à ce que l’ unité soit restaurée entre des chrétiens qui, nous en sommes convaincus, continuent à être unis sur l’ essentiel de la foi et de la morale catholique, et restent désireux de ne pas se séparer de l’ Eglise.

Croyez, Monseigneur, que tout au long de cette semaine nous prierons d’ une manière intense pour qu’ une solution heureuse puisse être trouvée afin d’ éviter de nouvelles ruptures; croyez également, Monseigneur, en notre fidélité indéfectible en l’ Eglise dont vous êtes les seuls pasteurs légitimes et en nos salutations les plus respectueuses en Notre Seigneur Jésus-Christ.

Réflexions de Paix Liturgique

1/ Nos évêques sont nos pasteurs légitimes, les Pères communs de nos diocèses respectifs. Sans eux, aucune initiative pastorale ne peut être prise. Le pouvoir de mettre fin à la crise liturgique et aux divisions est entre leurs mains. C' est pourquoi, à temps et à contre-temps, nous continuerons de les supplier afin qu' ils entendent enfin le cri d' amour de leurs enfants délaissés.

2/ Nous n' acceptons plus de nous laisser discréditer par ceux qui, à court d' arguments, affirment, comme dernier argument, que nous insultons nos évêques pour ne pas répondre sur le fond de la question que nous posons. Qu' ils relisent cette lettre, qu' ils relisent toutes celles que nous leur avons envoyées depuis des années, jamais, ils ne trouveront dans les lignes d' Oremus ou de Paix Liturgique le moindre commencement de début d' insulte.

3/ Bien au contraire, cette lettre est un bon exemple pour rappeler que depuis plus de 11 ans, les familles attachées à la liturgie traditionnelle de l' Eglise ne revendiquent aucun droit ni ne souhaitent imposer quoi que ce soit aux fidèles à la sensibilité différente. Elles demandent simplement à leurs évêques d' être bons. Elles leur demandent de les aimer comme elles sont, avec leur richesses et leurs faiblesses. Rien de très compliqué en somme pour ceux dont on disait autrefois: "Voyez comme ils s' aiment"...

Le Motu proprio donne de l’ urticaire au « traditionnel » Mgr Brincard?
Mgr Henri Brincard, évêque du Puy-en-Velay, qui passait pour l’ un des plus traditionnels évêques de France est-il en train de « perdre les pédales »? Avec Mgr de Monléon, évêque de Meaux, il s’ est puissamment investi auprès du Cardinal Castrillon contre l’ application pleine et entière de Summorum Pontificum chez les Scouts d’ Europe. Depuis, le bruit court avec insistance qu’ il a également refusé aux prêtres de son diocèse qui le proposaient la célébration publique de la forme extraordinaire. Ceux qui l’ approchent sont formels: le Motu proprio l’ exaspère. L’ évêque du Puy n’ est pas de soi hostile au rite traditionnel, qu’ il lui est arrivé de célébrer, mais il estime que sa diffusion est en train de créer pour les évêques de France, qui avaient déjà bien des soucis, une situation « ingérable ». Au fait, au Puy-en-Velay, combien de vocations?

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----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Friday, August 08, 2008 12:49 AM
Subject: Lettre 130  

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 130 du 8 Août 2008
Archive 5 - "Qui sont les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle? Lettre d' Oremus de juillet 1997
La messe papale de l’ esplanade des Invalides : messe Paul VI, mais messe rétro
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Archive 5 - "Qui sont les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle? Lettre d' Oremus de juillet 1997

La lettre d’ Oremus de juillet 1997 que nous publions aujourd’ hui visait à tenter de présenter ceux que l’ on appelle « les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle de l’ Eglise ». Onze ans après sa publication, il est aisé de mesurer que ce qui était vrai à l’ époque, l’ est encore plus aujourd’ hui.
En effet, si le Motu Proprio de Benoît XVI n’ est visiblement pas encore parvenu dans les évêchés de France, il a en revanche déjà eu une influence considérable sur la masse des fidèles de base qui croyaient jusque là les mensonges que de nombreux clercs mal intentionnés leur disaient quand ils affirmaient que la liturgie traditionnelle était désormais interdite.
En réaffirmant clairement que jamais la messe tridentine n' avait cessé d' être permise, le Saint Père a permis à l’ ensemble des fidèles de l’ Eglise de bénéficier du trésor liturgique que constitue la forme extraordinaire du rite romain. Ce processus de découverte d’ une liturgie jusqu’ alors inconnue au plus grand nombre des fidèles n’ en est qu’ à son tout début.
En tout état de cause, à tout ce que nous avons décrit il y a onze ans, il faut ajouter les masses énormes de fidèles qui, croyant être obligés de suivre une réforme qu' il n' appréciaient guère, peuvent aujourd' hui se tourner résolument vers les célébrations selon la forme extraordinaire.

Voici le texte:

Qui sont les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle?

Il y a encore quelque temps, il était fréquent d’ entendre dire au sein de certains milieux « catholiques » qu’ il n’existait plus en France et en Europe de « problèmes liturgiques » et que tous les fidèles avaient accepté unanimement et avec joie les réformes mises en place dans les paroisses depuis la fin des années 60. Aujourd’ hui, il n’ est plus possible d’ exprimer une telle affirmation; en effet, les témoignages abondent de l’ existence au sein des Eglises d’ Europe de mouvements importants et nombreux de fidèles attachés avec enthousiasme à la liturgie traditionnelle de l’ Eglise latine… C’ est pourquoi jaillit maintenant, de la bouche même de ceux-là qui hier encore niaient l’ existence du « problème traditionaliste », une question nouvelle, à savoir qui sont ces êtres surprenants qui restent en 1997, à moins de 1000 jours de l’ an 2000, indéfectiblement attachés à la liturgie traditionnelle. Le plus simple, il est vrai, serait sans doute pour ceux qui ne savent pas répondre à cette question d’ interroger les fidèles eux-mêmes; cela permettrait de rétablir des contacts qui bien souvent parce qu’ ils n’ existent plus, laissent la porte ouverte aux plus dures incompréhensions et par là à des analyses simplistes… Néanmoins, dans l’ espérance de concourir au rétablissement des liens indispensables entre les fidèles appartenant aux différentes sensibilités de l’ unique Eglise catholique, notre ami Philippe Thomas a souhaité interroger Monsieur Marc Bouhier, vice-président de l’ association Oremus, pour connaître son point de vue à propos d’ un groupe de fidèles qu’ il connaît bien.

Marc Bouhier, pourriez-vous nous brosser rapidement le « portrait-robot » des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle?
La formulation de votre question montre à quel point les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle sont méconnus, tant de leurs pasteurs que des médias. En effet, il est clairement impossible de brosser un « portrait-robot » des « catholiques traditionalistes » pour deux raisons: tout simplement parce que ces fidèles sont sans conteste aujourd’ hui très nombreux, et que ce grand nombre nous oblige à admettre qu’ ils ne forment pas un groupe monolithique, mais un ensemble extrêmement divers et varié.

N’ existe-t-il pas néanmoins quelques dénominateurs communs qui puissent se retrouver chez l’ ensemble de ces fidèles?
Bien entendu, il en existe un, mais un seul: celui de leur attachement à la liturgie latine traditionnelle. Cependant, hormis cette conviction commune, ces fidèles, selon leur histoire propre, ou selon les circonstances de leur itinéraire spirituel propre, peuvent avoir vécu chacun un cheminement particulier, souvent tout à fait différent de celui de l’ itinéraire des autres fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.
Ne peut-on pas néanmoins distinguer quelques grandes classifications au sein de ces fidèles?
Bien que classifier s’ avère à l’ évidence réducteur et simplificateur, je crois qu’ il est possible, d’ une manière qui cependant reste arbitraire pour des raisons que j’ exposerai tout à l’ heure, de distinguer parmi les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle trois groupes principaux: les résistants, les déçus des réformes liturgiques et les convertis à la messe traditionnelle.

Pourriez-vous nous préciser ce que vous appelez « le groupe des résistants »?
Ils constituent le noyau le plus aisé à circonscrire. De ce fait, il est aussi le plus connu des autorités et des médias. Il s’ agit bien évidemment des catholiques qui, dès la mise en œuvre dans les années 60 des réformes liturgiques, se sont élevés contre celles-ci - constituant, en France et en Europe, d’ authentiques noyaux de résistance à une réforme liturgique dont ils craignaient qu’ elle ne soit l’ occasion d’ un appauvrissement doctrinal et spirituel.
Ce sont des fidèles appartenant à ce groupe qui constituèrent, partout en France, les premiers noyaux de contestation à une réforme liturgique trop souvent imposée « à la hussarde », d’ une manière brutale, et parfois accompagnée d’ outrances que tous reconnaissent aujourd’ hui.

Qu’ appelez-vous « le groupe des déçus »?
Il réunit une part très importante de ceux qui constituent aujourd’ hui les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Le plus souvent, ce sont des catholiques sincères et soumis qui ont accueilli avec joie les réformes postconciliaires et qui ont même souvent participé à la mise en œuvre de celles-ci.
Malheureusement, trop souvent, ils se sont aperçus que ce qui se réalisait dans leur paroisse n’ avait que peu de rapport avec ce qu’ avaient été jusqu’ alors leur foi et ses expressions liturgiques. Alors, fréquemment, après quelques années passées dans leur paroisse, ils n’ ont plus supporté les tensions qu’ ils vivaient au quotidien et les dérives dont ils ne comprenaient pas « l’ intérêt pastoral », et ils ont fini par cesser toute pratique religieuse régulière.
Cependant, cette situation ne correspondant pas à leurs convictions de catholiques fidèles, ils ont peu à peu, mais en grand nombre, rejoint les noyaux fidèles à la liturgie traditionnelle qui s’ étaient constitués dans presque tous les diocèses de France. Il est clair qu’ aujourd’ hui, ils représentent, et de loin, le groupe le plus important de ceux qui sont attachés à la liturgie traditionnelle.

Peut-on dire que ce groupe des déçus réunit des fidèles ayant fait des choix théologiques ou sociaux particuliers?
Votre question s’ explique naturellement, parce que c’ est ce qu’ essaie de faire croire un certain nombre de journalistes, détracteurs de la liturgie traditionnelle, fervent disciples de Voltaire qui affirmait, rappelons-le: « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ».
La force des médias est telle aujourd’ hui que de trop nombreux pasteurs - qui ne connaissent ces fidèles qu’ à travers des articles « assassins » du Monde voire de Golias - finissent par croire que ceux-ci ne formeraient qu’ un conglomérat de réactionnaires nostalgiques, attachés à la liturgie classique essentiellement pour des raisons sociales ou politiques, alors qu’ en réalité les plus nombreux ne sont en fait que des déçus, heureux de retrouver dans la liturgie traditionnelle une piété et une dévotion qui semblent avoir disparu à peu près partout aujourd’ hui.

Vous avez évoqué précédemment « les convertis ». Pourriez-vous préciser vos idées sur ce groupe de fidèles?
Il s’ agit ici de présenter l’ aspect le plus méconnu du monde des fidèles attachés à la tradition.
Pour définir ce groupe, il nous faut rappeler que, depuis plus de trente ans, la désaffection des fidèles a été considérable: alors que dans les années 60, la pratique religieuse avoisinait les 50 %, elle est aujourd’ hui inférieure à 4 %. Mais cette désaffection ne se réduit pas à un problème de pratique hebdomadaire. Il faut bien admettre que, dans de nombreux cas, les familles qui ont cessé de pratiquer se sont plus fondamentalement éloignées de la religion, ne faisant plus baptiser leurs enfants et ne leurs transmettant plus aucune éducation religieuse. C’ est pourquoi nous voyons aujourd’ hui émerger de nouvelles générations qui n’ ont plus rien de chrétien et qui sont devenues authentiquement païennes.
C’ est parmi cette population que se développe d’ une manière invisible un véritable apostolat qui conduit parfois à de véritables conversions, lesquelles aboutissent bien évidemment au baptême et à la fidélité aux formes liturgiques à l’ origine de ces conversions. C’ est ainsi qu’ au fil des années s’ est agrégé un nombre croissant de familles et de jeunes qui font s’ accroître les communautés de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle d’ une manière parfois considérable.

Pouvez-vous préciser la motivation de ces conversions?
Ceci pourra peut-être surprendre quelques-uns, mais des contemporains « païens », habitués aux bruits et au caractère artificiel du monde moderne, ont souvent été aidés dans leur processus de conversion par la découverte d’ une liturgie fondée sur le sacré et le silence: elle exprime excellemment pour eux la transcendance divine et leur condition de pauvres pécheurs agenouillés devant leur Sauveur.

Peut-on mesurer l’ importance de ces conversions?
C’ est bien évidemment très difficile, mais l’ observation de ce qui a été accompli depuis plus d’ un quart de siècle, d’ abord dans le cadre du M.J.C.F. et maintenant dans celui de Jeune Chrétienté, nous montre que ces conversions ont pu concerner des milliers de jeunes filles et de jeunes garçons. Certains diront peut-être qu’ eu égard à l’ importance de la population française ces chiffes restent assez faibles. Ce serait méconnaître les caractéristiques des « convertis » qui bien souvent se montrent plus zélés et plus enthousiastes que les vieux croyants. Ainsi peut-on affirmer qu’ une part très importante des cadres religieux et laïcs des communautés fidèles attachés à la liturgie traditionnelle provient de ces « convertis ».

Comment dans la pratique, ces différentes catégories de fidèles se distinguent-elles les unes des autres?
Votre question me permet de revenir sur les réserves que j’ exprimais au début de notre entretien. En effet, si l’ on peut tenter de distinguer parmi les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle diverses origines, il est clair qu’ au sein des communautés ces éléments disparaissent presque immédiatement. Aussi est-il absurde de vouloir réduire le groupe des fidèles aux seuls résistants ou aux seuls convertis, mais il nous faut accepter plutôt que l’ ensemble de ces fidèles constitue aujourd’ hui un groupe vivant et dynamique.

Peut-on tenter de fixer l’ âge moyen de ces fidèles?
Un ecclésiastique plein d’ humour me disait, il y a quelques semaines, que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle devaient tous être assez âgés puisque tous étaient censés être des nostalgiques d’ avant 1969 qui avaient été incapables de s’ adapter…
Les remarques que je viens de formuler démontrent que, parmi ceux qui sont aujourd’ hui attachés à la liturgie traditionnelle de l’ Eglise latine, de nombreux membres du groupe des déçus ou des convertis ne peuvent pas se définir en fonction de leur âge et sont même parfois de très jeunes adultes.
Plus encore, il faut rappeler que tous ces catholiques dont nous venons de parler sont pères et mères de famille, qu’ ils ont souvent de nombreux enfants et que, de ce fait, ce sont aujourd’ hui des centaines de milliers de jeunes adultes et d’ enfants qui vivent chaque semaine au rythme de la liturgie traditionnelle. Ainsi nos communautés ont-elles l’espérance d’ être encore vivantes et dynamiques dans l’ avenir.

Justement, comment voyez-vous l’ issue de ce qui peut apparaître pour quelques-uns comme une difficulté à savoir la continuité de la liturgie traditionnelle?
Tout d’ abord, je ne pense pas que l’ existence de la liturgie traditionnelle constitue en soi une difficulté: elle est au contraire, à mon avis, une richesse qui permet à l’ Eglise d’ offrir à ses fidèles une pluralité d’ expressions liturgiques. Enfin, même pour ceux qui jugeraient cette pluralité néfaste, ils doivent savoir que, les questions liturgiques constituant un point fort de la sensibilité des fidèles, ce problème ne pourra se résoudre par la force, mais ne sera réglé que par le rétablissement de liens ecclésiaux forts: eux seuls engendreront la compréhension mutuelle et permettront l’ existence d’ une véritable amitié chrétienne, qui se vivra en commun peut-être encore pendant plusieurs siècles.

Lettre d' Oremus de juillet 1997

Réflexions de Paix Liturgique
1/ Le Motu Proprio de Benoît XVI, en faisant découvrir la liturgie traditionnelle à des familles qui ne la connaissaient pas, a et va avoir à terme des répercussions gigantesques sur la « sociologie des fidèles attachées à la liturgie traditionnelle de l’ Eglise » de demain. A tous ces principaux groupes décrits dans la lettre ci-dessus, il faut ajouter cette nouvelle catégorie de chrétiens qui auront découvert paisiblement la messe traditionnelle dans leurs propres paroisses, qui par la force des choses, sera demain largement majoritaire.
2/ Ce qui est vrai pour les fidèles ne l’ est pas moins pour le clergé. A côté des Communautés Ecclesia Dei qui explosent littéralement (au point de représenter, aujourd’ hui, environ 20 % des ordinations annuelles de prêtres français), il y a aussi tous les prêtres diocésains à qui le Saint Père rappelle clairement qu’ ils ont la possibilité de célébrer selon l’ une ou l’ autre forme du rite romain. Nul besoin d’ être prophète pour comprendre que cette mutation du clergé, bien que lente et discrète, contribuera également à développer le nombre des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et à en multiplier les visages et les origines.

La messe papale de l’ esplanade des Invalides: messe Paul VI, mais messe rétro
Difficile à vivre est la « pression Internet » pour l’ épiscopat français. La lettre 118 de Paix liturgique révélant que Mgr Vingt-Trois ne manifesterait aucun empressement à répondre à la demande de Mgr Guido Marini voulant que le pape puisse distribuer à Paris la communion aux fidèles à genoux et sur les lèvres a flambé dans toute la France et a provoqué beaucoup de gêne à l’ archevêché de Paris. Rentrant de Rome où (il se trouve qu’ il) s’ était rendu immédiatement après, l’ un des missi dominici parisiens, Mgr Chauvet, ancien vicaire général, curé de Saint-François-Xavier, chargé par l’ archevêque de préparer les cérémonies liturgiques parisiennes, a démenti avec force: jamais, au grand jamais, le cardinal de Paris n’ avait manifesté de mauvaise volonté sur ce point! Qu’ on se le dise: le pape donnera donc la communion à genoux sur la langue… à quarante fidèles. Mais il le fera devant toutes les caméras du monde. Le clergé parisien rapporte (amplifie? déforme?) les propos des cérémoniaires désignés par Mgr Vingt-Trois. Est-il vrai qu’ un compromis a été conclu à propos du Credo, qui serait « dialogué », à la manière de la profession de foi de la Vigile pascale? En tout cas, la messe de l’ esplanade des Invalides – où l’ autel, avec la croix, les fleurs, les sept chandeliers règlementaires, un minimum de cardinaux entourant le pape à l’ autel, des ornements de qualité, des vases liturgiques anciens, aura toutes les apparences d’ une messe de Benoît XVI à St-Pierre-de-Rome, c' est-à-dire celle d’ un faux « face-au-peuple ». On évoque même la possibilité de donner largement la communion par intinction (c' est-à-dire en plongeant l’ hostie dans le Précieux Sang, avant de la donner au communiant, ce qui interdit de la recevoir dans la main. Une chose est sûre: tous les détails vont être scrutés, pesés, commentés. Le message médiatique est d’ ores et déjà assuré de passer: la messe papale de l’ esplanade des Invalides, le 13 septembre, que l’ archevêché voulait être une messe Paul VI « digne », sera une messe Paul VI « rétro ».

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----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Sunday, August 10, 2008 11:52 PM
Subject: Lettre 131

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 131 du 10 Août 2008
Vive la Forme extraordinaire! - Archive 6 - Que penser de l’ appellation « liturgie traditionnelle »? - Lettre d' Oremus d' Octobre 1997
Charente - le 17 août messe extraordinaire à Genac
Haute-Loire - Le 19 août messe extraordinaire au Puy-en-Velay
Calvados - le 17 août messe extraordinaire à Lisieux
Rhône - Sur motuproprio69 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Vive la Forme extraordinaire! - Archive 6 - Que penser de l' appellation « liturgie traditionnelle »? - Lettre d' Oremus d'Octobre 1997

Nous publions aujourd’ hui une lettre déjà publiée en octobre 1997 par l’ association Oremus au sujet de l’ appellation « Liturgie traditionnelle ».
Il a fallu le génie et la bienveillante charité de notre Pape Benoît XVI pour régler "par le haut" un débat stérile et insoluble qui nous était imposé et qui empêchait de faire avancer les choses.
Aujourd’ hui, sans hésitation, les fidèles qui désirent vivre leur foi catholique au rythme de la messe tridentine peuvent participer à des célébrations selon la forme extraordinaire du rite romain.
Aujourd' hui, l' essentiel est affirmé: la forme extraordinaire n' a jamais cessé d' être permise et nous sommes attachés légitimement à cette forme merveilleuse de célébration.
Longue vie à notre Pape Benoît XVI!
Voici cette lettre:

Que penser de l’ appellation « liturgie traditionnelle »?

Lors de la précédente Lettre d’ Oremus, nous avons essayé de présenter les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Nous voudrions maintenant approfondir une question qui, depuis plusieurs années, fait l’ objet d’ un débat: comment en effet, faut-il dénommer la liturgie à laquelle sont attachés les fidèles qui désirent continuer à suivre aujourd’ hui la liturgie décrite dans le missel de 1962? Depuis plusieurs années l’ usage s’ est largement répandu, notamment en France, de la nommer « liturgie traditionnelle ». Cependant, venant d’ opinions très diverses, des voix se sont élevées pour contester le bien-fondé de cette appellation. Pour enrichir le débat, nous avons souhaité interroger Monsieur Marc Bouhier, vice-président de l’ association Oremus, afin de connaître son point de vue sur la question.

