Oran... 5 juillet 1962

 

Informations financières et politiques sur Le Pilori et ses annexes

----- Original Message -----
From: joseph castano
Sent: Tuesday, June 29, 2010 5:25 PM
Subject: ORAN… 5 JUILLET 1962

I

ORAN… 5 JUILLET 1962 LE GENOCIDE

« J’ écris dans ce pays que le sang défigure qui n’ est plus qu’ un monceau de douleurs et de plaies, une halle à tous vents que la grêle inaugure, une ruine où la mort s’ exerce aux osselets. » (Louis Aragon - « François la Terreur »)

Ce jeudi 5 juillet ne paraissait pas devoir être, à Oran, une journée plus angoissante que les autres. Comme depuis cinq jours, les Oranais s' éveillaient dans les rumeurs d' une foule qui avait déjà envahi la rue, ivre de promesses et de rêves. On allait enfin connaître le bien être, le monde allait changer de face, le pactole allait couler. Et la fête continuait... tandis que les Français qui étaient encore là bouclaient leurs valises ou attendaient, écrasés de soleil et de misère, un bateau sur les quais ou un avion aux abords de l' aérogare.

Un soulagement pourtant se faisait jour parmi ces Français-là. Tous avaient redouté la date fatidique du 1er juillet (référendum) et plus encore celle du 3 juillet qui avait vu défiler sept katibas de l' ALN dans Oran. Or, rien de ce qu' on avait craint ne s' étai passé. Les enlèvements se succédaient, certes, les attentats sournois au coin des rues, aussi, mais il n' y avait pas eu de déferlement de la masse musulmane et le chef de détachement des unités de l' ALN, le Capitaine Bakhti avait déclaré aux Européens: « Vous pourrez vivre avec nous autant que vous voudrez et avec toutes les garanties accordées par le GPRA. L' ALN est présente à Oran. Pas question d' égorgements. Bien au contraire, nous vous garantissons une vie meilleure que celle que vous connaissiez auparavant! »

De plus, le général Katz, en personne, avait estimé qu’ il avait pris toutes les dispositions nécessaires pour que les manifestations du 5 juillet à Oran se passent dans le calme le plus absolu. Avec le Capitaine Bakhti, il s’ était engagé à ce que les réjouissances algériennes ne débordent pas en ville européenne. Pourquoi dans ce cas là s' inquiéter plus que de coutume? La fête marquant la célébration de l' indépendance algérienne pouvait commencer...

Cependant, dès l' aube, le village nègre (quartiers arabes) se mit en mouvement et contrairement à ce qui avait été promis, ce furent des milliers de Musulmans qui déferlèrent vers la ville européenne, s' étourdissant dans les cris, les chants, les you-you des femmes. Rien ne laissait encore prévoir le drame qui allait se passer. Pourtant de nombreux Européens constatèrent que certains avaient une arme à la main et que beaucoup d' autres tentaient de dissimuler soit un revolver, un couteau, un fusil, une hache ou un gourdin. Le doute n' était plus permis. Alors les plus avertis se barricadèrent et on essaya de prévenir par téléphone les amis et la famille de ses craintes.

Place Jeanne d' Arc située devant la cathédrale, une Musulmane, après avoir poussé une série de you-you stridents, grimpa sur le socle de la statue équestre de la pucelle d' Orléans. On lui tendit un drapeau vert et blanc qu' elle accrocha à l' épée que Jeanne d' Arc pointait vers le ciel. Une immense clameur accueillit cette action. Survoltée par sa prouesse, la mégère entreprit, toujours juchée sur le socle, une danse du ventre endiablée, supportée en cela par des milliers de mains qui claquaient au rythme de la danse. Il n' y avait plus de France en Algérie, il n' y avait plus de pucelle Française. L’ Algérie appartenait aux Algériens!

A midi moins dix, devant le théâtre municipal où s' était rassemblée la foule, un silence incompréhensible s' établit soudain. Des responsables du FLN, étaient là, encadrant la meute et semblant attendre un signe. Puis quatre coups de feu isolés se firent entendre. C' était le signal! Ce fut alors que plusieurs hommes, semblant mettre à exécution un plan mûrement réfléchi, partirent en courant dans toutes les directions, criant: « C' est l' OAS, c' est l' OAS qui nous tire dessus!» entraînant par là même la foule qui se mit également à courir en criant « OAS, OAS, OAS! »

De ce rassemblement qui se devait - aux dires de Katz - être pacifique, émergèrent soudain des hommes en armes qui, pour affoler les gens, tirèrent dans toutes les directions - y compris sur la foule - aux cris de « OAS assassins! Sus à l' OAS! »

Bientôt le feu fut dirigé sur les sentinelles françaises en faction devant la mairie, le Château-Neuf (là précisément où se tenait l' état-major de Katz) et l' hôtel Martinez qui hébergeait les officiers français. Après un moment d' hésitation, les soldats français ripostèrent à leur tour avant de se barricader. Ce fut là le point de départ du plus grand pogrom anti-européen que l’ Algérie n’ eût jamais connu.

Ce qui va se passer ce 5 juillet à Oran, sera insoutenable à voir. Toutes les limites de l' horreur seront franchies. Des centaines d' Européens seront enlevés; on égorgera, on émasculera, on mutilera pour le plaisir, on arrachera les tripes des suppliciés, on remplira les ventres de terre et de pierraille, des têtes d' enfants éclateront contre les murs comme des noix, des hommes seront crucifiés, brûlés vifs; des femmes seront violées puis livrées à la prostitution; le sang se répandra en nappes tandis qu' au village nègre, les Européens encore vivants seront suspendus par le palais aux crochets d’ abattoir.

Comment pardonner, 48 ans après l’ horreur de ce sang pleurant des viandes… ces bouts de cadavres que l’ étal tenait suspendu à ses crochets? Le crime est bien trop grand pour que nous n’ en perdions jamais le souvenir!

Très vite, les Européens qui ne s’ attendaient pas à ce déferlement de violence furent pris en chasse et bientôt ce ne fut qu’ horreurs et abominations.

Les cris de terreur trouvaient leur écho dans toutes les gorges des victimes pourchassées. Il ne subsistait plus le moindre sang froid, plus le moindre germe d' humanité... Ce n' était plus qu' une avalanche de démence et de terreur. Le carnage était sans précédent. La puanteur uniforme de la mort avait remplacé les odeurs multiples de la vie.

Pendant ce temps, l' armée française se barricadait dans les postes de garde en position de surveillance. Un hélicoptère survola la ville. A son bord, le Général Katz essayait d’ apprécier la situation. D' après le rapport des sentinelles, sur la seule place d' Armes, il y avait au moins vingt cadavres d' Européens affreusement mutilés. Mais du haut de son appareil, le « boucher d' Oran » - ainsi l' avaient surnommé les Oranais - crut pouvoir conclure que la ville semblait calme (!). Tout était, apparemment, rentré dans l' ordre! Il valait mieux éviter un affrontement avec le FLN, pensa-t-il!... et le drapeau français fut amené pour ne pas exciter davantage la multitude.

