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From: Michel JANVRESSE
Sent: Sunday, January 25, 2009 4:15 PM
Subject: Aubaine légitimiste: La Faillite Monétaire de
la république
Aujourd’ hui consécutivement à la disparition du franc et à l’ instauration de l’ euro, la France n’ a plus de monnaie nationale française.
La France, Etat souverain, faillit en ce domaine car la monnaie est à la fois un signe de souveraineté (I) et un outil économique et financier (II).
Section Première: la perte de la souveraineté française
La France disparaît de fait en tant qu' Etat souverain au regard du Droit International Public (§1) et ne peut plus restaurer ses finances et celles des Français (§2).
En effet, selon le droit international public, qui n’ est certes pas d’ un caractère fixe ni immuable, la notion d’ Etat suppose que plusieurs éléments soient réunis.
A savoir:
- L’ existence d’ un territoire autonome,
- Le droit de frapper monnaie: rappelons-nous que depuis le 17
février 2002 ce droit n’ existe plus et ce au profit de l’
Euro,
- Le droit de légiférer de façon autonome,
- L’ existence d’ une justice souveraine,
- L’ existence d’ une armée propre.
L’ euro est émis par une entité autonome résultant de plusieurs Etats: la Banque Centrale Européenne. Si l’ euro a cours légal en France, celle-ci n’ a quasiment aucune influence sur sa gestion et la politique de la Banque Centrale Européenne. Tout comme le failli en cessation de paiement, elle est de fait et de droit sous surveillance.
La disparition du franc contribue grandement à la disparition légale et de fait de la France par l' impossibilité de restaurer les finances de l' Etat et de ses particuliers.
Le nerf de la guerre est toujours l’ argent, quelle que soit l’
action envisagée.
L’ euro (et toute autre monnaie mondiale) n’ est rattaché
à aucune marchandise ou valeur. C’ est-à-dire que l’
argent ne repose sur rien si ne n’ est la confiance que les gens ont
en lui.
Un billet de 10 euros ne vaut que le prix de son papier en fait! En
étant aimable au plus 0,15 cents. Désormais, l’ argent
est même dissocié du billet de banque en papier. Il est
créé par une simple signature sur une formule de
chèque. Bientôt, il sera majoritairement
créé par une manipulation électronique. Les
banques centrales créent des sommes fantastiques sans
contrepartie quelconque. Par jeux d’ écriture, elles circulent
dans les comptes bancaires. En effet l’ Etat remet à sa banque
centrale un billet à ordre à terme. Contre ce dernier,
la banque remet immédiatement le montant du billet à
ordre au crédit du compte de l’ Etat!
En possédant notre propre monnaie, nous pouvions subvenir
à nos propres besoins de façon infinie en
régulant l’ émission de billets de telle sorte que la
masse monétaire émise ne dépasse pas la somme
des biens et services offerts ou à satisfaire pour
prévenir l’ inflation.
La monnaie a ici deux rôles principaux:
· subvenir aux besoins de l’ Etat
· assurer un revenu supplémentaire à chacun pour
relancer l’ économie.
On peut ainsi
· rémunérer les chômeurs,
· subvenir à des services déficitaires,
· rembourser la dette étatique en environ 30 ans par une
émission annuelle de monnaie équivalant à 3 % du
Produit Intérieur Brut,
· donner à chacun un capital, outre un revenu pour qu’ il
puisse investir dans la création d’ entreprises offrant
ou fabriquant des produits ou des services La relance
économique par la monnaie en accordant à tous un
revenu n’ est pas suffisante car à la demande de produits ne
correspond pas une offre de produits. Et une personne ne peut
consommer et investir en même temps.
Le tout sans, comme actuellement, spolier les contribuables plus ou moins aisés sans subvenir aux besoins de tous.
En abandonnant sa monnaie, La république a failli au devoir qui devrait être le sien: le bien être moral et financier des Français.