L’ utilisation presque systématique de l’ expression « liturgie traditionnelle » est assez récente; pouvez-vous nous rappeler les appellations qui avaient été utilisées précédemment?
Beaucoup de fidèles ne pensaient pas, même après le concile, que la liturgie serait modifiée d’ une manière importante. Cette conviction était fondée par leur lecture de la constitution conciliaire sur la liturgie qui ne leur permettait pas de penser qu’ on se trouverait bientôt en pleine « guerre liturgique ». Aussi la surprise fut-elle très grande et les premières prises de position qui se sont exprimées chez les fidèles lors de la mise en place des étapes des réformes postconciliaires se sont-elles focalisées sur la question de l’ usage ou de l’ abandon de la langue latine. Ainsi, les fidèles qui refusèrent cette réforme sont apparus, et cela pendant longtemps, essentiellement comme les défenseurs de « la messe en latin ». Il est à noter que les médias, qui n’ ont jamais très bien saisi la nature des débats liturgiques, en sont souvent restés à cette analyse simpliste de la situation, et il n’ est pas rare encore aujourd’ hui de voir des articles de presse réduire les débats liturgiques au refus de l’ usage du latin pour certains, et à sa défense par d’autres.

Les fidèles « traditionalistes » usèrent-ils de cette appellation de « messe en latin »?
Même si très tôt se développa une abondante littérature faisant l’ apologie de l’ usage du latin dans la liturgie, les fidèles attachés à la liturgie antérieure aux réformes ne se considèrent pas a priori comme des tenants du latin, bien que beaucoup d’ entre eux aient vu dans la défense de cette langue, et tout particulièrement du chant grégorien, un moyen de conserver leur patrimoine liturgique. Parmi les documents qui furent produits par les militants de la première heure, c’ est plutôt l’ appellation de « messe de toujours » qui semble avoir été le plus fréquemment utilisée. Elle exprime bien, de la part de ceux qui l’ employaient, le désir de résister à une prétendue « nouvelle messe » présentée trop souvent comme toute différente des formes liturgiques précédentes. Quand on se souvient de ce que furent certaines expériences liturgiques de la fin des années 60 et du début des années 70 ou, sous couvert de nouvelles liturgies, on en venait trop souvent à faire n’ importe quoi et notamment beaucoup de politique, on ne peut que comprendre la réaction de fidèles qui furent enclins à se regrouper autour de ce qu’ ils considéraient être la « messe de toujours » c’ est-à-dire le rempart indispensable à la défense de leur foi.

Mais la messe antérieure aux réformes postconciliaires était-elle la « messe de toujours »?
Je pense que tous les défenseurs de « la messe de toujours » savaient que, même si elle avait des racines très anciennes, elle avait été codifiée au XVIe siècle par saint Pie V, à l’ époque du concile de Trente - au moment où ce pape avait estimé que dans le contexte d’ éclatements provoqués par la réforme protestante, la liturgie romaine avait besoin d’ être restaurée. C’ est pourquoi, bien vite, le nom qui fut donné à la liturgie ancienne fut plutôt celui de « messe de saint Pie V ».

Mais la messe décrite dans le missel de 1962 était-elle véritablement celle de saint Pie V?
On peut estimer que, dans sa promulgation en 1570 jusqu’ en 1969, c’ est globalement le missel de saint Pie V qui est resté en usage dans l’ Eglise latine. Cependant, nul n’ ignore que ce missel avait connu, notamment au XXe siècle, quelques légères modifications qui n’ avaient cependant modifié que fort peu le texte de 1570.

Est-ce le seul motif de cet attachement à l’ appellation « messe de saint Pie V »?
Je ne le pense pas, et je crois qu’il faut chercher ailleurs cette volonté très forte, chez les fidèles des années 70, de rattacher à saint Pie V la liturgie d’ avant 1969. En effet, on doit se souvenir que, sinon en droit, du moins dans les faits, pratiquement du jour au lendemain le missel de 1962, modifié en 1965, s’ est trouvé en quelque sorte proscrit. Dans ce contexte, l’ un des seuls moyens qui restât aux fidèles, qu’ ils fussent savants canonistes, théologiens éminents ou pieux laïcs, fut de s’ attacher à la lettre des termes de la bulle Quo primum tempore édictée en préambule du missel de 1570 par saint Pie V, qui accordait à celui-ci un usage imprescriptible. Ce n’ est pas mon souhait d’ étudier ici la justesse de cette argumentation ou les réserves que l’ on pourrait y apporter: sachons seulement qu’ elle se développa pour permettre à des prêtres et à des fidèles de continuer à vivre au rythme de l’ ancienne liturgie tout en restant en communion avec l’ Eglise.

Ces fidèles eurent-ils raison de développer cette argumentation?
C’ est une question extrêmement complexe sur laquelle je ne m’ étendrai pas ici, car elle nécessiterait de longs développements. Cependant, il faut rappeler que la manière souvent très brutale et l’ absence presque totale de pédagogie avec lesquelles furent appliquées les réformes, à partir de 1969, expliquent bien souvent les réactions vives qui furent alors celles de nombreux prêtres et fidèles.

Comment est né le concept de « messe traditionnelle »?
L’ indult promulgué en 1983, qui autorisait - il est vrai d’ une manière rare et parcimonieuse - la célébration de la liturgie tridentine, a rendu caduc, pour une partie des fidèles, le besoin de rattacher la liturgie qu’ ils appréciaient à saint Pie V, par le simple fait que l’ indult lui-même reconnaissait la validité de cette liturgie et qu’ elle n’ était donc plus irrémédiablement proscrite ou interdite. C’ est dans ce contexte que les fidèles en virent à parler de « liturgie traditionnelle ».

Comment s’ explique ce choix?
Il ne s’ explique que si l’ on se souvient qu’ à cette époque nombreux étaient les clercs qui, évoquant le nouvel Ordo de 1969, parlaient, dans un souci d’ en imposer l’ application, de la « messe du concile ». Cette appellation n’ était pas particulièrement heureuse, car la liturgie célébrée lors du concile fut, hormis quelques célébrations en rite oriental, la liturgie codifiée par le missel de 1570! Rappelons aussi que le désir parfois violent chez certains d’ imposer la nouvelle liturgie confortait les défenseurs de l’ ancienne dans leurs convictions que ces deux expressions étaient fondamentalement différentes. En effet, s’ il ne s’ était agi que d’ une réforme semblable à celle entreprise par Pie XII, pourquoi était-il nécessaire de se montrer aussi violent, aussi peu charitable, aussi peu pastoral, à une époque qui était tellement attachée à ce concept? On comprendra que, dans un tel contexte, les fidèles aient ressenti le besoin de trouver une appellation simple pour dénommer la liturgie d’ avant les réformes; c’ est ainsi que s’ est répandue l’ appellation de « messe traditionnelle ».

Comment fut reçue cette dénomination de « liturgie traditionnelle »?
Un certain nombre d’ ecclésiastiques proches ou éloignés de la « liturgie traditionnelle » ont émis des réserves quant à cette appellation. En effet, ils considéraient que dénommer la liturgie d’ avant les réformes postconciliaires « liturgie traditionnelle », semblait impliquer que l’ on considérait que la liturgie issue de la réforme postconciliaire n’ était plus elle-même « traditionnelle », c’ est-à-dire qu’ elle était une nouvelle messe, au moins implicitement distincte, si ce n’ est étrangère à la messe de toujours…

Que pouvez-vous répondre à cette objection?
Cela est possible, mais qui en est responsable? Nous devons rappeler que les défenseurs des réformes liturgiques ont toujours affirmé leur souhait de mettre en place des formes nouvelles, et qu’ ils l’ ont réalisé. Aussi est-ce du fait de leur propre initiative que le nouvel Ordo missae n’ apparaît plus aux fidèles - et cela sans porter de jugement de valeur - comme aussi « traditionnel » que la liturgie d’ avant les réformes. Citons, par exemple, les paroles du père Gelineau, qui dans son étude Demain la liturgie, publiée en 1979, déclarait: « Que ceux qui ont encore connu et célébré comme moi la grand-messe chantée en latin et en grégorien se souviennent, s’ ils le peuvent. Qu’ ils lui comparent la messe actuelle d’ après Vatican II. Non seulement les mots, les mélodies et certains gestes sont autres. En vérité, c’ est une autre liturgie de la messe. Il faut le dire sans ambages: le rite romain tel que nous l’ avons connu n’ existe plus. Il est détruit. » Une telle déclaration, de la part de l’ un des principaux promoteurs de la réforme liturgique, confirme bien que dans le fond et sans polémique la liturgie « conforme au missel de 1962 » est bien, au moins dans ses formes extérieures, plus proche de la tradition ancienne que la messe issue du nouvel Ordo missae de 1969, et que l’ appellation de liturgie traditionnelle qui lui et donnée n’ est donc pas inexacte.

Mais que s’ est-il passé dans les faits?
Il est vrai qu’ aujourd’ hui les liturgies issues de la réforme de 1969 ne forment pas un ensemble monolithique. Comment comparer en effet la messe célébrée à l’ abbaye de Solesmes avec les liturgies célébrées dans la presque totalité des paroisses? Cependant, dans les deux cas, même si l’ esprit en est très différent, de nombreux éléments ont profondément évolué par rapport à la liturgie d’ avant les réformes; indiquons seulement la place de l’ autel, les rites de distribution de la communion ou la systématisation des concélébrations… Tout cela nous démontre que la liturgie nouvelle n’ est plus la « liturgie ancienne » mais bien, comme le dit le père Gélineau , « une autre liturgie ».

Pensez-vous que l’ on puisse trouver une autre appellation pour la liturgie traditionnelle?
Je pense que ce sera très difficile. En effet, si on voulait revenir à l’ expression « messe latine » ou « messe en latin », cela ne serait guère possible, car comment alors dénommer la messe de 1969 célébrée en latin dans de nombreuses abbayes et par certains prêtres? L’ appellation « messe classique » utilisée par le cardinal Ratzinger ne semble pas pouvoir rencontrer de succès. En effet, en français, le mot « classique » a une petite connotation vieillotte qui empêchera les fidèles de l’ adopter. Quant au vocable de « liturgie ancienne », il est par trop péjoratif ou caricatural…

Comment voyez-vous la résolution de cette difficulté?
La question est de savoir si les uns et les autres cherchent la paix ou la guerre. Si, comme je le souhaite et l’ espère, la plupart aujourd’ hui cherchent d’ une manière authentique la paix et la réconciliation, je crois que cette difficulté se réglera vite. Ne pouvant pas trouver de solution parfaite, je pense que la « paix des braves » voudrait que les documents officiels continuent à parler du « missel de 1962 » et qu’ on laisse les fidèles employer l’ appellation « liturgie traditionnelle » pour dénommer la liturgie développée par ce missel, tout en sachant que cette appellation ne correspond pas parfaitement à la réalité. Mais n’ est-ce pas un défaut typiquement français que de vouloir systématiquement et toujours définir parfaitement ce qui parfois ne peut l’ être?

Commentaires de Paix Liturgique:
1/ En parlant de forme extraordinaire du rite romain, le Saint Père redonne toute sa place, sa légitimité, son opportunité et sa fécondité au Missel de 1962. Non, cette forme de célébration de la messe et de tous les autres sacrements n’ a jamais été interdite, nonobstant toutes les inexactitudes et les mensonges que l’ on a pu entendre ces dernières années. Merci Très Saint Père de rappeler aussi clairement cette vérité immuable et de clore ainsi un débat stérile.
2/ Assurément le Saint Père connaît parfaitement ce sujet liturgique, ses enjeux et ses conséquences. Il maîtrise ce dossier comme personne. Il est l’ homme providentiel que l’ Eglise attendait pour poursuivre le travail de réconciliation initié par Jean-Paul II. C’ est notre espérance. Longue vie au Saint Père!

Charente - le 17 août messe extraordinaire à Genac
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée le dimanche 17 août à 10 h dans l' église paroissiale de Genac (16170).
Merci de vous unir nombreux par vos prières ou votre présence à cette célébration.
Contact: info@motuproprio16.com http://www.motuproprio16.com

Haute-Loire - Le 19 août messe extraordinaire au Puy-en-Velay
Le 19 août à 17 h, Mgr Rey, évêque de Toulon-Fréjus, viendra célébrer la messe selon la forme extraordinaire du rite romain dans la cathédrale du Puy-en-Velay. Par cette cérémonie il inaugure les journées de rassemblement organisées par Juventutem dont l' objectif est de poursuivre l' élan des JMJ.
Cette messe inaugurale revêt pour nous un caractère de fête, les sanctuaires de France doivent être le point de départ de la rechristianisation, redevenir les lieux saints de pèlerinages et d' élans missionnaires. Que cette belle liturgie soit célébrée dans un lieu qui attire tant de monde, de tous horizons, est une chance inouïe de la faire connaître et aimer. Il nous faut être nombreux afin que nos chants résonnent suffisamment forts dans la cathédrale et que le sanctuaire du Puy s' émeuve à nouveau de la beauté du rite.
Merci de relayer cette information et de vous associer par vos prières ou votre présence à cette célébration.

Contact: jeannedejouy@yahoo.fr 0663554397 http://lepuy.juventutem.com

Calvados - le 17 août messe extraordinaire à Lisieux
La Messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain le dimanche 17 août à 9h, à la Chapelle de l' Adoration dans la Crypte de la Basilique de Lisieux.
Merci de vous unir nombreux par votre presence ou vos priéres à cette célébration.
Contact: lisieux-cote-normande@motuproprio.fr http://www.motuproprio14.com

Rhône - Sur motuproprio69 associez-vous à un groupe de demandeurs!
Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent de leurs curés la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain sur les paroisses du diocèse, vous pouvez vous inscrire... et faire inscrire vos amis sur le site motuproprio69.
Contact: info@motuproprio69.com http://www.motuproprio69.com 

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Tuesday, August 12, 2008 6:07 PM
Subject: Lettre 132  

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 132 du 12 Août 2008
Archives 7 - " Pourquoi les fidèles sont-ils attachés à la liturgie traditionnelle? - Lettre d' Oremus d' Avril 1998
Saint Girons
Charente - le 17 août messe extraordinaire à Saint-Yrieix-sur-Charente
Var - La messe extraordinaire à Grimaud sera célébrée jusqu' à la fin du mois d' août
Oise - Sur motuproprio60 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Archives 7 - " Pourquoi les fidèles sont-ils attachés à la liturgie traditionnelle? - Lettre d' Oremus d' Avril 1998

La lettre que nous republions aujourd' hui date de 1998 et traite d' un sujet immense et difficile à circonscrire.
Pourtant, ce qui a été écrit il y a 10 ans garde toute sa pertinence même si mille autres raisons pourraient être ajoutées à ces très riches réponses.
En tout état de cause, l' essentiel y est et c' est bien de cela dont nous nous voulons témoigner auprès de ceux qui ne connaissent pas encore les richesses de la forme "Extraordinaire" du rite romain.
C' est aussi bien cela que nous voulons rappeler aujourd' hui en 2008 à nos évêques qui pour continuer leur politique concertée de neutralisation de la pratique traditionnelle, continuent au fil des années, à se demander pourquoi des fidèles sont attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise et quelles sont leur aspirations véritables.
Voici la lettre:

Pourquoi les fidèles sont-ils attachés à la liturgie traditionnelle?
Lors de nos précédentes livraisons de la Lettre d’ Oremus, nous avons cherché à comprendre quels étaient les fidèles qui étaient attachés à la célébration de la liturgie traditionnelle. Poursuivant notre enquête, nous souhaitons aujourd’ hui aborder la question de savoir pourquoi certains catholiques restent fidèles à la liturgie traditionnelle ou se tournent de plus en plus nombreux vers celle-ci. Nous avons demandé à Marc Bouhier, vice-président d’ Oremus, de répondre à nos questions.
Nous souhaitons aujourd’ hui aborder une délicate question, à savoir pourquoi des catholiques sont attachés à la liturgie traditionnelle. Comment pouvez-vous nous aider à répondre à cette question?
Il est vrai que la réponse à cette question est essentielle pour tous ceux qui cherchent à appréhender le phénomène « traditionnel » et qui ne comprennent pas que, loin de s’ éteindre, celui-ci soit aujourd’ hui de plus en plus dynamique. Bien évidemment, depuis longtemps, nous nous sommes penchés sur ce sujet et c’ est pourquoi nous avons décidé, il y a plusieurs années, d’ entreprendre dans le cadre d’ Oremus une vaste enquête sur cette question.

Sur quelle base avez-vous mené votre enquête?
Au travers de l’ association Oremus, nous recevons chaque mois plusieurs dizaines de lettres de fidèles qui évoquent entre autres aspects les motifs de leur attachement à la liturgie traditionnelle. Après trois ans d’ existence, cela représente un corpus de plusieurs milliers de témoignages émanant de fidèles de tout âge et de toutes les régions de France. Cet ensemble constitue, nous le croyons, un échantillon assez représentatif de l’ opinion des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. D’ autre par, nous rencontrons régulièrement, lors de nos activités, des catholiques avec lesquels nous ne manquons pas d’ aborder ce sujet. C’ est ainsi que nous avons pu nous faire une idée assez précise des motivations qui animent les fidèles dans leur choix de vivre leur vie chrétienne dans le cadre de la liturgie traditionnelle.

Quelle valeur théologique accordez-vous à votre enquête?
Nous n’ avons pas voulu, en entreprenant ce travail, nous placer sous un angle théologique, pour la bonne raison que nous n’ avons ni prétention, ni compétence dans ce domaine. C’ est pourquoi nos observations constituent uniquement le reflet de l’ attitude et des aspirations d’ un très grand nombre de fidèles catholique dans leur approche de la liturgie traditionnelle.

Quel est donc le motif de l’ attachement des fidèles à la liturgie traditionnelle?
Comme je l’ évoquais il y a quelques instants, les fidèles que nous avons rencontrés ou dont nous avons reçu le témoignage sont très nombreux. D’ autre part, un même fidèle peut avoir plusieurs motifs d’ attachement à la liturgie traditionnelle. C’ est pourquoi il n’ est pas possible d’ indiquer « une seule et unique » raison de l’ attachement des fidèles à la liturgie traditionnelle; nous ne pouvons que constater que c’ est pour une large palette de motivations qu’ ils ont fait ce choix liturgique. Cependant, malgré cette pluralité, il n’ en reste pas moins vrai que certaines aspirations apparaissent plus fréquemment et peuvent donc être considérées comme particulièrement essentielles pour les fidèles.

Quelles sont les aspirations dont vous avez constaté qu’ elles étaient les plus fréquemment exprimées?
Le critère qui apparaît le plus fréquemment est celui du silence, du besoin de retrouver une atmosphère sacrée; c’ est en effet ce recueillement pendant la célébration que recherchent et qu’ apprécient le plus souvent les fidèles. L’ importance de ce critère croît même d’ une manière exponentielle chez ceux qui, jusqu’ à leur décision de pratiquer leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle, fréquentaient leur cadre paroissial. Bien souvent, c’ est par refus de participer à des célébrations bruyantes et cacophoniques qu’ ils ont choisi de s’ attacher à la liturgie traditionnelle… Lassés qu’ ils étaient d’ avoir l’ impression de subir en permanence, lors des offices, un bavardage incessant qui, en voulant peut-être expliquer les mystères, finit par prendre leur place.

Pourquoi cette importance du silence?
Il est clair que le silence n’ est pas une fin en soi. Pour les fidèles, participer au saint sacrifice en silence, c’ est donner à cette célébration une dimension de recueillement et de prière. C’ est pourquoi, à travers cette quête du silence, on perçoit leur désir de considérer leur présence à la messe comme un grand moment de leur vie chrétienne auquel ils souhaitent s’ associer d’une manière plus intense et plus profonde. Cette participation intérieure est plus importante qu’ une participation extérieure forcée qui met mal à l’ aise beaucoup de fidèles. Nous avons notamment constaté que, spécialement chez les hommes, cet aspect devenait parfois si insupportable qu’ ils préféraient cesser de pratiquer.

Pourtant, la liturgie traditionnelle ne se déroule pas toujours entièrement en silence?
Assurément, et c’ est pourquoi il ne faut pas considérer l’ attachement des fidèles au silence comme leur seule préoccupation. Ainsi leur désir de s’ associer au saint mystère dans le recueillement et la méditation ne leur fait certes pas contester le bien-fondé des lectures ou du sermon! C’ est le bruit, c’ est le brouhaha permanent, c’ est leur difficulté, voire leur impossibilité de se recueillir et de profiter des célébration liturgiques pour faire un retour sur eux-mêmes, pour rencontrer notre Seigneur, qu’ ils rejettent avec force, notamment aux moments du canon et de la consécration.

Quel lien faites-vous entre le silence et la musique sacrée?
Il est certain que la musique sacrée, tant le chant du propre que celui du Kyriale, font partie intégrante de la liturgie traditionnelle. Cependant, les fidèles ne perçoivent pas cette musique sacrée comme un « bruit » qui viendrait perturber leur recueillement. Au contraire, avec la musique de l’ orgue, elle favorise leur désir de piété et de silence intérieur en élevant leur âme au cours de la célébration des saints mystères. C’ est pourquoi il nous faut bien distinguer la musique sacrée, qui apaise l’ âme, des chants d’ assemblée - souvent mal adaptés à la piété à laquelle aspirent de nombreux fidèles.

Quel est le second motif de l’ attachement des fidèles à la liturgie traditionnelle?
Le second caractère qui nous est apparu est celui de l’ attachement des fidèles aux formes extérieures de l’ adoration de la présence réelle. Parmi celles-ci, notons par exemple les génuflexions, l’ agenouillement pendant la consécration, la communion à genoux et sur les lèvres, l’ orientation de la célébration vers Dieu et non vers l’ assemblée…

Pourquoi cet attachement à des formes extérieures?
Il faut tout d’ abord rejeter l’ idée, qui pourrait venir à l’ esprit de quelques-uns, que cet attachement est purement mécanique, le fruit d’ une habitude. La preuve en est que beaucoup de fidèles qui n’ avaient pas vécu jusqu’ alors leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle sont venus à celle-ci justement parce qu’ ils y trouvaient ces formes extérieures de piété qui n’ étaient pas pour eux des habitudes, mais qui correspondaient pour eux à un réel besoin spirituel.