Chaque Européen était devenu proie, gibier face à la foule terrible, acharnée à sa joie, déchaînée, et quand ils apercevaient des véhicules de l' armée française, en proie à la terreur, tentaient d' y grimper… ils y étaient la plupart du temps repoussés à coups de crosse.

C' était l' épouvante parmi eux. « Mais que fait l' armée, que fait l' armée? » disaient-ils. Ils entendaient encore les hauts parleurs des camions militaires promener dans toute la ville, le lancinant et rassurant appel: « Oranais, Oranaises, n' écoutez pas ceux qui vous mentent (sous-entendu, l' OAS). L' armée est ici et restera pendant trois ans pour vous protéger. ». C' était, les 26, 27 et 28 juin 1962!

Des hommes en tenue de combat, rutilantes de neuf, « les valeureux soldats de la libération », et d' autres civils armés se déversaient dans les immeubles et en ressortaient des files d' Européens, hommes, femmes, enfants, vieillards. Ces malheureux « convois de la mort » prenaient la direction d' Eckmuhl, du Petit Lac et de la Ville Nouvelle, mains sur la tête, sous les sarcasmes, les crachats, les injures, les coups et les huées de la populace. Pour eux, c' était la fin, ils le savaient et ils priaient pour que la mort vînt les prendre le plus vite possible et les arracher aux supplices qui les attendaient. Avec amertume ils se remémoraient les paroles de Fouchet: « La France n' oubliera jamais l' Algérie. Sa main sera toujours là pour l' aider»... « Comment pouvez-vous croire que la France puisse vous abandonner? Vous avez la garantie d' un traitement privilégié ».

Il est vrai que le Ministre n' avait pas précisé de quel traitement il s' agirait!... Et aujourd' hui, la ville toute entière leur paraissait une tombe: la leur. Aucune aide de personne à attendre. Crier, appeler au secours, tout était inutile. C' était le colonialisme et la génération nouvelle qu' on allait détruire, voilà tout. Alors, qu' importait qu' on saignât les enfants et qu' on ouvrît le ventre des mères, qu' on arrachât les tripes des suppliciés et qu' on les pendît par les pieds au-dessus de braises incandescentes...

A dix sept heures, enfin, le bruit caractéristique d' un convoi de camions se fit entendre. C' était la gendarmerie mobile, l' âme damnée du Général Katz qui prenait position. Dès cet instant, comme par miracle, la manifestation prit fin et la populace disparut... mais il était trop tard.

Des centaines de cadavres jonchaient les rues, le sang avait maculé trottoirs et rigoles, les appartements étaient dévastés, les magasins pillés, les disparitions ne se comptaient plus, la ville avait pris le visage de l' apocalypse.

Pourquoi cette intervention s' était-elle produite si tardivement? Avait-on décidé de faire payer aux Oranais leur folie, leur passion pour l' Algérie française, leur trop grande fidélité à l' OAS?

Où était passé le Capitaine Bakhti, l' homme fort, l' homme de confiance de Katz, qui avait déclaré le 3 juillet qu' il n' était pas question d' égorgement?

La réponse est simple: Paris, qui, grâce à ses renseignements, s' attendait à cette explosion de folie furieuse, avait ordonné à Katz « de ne pas bouger, de laisser faire ». Et Katz, grosse brute bornée qui tirait vanité de sa servilité - même quand il s' agissait d' assassiner ou de laisser assassiner des Français! - à la recherche constante d' une nouvelle étoile, obtempéra aveuglément. Ceci est une certitude. Les preuves matérielles foisonnent en ce sens. Ce qui est incontestable, c' est que l' ordre de Paris, capté à la poste centrale vers 16 h 30, de faire cesser la tuerie eut instantanément son effet. A 17 heures, tout était fini et la ville abasourdie était plongée dans un silence de mort, de cette mort qui pendant six heures s' était abattue sur elle. Katz quant à lui, pouvait être fier: Il avait obéi aux ordres et une quatrième étoile allait récompenser sa fidélité.

Cependant dans la cité meurtrie, l' angoisse étreignait les survivants. Chacun tremblait pour les siens, les gens se cherchaient, beaucoup demeuraient encore cachés de peur de voir la tornade s' abattre de nouveau. Le nombre des disparitions augmentait d' heure en heure, aggravant le tourment des familles. La morgue était pleine à craquer et une odeur fétide s' en dégageait. On en refusa bientôt l' entrée et les corps entassés, mutilés, étaient méconnaissables.

Dans la ville arabe et au Petit Lac, le tas des tués était plus incohérent et plus dense. Il s' échappait une odeur fétide, insupportable, une épouvantable pestilence. On pouvait voir, trempant dans des bains répugnants, les viscères des malheureuses victimes et sur un mur, tracé d' une main maladroite, on pouvait lire: « Les boyaux des Français »... Et toujours cette liesse, et toujours ces cris « Mort aux Chrétiens! »... Et toujours cette foule frénétique, fanatique, cette même foule qui, quelques mois plus tard, n' obtenant rien des promesses invoquées tout au long de la guerre et réduite soudain à la famine, émigrera en France avec une mine attristée et des yeux de douleur, dans cette Patrie qu' ils auront eu plaisir à humilier et dont ils auront persécuté avec délice ses enfants.

José CASTANO

e-mail: joseph.castano0508@orange.fr

Pour ces malheureux, la mort était la seule délivrance…

« Viens ô Mort et emporte mon cœur
Ecoute-moi t’ appeler sans gémir
La terre ne veut plus me porter
Et le ciel est lourd de douleur
»

Richard Scheid

« En songeant à la paix, les Français ont fait preuve d’ un monstrueux égoïsme. L’ Histoire ne saurait leur pardonner leur silence et leur implacable inaction face aux appels désespérés de ceux qu’ on menait joyeusement à l’ abattoir pour y être suspendus vivants par le palais ou dans les chaudrons pour y être ébouillantés. » (Henry Tanner – Journal New York Times – USA)

Le mois prochain: ORAN, 5 Juillet 1962… Les responsabilités

-o-o-o-o-o-o-o-

«Je vais casser ma pipe et je ne serai pas mécontent. Car j' ai trop aimé la France pour accepter ce qu' elle est devenue » (« Mon dernier round » Marcel Bigeard)

-o-o-o-o-o-o-o-

- En complément de cet article: ORAN, 5 Juillet 1962: Un témoignage inédit d’ un responsable du FLN sur cette tragédie: Cliquez sur: Lire la suite http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/12/10/16104396.html
- Et: http://babelouedstory.com/voix_du_bled/5_juillet_2002/5_juillet_2002.html (cliquez)
- Et aussi: http://popodoran.canalblog.com/archives/2008/11/05/11250833.html
- NOTRE DAME DE SANTA-CRUZ à PARIS 2010: Cliquez sur: Lire la suite http://popodoran.canalblog.com/archives/2010/04/12/17556362.html

