----- Original Message ----- From: janvresse.michel To: Michel Janvresse Sent: Sunday, October 07, 2007 12:12 PM Subject: Stasitiques truquées de l'INSEE
Il est de notoriété publique que les statistiques publiques françaises sont fausses. Encore faudrait-il pouvoir le démontrer.
Un simple particulier ne peut à lui seul s’ y risquer tant les indices pullulent.
1°) Lors de l’ élaboration de l’ indice
Les indices concernent souvent des domaines techniques peu accessibles aux profanes.
Voyez par exemple l’ indice du coût de la construction avec la multitude de matériaux susceptibles d’ être utilisés.
La fausseté peut donc résulter de la diversité de la technicité et du nombre de situations à observer.
Comment connaître toutes les constructions de France, les matériaux utilisés, le coût de la main d’ œuvre? C’ est bien évidemment impossible.
Chaque élément concourant à l’ élaboration de l’ indice présente donc une marge d’ erreur relative.
Le premier point à relever est que, vu la multitude de situations, il est difficile de connaître même a posteriori la marge d’ erreur.
La marge d’ erreur est donc elle-même erronée, ce qui est un comble!
Je tiens à rappeler ici le théorème sur les incertitudes relatives (% d’ erreur).
En cas d’opérations multiples erronées, la marge relative d’ incertitude finale est égale à la somme de toutes les incertitudes relatives de chacune des opérations multiples.
En clair, supposons une centaine d’ éléments à additionner pour calculer un indice final.
Chaque élément souffrant d’ une marge relative d’ erreur de 1 % la marge relative d’ erreur finale serait donc de 100 X 1 % = 100 %
Compte tenu en pratique du fait que les marges relatives d’ erreur de chacun des multiples éléments servant à élaborer l’ indice final sont inconnues, aucun indice de la république n’ est théoriquement fiable!
2°) Lors de la comparaison d’ indices
Au-delà de l’ élaboration de l’ indice qui comporte inévitablement une erreur inconnue, la comparaison entre mêmes indices mais relatifs à des périodes différentes est également erronée.
Reprenons l’ indice du coût de la construction qui sert à l’ augmentation des loyers.
La variation annuelle utilisée en pratique, résulte d’ une soustraction de deux indices. Donc d’ après le théorème sur les incertitudes relatives, sa marge relative d’ erreur est égale à la somme des erreurs relatives de chaque indice annuel.
Ce qui signifie que théoriquement parlant que chaque comparaison d’ indice souffre d’ une double marge d’ erreur relative inconnue somme de celle de chaque indice comparé..
Quand on connaît la prédilection de nos chers politiciens actuels ou passés pour la comparaison d’ indices afin de se glorifier d’ une prétendue action efficace!
Mais entre chaque période de comparaison des sous éléments de l’ indice peuvent disparaître.
Le cas est patent en ce qui concerne l’ indice des prix. Des articles entrant dans la réalisation de l’ indice peuvent disparaître des rayonnages de grandes surfaces. Alors l’ INSEE calcule un prix théorique de remplacement pour l’ article disparu pour assurer la cohérence de sa comparaison.
Exemple le stylo X n’ est plus distribué. Il coûtait 30 % moins cher que les autres stylos. Alors la comparaison s’ effectuera sur la base d’ un stylo inexistant dont la valeur sera de 70 % des autres stylos. Mais les consommateurs auront acheté un stylo 30 % plus cher que le prix théorique. Ce qui frise la manipulation de l’ indice que nous allons étudier.
Il existe plusieurs façons de truquer un indice : la comparaison par rapport à une masse différente, l’ exclusion de certains éléments sont les plus fréquemment utilisées.
1°) La comparaison par rapport à une masse différente
Reprenons nos bases de mathématiques que nos chers politiciens républicains de tous bords tentent de nous faire perdre par leurs actions dolosives.
Pour améliorer la perception d’ un indice calamiteux par cet ingénu d’ électeur, il suffit souvent d’ une manipulation élémentaire.
Si un euro représente 10 % de 10 euros, il ne représentera plus que 5 % de 20 euros.
Moralité : augmenter la base de comparaison par deux diminue la valeur de l’ indice par deux.
Mais si vous augmentez la base de comparaison par dix que se passe-t-il?
Un euro qui représentait 10 % de 10 euros ne représente plus que 1 % de 100 euros (10 fois 10 euros).
Plus vous augmentez la base de comparaison, plus l’ indice diminue.
Voyons le cas concret de l’ indice du chômage.
Le journal gratuit 20 Minutes (n. 1246 du 10/9/2007) publie les statistiques du chômage relatives au mois de mars.
La France compterait 17,8 millions de salariés dont 90 % sont en contrat à durée indéterminée.
Donc par conséquent 10 % de salariés précaires en contrat à durée déterminée.
Les 1.958.800 chômeurs représenteraient en juillet 8 % de la population active.
Mais sur 17 800 000 salariés, les chômeurs salariés de 1 958 800 représentent 11 % en réalité.
En augmentant sa base de comparaison, l’ INSEE a donc bien diminué d’ autant le % apparent du chômage.
La base de comparaison (population active) utilisée par l’ INSEE est donc de 1958800/8 X100= 24.485.000 soit un gonflement de la base de comparaison de 6.685.000 donc de 37,56 % par apport à 17,8 millions de salariés.
Il n’ y a certainement pas 6.685.000 patrons ou professions libérales en France. Qui par ailleurs sont légalement exclus du régime d’ indemnisation des ASSEDIC (et des statistiques) et sont loin de tous gagner confortablement leur vie. La moitié environ des créateurs d’ entreprises redeviennent salariés en moins de 5 ans.
De même pour le déficit du budget de l’ Etat.
3 % du Produit Intérieur Brut passe mieux que 13 % du budget.
Car le Produit Intérieur Brut représente environ 4 fois le budget de l’ Etat.
Ce qui fait que le déficit du budget est donc de12 % environ en réalité!
2°) L’ exclusion de certains éléments
Reprenons notre indice du chômage.
Il faut savoir que la moitié des chômeurs sont exclus de la base. Ne sont comptabilisés que les chômeurs au sens du BIT soit la catégorie 1 (sur les 8 de l’ ANPE). Rappelons également que les patrons ou professions libérales en France sont légalement exclus du régime d’ indemnisation des ASSEDIC (et des statistiques) et sont loin de tous gagner confortablement leur vie. A Paris, nombre d’ avocats reçoivent un secours du Barreau par exemple.
Nombre de patrons perçoivent le RMI faute de revenus suffisants (chômage déguisé).
La moitié environ des créateurs d’ entreprises redeviennent salariés en moins de 5 ans. Sans avoir le droit aux indemnités de chômage, ni même de s’ inscrire à l’ ANPE.
Bref sur 17 800 000 salariés, les chômeurs salariés de 1 958 800 représentent 11 % en réalité.
Compte tenu du fait qu’ un chômeur sur deux est écarté par les statistiques, le chômage représente 22 % des salariés. A ces 22 %, il faut rajouter 10 % de précaires (CDD).
Donc 32 % des salariés ont des soucis quant à leur emploi. Ce qui est plus qu’ inquiétant!
Monsieur Sarkozy de Nagy-Bocza, ainsi que ses prédécesseurs de toutes convictions, sont donc des illusionnistes de talent qui parviennent (grâce à l’ INSEE) à nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Finalement, nous vivons sous le meilleur régime et pays qui puissent être. De quoi nous plaindrions-nous?
A part chausser des lunettes roses, il n’ y a pas mieux pour devenir schizophrène.
Michel JANVRESSE (10/2007)
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