Quels liens établissez-vous entre des formes extérieures de dévotion et le besoin spirituel des fidèles?
Il est clair que cet attachement à des formes externes de pratique et de dévotion ne peut se comprendre que comme un désir des fidèles de faire vivre la totalité de leur être au rythme de leur foi; ils expriment leur conviction que la sainte messe est réellement le renouvellement du sacrifice de la Croix et que le Christ est réellement présent dans l’ eucharistie. A partir de cette croyance, l’ attachement aux formes extérieures de dévotion prend signification de prière, et la messe où se vit cette participation intégrale des fidèles en leur âme et en leur corps devient alors un authentique acte de foi.

Mais le chrétien ne doit-il pas savoir se détacher de ces éléments secondaires?
Il est étrange qu’ à une époque où l’ on exalte tant le corps, où l’ on feint de trouver dans le yoga ou le zen des vertus extraordinaires, on réprouve chez les fidèles catholiques le désir de faire participer leur corps aux élans de leur âme. Pour rester simple, n’ oublions pas que l’ homme a un corps et une âme et qu’ il importe de faire communier ces deux facettes d’ un même être à la vie spirituelle. Encore faut-il que ces gestes correspondent véritablement à une tradition et ne soient pas un simple placage factice, comme c’ est le cas dans la pratique actuelle du « baiser de paix » qui apparaît trop souvent comme tout à fait artificiel.

Vous insistez sur les formes gestuelles de la liturgie; les formes verbales ont-elles été aussi l’ objet de vos observations?
Bien évidemment, nous avons constaté d’ une manière fréquente, tant chez les anciens fidèles que chez les nouveaux, le regret d’ une familiarité jugée excessive, souvent caricaturale, qui n’ appartient pas à notre tradition européenne. Parmi ces manifestations, nous trouvons en première place l’ utilisation du tutoiement qui, bien que mis en place « par la force » il y a plus de trente ans, paraît encore aujourd’ hui à beaucoup comme tout à fait déplacé dans le dialogue public avec Dieu. Il est clair que le rejet de cette familiarité démagogique a fait beaucoup pour la désaffection des églises par les fidèles et leur adhésion à la liturgie traditionnelle qui avait su refuser ces innovations déplacées. Il faudrait encore citer le caractère familier et horizontal des relations entre les fidèles et le célébrant, ce dernier n’ étant souvent considéré que comme un participant comme les autres ou un simple président d’ honneur, alors qu’ il représente le Christ lui-même.

Pourtant, cette familiarité et ce souhait de faire participer l’ assemblée ne correspondent-ils aux attentes de notre époque?
Cela est sans doute vrai dans le monde profane, mais il serait bon de s’ interroger: les fidèles qui participent à la liturgie veulent-ils y retrouver les valeurs du monde extérieur? Ne souhaitent-ils pas, plutôt, profiter de ces instants pour s’ en extraire en s’ élevant vers le Dieu transcendant? Dans tous les cas, les conclusions de notre enquête sont très claires sur ce point. De nombreux fidèles ont quitté leur paroisse ou leur communauté, souvent même en arrêtant de pratiquer, pour ne plus se trouver dans des situations qu’ ils jugeaient étranges, parfois même ridicules.
Bien évidemment, les fidèles qui sont particulièrement soucieux de fidélité à l’ Eglise et à l’ enseignement de Jésus-Christ ne peuvent qu’ être désireux, lorsqu’ ils assistent à la sainte liturgie, de la vivre en accord avec leur foi. Or, sous cet aspect, la liturgie traditionnelle offre un cadre particulièrement harmonieux, et c’ est un argument supplémentaire pour beaucoup. Ils ont l’ impression qu’ aujourd’ hui des vérités essentielles de la foi sur le péché, les anges, les saints, la conversion des païens, l’ enfer… ne sont plus véhiculées par la liturgie. Comme si la foi avait changé!

Pouvez-vous préciser votre pensée?
De nombreux fidèles depuis trente ans ont été profondément choqués d’ assister à des offices qui utilisaient des ordo liturgiques fantaisistes et pas toujours bien inspirés! Ou bien à des messes où on récitait des crédos qui n’ étaient pas ceux définis par l’ Eglise - alors que l’ on sait qu’ au cours de l’ histoire de l’ Eglise les autorités eurent tant de mal à définir l’ indéfinissable! Si on ajoute à ce constat la lecture de textes bibliques traduits d’ une manière choquante parce que trop actualisée, on comprendra que la messe traditionnelle, par son respect des usages anciens et son utilisation de la langue latine, a été depuis longtemps considérée comme un écrin magnifique et protecteur de la foi catholique, notamment en ce qui concerne le dogme de la présence réelle dans l’ eucharistie.

Pour la première fois, vous évoquez l’ usage de la langue latine par la liturgie traditionnelle…
Je ne regrette pas de n’ évoquer cet aspect que maintenant. En effet, on a trop souvent considéré que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle n’ étaient motivés que par une sorte d’ attachement nostalgique à la langue latine; or il apparaît clairement que cela n’ est pas le cas, et nous avons même rencontré des fidèles qui nous affirmaient avoir préféré assister (avant 1969) à la célébration de la liturgie traditionnelle en français, parce que celle-ci conservait, même en français, du fait de la qualité de la traduction d’ alors, toutes les garanties de la liturgie traditionnelle, plutôt que d’ assister à des messes nouvelles lesquelles, bien qu’ utilisant parfois quelques bribes de latin, n’ en étaient pas moins des messes d’ aspect très différent et ne correspondaient pas à l’ attente spirituelle des fidèles dont nous évoquons les aspirations.

Néanmoins, les fidèles semblent attachés à la célébration en latin?
C’ est exact; mais ce sont surtout les journalistes qui parlent des « adeptes de la messe en latin ». Les fidèles eux-mêmes insistent davantage sur leur attachement à la foi de leurs pères. Aussi est-il certain que beaucoup d’ entre eux n’ oublient pas que la liturgie traditionnelle en latin, telle qu’ elle est définie dans le missel de 1962, reste un témoin toujours vivant de notre culture chrétienne, telle qu’ elle s’ est développée dans le monde occidental depuis de très nombreux siècles.

Mais n’ est-ce pas là une attitude élitiste?
Je ne le crois pas: c’ est bien plutôt le témoignage d’ une attitude de piété filiale. En effet, au même titre que le Christ s’ est incarné, chacun d’ entre nous est issu d’ une famille, d’ une patrie ou d’ une culture dont il n’ a pas nécessairement envie d’ abandonner les richesses. Pourquoi ce choix serait-il plus scandaleux que celui des Zaïrois qui assistent au saint mystère selon le rite zaïrois enraciné dans leur propre culture?

Mais le caractère latin de la liturgie traditionnelle n’ est-il pas un obstacle pour la compréhension des fidèles?
Votre remarque est un double faux problème. D’ une part, parce que la liturgie n’ est pas si complexe qu’ un fidèle muni d’ un missel ne puisse en comprendre aisément les principaux aspects. D’ autre part, s’ il semble important pour les fidèles - et cela se fait pratiquement partout - d’ entendre les lectures en langue vernaculaire, il ne leur est pas toujours nécessaire d’ entendre prononcer chacune des prières de la liturgie dans leur propre langue.

Mais les fidèles n’ ont-ils pas le souci de comprendre les prières qui sont récitées par le célébrant?
La question est plus complexe. En effet, les promoteurs de la liturgie en langue vernaculaire disaient avoir en priorité le souci d’ une meilleure participation des fidèles et surtout de leur compréhension du sens des prières prononcées au cours de la messe; mais il nous faut nous interroger pour savoir si la demande des fidèles va effectivement dans cette direction. Au niveau de la participation, nous avons déjà vu que de nombreux catholiques étaient davantage attachés à une participation intérieure dans la prière et le recueillement qu’ à une participation trop active qui dénaturerait la substance du saint sacrifice lui-même. L’ usage systématique de prières traduites au cours des cérémonies peut leur apparaître comme tout aussi insatisfaisant. En effet, si l’ objectif d’ une traduction est de faire mieux comprendre, c’ est que quelque part on est persuadé que tout est explicable. Or nous savons que, face aux mystères de la foi, cela n’ est pas toujours exact. Aussi apparaît-il à de nombreux fidèles comme préférable de conserver l’ usage de la langue latine dans la célébration des offices, justement parce qu’ elle permet de conserver aux mystères la part incompressible qui est la leur, et n’ impose pas aux croyants des explications ou traductions qui ne sont qu’ un appauvrissement d’ une doctrine - qui est alors présentée d’ une manière trop profane, trop humaine.

Je suis surpris qu’ en plein XXe siècle on puisse s’ exprimer ainsi.
C’ est peut-être parce que notre XXe siècle est particulièrement orgueilleux et obtus. En effet, si on se tourne vers les grandes traditions religieuses toujours vivantes aujourd’ hui, on s’ aperçoit que presque toujours et partout les fidèles ont compris que les mystères religieux, n’ étant pas du domaine de l’ immédiatement intelligible, avaient besoin pour être exprimés d’ utiliser des langues saintes ordinairement mortes comme garantie de la pérennité et de la sauvegarde des croyances, ce qui n’ empêche pas d’ ailleurs que les fidèles souhaitent ensuite fournir l’ effort nécessaire pour s’ approcher au plus près de ces mystères. C’ est ce que nous trouvons chez les juifs, fidèles dans leur liturgie à l’ hébreu ancien, c’ est ce que nous trouvons chez les musulmans attachés au Coran, dont la langue est très éloignée de l’ arable parlé de nos jours; on sait qu’ aujourd’ hui encore les textes sacrés de l’ hindouisme sont conservés en sanskrit… Vous voyez donc que l’ attitude des fidèles catholiques attachés à la latinité de la messe traditionnelle, même s’ ils n’ en comprennent pas immédiatement toute la signification, n’ a rien d’ extraordinaire: ils savent bien alors qu’ ils participent à un mystère de foi que les dépasse et dont ils ne peuvent qu’ admirer la célébration. Ce serait plutôt le souci, auquel on assiste depuis trente ans au sein de l’ Eglise catholique, de vulgariser et de déritualiser à outrance qui peut apparaître comme une « nouveauté originale » choquante pour beaucoup.

Revenons au caractère culturel, propre à l’ Eglise latine, de la liturgie traditionnelle. Cette volonté d’ imposer la latinité ne nuit-elle pas à la catholicité de l’ Eglise qui, plus que jamais, est aujourd’ hui universelle?
Tout d’ abord, les fidèles ne veulent rien imposer du tout. C’ est ce dont ils ont besoin pour eux-mêmes et leur famille qu’ ils demandent. Ensuite, rappelons une nouvelle fois que l’ unité voulue par l’ Eglise n’ a jamais été l’ uniformité et que, de tout temps, tant en Orient qu’ en Occident, l’ Eglise a reconnu la légitimité d’ une pluralité de formes liturgiques dès l’ instant où celles-ci étaient conformes à la sainteté du mystère. Mais, ceci étant dit, à une époque où on parle quotidiennement de mondialisation, faut-il dénier toute valeur aux caractères qui pourraient renforcer l’ universalité de l’ Eglise? Or, qu’ est-ce qui, plus que le latin, peut fournir à l’ Eglise un moyen simple et commode de proclamer son unité dans l’ universalité, notamment lors des cérémonies liturgiques internationales? Lorsque le pape entonne l’ Ave Maria, ce sont tous les fidèles présents qui répondent immédiatement alors que, lorsqu’ il s’ exprime en langue vernaculaire dans la liturgie, seuls peuvent répondre en communion avec lui ceux qui maîtrisent ladite langue, à savoir seulement une fraction de fidèles.

Mais pourquoi défendre une langue incompréhensible pour la majorité des fidèles?
Nous vivons véritablement en cette fin de XXe siècle une époque extraordinaire. Chaque jour on nous parle d’ Europe, chaque jour on nous répète qu’ il est nécessaire de maîtriser une ou deux langues étrangères qui nous sont souvent « bien étrangères » pour « réussir dans la vie » ; et lorsque des fidèles rappellent les vertus du latin comme langue universelle de l’ Eglise, on les accuse d’ être inadaptés au monde contemporain!

Mais le latin, à la différence de l’ anglais par exemple, est une langue morte…
Mais c’ est justement ce qui fait l’ intérêt du latin! En effet, comme toute langue morte, le latin est une langue qui n’ évolue plus, donc une langue particulièrement apte à conserver sans les modifier les rites et les dogmes de notre Eglise. D’ autre part, n’ étant plus une langue vivante, il n’ appartient désormais à aucun peuple en particulier et peut donc être considéré comme un patrimoine universel, commun à tous les croyants. A contrario, supposez qu’ on opte pour l’ anglais comme langue liturgique internationale de l’ Eglise catholique: imaginez dès lors les rivalités qui se feraient jour entre les anglophones et les autres fidèles qui pourraient s’ estimer lésés ou marginalisés. De plus, en tant que langue vivante utilisée en permanence par des centaines de millions d’ hommes, l’ anglais, comme pour la plupart des grandes langues vivantes d’ ailleurs, est soumis quotidiennement à des torsions et des mutations qui le rendent chaque jour plus impropre à transmettre dans le temps et dans l’ espace la doctrine éternelle du Christ.

Telles sont donc les principales motivations des fidèles qui choisissent la liturgie traditionnelle?
Oui, sans aucun doute; par leur attachement aux dogmes de la présence réelle, aux formes de piété et de dévotion qu’ ils suscitent et aux rejets qu’ ils provoquent, nous voyons assez clairement pourquoi certains catholiques sont restés fidèles à la messe de leurs pères, ou pourquoi de nombreux chrétiens s’ associent de plus en plus à une liturgie qui privilégie la transcendance plutôt que la banalité et la médiocrité.

J’ ai suivi votre développement; mais ne croyez-vous pas que ces aspirations légitimes des fidèles ne pourraient se réaliser pleinement dans la célébration de l’ ordo de Paul VI en latin?
Constatons que, pratiquement nulle part dans le cadre paroissial, cette opportunité n’ a été offerte aux fidèles et qu’ au contraire nous connaissons de nombreux exemples, même très récents, où des prêtres célébrant l’ ordo de Paul VI en latin se sont vus contraints de « rentrer dans le rang », c’ est-à-dire d’ abandonner la manière traditionnelle de célébrer la messe nouvelle. Aussi ne croyons-nous pas à l’ opportunité de cette solution.

Ne pourrait-on néanmoins penser que la mise en place de la célébration de la liturgie de Paul VI selon la manière traditionnelle soit la solution pour l’ avenir?
Je ne le crois vraiment pas pour deux raisons: tout d’ abord rappelons que la messe traditionnelle n’ offre pas seulement un cadre et une atmosphère de piété, mais favorise aussi la participation, par l’ utilisation des livres liturgiques, à toute une tradition qui, à défaut d’ être celle de toujours, n’ en reste pas moins notre tradition liturgique multiséculaire, celle qu’ ont utilisée nos aïeux et les grands saints d’ Europe depuis le Moyen Age. Or, ceci n’ est pas le cas pour l’ ordo de Paul VI qui même célébré en latin n’ en reste pas moins, comme nous l’ avons vu précédemment, une « nouvelle liturgie ». (Lettre d’ Oremus d’ octobre 1997 - reproduite dns la Lettre 131 de Paix liturgique visible sur www.paixliturgique.com )
Surtout, il est clair que toute action dans ce sens serait perçue par de nombreux fidèles comme la mise en œuvre d’ une nouvelle guerre liturgique, ce qui ne manquerait pas de raviver les plaies et les tensions et d’ affaiblir tous les liens qui se renouent patiemment chaque jour entre les fidèles et leurs pasteurs.
Enfin, il ne faut pas oublier qu’ un grand nombre de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle continuent encore aujourd’ hui à se situer en réserve par rapport à la hiérarchie catholique. A ce sujet, on doit se poser une question: souhaite-t-on coûte que coûte le retour à la pleine unité ecclésiale, ou bien se réjouit-on de la disparition du sein de la communauté catholique d’ une part de ses membres, que l’ on préférait voir sombrer de fait de leur exclusion par les pasteurs eux-mêmes dans un véritable schisme? C’ est pour ces raisons que nous ne croyons plus aujourd’ hui au règlement du drame liturgique débuté à la fin des années 60 que par une application large et généreuse des solutions offertes depuis 1988 par le motu proprio Ecclesia Dei.

Quelle conclusion pensez-vous pouvoir tirer à l’ issue de votre enquête?
Notre enquête démontre qu’ en France la situation liturgique est loin d’ être stabilisée, et que trop de fidèles subissent encore en le regrettant les effets d’ une réforme qui leur est étrangère… au grand dam de l’ Eglise qui détourne ainsi des âmes et des énergies du combat spirituel et missionnaire qui est plus que jamais le sien aujourd’ hui, dans une Europe déchristianisée. Aussi doit-on s’ interroger pour savoir si le temps n’ est pas venu de mettre en pratique, dans un esprit d’ authentique charité fraternelle, une liberté qui permettrait à tous les fidèles qui le souhaitent de vivre leur vie chrétienne au rythme de la liturgie traditionnelle, dans leur diocèse, en communion avec leur évêque.

REFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE
1 _ A tous ces motifs d' attachement à la forme extraordinaire du rite romain, il faut naturellement ajouter des arguments "historiques" consistant notamment dans le fait de se remémorer tous ses grands saints, prélats et théologiens qui ont trouvé dans la forme traditionnelle de la liturgie romaine la nourriture spirituelle qui leur a permis d' atteindre les sommets de l' héroïsme chrétien.
2_ Il existe surtout d' innombrables arguments théologiques que d' autres plus compétents que nous ont largement commentés et continuent d' expliciter encore aujourd' hui. Parmi eux, ceux qui nous permettent de constater les parallèles, la symbiose même entre les paroles du rituel de la forme extraordinaire et l' enseignement des saints, des pontifes et de l' Eglise universelle jusqu' à ces dernières "productions" comme le catéchisme de l' Eglise catholique ou le Compendium de Benoît XVI.
3 _ Il existe enfin toutes ces raisons spirituelles qui nous montrent comment des générations de saints se sont servis de cette liturgie pour conquérir des âmes au Christ et leur enseigner les voies du Seigneur.
Comme le disent les évangiles il nous faut mesurer la qualité d' un arbre aux fruits qu' il produit. S' il ne nous appartient pas de tirer les conclusions sur la raréfaction des vocations diocésaines (nous apprenons que le séminaire interdiocésain de Nantes vient de fermer ses portes), nous pouvons en revanche souligner l' abondance, la jeunesse et la qualité des vocations qui s' épanouissent dans les séminaires traditionnels.

Saint Girons
http://www.motuproprio09.com castillon.domus@orange.fr
Nous sommes un couple de retraités nous partageant entre Bordeaux et Alos (près St Girons). Actuellement, si nous voulons assister à une messe de rite "extraordinaire", nous devons nous rendre le dimanche à Celles (près de Foix, soit 140 km aller-retour). Nous souhaiterions nous joindre à un groupe de St Girons et vous remercions de nous tenir informés de toute initiative à laquelle nous pourrions nous joindre et coopérer.
Pierre et Geneviève de Castillon
Alos village
09200 St Girons

Charente - le 17 août messe extraordinaire à Saint-Yrieix-sur-Charente
Le dimanche 17 août la messe tridentine sera célébrée à 10h30 dans l' église de St Yrieix -Venat.
Merci de vous unir nombreux par votre presence ou vos prières à cette célébration.
Contact: jean-baptiste.texier@orange.fr http://www.motuproprio16.com

Var - La messe extraordinaire à Grimaud sera célébrée jusqu' à la fin du mois d' août
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée par l' Abbé Fabrice Loiseau jusqu' à la fin du mois d' août, tous les dimanches et le 15 août, à 18 h 30 dans l' église de Grimaud près du golfe de Saint-Tropez.
Merci de faire circuler l' information et de vous unir nombreux par vos prières ou votre présence à cette célébration.
Contact: info@motuproprio83.com http://www.motuproprio83.com

Oise - Sur motuproprio60 associez-vous à un groupe de demandeurs!
Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent de leurs curés la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain sur les paroisses du diocèse, vous pouvez vous inscrire... et faire inscrire vos amis sur le site motuproprio60.

Contact: info@motuproprio60.com http://www.motuproprio60.com

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Thursday, August 14, 2008 12:01 PM
Subject: Lettre 133

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 133 du 14 Août 2008Un document exceptionnel inédit! - Non! L' exclusion dont sont victimes les catholiques de Reims n' est pas imputable à " Paix Liturgique" - Archive 8 - La note canonique remise le 16 octobre 1998 par Mgr Jordan (aujourd' hui évêque de Reims) à la conférence des évêques de France.
Loire Atlantique - Le 15 et le 17 août messe extraordinaire à Guerande
Haute-Loire - ERRATUM - il n' y aura pas de messe le 19 août au Puy-en-Velay
Essonne - Sur motuproprio91 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Un document exceptionnel inédit! - Non! L' exclusion dont sont victimes les catholiques de Reims n' est pas imputable à " Paix Liturgique" - Archive 8 - La note canonique remise le 16 octobre 1998 par Mgr Jordan (aujourd' hui évêque de Reims) à la conférence des évêques de France. 