-o-o-o-o-o-o-o-

COMMEMORATION assassinat Roger DEGUELDRE

Samedi 3 juillet 2010 - 10 heures

+

Le 48ème anniversaire du sacrifice du

Lieutenant Roger DEGUELDRE

Exécuté au Fort d’ Ivry le 6 juillet 1962 pour crime de fidélité à la parole donnée

et du Sergent Albert DOVECAR et de Claude PIEGTS

Exécutés le 7 juin 1962 au « Trou d’ Enfer »

Sera marqué le samedi 3 juillet 2010 à Versailles, par les cérémonies suivantes:
- à 10 h: Messe en l’ Eglise Notre-Dame des Armées – 1, impasse des Gendarmes
- à 11 h: Au cimetière des Gonards, prières et dépôt de gerbes sur la tombe du Lieutenant DEGUELDRE

Les anciens officiers, sous-officiers et soldats des 1er R.E.C, 1er R.E.P et 2ème R.E.P sont instamment invités à participer ou à s’ associer à ces cérémonies.

De la part de leurs familles, leurs amis et du Cercle National des Combattants

CONTACT: CNC - 38, rue des Entrepreneurs: Tél.: 01 40 59 07 66 e-mail: cerclenationalcombattants@orange.fr

-o-o-o-o-o-o-o-

L’ assassinat de Lieutenant Roger Degueldre: http://www.nationspresse.info/?p=25464

-o-o-o-o-o-o-o-

4ème Salon du « savoir faire Pied-Noir » - Port Barcares – 20, 21 22 Août 2010 –

Mas de l’ Ille – Bd des Rois de Majorque (Sortie 12 de la voie rapide) - 66420 - PORT BARCARES - Entrée gratuite – Renseignements au 04.68.86.13.62 ou 04.94.33.68.38 ou 06.61.84.59.93 – e-mail: gabriel.mene@wanadoo.fr

Une magnifique initiative pour un peuple aussi productif que celui des Français d’ ALGERIE, et surtout, pour que sa mémoire demeure (cliquez): http://www.pied-noir.eu/index.php/salon-du-savoir-faire-pied-noir/salonsfpn

- Programme: http://www.pied-noir.eu/images/stories/pdf/flysfpn2010.pdf!

A cette occasion, José CASTANO, donnera le samedi 21 aout, à 16 h, une conférence sur:

« La Tragédie de l’ Algérie française »

Une évocation tragique et bouleversante de ce qui demeurera à tout jamais la plus grande tragédie de la Vème république:
- Evocation de trois grandes tragédies: Le massacre des harkis; Alger, 26 mars 1962; Oran, 5 juillet 1962

- Les fusillés de l’ Algérie française: l’ assassinat du lieutenant Roger Degueldre
- Le drame des disparus
- L’ exode… A travers des visions picturales, l’ arrachement dans la douleur et dans les larmes

-o-o-o-o-o-o-o-o-

- Une revue de qualité dont le but essentiel est la préservation de notre mémoire: « Mémoires d’ Empire » - Abonnement annuel: 20 euros

Président : Robert SAUCOURT – Maison Maréchal Juin – 29, av de Tübingen – 13090 AIX EN PROVENCE – Tél. 06.80.00.90.35 –

e-mail: amefinfo@orange.fr - Site: http://memoiresdempire.free.fr

-o-o-o-o-o-o-o-o-

En février dernier, à la fin de mon article sur « le siège de Bab-el-Oued », j’ avais apporté l’ information suivante:

- Depuis neuf mois, et malgré le froid glacial, des fils et filles de harkis campent, face à l’ Assemblée Nationale, pour demander que le Président de la République les entende, les reçoive, et s’ engage à respecter leurs droits de Français éprouvés. (Cliquez): http://www.comite-veritas.com/newss/pop_news.asp?id=338

Force est de constater que cinq mois plus tard et après 14 mois de « siège », notre Président n’ a pas encore daigné les recevoir. Mesdames et Messieurs les Députés, qu’ attendez-vous pour réagir?

-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir tous les articles de José CASTANO, cliquer sur: - Mes Articles http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/01/13/12079978.html

Ses ouvrages, cliquez sur: -Ma Bibliographie – http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/10/02/15287331.html

Ses conférences, cliquez sur: - Mes Conférences – http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/03/05/12836141.html

Sa biographie, cliquer sur: - Ma Biographie - http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/01/13/12079558.html

----- Original Message -----
From: joseph castano
Sent: Thursday, August 05, 2010 6:09 PM
Subject: ORAN… 5 JUILLET 1962: LES RESPONSABILITES

II

ORAN… 5 JUILLET 1962: LES RESPONSABILITES

« Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, s’ il n’ a l’ âme et le cœur et la voix de Néron » (Lamartine)

La nuit tomba sur Oran. Le couvre-feu le plus pesant de toute l' histoire de cette ville s' abattit sur les Oranais encore assommés par ce qu' ils venaient de vivre. Les quartiers européens n' existaient plus, ils avaient été rayés de la carte. Oran la ville lumière, celle qu’ on surnommait « l’ Andalousie française », était morte...

A la radio française, le speaker annonça d' une voix calme: « Quelques incidents se sont produits à Oran » et le journal du jour avait reproduit une déclaration de Ben Khedda qui, s' adressant aux Européens avait dit: « Nous appliquerons loyalement les accords d' Evian car les Européens ont leur place ici ».

A cet instant, toutes les pensées étaient dirigées vers la ville arabe où étaient retenus des centaines -peut-être des milliers- de Français. Une étrange lueur montait du village nègre en liesse. Quels sacrifices célébrait-on?

Au même moment, un grand gala avec la participation de nombreuses vedettes avait lieu sur la Côte d' Azur. Dans la joie, au son des orchestres, on dansa tard dans la nuit... comme on avait dansé à Versailles, pendant que la France perdait le Canada.

Le lendemain 6 Juillet, Oran se réveilla hébétée. Tous ceux qui avaient pu conserver la vie voulaient partir. Oui, fuir… quitter cette ville au plus vite et cette odeur de sang. Courir sans se retourner, et que tout cela s’ efface à jamais, Seigneur Dieu…

Ce brusque retour à la sauvagerie, ces crimes d' une cruauté inconnue qui, en quelques heures, achevèrent de vider la cité, créèrent l' irréparable. Les Oranais se sentaient tellement menacés en ville qu' ils préféraient camper, entassés au port ou à la Sénia (aéroport), sous un soleil de plomb, dans des conditions absolument inhumaines. De jeunes enfants, des vieillards en moururent. Les avions étaient inexistants, les transports maritimes en grève.

Cette ultime brimade sonnait le glas des Oranais. On leur refusait les moyens de sortir de leur enfer; on leur marchandait l' exode. Jamais! Jamais ils ne devraient oublier!...