A cette perte par alinéation gratuiet de sa souveraineté doublée de son nouvelle incapacité à agir, la France retourne au chaos.
Section II: la France retourne au chaos
Le chaos marque le retour de l' anarchie (§1) et l' impossibilité d' une politique économique adaptée et cohérente (§2).
Pire: actuellement la création monétaire semble
privatisée de façon anarchique.
Ainsi une spéculation boursière heureuse portant sur
une faible partie du capital augmente virtuellement la valeur des
portefeuilles des actionnaires possédant la même action
cotée mais ne l’ ayant pas cédée. On arrive
ainsi à une valeur virtuelle très fluctuante. Il en est
de même pour l’ immobilier. Il suffit qu’ un bien soit vendu
surcoté pour que les autres biens prennent artificiellement de
la valeur.
Actuellement une dette peut être gagée et son certificat de nantissement cédé à une SICAV. Laquelle peut être détenue par une autre SICAV... etc. Elle peut même servir de garantie à un prêt. Moralité: une dette même si elle est douteuse (subprime) permet une création infinie de monnaie virtuelle. Laquelle peut s’ effondrer du jour au lendemain. Une véritable anarchie financière qui mène à la crise économique actuelle.
Certes autrefois les créances actuelles ou futures étaient mobilisées par des lettres de change ou des billets à ordre... mais cette mobilisation demeurait limitée.
Le retour de l' anarchie conduit à l' impossibilité de mener une politique économique adaptée et cohérenet.
La monnaie permet d’ agir sur l’ économie.
La création de monnaie permet, comme nous l’ avons vu, de
relancer l’ économie par émission de monnaie. A l’
inverse, en réduisant l’ émission monétaire, on
peut réduire l’ inflation.
Une dévaluation permet de rendre nos produits et services plus
compétitifs à l’ export et de réduire les
importations.
Une réévaluation peut éventuellement gonfler les
ressources tirés des produits exportés.
Le seul problème est l’ actuelle sous-évaluation de monnaies: la livre et du dollar de 30 % minimum.
La politique économique est déterminée de
façon autonome par la Banque Centrale Européenne. Ses
critères de choix ne sont pas forcément opportuns et
pire l’ intérêt européen ne coïncide pas
forcément avec celui de la France.
L’ euro n’ a pas supprimé les disparités
monétaires. Une heure d’ ouvrier par exemple, outre les
charges sociales différentes, n’ a pas le même
coût en euros selon les pays. La conversion en euros s’ est
faite sans réévaluation. C’ est-à-dire sans
mettre les prix au même niveau dans toute l’ Europe. Il en
résulte des disparités de prix de 3 à 5 avec la
Pologne et la Roumanie.
L’ inflation peut gommer peu à peu cette différence.
(CF La faillite économique de la république §A et
§B pour plus de précisions.) Si l’ inflation de la
Pologne est supérieure de 1 % à la nôtre, il faut
110 ans pour venir à parité; avec 5 % il ne faut plus
que 22 ans.
L’ économie française a donc largement le temps de
péricliter!
En abandonnant sa monnaie, la république française a donc bien failli. Elle s’ est en effet séparée définitivement d’ un outil économique et financier précieux, mettant ainsi en péril la France et les Français.
La seule façon logique de se sortir de cette impasse est l’ abrogation de la république. Car un régime disparu n’ a plus d’ obligation.
Le retour à la monarchie légitime présenterait en outre l’ avantage supplémentaire d’ obtenir une nullité rétroactive. L’ abdication royale alléguée n’ étant pas avérée ni permise par les Lois Fondamentales du Royaume, il n’ y avait donc pas cette vacance institutionnelle que la république prétend toujours combler par son instauration via une argumentation controuvée. Tous les engagements pris par elle et qui nous sont défavorables sont donc bien rétroactivement nuls.
01/2009
au (33) 613 27 32 83
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