Nous publions aujourd' hui un document exceptionnel, une note canonique officielle et inédite destinée à l' ensemble de la Conférence des évêques de France et écrite par Monseigneur Thierry Jordan en 1998 - à l' époque évêque de Pontoise - au sujet du Motu Proprio Ecclesia Dei de Jean Paul II.
Rappelons que Monseigneur Jordan n' est pas "n' importe qui" par rapport à la question de la liturgie traditionnelle. Il avait été chargé, en son temps, de "normaliser" les quelques séminaristes ayant quitté le séminaire d' Ecône après les sacres de 1988. Monseigneur Jordan se présente lui même comme un spécialiste de la question traditionnaliste connaissant particulièrement ce dossier.
C' est à ce titre qu' il a préparé cette note canonique à l' attention de ses confrères de la Conférence des évêques de France auprès de qui il fait autorité en la matière.
Ce document officiel de l' Eglise de France - jamais publié - officialise et explicite la "ligne du parti" suivie dans les diocèses de France dès le Motu Proprio de 1988, il y a vingt ans.
Cette ligne du parti n' a pas évolué malgré le Motu Proprio de Benoît XVI de 2007, d' une certaine manière, elle s' est même durcie chez de nombreux évêques.
Voici ce document inédit:

Ecclesia Dei Adflicta - dix ans après

Approche canonique
Le but de cette note est d’ attirer l’ attention sur certaines questions canoniques soulevées par la mise en œuvre du Motu proprio du côté des évêques et de la Commission pontificale Ecclesia dei. On regardera aussi l’ interprétation de ce Motu proprio faite généralement dans les milieux traditionalistes. Ceci depuis 1988.
La note plus élaborée rédigée par le Comité canonique à propos de la Fraternité Saint-Pierre (27 avril 1989) conserve son intérêt.

1 - A qui s’ adresse le Motu proprio
. A tous les fidèles catholiques, pour les inviter à réfléchir sur leur propre fidélité à la Tradition de l’ Eglise authentiquement interprétée par le Magistère.
. Aux évêques pour qu’ ils exercent leur vigilance afin que cette fidélité soit sauvegardée pour qu’ avec les fidèles ils aient une conscience nouvelle de la richesse que représente la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’ apostolat: pour qu’ ils facilitent la communion ecclésiale grâce à des mesures nécessaires pour garantir le respect des aspirations de « ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine ».
. Aux théologiens et experts, pour mettre en lumière la continuité du concile avec la Tradition, spécialement sur les points qui n’ ont pas encore été bien compris.
. A ceux qui, de diverses manières, ont été liés au mouvement issu de Mgr Lefebvre pour qu’ ils n’ adhèrent pas au schisme.
. A la Commission Ecclesia Dei elle-même, pour qu’ elle collabore avec les évêques, les dicastères de la Curie et les milieux intéressés, à la solution des problèmes qui se posent pour les clercs et les religieux, à la lumière du protocole d’ accord Ratzinger-Lefebvre du 5 mai 1988.
Les traditionalistes reprochent continuellement aux évêques une application trop restrictive du Motu proprio. Ils doivent se souvenir que ce document contient des devoirs pour tous, et donc pour eux aussi.

2 - L’ adhésion formelle au schisme
Le canon 751, cité par le Motu proprio, appelle schisme le refus de soumission au Pontife suprême ou de communion avec les membres de l’ Eglise qui lui sont soumis. Les traditionalistes se référant au Motu proprio protestent de leur fidélité au pape. Le degré de communion avec les membres de l’ Eglise est plus délicat à évaluer. Le fait, pour certains, de critiquer systématiquement la liturgie rénovée, les évêques ou l’ Eglise depuis le concile, n’ est pas un signe positif de communion.
On considère cependant, même pour ceux qui pratiqueraient alternativement dans la sphère d’ Ecône et celle d’ Eclesia Dei, qu’ il n’ y a pas pour eux d’ adhésion formelle à moins d’ un acte public caractérisé devant des ministres schismatiques: ordination ou profession religieuse, et sans doute aussi baptême, confirmation et mariage; ou évidemment d’ un texte écrit d’ adhésion au schisme.
Pastoralement, il faut bien reconnaître qu’ il existe des comportements à coloration schismatique, ou tout au moins un manque de communion affective chez certains.

3 - La destination doctrinale contenue dans le protocole d’ accord Ratzinger-Lefebvre (5.5.98)
C’ est un texte très important, sur lequel s’ appuie le Motu proprio (n.6a). La Commission Ecclesia Dei est invitée à faciliter la pleine communion ecclésiale à la lumière de ce texte. De fait, la Commission subordonne le retour des groupes et des personnes dans la communion à son acceptation. Plusieurs évêques font de même. Quant aux instituts demandant des constitutions « Ecclesia dei », chacun de leurs membres a dû y souscrire.
La déclaration comporte:
- Une profession de fidélité à l’ Eglise catholique et au pape.
- L’ acceptation de la doctrine de Lumen gentium 25, sur le Magistère.
- L’ engagement à une attitude positive d’ étude des points conciliaires qui paraissent plus difficiles.
- La reconnaissance de la validité de la messe et des sacrements selon la réforme postconciliaire.
- Le respect des lois disciplinaires de l’ Eglise (Code de 1983).
Ceux qui réclament une application large des possibilités offertes par le Motu proprio doivent accepter ces conditions, notamment la 3ème. Mais on a l’ impression que, depuis 10 ans, rien n’ a bougé à ce propos: on lit partout les mêmes critiques sur l’ Eglise et le Concile.

4 - La liturgie eucharistique. Les rituels sacramentels. Les œuvres
Le Motu proprio recommande une application généreuse des directives données par le Siège apostolique pour l’ usage du missel romain de 1962. Il se réfère pour cela à la Lettre du 3 octobre 1984 adressée par la Congrégation pour le Culte divin aux présidents des conférences épiscopales. Un indult est donné aux évêques pour accorder la permission requise. Là encore, il y a des conditions notamment que le prêtre et les fidèles n’ aient aucun lien avec ceux qui mettent en doute la légitimité du missel de Paul VI, et que les célébrations aient lieu, sauf exception, hors des églises paroissiales et selon les règles fixées par l’ évêque. Le Motu proprio ne parle pas de la célébration des sacrements selon les anciens rites. On pourrait donc penser qu’ elle n’ a pas été envisagée à l’ origine, et qu’ elle n’ est pas un droit pour les traditionalistes en général. Mais la Commission en plusieurs circonstances, à propos notamment des instituts « Ecclesia Dei » et peut-être de certains monastères, a accordé explicitement l’ usage des livres liturgiques en vigueur en 1962 (missel, bréviaire, rituel, pontifical), et exprime l’ intention de faciliter les choses aux fidèles qui désirent recevoir les sacrements selon les anciens livres liturgiques.
Quant aux œuvres, leur énumération (séminaires, sanctification du clergé, catéchèse, écoles, prédication, etc.) est classique dans les constitutions des instituts qui ont des fins similaires.
L’ évêque peut régler par-lui-même la célébration de l’ eucharistie selon les anciens rites. Cela n’ entraîne pas de soi l’ extension aux sacrements.
Par contre, s’ il fait appel à un institut « Ecclesia Dei » ou s’ il accueille une maison ou un monastère dont les statuts prévoient une activité pastorale, il ne saurait faire obstacle à la célébration des sacrements ni à l’ exercice des œuvres, même s’ il lui revient de les régler conformément au droit. Il doit en être bien conscient.
Le refus des prêtres de la Fraternité Saint-Pierre de concélébrer avec l’ évêque diocésain lors des grandes célébrations diocésaines ou de la messe chrismale doit être traité explicitement avec Rome.

5 - Un privilège?
Nous avons longtemps interprété ce qui a été accordé dans le cadre d’ Ecclesia Dei comme une dispense par rapport à la loi générale. Les traditionalistes revendiquent, eux, un privilège. Dans sa lettre à M. de Saventhem (17 janvier 1994), le substitut de la Secrétairerie d’ Etat s’ exprime ainsi. « Les diverses dispositions prises depuis 1984 avaient pour but de faciliter la vie ecclésiale d’ un certain nombre de fidèles, sans pérenniser pour autant les formes liturgiques antérieures. La loi générale demeure l’ usage du rite rénové depuis le concile, alors que l’ usage du rite antérieur relève actuellement de privilèges qui doivent garder le caractère d’ exception ».
Un privilège est présumé perpétuel, sauf preuve contraire (can. 78 §1). Mgr Re précise son caractère transitoire (pas de pérennisation) et les conditions d’ octroi (caractère exceptionnel). Il cessera par extinction de la chose (can. 78§3) par révocation par l’ autorité compétente (can. 79) ou par renonciation (can.80).
Il semble qu’ une évolution se soit manifestée entre le Motu proprio plutôt restrictif et la praxis subséquente de la Commission pontificale, beaucoup plus ouverte, qui détermine le cadre d’ action actuel.
On notera que le privilège est une grâce accordée à des personnes physiques ou juridiques par le législateur et l’ autorité exécutive à qui ce pouvoir a été octroyé. Il est difficile ici de parler de privilège personnel accordé indistinctement à tous les traditionalistes, parce qu’ ils forment un groupe beaucoup trop vague et diversifié. Par contre, il est accordé par la Commission ou par l’ évêque à des institutions ou à des lieux déterminés.

6 - Les communautés catholiques traditionnelles en France
Le titre retenu ici intentionnellement est celui donné par un hors-série de « La Nef » du 2 octobre 1994 à un ensemble d’ institutions très diverses dans lesquels les (des) traditionalistes se retrouvent. La liste, par ordre alphabétique, est instructive. Nous la reproduisons telle quelle. Le Baroux, Cheméré-le-Roi (Fraternité Saint Vincent-Ferrier), Fontgombault, Fraternité Saint-Pierre, Institut du Christ-Roi, Jouques (diocèse d’ Aix), Opus Mariae, Opus sacerdotale, Pontcalec (diocèse de Vannes), Randol, Riaumont (diocèse d’ Arras), Triors, Saint-Eugène et Notre-Dame du Lys (Paris).
Cette liste est complètement arbitraire. Quoi de commun entre des lieux sous l’ autorité d’ un évêque (Saint-Eugène et Notre-Dame du Lys), des monastères bénédictins classiques ou vraiment particuliers (Le Barroux), des instituts canoniquement érigés (Fraternité Saint-Pierre) ou qui se disent tels sans qu’ on sache si c’ est vrai (Christ-Roi), et des associations de fait qui n’ ont jamais été reconnues (Opus sacerdotale).
Mais cette liste est typique d’ une nébuleuse qu’ il y aurait urgence à clarifier avec la Commission pontificale (qui relève d’ elle? qui n’ en relève pas?). Elle est typique aussi d’ une espèce de conscience collective qui est en train de s’ établir chez certains, d’ appartenir à une sorte de peuple chrétien de la tradition - le vrai - qui a des droits, des privilèges accordés par le pape, et que les évêques s’ obstinent à ne pas laisser vivre. Ceci nous introduit directement au paragraphe suivant.

7- Un courant ecclésial qui se réclame du Motu proprio et qui s’ auto-suffit
Une Eglise de fait, l’ expression serait un peu forte. On veut cependant montrer que, depuis dix ans, il y a des fidèles qui ne vivent plus en chrétiens que dans des groupes traditionalistes. Ils y cherchent toute leur nourriture spirituelle et y consacrent toutes leurs capacités d’ engagement. Ils n’ ont pas et plus besoin d’ être en relation avec ceux qui ont d’ autres sensibilités et qui suivent les lois générales de l’ Eglise.
A notre avis, il y a là un appauvrissement par rapport à la « richesse que représente pour l’ Eglise la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’ apostolat » (Motu proprio), diversité qui doit être entendue au minimum dans les deux sens. Il y a aussi un glissement quand l’ exception devient la norme au même titre que celle voulue par le législateur. Plus grave encore, on peut se demander si le Motu proprio a effectivement souhaité que l’ on parvienne à ce résultat d’ un courant ecclésial pratiquement autonome. Où est la communion ecclésiale organique?

8 - La collaboration avec la Commission Ecclesia Dei
Nous nous plaignons souvent dans les difficultés rencontrées de n’ être pas entendus par la Commission pontificale. Ou encore d’ avoir affaire à des interlocuteurs multiples dans les dicastères de la Curie qui sont chacun compétents pour leur part, mais ne semblent pas avoir de ligne coordonnée. Ce que nous avons à traiter relève en effet de la Commission, mais aussi, selon les cas, des dicastères pour les Instituts de vie consacrée pour le culte divin, pour les évêques, pour la doctrine de la foi, pour le clergé, etc. Il faut sûrement valoriser, dans la confiance, le dialogue avec la commission Ecclésia Dei qui, outre son personnel permanent, comprend des représentants des dicastères les plus concernés.
De notre côté, nous intervenons aussi de manière dispersée, chaque évêque exposant ses propres difficultés ou questions c’ est son droit le plus strict, personne n’ étant qualifié pour le faire à sa place. Comment saisir la globalité des problèmes pour en traiter globalement avec Rome?
Il appartient à la conférence épiscopale de prendre les moyens nécessaires pour mener le dialogue d’ ensemble avec la Commission Ecclesia Dei, de manière à réaliser concrètement la collaboration avec Rome sur ce dossier. Pour le moins, il conviendrait de faire connaître à Rome notre propre bilan après dix ans d’ existence du Motu proprio. Et de demander à la Commission que la collaboration joue dans les deux sens, selon le vœu du pape.

Thierry Jordan
Evêque de Pontoise
Président du Comité canonique Le 16 octobre 1998

REFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE

1- Il existe bien une doctrine officielle de l' épiscopat français qui donne la ligne à suivre pour "rester en communion avec ses confrères évêques". Cette ligne du parti, en décalage complet avec ce que souhaitait Jean-Paul II et ce que propose aujourd' hui Benoît XVI, est celle du rejet, de l' exclusion et du barrage à toute évolution positive de la pratique traditionnelle.
2- C' est exactement ce qui se passe dans le diocèse de Versailles où, malgré la bonne volonté de l' évêque du lieu, Monseigneur Eric Aumonier, les nombreux prêtres qui souhaitent accueillir favorablement les demandes des fidèles attachés à la forme extraordinaire se heurtent à la politique imposée par le Père Olivier Leborgne, vicaire épiscopal qui a fait connaître au clergé du diocèse la position officielle à tenir dans sa fameuse note du 29 novembre 2007. De ce fait, même les nombreux prêtres qui désirent célébrer la messe selon sa forme extraordinaire pour répondre à la demande de leurs fidèles ne le peuvent pas.
3- Toutes les objections qu' on entend aujourd' hui pour refuser d' appliquer le Motu Proprio: "Vous n' utilisez pas les bonnes méthodes, j' aurais bien aimé faire quelque chose mais Paix Liturgique vous manipule..." sont fausses et déloyales.
Bien avant la naissance de Paix Liturgique, la position officielle de rejet du Motu Proprio des évêques de France était déjà bien réelle; cette note canonique officielle l' atteste s' il en était besoin.
Qu' on invoque aujourd' hui l' action de Paix Liturgique pour justifier l' apartheid liturgique est une malhonnêteté intellectuelle et une escroquerie morale.
Les exemples sont nombreux, pour ne citer que le plus grottesque, l' exemple de l' abbé Aybram (diocèse de Nanterre) qui explique que Monseigneur Daucourt refuse toute rencontre avec les fidèles du diocèse attachés à la liturgie traditionnelle en raison de l' action de Paix Liturgique alors que l' attitude de rejet de l' évêché était la même bien avant le lancement de Paix Liturgique... est une véritable déloyauté, un exemple de la culture de mépris qui continue de sévir à Nanterre comme dans la plupart des diocèses de France.
4- Non, le fait que Monseigneur Jordan, aujourd' hui évêque de Reims, refuse d' accorder régulièrement une célébration selon la forme extraordinaire du rite romain n' est pas - comme il l' affirme à qui veut l' entendre - de la responsabilité des fidèles pour la Paix liturgique à Reims. Si Monseigneur Jordan aime en effet à expliquer qu' il aurait aimé faire plus qu' accorder une messe mensuelle (pour tout le diocèse...) aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle mais qu' il en a été dissuadé par des agissements "inadmissibles" de certains fidèles, on voit bien, à la lecture de cette note vieille de dix ans, que les raisons invoquées n' en sont pas et que sa religion sur le sujet est faite depuis longtemps. Bien que Mgr Jordan essaye en effet de le faire croire, ce n' est pas parce que des familles de Reims lui auraient manqué de respect, ce qui est absolument faux d' ailleurs, qu' il refuse de leur accorder la messe hebdomadaire selon la forme extraordinaire... La publication de nos archives nous permet aujourd' hui de vous fournir, pour la première fois, un document exceptionnel rédigé en 1998 par Monseigneur Jordan pour la conférence des évêques de France... vous y voyez que bien avant la naissance de Paix Liturgique les jeux étaient faits et que Monseigneur Jordan, ainsi que nombre de ses confrères avaient déjà décidé... de ne rien faire... et de bloquer toute évolution vers la Paix et la réconciliation.
5- Nous avons toujours été loyaux et droits dans nos demandes d' application du Motu Proprio. Nous n' avons cessé de demander à temps et à contretemps à nos Pères évêques de nous aimer pour ce que nous sommes, de simplement pouvoir les rencontrer.
Force est de constater que dans le même temps, à de rares exceptions près, les évêques, pour mieux s' opposer aux mesures d' apaisement préconisées par Jean-Paul II, n' ont eu de cesse d' utiliser des procédés déloyaux et continuent de justifier leur injustifiable ostracisme par des "daucourades", des "jordanades" et autres inventions déloyales pour mieux disqualifier leurs enfants qui réclament d' être respectés et reconnus.
Les propos pourtant extrêmement clairs du Motu Proprio de Benoît XVI du 7 juillet 2007 semblent n' y avoir rien changé.
Nous continuons de proclamer que l' évêque est l' évêque, que rien ne se fait sans son autorité, mais nous n' acceptons pas qu' on continue de nous servir des arguments malhonnêtes et inexacts pour refuser d' appliquer le Motu Proprio.
Nous n' acceptons pas que certains évêques nous reprochent d' utiliser des procédés déloyaux ou de ne pas favoriser la confiance alors que ces reproches devraient être adressés à l' inexplicable plan concerté des évêques de France contre la liturgie traditionnelle qui dure depuis plus de Trente ans.
6- En 1998, à la parution de la note rédigée par Mgr Jordan, l' Association Oremus avait publié deux lettres pour répondre à ce document "secret"... Nous publierons l' intégralité de ces textes dans nos deux prochaines lettres 134 et 135.

Loire Atlantique - Le 15 et le 17 août messe extraordinaire à Guerande
Une messe " extaordinaire sera célébrée dans l' église de la Madeleine de Guérande le 15 août à 17H et le 17 août à 18H.
Remercions vivement le Père Yvon Barraud curé de Guérande et l' évêque de Nantes pour leur générosité.
Contact: http://www.motuproprio44.com

Haute-Loire - ERRATUM - il n' y aura pas de messe le 19 août au Puy-en-Velay
Contrairement à ce que nous avions annoncé dans notre lettre 131, il n' y aura pas de célébration de messe extraordinaire le 19 août au Puy-en-Velay.
Merci de relayer cette information.
Contact: jeannedejouy@yahoo.fr http://lepuy.juventutem.com

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Sunday, August 17, 2008 12:27 PM
Subject: Lettre 134

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 134 du 17 Août 2008
134 - Archives 9 - " Débats à propos de quelques objections faites aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle -Lettre d' Oremus 7 de Novembre 1998
Haute-Loire - ERRATUM - il n' y aura pas de messe le 19 août au Puy-en-Velay
Rocamadour - Le 23 août Grand Pèlerinage de la Saint Louis
Charente-Maritime - le 24 août, messe extraordinaire dans la Basilique St Eutrope à Saintes
Haute-Vienne - Messe extraordinaire à Limoges le 24 août
Maine et loire - le 25 août Messe extraordinaire à Fontevraud
Charente - Le 24 août messe " extraordinaire" à Saint-Yrieix-sur-Charente
Rhône - Le 24 Août messe "extraordinaire" à Amplepuis (en Beaujolais)
Somme - Le dimanche 24 août messe extraordinaire à Creuse
Corrèze - Le 24 août messe extraordinaire à Cornil
Val-de-Marne - Sur motuproprio94 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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134 - Archives 9 - " Débats à propos de quelques objections faites aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle -Lettre d' Oremus 7 de Novembre 1998

Voilà aujourd' hui un texte écrit il y a 10 ans à propos des "objections faites aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle".
Ce texte faisait déjà à l' époque un bilan de ces objections, c' est dire si ces objections ne datent pas d' hier.
Aujourd' hui, en 2008, ces objections, vieilles de 30 ans, n' ont pas pris une ride...
Alors, si les candides qui nous interpellent souvent - et nous demandent pourquoi déployer tant d' énergie au sujet de la forme extraordinaire alors qu' il y a tant d' autres urgences dans l' Eglise - ont mille fois raison, notre responsabilité est de leur montrer que depuis trop longtemps nos pasteurs font à peu près tout ce qu' ils peuvent pour s' opposer aux solutions bienveillantes préconisées par nos souverains pontifes.
Si ces candides sont de bonne foi, ils comprendront naturellement que c' est bien l' ostracisme et le plan concerté des évêques de France contre la liturgie traditionnelle qui dure depuis plus de 30 ans qui est responsable de la situation.
Voici la lettre du 7 novembre 1998:

Débat à propos de quelques objections faites aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle

Au moment où on commémore le dixième anniversaire de la promulgation du motu proprio Ecclesia Dei adflicta, quelques voix se sont prononcées d’ une manière critique au sujet des bienfaits accordés par le Saint-Père aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, accusant en fait ceux-ci « de ne pas jouer le jeu » et de refuser l’ accueil qui leur aurait été offert au sein de l’ Eglise. Nous avons demandé à Marc Bouhier, vice-président d’ Oremus, d’ entamer un débat avec nous sur ce sujet.