Ce jour là, le journal « Le Monde » avait titré:

« LA CELEBRATION DE L’ INDEPENDANCE DE L’ ALGERIE »

"Une fusillade éclate à Oran au passage d’ une manifestation de Musulmans. La responsabilité de ces incidents entre Européens et Algériens n' a pu être établie". Ce sera vite chose faite.

Tout comme les services officiels d' information, le général Katz laissa supposer que le massacre résultait d' une provocation attribuée à l' OAS. Pourtant un Musulman, le préfet d' Oran, M. Laouari Souiah, officiellement désigné par l' exécutif provisoire ne rejettera nullement la responsabilité sur l' OAS qui, faut-il le rappeler, n' existait plus à cette date. Il proclama à cet effet: "Les événements de la veille sont le fait d’ irresponsables qui seront sévèrement châtiés. »

Cependant, beaucoup refusaient encore le départ, attendant désespérément le retour d' un mari, d' un enfant, d' un frère disparus depuis la veille. Pour eux c' était l'attente inhumaine, sans nom. L' espoir était bien maigre, mais chacun s' y accrochait. Peut-être l' armée se déciderait-elle "enfin" à réagir et tenterait une opération de secours... une opération humanitaire pour sauver ces malheureux? Et dans toutes les administrations, aux commissariats, aux gendarmeries, à l' état-major de l' armée française, à la mairie, à la préfecture, les déclarations de disparition s' accumulaient. Des scènes déchirantes avaient lieu; des mères terrassées par le chagrin et l' angoisse s' effondraient. En quelques heures, des milliers de noms furent enregistrés… mais le général Katz ne s' émut pas pour autant. Pire, au lieu d' ordonner une perquisition générale dans la ville arabe, alors qu' il en avait militairement les moyens, il affirmait que ces disparitions étaient l' œuvre de personnes « ayant quitté Oran dans la journée du 5 Juillet »

Ainsi donc, des pères, des mères, des enfants s' en seraient allés, séparément, au plus fort de l' émeute, sans prévenir personne, abandonnant leurs familles? De qui se moquait le "boucher d' Oran"?

Et pour justifier son ignominieuse conduite, il déclara haut et fort que le nombre des disparus était exagéré et que l' OAS avait provoqué les incidents en tirant sur les Arabes...

Et pourtant, il était très facile pour l' armée française de sauver tous ces malheureux. Son effectif s’ élevait, pour la seule ville d’ Oran, à 18000 hommes qui demeurèrent inertes face à ce massacre. Il est à noter cependant que sur le millier d’ officiers présents, moins d’ une dizaine (dont le lieutenant Kheliff, d’ origine algérienne) refusèrent d’ obtempérer aux ordres indignes de la hiérarchie et se portèrent, la plupart du temps avec un effectif réduit limité à une section, au secours d’ Européens, leur évitant ainsi une mort atroce. Par ailleurs, si les gendarmes mobiles -au lieu de se contenter d' investir les quartiers européens- avaient poussé leur progression vers la Ville Nouvelle (quartiers arabes), ils auraient libéré en un rien de temps les centaines, voire les milliers de pauvres gens retenus captifs. Toutes les exécutions n' avaient pas encore eu lieu et ce ne fut que les jours suivants, pour effacer toutes traces, que les victimes furent massacrées et dépecées quand elles ne furent pas acheminées dans des endroits tenus secrets pour y être réduites à l' esclavage et à la prostitution. D' autre part, dans les témoignages qui affluaient de toute part, les autorités militaires notaient qu' il était souvent question du "Petit Lac". Des exécutions en série y avaient lieu.

Le « Petit Lac », était un endroit situé à la périphérie d' Oran, en plein quartier arabe. C' était une grande étendue d' eau salée qui servait de dépotoir clandestin et aux abords duquel aucun Européen ne s' aventurait jamais depuis plus d' un an. Bientôt des camps furent dressés où furent parqués les "disparus", survolés en cela par l' aviation française, ce qui ajoutait à la torture physique des malheureux, la torture morale qui était d' espérer et d' attendre l' intervention de l'armée française. Pourtant, ils y croyaient fermement car, comble d' ignominie, à proximité de leur univers concentrationnaire, existait un camp militaire français dont la sonnerie du clairon leur parvenait distinctement matin et soir. Que d' horribles, que d' épouvantables hurlements ces militaires français ont-ils dû entendre des jours durant, eux qui étaient terrés derrière leurs remparts de barbelés, l' arme au pied, attendant la quille prochaine!...

Mais la grandeur gaullienne ne s' abaissa pas à donner les ordres nécessaires pour sauver ces sacrifiés et les cadres de l' armée respectèrent les ordres reçus de ne pas intervenir, abandonnant ceux qui n' étaient plus que des morts en sursis, oubliant que, pour des raisons similaires, on condamna à la fin de la seconde guerre mondiale, les officiers allemands qui ne s' étaient pas opposés aux ordres d’Hitler. Ils sauvèrent ainsi leur carrière, certes! Plus tard, colonels et généraux, couverts de titres et de médailles usurpés, ils se prélasseront et se féliciteront de leur "bon choix". Mais, où est leur honneur? Que devient une armée sans honneur?

Le samedi 7 Juillet, le journal Le Monde annonçait: "Une trentaine de personnes tuées au cours des incidents de jeudi". Page 2, dans son développement, l' information passait au conditionnel: « La fusillade d' Oran aurait fait plus de trente morts » et France-Soir, pour sa part, ne parlait que de « nombreux blessés » (!)...

Pourtant à trois reprises sur les ondes de la radio, M. Souiah, le Préfet d' Oran, avait déclaré: « Nous ne pouvons tolérer de pareils actes criminels à un moment où il est demandé une mobilisation générale de toutes les énergies saines ». Comme la veille, il rejeta la responsabilité de l' émeute sur des éléments provocateurs, mais à aucun moment il ne fit allusion à la défunte OAS. La rancœur de Katz était sans bornes. Mais le préfet n' en resta pas là. Pour mieux se faire comprendre, il donna l' ordre de désarmement aux éléments incontrôlés, annonçant des mesures très sévères à cet effet. Le coup de grâce était assené au "boucher d' Oran" qui, dit-on, faillit manger son képi.

Le préfet, lui, un chef de la rébellion venait de confirmer devant la presse internationale que les "éléments incontrôlés" n' étaient pas le fait d' irréductibles de l' OAS... alors qu' il lui aurait été facile de le laisser croire à l' opinion. De plus, si la presse française, dans son ensemble (hormis le journal L' Aurore), continuait de mentir sur les événements du 5 Juillet, les Arabes eux-mêmes, pris d' un certain sentiment de culpabilité -et peut-être de honte- se livrèrent à quelques déclarations. C' est ainsi que dans « L' Echo d' Oran » du 9 Juillet, page 6, le Docteur Mustapha Naid, directeur du Centre Hospitalier d' Oran, parlait déjà de 101 morts européens et de 145 blessés, sans compter les disparus. On était encore très loin du compte mais on y venait peu à peu...