Le motu proprio a été promulgué il y a dix ans. Pourquoi certaines voix s’ élèvent-elles aujourd’ hui contre l’ opportunité de ce texte?
Je pense qu’ on peut expliquer l’ amplification des critiques relatives au motu proprio pour deux raisons. Tout d’ abord les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ont fait depuis plusieurs mois parler d’ eux, notamment dans les médias. Il devenait donc nécessaire pour les opposants au motu proprio d’ exprimer leurs critiques ou leurs réserves à ce sujet, afin de ne pas laisser ce terrain aux seuls fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. D’ autre part, il est probable que dans l’ esprit de certains, ce motu proprio, promulgué en 1988, devait simplement satisfaire « un dernier carré de nostalgiques » que l’ on affirmait être en voie d’ extinction rapide. Or, aujourd’ hui, le dynamisme des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle est tel que cela oblige les personnes de bonne volonté à réétudier un dossier que certains avaient voulu clore un peu trop rapidement, d’ où le réveil de critiques formulées par les opposants les plus déterminés au motu proprio.

Pourriez-vous nous indiquer les principales objections qui sont faites à propos de ce motu proprio?
Il y en a plusieurs, et je propose d’ en présenter une synthèse succincte en apportant à chaque fois la réponse qui nous semble la plus appropriée.
La première critique qui nous est faite est que nous reprocherions continuellement aux évêques d’ appliquer d’ une manière trop restrictive le motu proprio. La réponse à cette critique est simple. Si, comme le dit le texte du motu proprio lui-même, l’ objectif de celui-ci est d’ assurer la sauvegarde de la fidélité des fidèles afin que ceux-ci n’ adhèrent pas à un « schisme », on peut ne pas comprendre pourquoi certains fidèles se trouvent encore aujourd’ hui dans beaucoup de diocèses sans autre alternative que celle de fréquenter, pour participer à une liturgie traditionnelle, un prieuré desservi par la Fraternité Saint-Pie X. C’ est pourquoi les fidèles répètent sans relâche leur demande d’ une application large et généreuse des privilèges du moto proprio.
Comment comprendre alors que des pasteurs aillent jusqu’ à dire que le motu proprio est terminé, dépassé, caduc alors que le Saint-Père lui-même en rappelait l’ actualité devant les pèlerins réunis à Rome pour les dix ans d’ Ecclesia Dei?

Mais ne peut-on pas objecter à ces fidèles que, dans le cas où il n’ existe pas dans leur diocèse de lieu accordé par l’ ordinaire, ils devraient se soumettre à la loi commune et retourner dans leur paroisse où est célébrée la messe de Paul VI?
Avec une telle affirmation, on s’ éloignerait tout à fait de l’ esprit du motu proprio, dont l’ un des buts est d’ œuvrer pour garantir le respect de « ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine », et on reviendrait à la situation antérieure d’ un rejet de toute sensibilité différente en matière liturgique, surtout si celle-ci s’ enracine dans la tradition ancienne. Le motu proprio exalte la richesse que constitue la diversité de ces rites pleinement catholiques: les pasteurs et les fidèles doivent aussi avoir une conscience nouvelle, non seulement de la légitimité mais aussi de la richesse que représente pour l’ Eglise la diversité des charismes et des traditions de spiritualité et d’ apostolat qui constituent la beauté de l’ unité dans la variété.
Car enfin, le rite traditionnel qui a nourri la vie de l’ Eglise durant des siècles est un trésor inestimable qu’ il serait insensé de perdre! D’ autant plus que dans le monde, ce sont des millions de catholiques qui sont attachés à ce rite vénérable.

Mais cela ne concourt-il pas à démontrer que certains de ces fidèles adhèrent en quelque sorte au schisme?
Je ne suis pas canoniste et je ne peux pas répondre à cette question. Cependant, je rappellerai que ce problème n’ existerait pas, ou du moins existerait beaucoup moins, si les fidèles français avaient dans chacun de leur diocèse un véritable choix: assister à la liturgie traditionnelle en accord avec l’ ordinaire du lieu ou se rendre dans une chapelle desservie par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X… J’ ajouterai encore que la suspicion et l’ absence de bienveillance que les fidèles constatent dans de nombreux diocèses de la part de certains clercs ou laïcs ne concourent pas au rétablissement de liens ecclésiaux positifs conformes à l’ enseignement de Jésus-Christ, et que cela nuit grandement à la restauration d’ une communion affective au sein des diocèses.

Mais puisque vous évoquez le rétablissement des liens ecclésiaux, pensez-vous que là où les évêques se sont montrés généreux, ces liens ont été rétablis?
Il faudrait pouvoir étudier chaque cas particulier pour proposer une réponse globale. Cependant, si je m’ en réfère à la situation qui est la nôtre dans le diocèse de Versailles, je constate que le cheminement vers une authentique restauration de l’ unité ecclésiale y est plus que notable lorsqu’ on sait quelles étaient, il y a une dizaine d’ années, les relations entre les communautés traditionnelles et leur évêque. Mais force est de constater que cela n’ a été possible dans ce diocèse que grâce à une volonté commune, affirmée avec persévérance et bienveillance, par le père évêque et ses vicaires généraux, ainsi que par les prêtres et les fidèles des communautés attachées à la liturgie traditionnelle.
Il faut d’ ailleurs constater que dans ce diocèse où les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle ont été traités avec charité et bienveillance, l’ audience de la Fraternité Saint-Pie X s’ est trouvée considérablement réduite.

Une autre objection qui vous est opposée est celle de l’ attitude présumée négative des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle à propos de l’ action des décisions du concile Vatican II et des positions de l’ Eglise contemporaine?
Je suis extrêmement surpris qu’ on mette en avant une telle objection. En effet, je dois remarquer que, depuis plus de dix ans, au cours desquels nous avons rencontré des dizaines de prêtres, de religieux et d’ autorités ecclésiastiques, évêques ou cardinaux, jamais cette question n’ a été abordée ni directement ni indirectement, surtout dans l’ esprit « d’ un engagement à une attitude positive d’ étude des points conciliaires qui paraissent les plus difficiles ».
Au mieux (1) certains de nos amis furent sommés une ou deux fois - mais on peut se demander ce que cela signifiait, surtout depuis la promulgation du motu proprio - de dire s’ ils reconnaissaient, ou non, l’ autorité du droit canon.
Il est surprenant qu’ on continue encore aujourd’ hui à utiliser de tels arguments alors qu’ en réalité, sur le terrain, le plus souvent, il n’ existe aucun dialogue réel.
A titre personnel, nous avons rencontré il y a quelques années monseigneur Moutel, qui était alors évêque de Nevers et avait la charge des questions liturgiques au sein de la Conférence épiscopale. Nous sommes restés ensemble plus de trois heures et avons abordé de nombreux sujets, mais à aucun moment les questions évoquées ne sont apparues comme une difficulté dans notre dialogue.
Soyons sérieux, les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle se veulent avant tout catholiques et n’ ambitionnent pas d’ être des théologiens en herbe. Ils ne désirent pas autre chose que vivre une vie spirituelle puisée à la source d’ une liturgie authentique et donner à leur famille les fondements d’ un enseignement chrétien solide. La contestation théologique me semble être largement plus le fait d’ une aile progressiste qui remet en cause les décisions du magistère et dénigre son autorité: que de réactions dans les journaux catholiques, aux derniers textes du Saint-Père, sur le rôle des conférences épiscopales, l’ ordination des femmes, le serment de fidélité au magistère! Que d’ attaques contre la personne du Saint-Père, accusé de revenir aux périodes les plus sombres de l’ histoire de l’ Eglise! Ce n’ était pas le fait de milieux attachés à la liturgie traditionnelle, qui ont au contraire unanimement applaudi à ces textes! Par qui le Saint-Père, infatigable défenseur de la vie, est-il publiquement soutenu quand il dénonce le grave crime de l’ avortement? Soyons donc sérieux.

Mais les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ne sont-ils pas responsables de ce manque de dialogue?
Le cas peut se produire, mais il n’ en reste pas moins vrai que, dans de nombreux diocèses, les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle n’ arrivent pas à rencontrer leur père évêque - l’ exemple le plus significatif étant celui du diocèse de Nanterre, dans lequel vivent plusieurs milliers de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle qui ne peuvent rencontrer leur évêque parce qu’ il refuse tout contact avec eux. Il est donc trop facile d’ accuser ensuite les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de ne pas participer suffisamment à la vie ecclésiale, s’ il ne leur est même pas possible d’ avoir un contact avec leur pasteur légitime, celui qui est le père de tous!

Mais que dire à ceux qui affirment que, depuis dix ans, on trouve encore les mêmes critiques sur l’ Eglise et le concile?
Je pense que c’ est une affirmation plus qu’ excessive. Aujourd’ hui, les jeunes, notamment ceux qui sont attachés à la liturgie traditionnelle, s’ intéressent plus aux J.M.J. et à la nouvelle évangélisation proposée par le Saint-Père, ou bien à l’ œuvre de mère Térésa, qu’ aux propos dépassés de certains clercs qui tiennent absolument à établir les liens qui existeraient aujourd’ hui entre les communautés traditionnelles et la condamnation de l’ Action française. Mais, plus encore, il semble profondément injuste d’ affirmer que dans le discours des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, « rien n’ a bougé ».
Il y a vingt-hui ans déjà, lorsque nous avions fondé le M.J.C.F., nous l’ avions fait dans l’ esprit du concile Vatican II, et je ne crois pas que l’ action que mène Oremus depuis cinq ans soit uniquement négative et malveillante. Je crois qu’ on pourrait dire la même chose à propos du mensuel La Nef et de beaucoup d’ autres publications… Nous sommes donc confrontés ici à de véritables calomnies.

Une autre objection a été faite aux communautés traditionnelles: qu’ elles vivraient repliées sur elles-mêmes, sans relation avec les autres sensibilités?
Cette assertion est un peu rapide. J’ affirme au contraire que là où les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle sont intégrés à la vie diocésaine, ce caractère disparaît et les échanges sont nombreux, particulièrement au niveau des œuvres caritatives (ordre de Malte, Secours catholique…), au niveau des mouvements (notamment le scoutisme) ou enfin des écoles.
Que malheureusement quelquefois des communautés attachés à la liturgie traditionnelle puissent apparaître comme pratiquement autonomes et « autosuffisantes » devrait peut-être interpeller les autorités de l’ Eglise et les conduire à s’ interroger afin de savoir si elles n’ ont pas pratiqué, elles aussi, une politique d’ exclusion à l’ endroit de ces communautés.

Comment les autorités religieuses répondent-elles aux demandes des fidèles désireux de voir célébrer régulièrement dans leur diocèse la liturgie traditionnelle?
Il est difficile de généraliser, sans compter que cette question ne concerne que les diocèses desquels cette célébration est absente. Cependant, les fidèles se trouvent souvent alors pris dans un véritable cercle vicieux; s’ ils demandent individuellement à leur évêque la célébration de la liturgie traditionnelle, on leur répond qu’ ils ne représentent rien; s’ ils essaient de se réunir pour montrer que c’ est par dizaines voire centaines que les familles souhaitent en un lieu bénéficier de cette liturgie, on leur répond, comme dans les diocèses d’ Evreux ou d’ Avignon, que les listes fournies sont des pétitions et qu’ elles constituent un mode de pression intolérable; si enfin, ils informent la commission Ecclesia Dei instituée par le Saint-Père, on leur dit qu’ ils ne reconnaissent pas l’ autorité de l’ évêque sur son diocèse. Il y a de quoi être désemparé!

Les objections que nous venons d’ évoquer sont-elles nouvelles?
Hélas non. En effet, derrière leur apparente « nouveauté », c’ est-à-dire le fait d’ être des réflexions actuelles à propos de la célébration du dixième anniversaire du motu proprio, on retrouve mis au goût du jour des arguments développés très largement, depuis plus de vingt ans, contre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle.

Pourriez-vous citer quelques exemples?
Le plus caricatural mais aussi le plus significatif a été le pamphlet Vive le schisme publié en 1977 par Jean-Luc Maxence. Cet auteur exprimait alors tout haut - en se servant d’ ailleurs de nombreux textes d’ autorités contemporaines - ce que beaucoup pensaient tout bas: que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle quittent l’ Eglise, fondent leur propre communauté indépendante, et l’ Eglise catholique s’ en trouvera débarrassée de ceux dont elle ne veut plus.
Un discours semblable se retrouve régulièrement dans les colonnes de la revue Golias et même, d’ une manière plus subtile mais distillée régulièrement, sous la plume du chroniqueur religieux du Monde, Henri Tincq. Je me rappelle avoir discuté, en 1988, avec un éminent professeur de l’ Institut catholique de Lille qui répétait à propos du projet qu’ avait monseigneur Lefebvre de sacrer les évêques: Qu’ il sacre et qu’ il parte, après nous serons tranquilles!

Mais cette attitude est-elle celle de l’ Eglise?
Certainement pas, et nous savons que ces positions sont par bien des aspects des caricatures. Il n’ en reste pas moins vrai que, répétées alentour, elles finissent par être reprises très largement, notamment par des fidèles de base qui ne sont pas toujours enclins à la finesse. L’ Eglise, mère des fidèles, ne peut avoir vis-à-vis de ses fils une attitude semblable. C’ est pourquoi d’ ailleurs les autorités romaines ont beaucoup fait depuis vingt ans pour œuvrer vers une réconciliation et l’ intégration de ses fidèles au sein de l’ Eglise, et que le pape a récemment rappelé dans son discours aux pèlerins venus à Rome pour le remercier d’ avoir octroyé le motu proprio en 1988: J’ invite aussi fraternellement les évêques à avoir une compréhension et une attention pastorale renouvelée aux fidèles attachés à l’ ancien rite.

Comment expliquez-vous cette exagération des critiques qui sont formulées contre vous?
L’ adage dit: Qui veut tuer son chien l’ accuse de la rage. Appliqué à la situation actuelle et à la liturgie traditionnelle, cela devient: il faut démontrer, coûte que coûte, qu’ il n’ existe pas en France de problème liturgique, que les quelques adeptes de la liturgie traditionnelle ne sont que des nostalgiques, qui ne souhaitent pas vivre en Eglise et qu’ ils sont donc des schismatiques de fait!

Devant la virulence de ces accusations, peut-on croire que vous êtes confrontés à de véritables ennemis?
Je ne pense pas qu’ on puisse aller jusque là, mais il est certain qu’ existent encore aujourd’ hui des clercs qui n’ acceptent pas que d’ autres sensibilités - surtout lorsqu’elles ont traditionnelles - puissent s’ exprimer et vivre au sein de la communauté ecclésiale. Ces mêmes personnes d’ ailleurs réclament, lorsque cela leur est utile, le droit à la différence ou à la contestation qu’ elles considèrent comme parfaitement légitime lorsqu’ il s’ agit de s’ opposer aux postions de l’ Eglise - cf. l’ intéressant dossier qui a opposé l’ hebdomadaire catholique La Vie à monseigneur Legal, évêque de Tulle, et tout particulièrement le dialogue entre ce journal et l’ évêque paru dans le numéro 2776 du 12 novembre 98.
En fait, certains de ceux qui ont mis en place la réforme liturgique de 1969 n’ acceptent pas que subsistent des communautés fidèles à d’ autres sensibilités liturgiques. Des historiens savent que ce sont de pareilles attitudes qui ont provoqué tout au long de l’ histoire les schismes les plus durables, bafouant par cette rigidité le commandement divin: Qu’ ils soient un comme nous somme un. Jn XVII, 23.

Quelle est la nature de vos relations avec les autorités de l’ Eglise?
Nous pouvons témoigner qu’ au cours de nos nombreuses rencontres avec les autorités romaines, nous avons toujours senti qu’ elles avaient le souci de tout faire pour que cesse le scandale d’ une guerre fratricide entre les fidèles et leurs pasteurs.

Avez-vous trouvé la même volonté d’ écoute lors de vos contacts avec le clergé français?
En France, la situation est souvent ambiguë. En effet, je crois pouvoir dire que, lorsqu’ ils existent, les échanges entre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et leurs évêques sont bons, voire excellents.
Malheureusement, dans de nombreux diocèses, les fidèles se trouvent dans une situation comparable à celle de la chaise vide. L’ exemple le plus extrême est celui du diocèse de Nanterre, déjà cité. Si le père ne reçoit pas ses enfants, on peut se demander clairement si cette attitude ne favorise pas en définitive le développement de la Fraternité Saint-Pie X.
Mais, en fait, nous sommes tout à fait dans l’ esprit, dans ce cas, de ce que nous évoquions précédemment à propos de l’ ouvrage de Jean-Luc Maxence Vive le schisme.

Comment envisagez-vous l’ avenir?
L’ avenir appartient à Dieu et nous ne sommes pas maîtres des décisions qui seront prises dans les prochains mois ou les prochaines années.
Cependant, nous ne pouvons pas accepter que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle soient délibérément exclus, explicitement ou implicitement, de la communauté ecclésiale de nombreux diocèses, et supporter sans réagir d’ être accusés de rester en marge des communautés diocésaine.

Reflexions de Paix Liturgique:
1- Depuis plusieurs décennies, on affirme contre toute évidence qu' il n' y a pas de problème liturgique en France ni de demandes de célébrations de messes tridentines.
Si des demandes se font jour dans ce climat de découragement des fidèles qui savent par avance qu' ils s' apprêtent à entamer un véritable parcours du combattant en formulant une telle demande, l' antidote épiscopal est simple: si la demande est individuelle, elle n' est pas représentative, si plusieurs familles se manifestent respectueusement, c' est une pétition qui fait pression de manière intolérable et inadmissible... Dans les deux cas, la demande n' est pas recevable.
Le Motu Proprio de Benoît XVI n' a rien changé à ce vieux stratagème indigne et on constate chaque jour que des clercs osent encore en 2008 ressortir les ""bonnes méthodes" vieilles de plus de trente ans.
Qu' il nous soit permis d' avoir une idée assez précise sur le sérieux et l' honnêteté de ce type d' attitudes.
2- Le manque de dialogue ne date pas d' hier. Déjà en 1998, la palme de l' apartheid liturgique revenait au diocèse de Nanterre. Force est de constater que 10 ans plus tard, l' évêque n' a toujours reçu aucune famille de son diocèse attachée à la liturgie traditionnelle. Sans doute existe-t-il encore quelques bonnes âmes qui nous expliqueront qu' il faut être patients et qu' il ne faut rien faire qui puisse braquer l' évêque. Notre réponse est simple: 10 ans et plus que nous demandons en vain d' être reçus, entendus et aimés pour ce que nous sommes et autant de temps de réponse épiscopale que l' on connaît...
3- Il est frappant de constater que si déjà il y a dix ans, certaines objections faites aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise (attitude présumée négative des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle à propos de l’ action des décisions du concile Vatican II et des positions de l’ Eglise contemporaine) étaient déjà vieillissantes, elles sont aujourd' hui carrément anachroniques. La plupart des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise n' étaient pas nés au moment des évènements qu' on invoque toujours à leur encontre. Si certains clercs se sont comme focalisés sur tel ou tel évènement et que le temps s' est arrêté pour eux, il n' en demeure pas moins que pour des millions de catholiques, la vie a continué et que les querelles du passé ne peuvent servir de boussole pour les générations à venir.
4- Le reproche fait il y a dix ans aux fidèles traditionnels de vivre replier sur eux-mêmes et de ne pas s' intégrer à la vie des paroisses est un grand classique. Dans le même temps, quand des fidèles nombreux, bien disposés et déjà engagés dans leurs paroisses demandent l' application de Summorum Pontificum comme à Sèvres (92) ou à Maisons Laffitte (78) dans leurs propres paroisses, avec leur propre curé diocésain, c' est encore non. Demandent-ils à trop s' intégrer dans leurs paroisses? A trop partager?
5- On le voit bien tous les arguments avancés depuis des décennies contre le développement de la pratique traditionnelle en France vont dans le même sens, celui selon lequel il n' y a pas de besoin, pas de demande. Dans ce monde idéologique, ce qui est vrai un jour peut être faux le lendemain pourvu que cela serve le discours dominant. Ces objections sont usées et révélatrices de la bonne foi de ceux qui les professent encore en 2008. Elles sont l' expression pitoyable d' un combat d' arrière garde déjà perdu par des généraux sans troupe.

Haute-Loire - ERRATUM - il n' y aura pas de messe le 19 août au Puy-en-Velay
Contrairement à ce que nous avions annoncé dans notre lettre 131, il n' y aura pas de célébration de messe extraordinaire le 19 août au Puy-en-Velay.
Merci de relayer cette information.

Contact: jeannedejouy@yahoo.fr http://lepuy.juventutem.com

Rocamadour - Le 23 août Grand Pèlerinage de la Saint Louis
Le samedi 23 août 2008, aura lieu à Rocamadour, le XXIVème Pélerinage de la Saint Louis.
Programme :
9h00: Rassemblement au couvent des Religieuses du Calvaire 33 avenue Louis Mazet 46500 GRAMAT
10h00: Départ et bénédiction des pèlerins
12h00: Halte au Château de la Pannonie: Chapelet médité en la chapelle du château et repas tiré du sac
13h30: Départ pour Rocamadour
16h30: Arrivée au sanctuaire: Messe solennelle dans la forme extraordinaire du rite romain.
18h00: Fin du pélerinage - (Retour possible en car vers Gramat.)
Renseignements et inscriptions:
Aumônerie: Institut du Christ-Roi Souverain Prêtre.
ICRSP - MAISON NOTRE DAME - Lagarrigue Haute - 46600 BALADOU
Tél.: 05.65.37.30.51 Mèl: pele.stlouis@yahoo.fr
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à ce moment exceptionnel.