Le mardi 10 Juillet sera un jour noir pour le « boucher d' Oran ». Tous les journalistes présents furent conviés à une conférence de presse du capitaine Bakhti, le responsable de la zone autonome d' Oran. Il s' agissait de faire la lumière sur les récents événements.

Vers dix huit heures, au lycée Ardaillon, le capitaine annonça que tout le monde allait être conduit en un lieu où étaient détenus plus de deux cents bandits responsables des massacres. Cette nouvelle fit sensation. Katz pâlit, il était effectivement sur le point de croquer son képi. Toutefois un espoir subsistait... Bakhti avait parlé de bandits sans indiquer leurs origines. Peut-être s' agissait-il de « désespérados » de l' OAS?... Peut-être avait-il eu "l' idée" de puiser dans la masse des "disparus" européens ces deux cents bandits qu' on aurait facilement fait passer pour des activistes?...

Quelques minutes plus tard, les journalistes prirent la direction de Pont-Albin, un petit village situé à une dizaine de kilomètres d' Oran où étaient installés les détachements de l' ALN. Là, le capitaine Bakhti leur présenta les deux cents meurtriers qui, expliqua t-il, composaient un gang d' assassins de la pire espèce dans les faubourgs du Petit Lac, de Victor Hugo et de Lamur. Ce furent -aux dires de l' officier- eux qui provoquèrent le massacre.

A leur tête, se trouvait un assassin notoire -une bête sanguinaire-: Moueden, dit Attou, connu pour son caractère particulièrement violent et sauvage et sa cruauté qui lui procurait une indicible jouissance.

Bakhti expliqua que lors de son arrestation, ce bandit tenta de résister et fut abattu. De plus, deux tonnes de matériels de guerre, armes et fournitures diverses, furent récupérées ainsi que des quantités d' objets volés aux Européens le 5 Juillet et les jours précédents. Ce fut là la version officielle reprise en toute bonne foi, sur le moment, aussi bien par les journalistes de la presse internationale, que, plus tard, par d' éminentes personnalités telles que Claude Martin, Marcel Bellier, Michel Pittard qui relatèrent cette tragédie. En outre, cette version officielle fut confirmée -trente ans après- par le général Katz, en personne, dans son recueil d' ignominies et d’ infamies: « L' honneur d' un général ».

Pourtant, un premier coup de théâtre sema le trouble parmi ceux qui avaient travaillé sur le sujet.

Le 6 Juillet 1972, le journal « RIVAROL » révélait sous la plume du Docteur Jaques Couniot, que « le dit Attou se portait comme un charme et qu' il était même (ça ne s' inventerait pas) employé aux Abattoirs municipaux d' Oran », ajoutant même à l' adresse d' Attou: « Un homme, vous le voyez, dont la vocation est indéracinable »...

Les choses en seraient restées là s' il n' y avait pas eu, en 2002, la parution d' un ouvrage remarquable intitulé "Fors l' Honneur", qui contait la guérilla OAS à Oran en 1961/62 et dont l' auteur n' était autre que Claude Micheletti, responsable du Renseignement au sein de l' Organisation oranaise.

Second coup de théâtre: P. 215, nous apprenions avec stupéfaction que le sinistre Attou ne pouvait être, le 5 juillet, à la tête des tueurs dès lors qu' il avait été abattu quelques semaines plus tôt par un commando de l' OAS. Faisant preuve d' un scepticisme bien légitime après 40 ans de désinformation, je m’ en ouvrais directement à l' auteur qui, avec compréhension, m’ apporta les éléments qu' il était le seul à détenir.

De plus, à l' appui de ses explications verbales, il me fit parvenir, pour exploitation, une liasse de documents originaux « top secrets », émanant de sources officielles de l' époque, notamment du FLN/ALN et de la gendarmerie "blanche".

Concernant le triste sire Attou, sa férocité était telle qu’ il répandait la terreur au sein même de sa bande de tueurs…

Pour un mot, un geste, un rien, il torturait à mort ses propres coreligionnaires, femmes et enfants inclus, trouvant dans les délices des sévices une jouissance indicible...

L' écho de ces excès ne manqua pas de parvenir aux sphères dirigeantes de la rébellion qui, à maintes reprises, "avertirent" Attou de réfréner sa frénésie hystérique sur la population musulmane. Rien n' y fit! Le sang l’ enivrait et le meurtre, chez lui, était profondément enraciné.

Les recommandations -voire, les réprimandes- adressées par la hiérarchie n' ayant aucun effet sur ce tortionnaire, en "désespoir de cause", le FLN décida de "lâcher" Attou en le livrant à la gendarmerie "blanche" française. Cependant, convaincue que ce dernier serait aussitôt libéré s' il était présenté à un juge; las de rédiger des P.V mortuaires où les sévices du dénommé Attou gagnaient chaque jour en raffinements et ulcérée de constater les connivences dont profitaient les égorgeurs patentés, la gendarmerie informa, le 24 Avril 1962, le 2ème Bureau de l' OAS (Renseignements) dirigé par Claude Micheletti et lui livra l' intéressé. De ce jour, Mouedenne Attou, né le 17 Août 1921 à Thiersville, C.I n FU68038, n' eut jamais plus l' occasion d' exercer ses cruautés...

Par ailleurs, de Pont-Albin où avait été organisée la mascarade, aucun journaliste ne fut convié à se rendre en Ville Nouvelle et au Petit Lac, là précisément où les survivants étaient regroupés avant d' être exterminés...

Ainsi, malgré le grotesque de cette mise en scène qui consista à faire endosser à un mort la responsabilité exclusive du génocide du 5 juillet, avalisée en cela par un général Français, il fut officiellement confirmé qu' aucun Européen ne fut à l' origine de l' émeute sanglante.

Un journaliste demanda au capitaine Bakhti pourquoi le gouvernement français tenait-il tellement à faire rejeter la responsabilité du massacre sur des éléments de l' OAS qui n' existait pourtant plus. L' officier répondit dans un sourire amusé que le gouvernement et ceux qui le servaient -sous entendu, le général Katz- détenaient, seuls, la responsabilité de leurs propos... ce qui fit dire tout haut à un journaliste Pied-Noir, à rencontre de ses confrères: « Si le 26 Mars, pour la fusillade de la rue d'Isly, vous êtes arrivés à faire croire que c' était l' OAS qui avait ouvert le feu sur la foule... cette fois-ci, c' est râpé »

D' après certaines "mauvaises langues" de l' entourage de Katz, il paraîtrait que le valeureux général n' en dormit point de la nuit...

Le 11 août 1962, l' Echo d' Oran informait ses lecteurs que la décharge du "Petit Lac" allait disparaître: "Le gouvernement algérien a commencé son œuvre de salubrité. Cela représente quinze hectares d' immondices de cinq mètres de haut. L' odeur qui s' en échappait était devenue insoutenable."

Bien qu’ une partie du « Petit Lac » subsiste encore aujourd’ hui, ainsi seront murés définitivement les tombes des torturés, des lynchés, des égorgés du Village Nègre du 5 juillet et la trace de cet odieux holocauste à tout jamais effacée.

Les victimes de cette journée meurtrière avaient été évaluées officiellement à trois mille personnes, disparus inclus, et quand on sait avec quelle parcimonie le gouvernement diffusait ses informations, on tremble à l' idée de ce que pourrait être le véritable bilan de ce génocide. On ne connaîtra jamais le nombre exact des morts, des blessés et des disparus; la France ne le dira probablement pas... en admettant qu’ elle ne le connaisse jamais.

Ces morts, les Français ne les ont guère pleurés. Il est vrai qu' ils ne surent pas grand chose de leur fin tant les organes d' information, et les responsables politiques, heureux d’ avoir retrouvé "enfin" la paix, se gardèrent bien d' assombrir les multiples réjouissances. Après tout, il ne s' agissait là que de victimes Pieds-Noirs, de colonialistes et de sueurs de burnous. On leur avait tant répété durant sept ans que la guerre d' Algérie n' était rien d' autre que la révolte des pauvres indigènes opprimés contre les "gros colons", qu' ils ne pouvaient éprouver la moindre compassion à l' égard de ce million de nantis européens. Ils méritaient leur sort, voilà tout!... Et la France, Patrie des droits de l' homme, ferma les yeux et tourna la page.

José CASTANO

e-mail: joseph.castano0508@orange.fr

« La France a perdu la notion même de l’ honneur. Il est inconcevable que les responsables et les complices de ce génocide se pavanent encore dans les salons, les ministères et les assemblées. » (Journal Daily Herald – USA)

En complément de cet article (Cliquez): http://babelouedstory.com/voix_du_bled/5_juillet_2002/5_juillet_2002.html

LES CAUSES HISTORIQUES DES MASSACRES DU 5 JUILLET 1962 A ORAN. Cliquez sur: Lire la suite: http://popodoran.canalblog.com/archives/2010/02/07/16832337.html

http://echodupays.kazeo.com/LE-5-JUILLET-1962/5-JUILLET-1962-AFIN-QUE-NUL-N-OUBLIE,a1932555.html et: http://passionmilitaria.conceptforum.net/photographies-et-documents-f52/sujet-sensible-mais-peut-on-l-oculter-t17145.htm

- 5 Juillet 1962 et le massacre des harkis: La fin de l’Algérie française (cliquez): http://echodupays.kazeo.com/VIDEO-UNE-TRAHISON-D-ETAT,a715692.html

-o-o-o-o-o-o-o-

4ème Salon du « savoir faire Pied-Noir » - Port Barcares – 20, 21 22 Août 2010 –

Mas de l’ Ille – Bd des Rois de Majorque (Sortie 12 de la voie rapide) - 66420 - PORT BARCARES - Entrée gratuite – Renseignements au 04.68.86.13.62 ou 04.94.33.68.38 ou 06.61.84.59.93 – e-mail: gabriel.mene@wanadoo.fr

Une magnifique initiative pour un peuple aussi productif que celui des Français d’ ALGERIE, et surtout, pour que sa mémoire demeure. (cliquez): http://www.pied-noir.eu/index.php/salon-du-savoir-faire-pied-noir/salonsfpn

- Programme: http://www.pied-noir.eu/images/stories/pdf/flysfpn2010.pdf!

- Le lien du site de l’ UDISFRA « http://www.pied-noir.eu/ »

A cette occasion, José CASTANO, donnera le samedi 21 aout, à 16h, une conférence sur:

« La Tragédie de l’ Algérie française »

Une évocation tragique et bouleversante de ce qui demeurera à tout jamais la plus grande tragédie de la Vème république
- Evocation de trois grandes tragédies: Le massacre des harkis; Alger, 26 mars 1962 ; Oran, 5 juillet 1962
- Les fusillés de l’ Algérie française: l’ assassinat du lieutenant Roger Degueldre
- Le drame des disparus
- L’ exode… A travers des visions picturales, l’ arrachement dans la douleur et dans les larmes.

- Un site qui vous permettra de retrouver ceux de votre localité « là-bas »: http://www.denisdar.com/index.php?rub=fpn
Allez dans la rubrique « Services » et cliquez sur « Pieds-Noirs en France »

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

UN DVD POUR L' HISTOIRE: La commémoration, à Paris, du massacre du 26 mars. Cliquez sur: Lire la suite: http://popodoran.canalblog.com/archives/2010/07/14/18580959.html

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

http://www.librairie-pied-noir.com/content/24-comite-du-blason-de-l-algerie-francaise

-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

Pour revoir tous les articles de José CASTANO, cliquer sur: - Mes Articles http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/01/13/12079978.html

Ses ouvrages, cliquez sur: -Ma Bibliographie – http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/10/02/15287331.html

Ses conférences, cliquez sur: - Mes Conférences – http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/03/05/12836141.html

Sa biographie, cliquer sur: - Ma Biographie - http://popodoran.canalblog.com/archives/2009/01/13/12079558.html

 

 

 

 

 

 

 

 

Informations financières et politiques sur Le Pilori et ses annexes

M. Fernand CORTES

31-32, place Sylvain Dumon
82400 Valence d' Agen

 