Charente-Maritime - le 24 août, messe extraordinaire dans la Basilique St Eutrope à Saintes
La Messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain, le dimanche 24 août à 10h30, dans la Basilique St Eutrope à Saintes
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à cette célébration.
Contact: http://www.motuproprio16.com

Haute-Vienne - Messe extraordinaire à Limoges le 24 août
La prochaine messe "extraordinaire" de la cité de Saint-Martial sera célébrée le 24 août à 18h dans la Chapelle Saint-Antoine, rue des Papillons à Limoges.
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à ce moment exceptionnel.
Contact: info@motuproprio87.com http://www.motuproprio87.com

Maine et loire - le 25 août Messe extraordinaire à Fontevraud
M. l' Abbé Elie Sakr, desservant du lieu ayant donné son accord, le lundi 25 août 2008, en la fête de Saint Louis, à l' occasion des XXI émes Rencontres de la Charte de Fontevrault, une messe selon la forme extraordinaire sera célébrée à 11 heures en l' Eglise St Michel de Fontevraud par M. l’ Abbé de Durât, Aumônier général de la Charte de Fontevrault.
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à ce moment exceptionnel.
Contact: charte.de.fontevrault@wanadoo.fr 05-55-77-69-87 http://www.motuproprio49.com

Charente - Le 24 août messe " extraordinaire" à Saint-Yrieix-sur-Charente
Le dimanche 24 août la messe tridentine sera célébrée à 10 h 30 dans l'église de St Yrieix -Venat.
Merci de vous unir nombreux par votre présence ou vos priéres à cette célébration.

Rhône - Le 24 Août messe "extraordinaire" à Amplepuis (en Beaujolais)
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée le dimanche 24 août à 11h à la Chapelle du Cimetière.
Merci de vous unir nombreux par vos prières ou votre présence à cette célébration.
Contact: summorum-pontificum.amplepuis69@orange.fr 04 74 89 28 53 http://www.motuproprio69.com

Somme - Le dimanche 24 août messe extraordinaire à Creuse
La messe selon la forme extraordinaire du rite romain sera célébrée le 10 août à 10 h à l' église paroissiale de Creuse, à 10 km au sud-ouest d' Amiens.
Soyez nombreux à vous unir à cette célébration par vos prières ou votre présence.
Contact: info@motuproprio80.com http://www.motuproprio80.com

Corrèze - Le 24 août messe extraordinaire à Cornil
La Messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain, le dimanche 24 août à 10h30, dans l' église paroissiale de Cornil (19150).
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à cette célébration.
Contact: 05 65 37 30 51 ou 06 23 53 63 14 http://www.motuproprio19.com

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Monday, August 18, 2008 12:36 PM
Subject: Lettre 135

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 135 du 18 Août 2008
Archive 10 - " Le débat au sujet de l’ application du Motu Proprio continue"- Lettre d' Oremus 8 de janvier 1999
Drôme - Sur motuproprio26 associez-vous à un groupe de demandeurs!
Charente-Maritime - le 24 août, messe extraordinaire dans la Basilique St Eutrope à Saintes à 11 h et non à 10h 30
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Archive 10 - " Le débat au sujet de l' application du Motu Proprio continue"- Lettre d' Oremus 8 de janvier 1999

La lettre publiée aujourd' hui est une lettre déjà publiée dans le cadre des activités de l' Association Oremus en janvier 1999.
Cette lettre faisait le point sur la situation de la liturgie traditionnelle aux lendemains des dix ans du dixième anniversaire du Motu Proprio Eccledia Dei de Jean-Paul II.
Bien que vieille de presque dix ans, cette lettre est instructive à plus d' un titre et conserve son actualité, notamment au regard des blocages et des motifs déjà invoqués à l' époque pour contrer les mesures d' apaisement venant de Rome...
Lettre d' Oremus 8 de janvier 1999 voici la lettre:

LE DEBAT AU SUJET DE L' APPLICATION DU MOTU PROPRIO CONTINUE...

Les temps ne sont plus où on pouvait ignorer l’ existence de la liturgie traditionnelle et le fait que de nombreux fidèles souhaitent vivre leur foi catholique et leur vie chrétienne au rythme de ce rite vénérable. Aujourd’ hui, débats, articles et rapports à son sujet se succèdent à un rythme dont nous n’ avions plus l’ habitude tant il nous avait été rappelé «qu’ il n' y avait plus désormais de problèmes liturgiques en France». Oremus, qui a consacré sa dernière livraison à l’ étude de ces échanges, ne pouvait aujourd’ hui rester à l’ écart de ce débat. Aussi, consacrons-nous cette nouvelle Lettre à ce sujet.

Pouvez-nous dire brièvement en quoi la situation relative à la liturgie traditionnelle a brusquement évolué?
Nous avons déjà évoqué cette question dans notre précédente Lettre parue en novembre 1998. Nous y expliquions que, depuis près de vingt ans, de nombreux clercs essayaient contre toute réalité de faire croire à leurs fidèles mais surtout à leurs confrères et aux autorités romaines «qu’ il n’ existait plus en France de problèmes liturgiques et que tous les fidèles ou presque s’ étaient ralliés avec satisfaction aux pratiques liturgiques issues des réformes de 1969-70». Comme cette affirmation n’ est pas exacte, le temps devait obligatoirement venir où les âmes justes seraient obligées d’ évoquer une question que l’ on avait jusqu’ alors occultée. Il est probable que les articles et pèlerinages qui se sont multipliés à l’ occasion du dixième anniversaire du motu proprio Ecclesia Dei aflicta ont rendu irréversible ce retournement.

Comment s’ exprime ce débat?
De façon très diverse mais notamment par de nombreux articles publiés dans la presse française et internationale, parfois parmi les plus prestigieux comme l’ Osservatore Romano qui relate le discours du Saint-Père aux représentants des communautés Ecclesia Dei, mais aussi par le développement d’ une action moins positive, notamment sous forme de requêtes épiscopales faites au Saint Père pour que soit purement et simplement supprimée la commission Ecclesia Dei... Lorsqu’ on sait l’ accueil qui est fait à de nombreux fidèles qui implorent leur évêque pour qu’ ils puissent bénéficier du privilège de la célébration régulière de la liturgie traditionnelle, on peut craindre le pire et comprendre qu’ ensuite les fidèles n’ aient pas toujours la confiance qu’ il faudrait en leur pasteur pour que renaisse une authentique communauté d’ amour et de charité.

N’ exagérez-vous pas en évoquant de pareilles attitudes?
Le vingtième siècle, bientôt achevé, restera caractérisé pour les historiens par un étonnant paradoxe. En effet, il aura été celui où seules des valeurs d’ unité et d’ amour, de réconciliation et de repentance auront été prononcées hautement, alors que dans le même temps, on aura assisté à d’ innombrables situations de rejets et d’ exclusion qui font, par le scandale qu’ elles génèrent, le lit d’ une véritable dérive schismatisante - laquelle, pour une fois, se sera déroulée avec la bénédiction de nombreux clercs.

Pourriez-vous fournir quelques exemples de ces attitudes d’ exclusion?
Le dernier exemple en date que je pourrais citer a été publié dans Le Figaro du 12 décembre 1998 sous le titre: «Les réticences de l’ évêque de Luçon». On y voit, sous un prétexte pastoral, attribué à certains «traditionalistes» - mais qui en fait sont ceux dont on se sert pour prendre la décision finale - des attitudes et des propos excessifs qui, en réalité ne servent que l’ autorité diocésaine dans son refus de trouver un accord inspiré par la charité du Christ. Dans cet article, le fin du fin est exprimé dans l’ interrogation «Comment continuer à se rencontrer? Comment dépasser nos incompréhensions mutuelles?» alors que le dialogue - si dialogue il y a eu - s’ est limité à la recherche de mensonges grossiers. Si on souhaite véritablement sortir d’ une crise, il faut y mettre le prix... et la charité, et non pas commencer par rechercher la paille qui se trouve dans l’ œil de son frère.
Effectuons un parallèle saisissant: comment ne pas penser au discours sur l’ Islam, au sujet duquel on nous dit sans cesse qu’ il ne faut pas confondre les musulmans avec certains extrémistes qui ne reflètent en rien cette religion? Tel fut le discours de la dernière assemblée des évêques français à Lourdes. Comment en même temps entendre que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle doivent être caractérisés par des attitudes caricaturales qui ne sont en rien l’ expression de la grande majorité de ces fidèles? C’ est une injustice énorme et un manque de charité incroyable à l’ égard de fidèles loyaux et dévoués à l’ Eglise.

Revenons au débat actuel: pourriez-vous nous indiquer autour de quelles idées principales celui-ci se développe?
Pour simplifier, l’ idée «à la mode» est celle qui consiste à faire croire que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle vivant leur foi au rythme du rite de 1962, toute solution pour leur permettre de leur trouver une place légitime et fraternelle dans la vie des églises locales, est impossible. On déclare maintenant qu’ il faut de leur part des gestes concrets témoignant de leur bonne foi, et surtout qu’ ils abandonnent certaines choses auxquelles ils sont attachés pour facilité leur assimilation.

Pouvez-vous préciser?
Les exemples sont nombreux. Ainsi, certains affirment que, si les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ne suivaient pas les rubriques du missel de 62 mais plutôt celles du missel de 65, tout irait pour le mieux, et cela suffirait pour que tous les problèmes soient résolus instantanément.

Ne pensez-vous pas que cela servirait la cause de la liturgie traditionnelle?
Lorsqu’ on voit les autorités de nombreuses paroisses et de nombreux diocèses refuser tout dialogue avec les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et préfèrent les voir s’ éloigner de l’ Eglise, il peut apparaître comme surréaliste de croire que d’ adopter le missel de 1965 plutôt que celui de 1962 pourrait avoir des effets apaisants.
Lorsqu’ on sait que dans de nombreux diocèses la célébration du nouvel Ordo en latin, c’ est-à-dire comme l’ ont défini les rubriques de sa promulgation, n’ est pas célébrée, on peut légitimement s’ interroger sur les chances de voir mieux accueilli par les autorités diocésaines, le missel de 65, d’ ailleurs utilisé quasiment nulle part.

Ne croyez-vous pas que vous exagérez?
Malheureusement non. Une preuve parmi d’ autres en est fournie par la pitoyable aventure de l’ association «Pro Liturgia» qui, depuis des années, réclame que soit célébrée régulièrement et dans tous les diocèses la messe de Paul VI telle que celui-ci l’ a promulguée, et qui reçoit le même accueil malveillant que nous.
Ce point est particulièrement éclairant: comment et en quoi exiger fidélité de la part des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle si le missel actuel n’ est même pas considéré comme un référence? Les demandes de Pro Liturgia se heurtent à de multiples refus et tracasseries; on a l’ impression que c’ est la fidélité aux normes de l’ Eglise elles-mêmes qui n’ est pas acceptée: 1962-1965, 1969 même, rien ne trouve grâce aux yeux de certains.
Nous restons lucides: l’ adoption du missel de 65 plutôt que celui de 62 ne servirait à rien, sinon à désorienter encore un peu plus les prêtres et les fidèles. Mais je pense qu’ il existe de nombreuses autres raisons qui s’ opposent à cette évolution.

Pourriez-vous nous les présenter?
La première est que les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ne sont pas simplement des fidèles français. Nous venons de publier le Guide 99 de la liturgie traditionnelle qui indique tous les lieux du monde où est célébrée la messe traditionnelle avec l’ accord de l’ ordinaire. La lecture de ce document est très éclairante et démontre que le problème de la liturgie traditionnelle n’ est pas comme on aimerait le faire croire, un problème franco-français mais bien un problème qui existe partout dans le monde. Dans ce contexte, toute solution locale apparaîtrait comme inappropriée puisque le problème est mondial et concerne plusieurs centaines de diocèses.

Certaines personnes n’ ont-elles pas également soulevé la question du calendrier liturgique?
En effet, plusieurs clercs ont évoqué la question de l’ existence d’ un double calendrier liturgique - le calendrier ancien et le calendrier rénové - comme un obstacle à l’ unité ecclésiale. Rappelons tout d’ abord que l’ usage, par les prêtres attachés à la liturgie traditionnelle, du calendrier d’ avant la réforme est une conséquence technique du motu proprio qui leur concède l’ usage des livres liturgiques de 1962, ce qui implique obligatoirement l’ usage de l’ancien calendrier.

Ne serait-il pas cependant concevable dans un esprit d’ unité, d’ envisager la mise en place d’ un calendrier unique?
Le paradoxe serait, si on avançait dans cette voie, que le désir d’ unité des défenseurs de ce projet aboutisse en fait à approfondir le fossé, et la suspicion qui existe entre de nombreux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et leur pasteur. Je pense notamment aux prêtres et aux fidèles qui suivent aujourd’ hui la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, qui seraient tout à fait convaincus qu’ une évolution semblable aurait pour seul but de les faire disparaître - ce qui bien sûr les amènerait à refuser toute concession dans ce domaine et concourrait à approfondir les diversions et les suspicions.
Aussi nous pensons que toute décision dans ce domaine doit être reportée à un moment où la réconciliation et la paix seront non seulement effectives, mais encore pratiquées au sein des diocèses depuis un long moment, c’ est-à-dire au moment où une véritable confiance aura été rétablie entre les fidèles et leurs pasteurs.

Qui pourrait donc agir en cette matière?
L’ Eglise est une société hiérarchique. Il y a plus de dix ans, le pape a mandaté la commission Ecclesia Dei pour répondre aux besoins pastoraux des fidèles attachés à la messe traditionnelle. Seule cette commission, à laquelle appartiennent de nombreux princes de l’ Eglise, pourrait prendre des décisions sur ce sujet. D’ ailleurs le Saint-Père a été très clair dans ses différents documents officiels, et l’ utilisation des livres de 1962 a été concédée sans que ce soit une mesure temporaire. A de nombreuses reprises, la commission Ecclesia Dei, à laquelle il a conféré autorité pour s’ exprimer dans ce domaine, l’ a confirmé: il n’ y a pas de limite dans le temps ou de condition évolutive à cette autorisation.

Pensez-vous malgré tout qu’ une évolution dans ce domaine serait positive?
En tant que laïcs, nous n’ avons pas de position de principe sur cette question. A court terme, toute modification des termes du motu proprio - et notamment la référence que celui-ci fait du missel de 1962 - serait catastrophique. En effet, il ne faut pas oublier qu’ aujourd’ hui la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X avec ses 500 prêtres et ses 400 prieurés, anime la vie chrétienne de plusieurs centaines de milliers de fidèles.
Si, sans réflexion, on modifiait la liturgie de référence - celle de 1962 - cela apporterait un coup décisif à toute réconciliation possible avec des fidèles qui, aujourd’ hui encore, pour des raisons diverses, fréquentent des prieurés de la Fraternité Saint-Pie X.

Pouvez-vous préciser votre pensée?
Cela est simple. Les fidèles qui, aujourd’ hui, continuent de vivre leur foi dans l’ orbite de la Fraternité Saint-Pie X pourront demain, si la bienveillance épiscopale le permet, s’ agréger aux communautés attachées à la liturgie traditionnelle qui sont en parfaite communion avec leurs évêques. Au contraire, si la messe de ceux qui sont indéfectiblement attachés à Rome n’ était plus celle définie dans le motu proprio à savoir celle de 1962, les fidèles ne comprendraient plus, ce qui engendrerait une rupture décisive et peut-être même un schisme définitif - le bon sens aujourd’ hui peut encore permettre de l’ éviter. J’ ajouterai que de nombreux prêtres de la Fraternité Saint-Pie X verraient dans cette évolution la preuve que, loin d’ être un privilège accordé aux fidèles, le motu proprio n’ aurait été qu’ un piège grossier. Or, le discours du pape aux pèlerins de Rome nous a bien montré que tel n’ était pas le cas.

Il semble que d’ autres questions qui soient débattues aujourd’ hui.
Oui, bien sûr, et notamment celle de la concélébration des prêtres procédant habituellement à la messe traditionnelle, dans le nouveau rite, avec des confrères ou leur évêque..

Que pensez-vous de cette suggestion?
Nous n’ avons aucune compétence pour donner un avis doctrinal ou canonique sur une question aussi complexe. En revanche, comme pour le problème précédent, nous pouvons rappeler qu’ aujourd’ hui de nombreux fidèles, pour des raisons diverses, suivent les prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X. La principale question à leur endroit est celle de savoir si on souhaite œuvrer au maximum pour la réconciliation des fidèles ou bien si on cherche à élargir un fossé qui est déjà considérable.
De plus, imaginerait-on de demander aux prêtres des rites orientaux d’ abandonner leurs vénérables formes de célébration pour montrer qu’ ils sont bien catholiques? C’ est une exigence folle qui n’ est en rien conforme avec la douce et généreuse pratique de l’ Eglise.

En quoi la question de la concélébration des prêtres avec leur évêque risquerait-elle d’ avoir des incidences sur la désunion de l’ Eglise?
Quels qu’ en soient les responsables, nous sommes obligés de constater qu’ aujourd’ hui encore de nombreux fidèles n’ ont pas confiance dans les autorités ecclésiastiques locales. Dans un tel contexte, toute décision qui semble aller à l’ encontre de leurs habitudes et de leurs pratiques liturgiques risque de leur apparaître comme une attaque déloyale. Aussi, la question est-elle de savoir si on veut mettre en avant la reconstitution de l’ unité de l’ Eglise ou de simples satisfactions personnelles?

Pouvez-vous préciser votre point de vue?
Lorsqu' on connaît les tensions qui existent entre certains pasteurs et leurs fidèles - il suffit de relire à ce propos l’ article précité qui évoque l’ évêque de Luçon - est-il indispensable de croire que la véritable unité catholique passerait par le fait que tous les fidèles participent à une même messe «fut-elle celle du pape et de leur évêque?», alors qu’ au cours de l’ histoire de l’ Eglise la pluralité liturgique a pratiquement toujours été la règle de mise? Cette pluralité a été louée par le pape dans le texte même du motu proprio Ecclesia Dei, elle a été rappelée dans la Constitution sur la liturgie du concile Vatican II, et elle est restée l’ expression de la pratique de l’ Eglise durant des siècles.
Une volonté uniformisatrice, nivelante, ne serait en rien conforme à ce que l’ Eglise a toujours voulu et souhaité; ce serait une nouveauté proprement révolutionnaire et tyrannique ne reposant sur aucun fondement. La légitime diversité existe déjà et a toujours existé. Cela est d’ ailleurs ô combien vrai aujourd’ hui, où il est pratiquement impossible d’ assister à deux célébrations rigoureusement semblables et où la créativité et l’ inventivité sont encouragées et soutenues largement dans un domaine qui relève de l’ autorité hiérarchique.

Comment expliquer ce décalage?
On a l’ impression que ce débat est un débat d’ intellectuels déconnectés de toute réalité pastorale et spirituelle, et plus proches de l’ idéologie que de la pratique ecclésiale. Ce n’ est plus du tout l’ esprit du mouvement liturgique, dont les tenants ont mis en garde justement contre toutes sortes de dérives. Il suffit de relire les textes du père Louis Bouyer, très éclairants sur les dangers d’ une liturgie laissée à l’ arbitraire, ou ceux du cardinal Ratzinger aujourd’ hui. Alors que les fidèles sont attachés à la liturgie telle qu’ elle se célébrait encore au moment du concile Vatican II, on vient les rejeter pour leurs supposées opinions politiques, historiques ou autres sans jamais considérer leurs aspirations spirituelles. Comment concilier ce fait avec les affirmations sans cesse répétées d’ une plus grande participation des fidèles, d’ une plus grande attention à leurs désirs, et la critique de l’ Eglise passée, caricaturée comme tyrannique, alors que l’ on applique exactement ce qui est dénoncé aux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle!

Comment voyez-vous l’ avenir?
Nous pensons qu’ à l’ aube du troisième millénaire, la priorité des priorités est sans aucun doute de sauvegarder l’ unité de l’ Eglise. Si ce désir est partagé par beaucoup - et nous croyons que tel est bien le cas - il faut savoir se recentrer sur l’ essentiel, c’ est-à-dire sur la foi et le sens de l’ Eglise, et accepter d’ être tolérant aux différentes sensibilités qui traversent le cœur des fidèles. C’ est ainsi qu’ on œuvrera véritablement à une réconciliation.

Celle-ci est-elle en marche?
Oui, sans doute, mais toute réconciliation, surtout lorsqu’ elle implique une multitude de personnes, ne peut être qu’ infiniment lente. Aussi il nous semble urgent de retarder aux décades prochaines ce qu’ il n’ est pas urgentissime d’ entreprendre aujourd’ hui, et d’ éviter qu’ une bonne intention ne finisse par générer des catastrophes tout simplement parce qu’ on n' aurait pas mesuré toutes les conséquences.

Comment croyez-vous que la situation va évoluer dans les temps à venir?
Nous pensons que depuis dix ans d’ énormes efforts de réconciliation et d’ apaisement ont été entrepris par les différentes autorités responsables de ce problème: le souverain pontife, de nombreux évêques mais aussi de nombreuses associations de laïcs…
Aussi, nous ne pouvons croire que de tels efforts n’ aboutissent pas à une véritable réconciliation. Cependant, il faut être lucide: de nombreux problèmes subsistent et subsisteront tant que ne se développera pas dans tous les diocèses - de la part des évêques et de leurs fidèles attachés à la liturgie traditionnelle - un véritable dialogue d’ amour et de charité fondé sur le principe qu’ à l’aube du IIIe millénaire il n’ est tout de même pas inconcevable que des fidèles puissent vivre en même foi sous l’ autorité d’ un même pasteur en suivant des formes liturgiques différentes.

REFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE
1- Il est frappant de constater à dix ans d' intervalle, la permanence des méthodes des adversaires de la réconciliation et du pluralisme liturgique. Au "il n' y a pas de problème liturgique en France" d' il y a dix ans, succède aujourd' hui le "je n' ai pas de demande d' application du Motu proprio dans mon diocèse"... Ces répétitions incantatoires ne sont guère convaincantes et vont à l' encontre des mesures d' apaisement mises en place par Benoît XVI. Inefficaces il y a dix ans, elles le sont toujours aujourd' hui et il est curieux de constater que pourtant, elles font encore recette dans l' Eglise de France.
2- De même, il n' est pas rare aujourd' hui encore, que certains clercs d' une particulière mauvaise foi, fondent leur refus d' appliquer le Motu Proprio sur le prétendu "comportement inadmissible" de certains fidèles attachés à la liturgie traditionnelle. Cette vieille méthode déloyale n' est pas nouvelle et déjà en 1999 le Figaro rapportait que c' était l' argument de l' évêque de Luçon de l' époque pour... ne rien faire.
Quand en 2008 Monseigneur Jordan à Reims, l' abbé Aybram à Nanterre, pour ne citer que les plus caricaturaux rejouent la fable des vierges effarouchées qui "auraient aimé faire quelque chose pour les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle mais qui là, vraiment, compte tenu de ce qui a été dit ou fait par un tel ou tel autre, ne peuvent rien faire" ne font guère preuve d' imagination et ne sont pas crédibles un seul instant. Ceci d' autant plus quand ces agissements supposés sont largement postérieurs à la grande et vieille tradition d' exclusion de ceux qui invoquent cet argument malhonnête...
A ces comportements puérils et proprement indignes de la part de pasteurs, nous souhaitons de tout coeur que succède rapidement un comportement loyal, adulte, responsable et chrétien.
3- Ce ne sont pas des techniciens, de docteurs et de savants qui glosent sur le calendrier liturgique, le lectionnaire à utiliser ou sur l' opportunité de la concélébration dont l' Eglise a besoin. Ces vieux débats - qui n' ont le plus souvent pas d' autre intérêt que d' empêcher de faire avancer les choses et de travailler à la réconciliation - sont récurents... et encore en 2007, à la publication du Motu Proprio de Benoît XVI, on a entendu un tel ou un tel expliquer que la messe traditionnelle n' avait jamais posé aucun problème(!) mais qu' en revanche la dualité de calendrier ou de lectionnaire était absolument inconcevable et desservait l' unité...
Voilà un autre exemple de procédé déloyal utilisé par ceux qui ne veulent absolument pas de la coexistence pacifique des deux formes de l' unique rite romain. Ces ennemis de la paix n' ont d' autre but - quand ils ressortent ces vieux débats - que d' altérer la confiance, entretenir la polémique et empêcher la réconciliation. Si ces personnes étaient de bonne foi, peut-être devraient-elles d' abord se préoccuper des différences de taille qui existent au sein d' un même diocèse d' une célébration dans la forme ordinaire du rite romain à une autre dont le principal point commun semble être la créativité...
4- Nos Pères évêques ont un rôle essentiel dans le chemin de paix et de réconciliation auquel nous invite Benoît XVI. Sans eux, nous ne pouvons rien faire et c' est pourquoi nous continuons de les supplier d' aimer leurs enfants attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise, comme ils sont, avec leurs richesses et leurs faiblesses. C' est l' amour dont nous avons besoin pour bâtir ensemble la paix, pas du jugement. Plus que jamais, il est indispensable de nous rencontrer, de nous connaître et de travailler ensemble - sans arrière pensée - à la nouvelle évangélisation.

Drôme - Sur motuproprio26 associez-vous à un groupe de demandeurs!
Si vous souhaitez vous associer à un des groupes de familles qui sollicitent de leurs curés la célébration de la messe selon la forme extraordinaire du rite romain sur les paroisses du diocèse, vous pouvez vous inscrire... et faire inscrire vos amis sur le site motuproprio26.
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Charente-Maritime - le 24 août, messe extraordinaire dans la Basilique St Eutrope à Saintes à 11 h et non à 10h 30
La Messe sera célébrée dans la forme extraordinaire du rite romain le dimanche 24 août à 11h, dans la Basilique St Eutrope à Saintes
Merci de vous unir par votre présence ou vos prières à cette célébration.
Contact: http://www.motuproprio16.com

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Tuesday, August 19, 2008 9:31 PM
Subject: Lettre 136  

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 136 du 19 Août 2008
Archive 11 - Combien de fidèles sont attachés à la liturgie traditionnelle? - Lettre d' Oremus 10 de mars 2000
Calvados - Sur motuproprio14 associez-vous à un groupe de demandeurs!
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Archive 11 - Combien de fidèles sont attachés à la liturgie traditionnelle? - Lettre d' Oremus 10 de mars 2000

Bien avant nos deux sondages réalisés par des organismes professionnels, renommés et indépendants (Ipsos en 2001 et CSA en 2006), il nous est désormais possible de connaitre avec une précision grande, le nombre de familles catholiques françaises désirant vivre leur Foi au rythme de la forme extraordinaire du rite romain...
Cependant cette lettre d' Oremus écrite en mars 2000 abordait déjà cette question et fournissait des éléments sérieux pour qui, de bonne foi, souhaitait avoir une idée assez précise du nombre de fidèles qui aimeraient vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle.
Encore fallait-il à ce moment en 2000, tout comme aujourd' hui en 2008, accepter de voir les chose telles quelles sont et non pas comme on souhaiteraient qu' elles soient. Les faits sont têtus dit-on...
Or nous voyons qu' en 2008, un an après la publication du Motu Proprio de Benoît XVI rien n' est encore joué à ce sujet et que, contre toute évidence, il est encore de bon ton de minimiser l' importance du courant traditionnel dans l' Eglise de France. Voici le texte:

COMBIEN SONT LES FIDELES ATTACHES A LA LITURGIE TRADITIONNELLE?
Après nous être intéressés à l’ appellation messe traditionnelle et aux motivations des fidèles qui adhèrent à ce rite, nous entreprenons aujourd’ hui une enquête pour savoir le nombre de ceux qui sont attachés à la liturgie traditionnelle. Cette question n’ est pas neutre. En effet, aujourd’ hui, l’ affirmation de certains ecclésiastiques selon laquelle «il n’ existe que peu de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle» semble l’ ultime argument de ceux qui s’ obstinent à œuvrer pour que ne soit pas appliqué d’ une manière large et généreuse le motu proprio Ecclésia Dei adflicta. Nous avons demandé à Philippe Thomas, vice-président d’ Oremus, de nous livrer les résultats de l’ enquête qu’ il a entreprise depuis cinq ans à ce propos.

Puisque tel est le sujet de notre entretien d’ aujourd’hui, pouvez-vous nous indiquer à combien vous estimez les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle?
Avant de répondre à une question aussi complexe, il importe de rappeler que l’ attachement à la liturgie traditionnelle est aujourd’ hui devenu un phénomène mondial. L’ association Una Voce qui réunit des fidèles de cette sensibilité est présente dans plus de quarante pays, et pas seulement des pays de vieille tradition latine! Le Centre International d’ Etudes Liturgiques (C.I.E.L.) a constitué en moins de cinq ans vingt comités nationaux, dont certains développent une activité stupéfiante. Il est donc patent aujourd’ hui d’ affirmer que des prêtres et fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l’ Eglise latine se retrouvent aux quatre coins du monde.

Mais cette présence de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle dans de nombreuses régions du monde est-elle une réalité?
Je n’ évoquerai, pour vous répondre, que le cas des Etats-Unis où, chaque année, devant le besoin des fidèles, plusieurs diocèses accordent de nouvelles églises à la messe traditionnelle. Aujourd’ hui, dans plus de cent cinquante diocèses, existent des communautés dynamiques et vivantes de fidèles de cette sensibilité. Aussi, vous comprendrez qu’ il m’ est impossible d’ indiquer, même d’ une manière approximative, le nombre de fidèles «de l’ ensemble des communautés catholiques du monde» qui sont attachés à la messe traditionnelle. Je ne pourrai tenter de vous répondre que par rapport à la situation française, que nous croyons mesurer avec plus d’ exactitude.

Je renouvelle alors ma question: à combien estimez-vous les catholiques français attachés à la liturgie traditionnelle?
Apparemment la méthode la plus simple serait d’ additionner les fidèles qui chaque dimanche se réunissent dans les églises et chapelles où est célébrée la messe traditionnelle au titre du motu proprio Ecclesia Dei adflicta. C’ est ce calcul qu’ appliquent ceux qui veulent montrer le caractère marginal du courant traditionnel en France. Bien évidemment, il nous faut affirmer avec force que cette manière de procéder ne correspond en rien à la réalité. Imaginez, par exemple, qu’ on veuille mesurer le nombre des catholiques français en comptabilisant uniquement ceux qui pratiquent régulièrement chaque dimanche. Vous savez que dans ce cas leur nombre serait ridiculement bas et ne correspondrait pas à la réalité du catholicisme français.

Pourquoi contestez-vous cette méthode?
Pour une raison toute simple: il n’ y a pratiquement pas, dans ce pays, d’ églises ou de chapelles où soit célébrée la liturgie traditionnelle en accord avec l’ évêque du lieu; de plus, alors qu’ aujourd’ hui on insiste tant sur la nécessité de constituer d’ authentiques communautés paroissiales vivantes et rayonnantes, il faut savoir que la plupart de ces chapelles limitent leur apostolat à la célébration de la liturgie traditionnelle en interdisant une vie communautaire (catéchisme, groupes de scouts, écoles, patronages...) qui seule permettrait à ces églises d’ attirer vers elles ceux qui veulent vivre leur foi catholique selon leur sensibilité. De ce fait, compter le nombre de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle en se fondant sur le nombre des pratiquants de ces lieux trop peu nombreux relève, vous en conviendrez, d’ une méthode qui n’ a pas de sens.

Mais est-il exact de dire que les fidèles attachés à la messe traditionnelle n’ ont pas assez de lieux pour vivre leur foi chrétienne selon leur sensibilité?
La réponse est malheureusement affirmative. En effet, rappelons que la liturgie traditionnelle n’ est célébrée en accord avec l’ évêque du diocèse que dans quarante diocèses de France, ce qui veut dire que, dans plus de cinquante autres, aucune possibilité n’ existe pour un fidèle de vivre sa foi catholique au rythme de la liturgie traditionnelle en lien avec son évêque. Vous comprendrez donc pourquoi le calcul du nombre des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ne peut se limiter aux seuls pratiquants des chapelles où s’ appliquent les bénéfices du motu proprio.  

Cependant, quarante-cinq diocèses dans lesquels est célébrée la messe traditionnelle, cela ne représente-t-il pas un nombre important de lieux de culte?
Certes oui, mais il ne faut pas oublier que dans plusieurs de ces diocèses, la messe n’ est pas célébrée selon le rite traditionnel chaque semaine, mais seulement une ou deux fois par mois, ou bien qu’ elle est célébrée par une communauté monastique qui ne constitue pas véritablement «une paroisse» pour des familles. Vous conviendrez que cela ne concourt pas au renforcement des liens ecclésiaux et à la régularité de la pratique des fidèles, et ne permet guère aux fidèles de pratiquer aisément selon leur sensibilité liturgique.

Mais cette situation ne représente-t-elle pas déjà un progrès?
Sans doute, mais il n’ empêche qu’ elle ne permet pas de comptabiliser les fidèles sur la simple observation des pratiquants de ces rares chapelles. Il ne faut pas non plus négliger le fait que tous les fidèles ne peuvent pas faire cinquante ou cent kilomètres chaque dimanche pour participer à une liturgie traditionnelle. Quel serait le nombre de pratiquants catholiques en France s’ il n’existait qu’ un ou deux lieux de culte par diocèse? Il y a fort à penser que celui-ci serait réduit d’ une manière considérable et ne représenterait guère que 10 à 15 % du nombre de participants réguliers que l’ on dénombre aujourd’ hui.

Mais avez-vous quelques indices de l’ existence d’ une demande de la célébration de la liturgie traditionnelle dans les régions où elle n’ est pas célébrée en accord avec l’ évêque?
Plus que des indices, nous avons des preuves! En effet, il suffit d’ étudier attentivement la géographie de l’ implantation des prieurés et chapelles de la Fraternité Saint-Pie X pour constater que partout en France, et particulièrement dans les diocèses où les évêques s’ opposent à une célébration de la liturgie traditionnelle dans le cadre du motu proprio, ces installations prospèrent et se multiplient. Quelle ne fut pas ma surprise, il y a deux ans, en discutant avec un évêque français quand celui-ci me dit: «Dans mon diocèse il n’ y a pas de problème liturgique et il n’ existe pas de demande du rite traditionnel», alors que dans ledit diocèse trois centres de messes de la Fraternité Saint-Pie X réunissent plusieurs centaines de fidèles chaque dimanche.  

Vous pensez donc qu’ il faudrait comptabiliser tous ceux qui fréquentent les prieurés de la Fraternité Saint-Pie X!
Il me semble certain que ces fidèles sont des catholiques qui ne souhaitent aucunement se séparer de l’ Eglise et participer à un schisme. Il est donc tout à fait normal de considérer que les 50 000 fidèles qui, en France, fréquentent régulièrement les prieurés de la Fraternité Saint-Pie X sont à incorporer dans notre calcul du nombre de catholiques français qui sont attachés à la liturgie traditionnelle.

Mais puisque souvent les prieurés de la Fraternité Saint-Pie X suppléent en quelque sorte à l’ absence de lieux de culte accordés par l’ évêque du lieu, ne peut-on pas considérer que la seule addition des fidèles «motu proprio» et des fidèles «Saint-Pie X» nous permettrait de connaître le nombre de catholiques en France attachés à la liturgie traditionnelle?
Pour de multiples raisons, cet argument, qui est parfois utilisé, n’ est pas recevable. En effet, tout d’ abord aujourd’ hui de nombreux fidèles attachés à la liturgie traditionnelle ne souhaitent pas ou ne souhaitent plus fréquenter la Fraternité Saint-Pie X qui leur est présentée par les autorités religieuses comme «schismatisante». D’ autre part, même si la Fraternité Saint-Pie X est assez bien répandue sur le territoire français, elle souffre de la même difficulté que les chapelles «motu proprio» : celle d’ obliger trop de fidèles à faire chaque dimanche de fort longs déplacements - je pense notamment aux familles et aux personnes âgées - pour pouvoir pratiquer régulièrement. Cela en réduit donc considérablement le nombre.

Dans ce cas, comment estimez-vous possible de comptabiliser les fidèles français?
Le meilleur moyen est de partir du nombre d’ églises et de chapelles existant, d’ estimer que celles-ci n’ attirent en fait que les fidèles voisins, et de rapporter ensuite ce résultat à l’ ensemble du territoire national - étant bien évidemment entendu que doit se faire une pondération entre les zones de forte concentration et les zones à la fréquentation plus réduite.

Quel est selon vous le nombre de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle auquel on pourrait ainsi parvenir?
En appliquant ce mode de calcul, on peut estimer d’ une manière réaliste qu’ il existe en France 4 500 000 fidèles environ qui sont attachés à la liturgie traditionnelle et qui vivraient volontiers leur foi chrétienne au rythme de celle-ci.

Ce chiffre n’ est-il pas trop important par rapport au nombre de fidèles dont on constate effectivement la présence dans les chapelles et églises «traditionnelles»?
Il le serait si on oubliait un aspect tout à fait fondamental. Ce n’ est pas en effet parce qu’ un fidèle est attaché à la liturgie traditionnelle qu’ il est obligatoirement un meilleur catholique et un pratiquant plus régulier. Toutes les enquêtes qui ont été menées sur ce point montrent que la pratique religieuse des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle connaît les mêmes turbulences que celle des autres fidèles. De ce fait, affirmer qu’ il existe en France 4 500 000 fidèles ne veut pas dire qu’ il y ait potentiellement dans notre pays 4 500 000 pratiquants réguliers de la liturgie traditionnelle. N’ oublions pas qu’ en France, aujourd’ hui, les pratiquants réguliers constituent moins de 7 % de l’ ensemble des baptisés.

Mais votre étude ne fait-elle pas la confusion entre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et ceux qui préfèrent «la messe en latin» telle qu’ elle pourrait être célébrée dans le rite de Paul VI?
Cela est sans doute partiellement vrai, mais force est de constater que la célébration «traditionnelle» du nouveau Ordo missae a connu les mêmes interdits que la célébration de la messe traditionnelle. De ce fait aujourd’ hui, hormis dans de respectables abbayes, la messe «Paul VI traditionnelle» n’ existe pas, et c’ est seulement dans la liturgie traditionnelle de l’ Eglise que les fidèles qui sont attachés à cette sensibilité peuvent se retrouver. Le meilleur exemple de cette situation nous est fourni par Denis Crouan, président de l’ association Pro Liturgia qui œuvre pour l’ amplification de la célébration du nouvel Ordo missae selon sa forme traditionnelle. Lui-même avouait récemment l’ échec de son combat en disant: «Faute de ne pouvoir trouver, dans les paroisses de mon diocèse, la liturgie actuelle strictement respectée (qu’ elle soit en français ou en latin), je vais assez souvent dans une église où la messe est célébrée sous sa forme préconciliaire (rite dit "de saint Pie V") avec permission de l’ évêque. Or là, je constate que les fidèles - dont la moyenne d’ âge n’est pas très élevée - suivent la liturgie intégralement latine sans difficulté, malgré la "bienheureuse absence" d’ animateur liturgique. Les gens chantent et répondent spontanément au célébrant sans le moindre problème, sans la moindre hésitation.»
Que peut-on dire de plus sur cette situation paradoxale, où le président d’ une association qui veut voir célébrer d’ une manière traditionnelle la liturgie de Paul VI soit obligé de fréquenter les chapelles où est célébrée la messe traditionnelle?  

Permettez-moi d’ insister: vos 4 500 000 fidèles ne seraient-ils pas, pour leur majorité, des nostalgiques du latin?
Il ne faudrait pas prendre les fidèles pour des imbéciles et considérer obligatoirement que, s’ ils sont attachés à la messe traditionnelle, ce n’ est que par niaiserie ou ignorance, ou même encore par nostalgie. De fait, si on voulait mesurer parmi les catholiques français ceux qui sont attachés à la forme latine, ce ne serait pas à 4 500 000 fidèles que l’ on arriverait, mais probablement à plus de dix millions de fidèles, c’ est-à-dire près du quart des catholiques français.

Si je suis bien votre raisonnement, il nous faut croire que 4 500 000 catholiques français sont attachés réellement à la messe traditionnelle...
Vous avez tout à fait compris mon analyse et mes conclusions, et les faits démontrent assez clairement que ce calcul n’ est pas seulement théorique. Prenons un exemple: celui du pèlerinage traditionnel de Chartres qui, chaque week-end de Pentecôte, entraîne sur les routes plus de 25 000 jeunes. Cet événement - tout comme la mobilisation qu’ il génère - indique assez clairement que la mouvance traditionnelle représente bien un minimum de 10 % du catholicisme français. La présence très nombreuse de jeunes catholiques attachés à la liturgie traditionnelle lors des JMJ qui se sont déroulés en 1997 va tout à fait dans ce sens.

Pourriez-vous me fournir d’ autres illustrations?
Un autre exemple plus significatif encore est celui des ordinations sacerdotales. Toutes les statistiques officielles de l’ Eglise de France nous indiquent que, depuis dix ans, leur nombre dans les diocèses de France tourne aux alentours de cent dix par an. Or, si nous comptons uniquement les nouveaux prêtres français ordonnés chaque année par la Fraternité Saint-Pierre et l’ Institut du Christ-Roi réunis, nous arrivons à une moyenne de quinze ordinations, en sachant que très probablement ce chiffre se situera autour de vingt dans les trois prochaines années. Stricto sensu, nous voyons donc qu’ à ce niveau, la mouvance traditionnelle française Ecclesia Dei représente près de 15 % du nombre total des ordinations sacerdotales réalisées en France.
Si on y tenait compte des prêtres ordonnés dans le cadre de la Fraternité Saint-Pie X, il faudrait comptabiliser au minimum une douzaine de prêtres français supplémentaires, et on parviendrait alors au chiffre stupéfiant de 25 % des ordinations générées en France par la mouvance traditionnelle. Vous voyez donc que l’ estimation de 4 500 000 fidèles attachés en France à la liturgie traditionnelle, c’ est-à-dire 10 % du total des catholiques français, n’ a rien d’excessif, ni rien d’ extraordinaire.  

Pour conclure, pouvez-vous m’ expliquer pourquoi les catholiques attachés à la liturgie traditionnelle sont si peu admis dans les églises locales?
Depuis de nombreuses années, nous protestons contre l’ exclusion dont nous faisons l’ objet. Je crois pouvoir dire aujourd’ hui que le motif principal du rejet que nous continuons de subir dans trop de diocèses - je pense particulièrement au diocèse de Nanterre dans lequel nous avons identifié plus de 4 000 fidèles favorables à la messe traditionnelle - s’ explique presque essentiellement par les craintes qu’ ont certains membres du clergé de découvrir, après avoir nié depuis trop longtemps notre existence, que notre famille spirituelle est une composante incontournable de la communauté catholique française.