 Vous pouvez nous joindre
au (33) 613 27 32 83 Fernand CORTES

Le pilori général
Le pilori 2000 Le pilori 2001 Le pilori 2002 Le pilori 2003 Le pilori 2003 censuré
Le pilori 2004 Le pilori 2004B Le pilori2004C Le pilori 2004D
Le pilori 2005 Le pilori 2005B Le pilori 2005C Le pilori 2005D
Le pilori 2006 Le pilori 2006B Le pilori 2006C Le pilori 2006D
Le pilori 2007 Le pilori 2007B Le pilori 2007C Le pilori 2007D Le pilori 2007E Le pilori 2007F
Le pilori 2007G Le pilori 2007H Le pilori 2007I Le pilori 2007J Le pilori 2007K Le pilori 2007L
Le pilori 2008-01 Le pilori 2008-02 Le pilori 2008-03 Le pilori 2008-04 Le pilori 2008-05 Le pilori 2008-06
Le pilori 2008-07 Le pilori 2008-08 Le pilori 2008-09 Le pilori 2008-10 Le pilori 2008-11 Le pilori 2008-12
Le pilori 2009-01 Le pilori 2009-02 Le pilori 2009-03 Le pilori 2009-04 Le pilori 2009-05 Le pilori 2009-06
Le pilori 2009-07 Le pilori 2009-08 Le pilori 2009-09 Le pilori 2009-10 Le pilori 2009-11 Le pilori 2009-12
Le pilori 2010-01 Le pilori 2010-02 Le pilori 2010-03 Le pilori 2010-04 Le pilori 2010-05 Le pilori 2010-06
Le pilori 2010-07 Le pilori 2010-08 Le pilori 2010-09 Le pilori 2010-10 Le pilori 2010-11 Le pilori 2010-12
Le pilori2011-01 Le pilori 2011-02 Le pilori 2011-03 Le pilori 2011-04 Le pilori 2011-05 Le pilori 2011-06
Le pilori 2011-07 Le pilori 2011-08 Le pilori 2011-09 Le pilori 2011-10 Le pilori 2011-11 Le pilori 2011-12
Le pilori 2012-01 Le pilori 2012-02 Le pilori 2012-03 Le pilori 2012-04 Le pilori 2012-05
Informations financières et politiques sur Le Pilori et ses annexes
Oeuvres et poèmes d' Alain de MIREL Cercle d' Etudes Contre-révolutionnaires Sainte Jeanne d' Arc
Génocide des Populations des Bocages de l' Ouest de la France Honneur aux Gardes Suisses Louis XVII Enfant-Roi-Martyr
Morceaux choisis du Pilori 2002 Morceaux choisis du Pilori 2003 Morceaux Choisis du Pilori 2004 Morceaux choisis du Pilori 2005 Morceaux choisis du Pilori 2006
Le Pilori d' Honneur Le pilori du déshonneur et de la honte
Bibliothèque Chouanne du Pilori Portail Légitimiste du Pilori Humour et détente La Chouette du Forez-Duchesse de Berry
Montségur Montségur IV Montségur V Montségur VI Montségur VII Montségur VIII Montségur IX Montségur X Montségur XI Montségur XII Montségur XIII Montségur XIV Montségur XV Montségur XVI Montségur XVII Montségur XVIII Montségur XIX
La Faillite générale de la gueuse La Faillite de la gueuse I La Faillite de la gueuse II La Faillite de la gueuse III La Faillite de la gueuse IV La Faillite de la gueuse V La Faillite de la gueuse VI La Faillite de la gueuse VII La Faillite de la gueuse VIII La Faillite de la gueuse IX La Faillte de la gueuse X La Faillite de la geueuse XI La Faillite de la gueuse XII La Faillite de la gueuse XIII La Faillite de la gueuse XIV La Faillite de la gueuse XV La faillite de la gueuse XVI
Le mythe ripoublicain de l' égalité ripoublicaine La mysthique des droits de l' homme démysthifiée Les conséquences du référendum: la disparition de la France La banqueroute de la France L' abstention: pain béni pour la monarchie légitime La république nous vole! La déroute de l' enseignement Tout va bien mal La faillite des entreprises et de l' immobilier I La faillite des entreprises et de l' immobilier II La faillite des entreprises et de l' immobilier III La Baisse de la consommation L' élargissement de l' Europe La France Paradis Social et Talibanlieusardistan Le paradis ripouxbicain Pour le retour de la monarchie légitime et de l' ordre en France Le Scandale de la Garantie Républicaine Garantie d' Assurances Multiples Saïda Rachida Dati ou... L' odieuse vérité statistique Il est des défaites qui sonnent comme des victoires L' Enfant Roi ou les fous maîtres de l' asile L' arnaque de la HQE La société du mensonge Auschwitz sur Seine L' identité nationale Le coran et la loi L' annihilation républicaine de la liberté Le bouclier fiscal Combattre la révolution Expropriation, encore un scandale républicain de plus! La clinique psychiâtrique de l' ump La clinique psychiâtrique du ps Où en est la dette de la France? NicolaS Sarkozy
Les pamphlets fiscaux Les fables fiscales Les ballades fiscales et les sonnets fiscaux
Le Cobra 2003 Le Cobra 2004 Le Cobra 2005
La Lettre du Front National des Landes Grippe aviaire: l' intox Le climat est-il devenu une arme? Vaccins intox Vaccins intox 2010
Alerte aux contenus humlains dans vaccins, nourriture et cosmétique Le financement libyen de Sarkozy par Kadhafi
Médecines Homéothérapie vraie Compétence ou charlatanisme? Match Allopathie-Homéopathie Conversion des généralistes, spécialistes et chirurgiens Nuisances pharmaceutiques Les médicaments, parlons-en
Le mini-traité simplifié La crise de la gueuse Comment relever la France? Les anti-bio tiquent ou le biodégradable
Finance islamique Moneta Solutio La création monétaire de singe Napoléon le petit La France sous tyrannie Marine Le Pen Chronique d' une catastrophe aérienne
French Banksters L' effondrement du mondialisme Suicide économique L' enseignement de l' Histoire à la dérive Regards sur la démographie et l' immigration en France

Juge d' instruction: la forfaiture La dictature des juges Synthèse de l' affaire GAIFFE Conclusions sur l' assassinat du préfet Claude Erignac
Garde à Vue, Instruction, Détention provisoire Assignation Michel FOURCHEREAUD Le gouvernement UMPS vole les Français! Conclusions en appel citation Lambert Forfaiture fiscale Previposte

L' article 721 nouveau CPP: l' imposture Recueil de Perles Judiciaires Justice maçonnique satanique: l' arbitraire!
Etoile DDEFRH Richard ARMENANTE Complot en bande organisée I Richard ARMENANTE Complot en bande organisée II Presse et criminalité Justice et délit d' opinion Racisme ordinaire

Procureur en ligne de mire La pandémie maçonnique Appel en récusation définitive Le secret de la secte noire maçonnique satanique mondialiste Ponctionnaire Courmet sur la sellette Avertissement sans frais Tous sur la sellete
Plainte collective Atteinte préfectorale Pièces à conviction Mémoire & conclusions Référé d' heure à heure René HOFFER, Président SIC, n' est plus aux fers EdF-GdF Scandales tous les niveaux Tarif agent Escrocs bancaires La CEDH sous la sellette
Tentative d' expulsion et d' extorsion de fonds Escroc politique en goguette Enquête sur assassinat politique par secte noire maçonnique satanique Les crapuleries de Polyexpert et des MMA Wibox: crapulereie en très haut débit
ENM L' enfer tutélaire Parquet flottant SOS Justice PFL Pétition Florence JARRIER Outrages aux droits de la défense
Morts d' innocents imposées par autorité juridique Saga et force de l' insouciance Censier-Sorbonne Nouvelle dans l' amiante La place unique du spectateur
Maladies émergentes Corrélations entre Yves GODARD et financements politiques ROC
Billets d' humeur Billets de mauvaise humeur Billets de très mauvaise humeur

Union européenne, islam et Turquie Iran: la confrontation Bruxelles, ville musulmane en 2030? Quelles relations avec la minorité musulmane? La Belgique face à l' islamisation
L' Amérique, dernier rempart? Libérez-vous, il n' en tient qu' à vous! La menace islamique
Ces maires islamisants qui courtisent l' islam et financent les mosquées... Guerre métaphysique insurrectionnelle Guetteur, où en est la nuit? Le combat des fils de Caïn
Grand Dictionnaire Encyclopédique Carla Bruni-Tedeschi-Sarkozy La nation par les rêves Vérité sur le conflit arabo-israelien La rafle Eurabia L' Europe et le spectre du califat
Soldats de Tshal otages Où seront-ils l' année prochaine? Qui aura souhaité... Lettre aux enfants juifs occis par nazislamistes et lettre à Myriam Les 44 Enfants d' Izieu Le massacre de Fès dit "Le Pogrom de Fès"
Les Dix mensonges contre Israël Le piège à cons L' Arabie du wahabisme Cheval de Troie, dites-vous? Branle Bas de Combat au Moyen Orient Le véritable "aparheid" au moyen-orient
L' empire perse de Darius à Mahmoud Une intifada française DSK Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa
L' Empereur de l' Esprit Ghost Countries

El fallecido I El fallecido II El fallecido III El fallecido IV Cartas de Vida Españoles en cuerpo y alma
Passion du Seigneur 2000 ans plus tard Las Alpujarras Patrimonio perdido Cobardes y suicidas Los asesinatos de los republicanos Onesimo REDONDO Caudillo de Castilla En defensa de la libertad de la Iglesia
Catholiques, oui! UE = URSS De quoi souffre la Belgique? L' Etat-Providence et la dissolution de la famille Norvège, cauchemar ou début de guerre? Gouvernement français anti-chrétien
Etude pour le NON Missa Initiiative Missa Groupes Coutures Extraordinaire Sainte Jeanne d' Arc Foyers Adorateurs: l' Appel de l' Oeuvre Gender spécisme Tradition-Contrerévolution-Audace
Les cafards de théâtres, les politiciens, les médias, les souteneurs et les profiteurs
Réfutaion Réfutation II Cohn-Bendit Du vrai concile Vatican II Le Saint Suaire Télévision: mensonges effrontés & silences accablants
La grandeur fracassée du Moyen Âge espagnol Le Contrat de l' homme avec Dieu par le saint Baptême

La guerre du XXIe siècle La guerre du XXIe siècle II La guerre du XXIe siècle III La guerre du XXIe siècle IV La guerre du XXIe siècle V La guerre du XXIe siècle VI La guerre du XXIe siècle VII
Comment un drapeau sauva quatre meille Arméniens... Les conditions de la civilisation Elus et médias, je vous accuse!
Les chemins de l' islamisation de l' Europe Le feu de l' islam et hamas sur Seine La traite des Blancs par les musulmans AF-OAS Honneur!
Pousse bitume Jamais, au grand jamais! Le mal absolu Des comptes à rendre... Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés... Antibes 2011 pour 2012
Monographie de la chute de l' Algérie française L' Algérie 1954-68 Algérie: les 5 occasions de paix Plaidoyer pour le Chant des Africains 26 mars 1962 L' identité française Le code djihadique L' aïd el kébir
Procès politique Les ténébrions A la manière d' El Watan... Souvenirs d' une Algéroise
Le massacre des Harkis Le massacre de la rue d' Isly 26 mars 1962 L' appel du 18 juin Oran... 5 juillet 1962 Le boucher d' Oran Les barbouzes Quand l' Histoire jugera De Gaulle... Le rôle de l' Eglise dans la guerre d' Algérie
La liberté qui capitule Transparence et corruption... les deux mamelles de la France Le lobby pro-immigrationniste et ses conséquences La fin du Ier REP Jeanne... Au secours! La France se meurt... 7 mai 1954 La chute de dien Bien Phu
La morale publique 3 juillet 1940 L' agression britannique sur Mers el Kebir Les rançons d' otages français La perte de l' Algérie française... crime ou fatalité? 2012: un enjeu énorme! La Terre Promise
23 septembre 1940: L' agression britannique sur Dakar La repentance La révolte du Ier REP Islam et immigration L' immigration et la mauvaise conscience européenne L' islam et l' insécurité L' islam... d' hier à aujopurd' hui
1er mars 1962... mers el Kebir... L' assassinat de la famille Ortega 19 mars 1962: Le cesser-le-feu L' innocence bafouée La criminalité en France Vaincre le terrorisme
NON au 19 mars 1962 Le 19 mars un déni de mémoire Retour sur la tv "objective" 19 mars 1962 faux historique Le 19 mars 1962: trahisons et mensonges La vérité au service de la patrie
Bilan de 132 ans de présence française en Algérie Le chiffon de papier d' Evian Evian ou le crime d' Etat du 19 mars 1962 Réfutation de Marseille 2012 Le nom d' être humain
Histoire de l' Algérie Française Portraits Blasphématoires du pseudoprophète pédocriminel mahomet Mahomet et l' islam: mythes et réalités La fin d' Oussama ben Laden Le spectre des tours de Manhattan
Esclaves blancs, maîtres musulmans Le journal introuvable L' islam meurtrier La France entre laïcisme républicain et prosélytisme mahométan L' interdiction suisse des minarets ne viole pas la CEDH L' islam terreur expansionniste
L' Histoire de l' Algérie française déformée Utopikland Vacances Bravo la crise! Tes giirouettes politicardes Comme le rappel d' un souvenir... France... 2012? Le temps des mensonges 1962-2012 Bayard au Pont de Garigliano Le mur 19 mars 1962-19 mars 2012
"Ils" veulent reprendre Poitiers! J'' aimerais tant que cela change...
Cartes de séjour Droits ouverts aux Harkis et autres supplétifs Mauvaise application de la loi par la MIR Harkis Honneur! Le Mare nostrum oeil de l' ouragan
Militaires tombés en OPEX pour rien Eloge au Commandant Hélie DENOIX de SAINT MARC Rabah KHELIF sauve l' honneur! APHCA
Le Colonel Joseph BROIZAT La douche sénégalaise Cachez ce Ben Bella le retour que je ne saurais voir Monsieur Hollande... demander pardon... vous rigolez???!!! La valise ou le cercueil Les bombardements du cinquantenaire

Canal Royal de Jonction des Deux Mers du Midi Contribution au Livre blanc du canal des Deux Mers
Toponymie des Bastides Bastides d' Aquitaine Bastides de Languedoc Bastides de Midi-Pyrénées Histoire locale
Bastides: Histoire de Valence d' Agenais Bastides: naissance et organisation Bastides: Bibliographie

Comité d' Entraide aux Prisonniers Politiques Européens CEPPE Infos Membres CEPPE-PINS
Fête de l' Identité et des Libertés Noël des Prisonniers Politiques Européens CEPPE-Concert Identitaire

Les Bonnes Tables Les Grands Les Meilleurs Régionaux Les Meilleures Cantines

Adaptation à l' An 2000 Adaptation à l' €uro

Comment nous interroger en assurances sur vos besoins et sur nos activités? nos produits et nos services?

Comment nous interroger en placements sur vos besoins et nos activités? nos produits et nos services?

Faisons connaissance... Que faisons-nous? Pour nous contacter... Pour nous rendre visite...

FRANCEPORTS

Retour à l' accueil

Création 06/2010 Précédentes mises à jour 07, 08, 09, 10, 11, 12/2010, 01, 02, 03, 04, 05, 06, 07, 08, 09, 10, 11, 12/2011, 01, 02, 03 et 04/2012 Dernière mise à jour 05/2012