Lettre d' Oremus 10 de mars 2000

REFLEXIONS DE PAIX LITURGIQUE
1- Oui, c' est un fait constaté par la pratique de terrain et les sondages indépendants que 15 % des catholiques pratiquants français souhaiteraient vivre - s' ils en avaient la possibilité matérielle - leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle de l' Eglise. Ces chiffres sont le résultats d' enquêtes antérieures au Motu Proprio de Benoît XVI et au rappel clair et définitif que ce rite n' avait jamais été interdit et qu' au contraire il était une des deux formes de l' unique rite romain aussi sans doute faudrait-il aujourd' hui corriger ces chiffres à la hausse pour avoir une photographie à jour du nombre de fidèles concernés car certains de ceux qui découvrent aujourd' hui la liturgie traditionnelle croyaient hier les mensonges que certains clercs leur répétaient quand ils disaient que la liturgie traditionnelle était interdite.
2- Ces chiffres doivent également tenir compte du fait qu' on n' aime que ce que l' on connaît et que de nombreux fidèles qui n' ont jamais eu accès à la liturgie traditionnelle et qui par conséquent n' ont pas répondu favorablement aux deux sondages cités ci-dessus, changeraient peut être d' avis s' ils parlaient en connaissance de cause. Il va de soi que le désir du Saint Père de faire coexister dans le cadre paroissial, les deux formes du rite romain va de fait, multiplier à moyen terme, le nombre de fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise tout simplement en la faisant connaître à des chrétiens à qui ce trésor de l' Eglise avait jusque là été caché. Rappelons juste sur ce point, les propos tenus le 13 juin 2008 par le Cardinal Castrillon Hoyos, responsable de la liturgie latine au Vatican et proche collaborateur du pape, lors d’ une conférence de presse tenue à Londres. Lorsqu’ on a demandé au Cardinal Castrillon si la messe en latin serait célébrée dans beaucoup de paroisses ordinaires dans l' avenir, il a dit: « Non, pas dans beaucoup de paroisses, mais dans toutes les paroisses ». Le Saint Père offre cette possibilité, non pas à quelques groupes qui la demandent, mais afin que tous connaissent cette façon de célébrer l’ Eucharistie.  
3- Encore aujourd' hui en 2008, on entend des clercs refuser de donner une église aux fidèles demandeurs de l' application du Motu Proprio au prétexte qu' un autre lieu de culte du diocèse où est déjà célébrée la liturgie traditionnelle de l' Eglise n' est pas comble ou déjà suffisant. Ce type d' argument ne vaut rien car les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle de l' Eglise n' ont pas une vocation de nomades. A titre d' exemple, quand l' abbé Aybram a décidé de déporter, brutalement et sans concertation, les fidèles traditionnels qui pratiquaient à Nanterre pour les parquer à Saint Cloud, on a pu constater qu' il s' agissait de 2 communautés distinctes et que l' immense majorité des anciens fidèles de Nanterre n' avaient pas suivi et que la nouvelle communauté traditionnelle de Saint Cloud était principalement composée des personnes qui n' étaient jamais venues à Nanterre. La simple addition des fidèles pratiquants dans les lieux de culte traditionnels existants n' est donc clairement pas une méthode révélatrice du nombre réel des familles attachées à la liturgie traditionnelle.
4- La réalité est que de très nombreuses familles qui aimeraient vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle n' ont tout simplement pas la possibilité matérielle aujourd' hui et continuent de pratiquer dans leur paroisse ou ne pratiquent plus. Les raisons sont très nombreuses, citons notamment: soit il n' y a pas de messe traditionnelle dans le diocèse, soit cette messe est célébrée de manière épisodique (comme à Reims par exemple, un seul dimanche par mois), soit à des horaires impraticables en famille (9 h du matin à Lisieux ou 12 h 45 (ou même bientôt à 12 h 15....) à Sainte Jeanne de Chantal (Paris 16ème), soit le prêtre est hostile et décourage les fidèles, soit le lieu est trop éloigné, etc...
5 - Enfin, plus que le nombre actuel de fidèles pratiquants régulièrement dans les lieux de culte traditionnel existants, un bon indice pour mesurer le réel impact de la liturgie traditionnelle dans l' Eglise de France, est le nombre de vocations sacerdotales et religieuses issues de cette famille. En effet, environ 15 % des ordinations sacerdotales annuelles de prêtres français sont faites dans le cadre des séminaires utilisant la forme extraordinaire du rite romain. Si on ajoute à ce chiffre les nombreux nouveaux prêtres diocésains qui entendent célébrer les deux formes du rite romain, il est aisé de comprendre combien de catholiques pratiqueraient leur foi dans la forme extraordinaire du rite romain si la célébration de ce rite ne faisait pas l' objet de blocages systématiques de la part des évêques de France et si le Motu Proprio de Benoît XVI était loyalement appliqué et correctement reçu.

----- Original Message -----
From: Paix liturgique
Sent: Friday, August 22, 2008 2:03 PM
Subject: Lettre 137  

La Lettre de Paix liturgique

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Sommaire de notre lettre 137 du 22 Août 2008
A trois semaines de la venue en France de Benoit XVI voici notre document d' Archives n. 12: le Dossier remis en mains propres au Cardinal Ratzinger en avril 1999 par les membres du bureau d' Oremus.
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A trois semaines de la venue en France de Benoit XVI voici notre document d'Archives n. 12: le Dossier remis en mains propres au Cardinal Ratzinger en avril 1999 par les membres du bureau d' Oremus.

En avril 1999, des fidèles de l' Association Oremus ont eu l' immense privilège de rencontrer une nouvelle fois le Cardinal Josef Ratzinger - alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi - dans le cadre d' un entretien privé.
Lors de cette rencontre lui furent remis et commenté un dossier de synthèse des activités d' Oremus, une synthèse de la situation des fidèles français attachés à la messe traditionnelle désireux de vivre en parfaite communion avec leurs évêques et un résumé de la situation, déjà catastrophique en 1999, des fidèles du diocèse de Nanterre attachés à la liturgie traditionnelle.
A l' issue de cette rencontre, le Cardinal Ratzinger fit part aux membres de cette délégation de tous ses encouragements et les invita à persévérer dans leurs demandes d' application du Motu Proprio - à l' époque Ecclesia Dei de 1988 -auprès de leurs évêques. Voici le document:

DOSSIER REMIS A SON EMINENCE LE CARDINAL JOSEF RATZINGER

I -PRESENTATION DE L' ASSOCIATION OREMUS ET DE LA SITUATION DE LA LITURGIE TRADITIONELLE EN FRANCE

1 – La situation liturgique en France après 1988
Il n’ est pas nécessaire de rappeler dans les détails que depuis les années 60 s’ est développé en France un profond malaise à la suite de la mise en place des réformes liturgiques successives. Celles-ci aboutirent au début des années 70 à une véritable fronde dont Monseigneur Marcel Lefebvre devint rapidement le porte-drapeau. Il est à noter que si le nombre de ceux qui s’ engagèrent d’ une manière militante dans ce qui devint rapidement une «rébellion» contre les différentes réformes fut relativement réduit, il est clair cependant qu’ ils exprimaient publiquement le point de vue d’ un très grand nombre de catholiques français qui ne comprenaient plus les orientations de l’ Eglise notamment en matière liturgique. Il est probable qu’ il faut chercher dans cette grave crise l’ une des explications à la baisse extrêmement importante de la pratique religieuse qui s’ est produite en France depuis les années 60.
Entre 1974 et 1988, la situation devint tout à fait dramatique car un nombre croissant de fidèles français se sentirent rejetés de leur Eglise. Il s’ en est suivi des durcissements spirituels et intellectuels qui mettront de longues années à disparaître. Plus grave encore, au cours de cette période, eu égard à la difficulté de la situation, de nombreux fidèles se sont habitués à ne plus avoir de liens réguliers avec leurs autorités ecclésiastiques légitimes et pire encore, à voir dans celles-ci des autorités malveillantes à leur endroit, ce qui bien sûr ne pouvait pas générer un authentique climat de charité fraternelle.
Après ces années extrêmement difficiles, la publication en 1988 du motu proprio Ecclesia Dei adflicta fut considéré par beaucoup de catholiques français comme la preuve évidente du désir des autorités de l’ Eglise de dissiper le conflit et de revenir à la paix. Dans plusieurs diocèses les évêques et leur clergé ont agi effectivement avec bienveillance, appliquant avec générosité ces mesures qui permettaient à des catholiques de plus en plus à l’ écart de l’ institution ecclésiastique de retrouver leur place dans une communauté à nouveau pleinement catholique. Dans la plupart des diocèses où ces décisions furent prises, les bienfaits se sont petit à petit concrétisés par un rétablissement du dialogue et un retour — même si elle n’ est pas encore parfaite — à la paix. Malheureusement, dans de très nombreux diocèses français les fidèles, malgré leur demande souvent réitérée, ont conservé l’ impression que leurs autorités ecclésiastiques légitimes ne souhaitaient pas cette réconciliation, pire encore, qu’ elles semblaient préférer les laisser continuer à fréquenter des communautés de plus en plus étrangères à l’ Eglise plutôt que de les voir réintégrer leurs communautés diocésaines.
Dans ce contexte, de nombreux laïcs familiers du milieu attaché à la liturgie traditionnelle prirent conscience que la situation devenait extrêmement critique, notamment en raison de la difficulté à instaurer un authentique dialogue, indispensable à la réconciliation, et constatèrent même bien souvent que tout dialogue ou contact était impossible. Il est donc apparu à un groupe de laïcs catholiques profondément engagés dans la vie militante qu’ il était urgent d’ agir afin que se restaure un dialogue nécessaire pour que cesse le scandale du développement, dans l’ indifférence générale, d’ un schisme qui concerne non seulement les fidèles qui ont préféré continuer de suivre les prêtres de la Fraternité Saint-Pie X, mais aussi de nombreux autres laïcs qui, tout en souhaitant rester attachés à l’ Eglise, s’ en éloignent dans les faits bien souvent ne serait-ce que parce qu’ ils n’ ont plus d’ occasion de la rencontrer et de fréquenter ses autorités légitimes et son clergé. C’ est dans ce contexte que fut décidée au début des annés 90 la création de l’ association Oremus.

2 - L’ association Oremus
L’ association Oremus a été créée en 1993 par un groupe d’ une vingtaine de familles catholiques qui militaient depuis de nombreuses années à la tête de différents mouvements catholiques appartenant à la sphère traditionaliste.
Ces laïcs avaient établi petit à petit le constat suivant:
— là où les autorités diocésaines agissaient avec bienveillance en appliquant généreusement le motu proprio, les liens de la communion ecclésiale se restauraient et la paix se rétablissait;
— dans les diocèses où les privilèges du motu proprio n’ étaient pas octroyés s’ opérait un durcissement des esprits, même chez les fidèles les plus attachés à l’ Eglise et les plus réservés face aux positions de la Fraternité Saint-Pie X, au point qu’ en de nombreux endroits ces fidèles, tout en le regrettant, en sont revenus à une pratique religieuse dans les prieurés de cette fraternité sacerdotale;
— il n’ existait pratiquement pas en France, de véritable dialogue entre les autorités épiscopales et les fidèles désireux de la réconciliation qui restaient attachés à la liturgie traditionnelle;
— les ecclésiastiques attachés à la liturgie traditionnelle n’ étaient pas toujours les mieux placés, eu égard à leur devoir naturel de réserve, pour tenter de rétablir des liens avec des autorités locales qui n’ étaient pas toujours très favorables à ce rétablissement.
C’ est dans ce contexte que fut décidée, en janvier 1993, la création de l’ association Oremus.

3 - Objectifs d' Oremus
L’ association Oremus s’ est fixée pour objectif de concourir à la restauration, partout où il est absent, d’ un dialogue entre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle et leurs autorités légitimes.
L’ association Oremus a conscience que la restauration de ce dialogue est une entreprise difficile car bien souvent des traditionalistes eux-mêmes ont pu être la cause de sa rupture par leurs attitudes ou leurs propos.
Cependant il nous semble que dans la perspective d’ un retour à l’ unité et à la sérénité tout doit être entrepris pour que soit restauré un dialogue qui est la condition élémentaire d’ un rétablissement de la paix dans les diocèses.
L’ association Oremus veut affirmer clairement que son vœu n’ est pas de voir appliquer un droit absolu ni même, comme quelques-uns ont pu le craindre, que la liturgie traditionnelle remplace les formes liturgiques actuelles.
L’ association Oremus souhaite seulement que soit octroyé par les autorités légitimes de tous les diocèses de France le privilège de la célébration de la liturgie traditionnelle, de sorte que les catholiques attachés à celle-ci puissent vivre à son rythme sans avoir à poursuivre leurs relations avec les prieurés de la Fraternité Saint-Pie X et en étant assurés de la bienveillance de leur pasteur et de leur communion publique avec lui.
L’ association Oremus qui ne désire pas agir au niveau de chaque diocèse espère seulement pouvoir concourir en dehors de toute polémique à un rétablissement indispensable de la confiance tant de la part des fidèles catholiques encore inquiets des attitudes de leur hiérarchie que des autorités légitimes.

II - LA SITUATION EN FRANCE EN 1999

Pour la clarté de ce dossier, il nous a semblé utile de présenter notre vision de la situation actuelle des fidèles de France attachés à la liturgie traditionnelle. Pour y parvenir nous nous proposons de développer trois aspects principaux:

1 - Qui sont les fidèles attachés en France à la liturgie traditionnelle?
Du fait de leur grand nombre, les catholiques français attachés à la liturgie traditionnelle ne constituent pas un ensemble homogène et monolithique mais expriment plutôt toute une gamme d’ attitudes et de sensibilités. En simplifiant d’ une manière schématique, on pourrait distinguer parmi ces fidèles les quatre catégories suivantes:
a) les fidèles qui, pour des raisons diverses, ont refusé, généralement à cause de leurs outrances, les réformes liturgiques qui se sont mises en place en France depuis les années 60. Ces fidèles sont aujourd’ hui bien évidemment les plus âgés et ne constituent pas une proportion importante de l’ ensemble des catholiques français attachés à la liturgie traditionnelle;
b) les fidèles qui ont suivi, à partir de 1970, les associations et mouvements proches de Monseigneur Lefebvre. Il est à noter que de nombreuses personnes ont renoué avec leur foi catholique à l’ occasion de tous ces événements. C’ est ainsi qu’ un grand nombre de catholiques français sont toujours attachés à la foi catholique à travers sa liturgie traditionnelle. Cette catégorie beaucoup plus importante numériquement que la précédente regroupe des fidèles de tous âges et de toutes conditions;
c) aux deux catégories précédentes, il faut ajouter les familles — généralement nombreuses — qui se sont développées au sein du mouvement traditionaliste et qui sont restées le plus souvent attachées fidèlement à la liturgie traditionnelle. Cette catégorie composée essentiellement de jeunes de moins de trente ans est de loin la plus importante. Elle est donc constituée de jeunes hommes et de jeunes filles qui, bien qu’ ils soient nés pour la plupart après les réformes liturgiques, restent très attachés aux valeurs de la liturgie traditionnelle, bien que cela ne soit pas le fruit d’ une quelconque nostalgie;
d) enfin, il est indéniable que se développe en France un fort mouvement, notamment parmi les jeunes, d’ attraction vers les formes traditionnelles de la liturgie. Cette attraction se fonde d’ une manière positive sur les valeurs du silence, du sacré, de l’ adoration et de la piété. Cette catégorie de fidèles se recrute le plus souvent chez des convertis qui redécouvrent à travers cette liturgie une foi qu’ ils avaient perdue ou dont ils s’ étaient séparés depuis longtemps.
Il est difficile de mesurer avec précision le nombre total des fidèles français qui sont aujourd’ hui attachés à la liturgie traditionnelle. Cependant, en se fondant sur un certain nombre d’ éléments (adhérents à des associations ou des mouvements attachés à la liturgie traditionnelle, abonnés à des revues, participants à des pèlerinages, fidèles de chapelles ou de lieux de culte, signataires de pétitions en faveur de la messe traditionnelle...), il est légitime d’ estimer que le nombre des familles attachées à la liturgie traditionnelle est supérieur à 150 000, ce qui implique que 500 000 personnes (hommes, femmes et enfants) au moins sont aujourd’ hui en France fortement attachées à cette liturgie.

2 - Situation actuelle des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle
Les fidèles français attachés à la liturgie traditionnelle se divisent actuellement en trois groupes que l’ on pourrait définir de la manière suivante:
a) des fidèles qui sont restés encore aujourd’ hui attachés à la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X et à ses satellites.
Il est à noter que ces fidèles sont pris en main par une structure très développée, animée par plus de cent prêtres qui quadrillent un réseau de plusieurs centaines d’ associations et de prieurés. Au sein de cette communauté la prédication sacerdotale exhorte en permanence à la défiance envers les évêques diocésains et le Magistère. Ainsi sont critiqués publiquement le nouveau catéchisme, l’ enclyclique Splendor veritatis ou l’ encyclique Evangelium vitae. Pour ces fidèles, la défense de la messe traditionnelle constitue un véritable «étendard» qui réunit tous ceux qui s’ opposent aux évêques et aux autorités romaines.
Il est clair que les prises de position de ces groupements et associations sont sans doute largement à l’ origine de l’ attitude de défiance de nombreux évêques qui peuvent craindre qu’ en octroyant le privilège de la messe traditionnelle, c’ est en fait ce courant hostile à la hiérarchie et au Magistère authentique qu’ ils seraient amenés à soutenir.
b) des fidèles qui, attachés à la liturgie traditionnelle, souhaitent fortement suivre l’ Eglise et leurs évêques.
Ils constituent un groupe très nombreux de fidèles qui sont aujourd’ hui attachés à la liturgie traditionnelle. Hier comme aujourd’ hui, ils sont particulièrement liés au Siège de Pierre et se sont manifestés en grand nombre lors des différentes venues du pape en France. Aujourd’ hui encore ils se sentent particulièrement mobilisés pour l’ organisation et l’ animation des journées mondiales de la jeunesse qui se dérouleront à Paris en août 1997. Pour ces hommes et femmes, leur attachement à la liturgie traditionnelle est parfaitement compatible avec leur fidélité aux autorités diocésaines et leur insertion dans la communauté ecclésiale.
Cependant, ces fidèles ont souvent l’ impression d’ être «les mal aimés» d’ un clergé qui se méfie d’ eux et qui, dans de nombreux diocèses, refuse de les reconnaître comme pleinement catholiques et n’ accède pas à leur demande de se voir accorder le privilège de la liturgie traditionnelle. Le résultat fâcheux de cette situation peut être qu’ ici ou là certains d’ entre eux, par obligation pratique, soient tentés de conserver des liens de liturgie avec la Fraternité Saint-Pie X et soient donc ainsi soumis à une prédication qui n’ est plus bienveillante envers l’ Eglise. Une autre conséquence tout aussi dramatique est qu’ un certain nombre de ces fidèles s’ estimant abandonnés par leurs pasteurs finissent par cesser toute pratique religieuse.
c) les fidèles hésitants.
A côté des deux groupes de fidèles que nous avons présentés précédemment, nous pouvons distinguer un nombre extrêmement important de catholiques français qui ont cessé toute pratique religieuse et qui sont restés attachés aux formes traditionnelles de la liturgie, mais qui ne souhaitent pas suivre la Fraternité Saint-Pie X dans sa dérive schismatique tout en ne pouvant bénéficier d’ une liturgie conforme à leurs attentes spirituelles; de ce fait, ils se replient de plus en plus nombreux en dehors de la communauté ecclésiale.

3 - La célébration de la liturgie traditionnelle dans les diocèses de France
La France métropolitaine est aujourd’ hui divisée en 93 diocèses. Leur attitude vis-à-vis de la célébration de la liturgie traditionnelle peut varier considérablement pour chacun d’ entre eux. Ainsi pouvons-nous distinguer assez clairement trois catégories de diocèses, eu égard à cette question.
a) les diocèses dans lesquels est célébrée régulièrement pour les fidèles la liturgie traditionnelle.
Ces diocèses, heureusement de plus en plus nombreux, sont encore minoritaires puisqu’ ils ne constituent encore qu’ un groupe de 45 diocèses. Dans ceux-ci les fidèles peuvent vivre au rythme de la liturgie traditionnelle, dans un cadre approprié, en communion avec leur évêque diocésain. Mieux encore, dans certains de ces diocèses la bienveillance de l’ évêque a permis la mise en place de plusieurs lieux de culte où est célébrée régulièrement la liturgie traditionnelle, permettant ainsi à un plus grand nombre de fidèles de bénéficier de ce privilège.
Dans tous ces diocèses on constate d’ énormes progrès vers ce que l’ on pourrait appeler la «réconciliation» entre les différentes composantes de l’ Eglise locale. De plus, les fidèles qui restent attachés à la liturgie traditionnelle peuvent vivre leur foi au rythme de celle-ci sans se trouver dans «l’ obligation pratique» de continuer à suivre la vie liturgique des prieurés de la Fraternité Saint-Pie X. Enfin, il est évident que cette situation est particulièrement utile à la décrispation des esprits et concourt très efficacement à rétablir d’ authentiques liens de charité fraternelle entre les fidèles attachés à la liturgie traditionnelle, le clergé et leurs évêques.
b) les diocèses dans lesquels la liturgie traditionnelle est célébrée d’ une manière occasionnelle ou particulière.
Il s’ agit des 11 diocèses français dans lesquels la liturgie traditionnelle n’ est célébrée que d’ une manière occasionnelle (par exemple un dimanche sur deux) ou bien dans des conditions qui ne sont pas propices à l’ instauration d’ une authentique vie chrétienne pour des familles de fidèles (par exemple les diocèses au sein desquels la liturgie traditionnelle n’ est célébrée que dans des communautés monastiques).
Il est à noter que, dans ces diocèses, la situation des fidèles attachés à la liturgie traditionnelle est particulièrement délicate puisque soit il ne leur est pas possible d’ assister régulièrement à celle-ci, soit ils doivent, pour y participer, se mettre au rythme d’ une communauté monastique ou religieuse qui n’ est pas celui de familles et particulièrement d’ enfants, soit enfin ils sont obligés de se rendre à la messe dans un autre diocèse, c’ est-à-dire le plus souvent à une distance assez éloignée, ce qui amène malheureusement beaucoup d’ entre eux à cesser toute pratique religieuse.
La situation de la liturgie traditionnelle dans ces diocèses engendre chez beaucoup de fidèles le sentiment d’ être exclus de la communauté ecclésiale et amplifie le sentiment de doute d’ une réelle bienveillance des autorités religieuses légitimes à leur endroit, confortant ainsi un sentiment qui malheureusement s’ est développé au cours des vingt dernières années chez beaucoup de fidèles.
De fait, on constate que dans la plupart de ces diocèses les fidèles, bien souvent contre leur gré, finissent par préférer la fréquentation d’ un prieuré de la Fraternité Saint-Pie X à celle de lieux de culte «officiels», mais où la liturgie traditionnelle est célébrée d’ une manière trop intermittente.
c) les diocèses dans lesquels la liturgie traditionnelle n’ est pas célébrée en accord avec l’ ordinaire du lieu.<