----- Original Message ----- From: janvresse.michel To: Fernand CORTES de CONQUILLA Sent: Tuesday, February 08, 2005 3:10 PM Subject: La restauration
La restauration de la monarchie légitime peut être raisonnablement envisagée et réalisée dans un futur plus ou moins proche.
En effet plusieurs facteurs convergents précités en introduction de cet ouvrage nous laissent penser que la fin de la république actuelle en France n' est plus une chimère. Auquel cas, il faudra bien la remplacer par autre chose. Pourquoi pas par la Monarchie légitime?
1°) La faillite financière de la république :
La dette réelle de l' Etat et de ses satellites atteint 80 % du PIB soit plus de 1000 milliards d' Euros, environ 20 000 euros par habitant, ce qui représente en moyenne 30 % du patrimoine de chaque Français ou près de 4 années de ses revenus.
2°) La faillite sociale de la république :
Quatre millions de chômeurs en réalité, soit un actif sur cinq! L' assurance maladie et le système des retraites sont au bord du gouffre tandis que le renouvellement des générations de souche ne se réalise plus.
3°) La faillite économique de la république :
Suite à une forte inflation et consécutivement à la force du franc puis de l' euro, les prix des produits français ne sont plus compétitifs à l' export ou même sur le marché français.
4°) La faillite politique de la république :
La république repose sur des bases erronées la rendant incapable de résoudre les problèmes et les difficultés auxquels se heurtent les Français.
5°) La faillite de l' Europe :
L' Europe actuelle est constituée de déséquilibres qui sapent sa viabilité à long terme.
6°) Des remèdes à la crise que la Monarchie légitime peut proposer :
La Monarchie légitime a des solutions novatrices pour résoudre les problèmes concrets des Français sans se perdre dans des querelles politiciennes ésotériques.
7°) Etre monarchiste n' est plus ringard :
De nombreux Européens sont monarchistes. La France est entourée par sept monarchies.
On est élu pour ce que l' on n' est pas, mais pas pour ce que l' on est.
En France, pour obtenir sa désignation en tant que président de la république puis comme Empereur, Napoléon III paria sur la crainte du désordre et de toutes ses conséquences néfastes.
Il regroupa dans un parti de l' ordre des éléments disparates qui n' avaient en fait comme dénominateur commun que la détestation des errements du précédent régime.
Il obtint même la reconnaissance par le suffrage universel postérieurement au coup d' Etat par lequel il mit fin à la seconde république.
Propagande habile, soutien d' un petit groupe dévoué mais compétent, une situation de crise économique ou politique, de la patience et de l' audace expliquent cumulativement le résultat obtenu.
Poursuivons notre démonstration à l' époque actuelle.
François Miterrand tout d' abord maurrassien dans sa jeunesse, de droite vers 1947 puis de gauche peu après, a couru après le pouvoir pendant trente ans avant de l' obtenir.
Un effort méritoire qui fut sans doute apprécié de l' électorat peut-on penser ? Pas du tout, il fut simplement élu par un profond désir de changement manifesté ainsi par l' électorat. Il fut donc élu sur un programme fumeux dont la force essentielle résidait dans la volonté de changement affirmée par sa propagande et des principes auxquels la gauche elle-même ne semblait pas croire tant elle fut apparemment surprise et désemparée par sa victoire en 1981.
En 1981, Miterrand fut donc élu non pour son programme mais par la détestation de 23 ans de gouvernement de « droite ». Il se maintint par la démagogie mais surtout grâce à la division et à la bêtise de ses opposants et à son habileté politique.
De même, la majorité des électeurs qui ont élu l' actuel locataire de l' Elysée l' a fait par dégoût du socialisme.
Monsieur Raffarin s' est vu infliger un camouflet électoral après ses réformes pourtant inévitables pour éviter la banqueroute. Le corps électoral a revoté à gauche non par conviction mais par détestation des conséquences de ces mêmes réformes.
Le vote en France est rarement de soutien mais très majoritairement protestataire.
Pour remporter une élection, il faut donc canaliser le mécontentement à son profit.
C' est ce que tentent de faire les partis protestataires qui ne sont pas usés par la pratique du pouvoir comme les partis au gouvernement.
Les républicains tentent d' avancer plusieurs arguments pour entraver et interdire le retour de la Monarchie, légitime en particulier.
Tout d' abord, selon eux, l' interdiction expresse de la restauration monarchique par l' article 89 de la constitution de la cinquième république en son dernier alinéa est incontournable. Le seul problème, c' est que cette constitution est mal rédigée et qu' elle contient des articles contradictoires.
Le précédent duc d' Anjou Alphonse II, qui était juriste de formation, n' a pas manqué de relever le paradoxe d' une telle rédaction de l' article 89 avec l' article 3 de cette même constitution « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l' exerce par ses représentants ou par la voie du réferendum. »
Si le peuple ne peut plus adopter par réferendum la monarchie, c' est qu' il n' est plus souverain. L' a-t-il jamais été depuis 1789 au cours de ces cinq gueuses?
Ces multiples contradictions proviennent du fait que la constitution a été rédigée par plusieurs personnes qui n' étaient pas des constitutionnalistes.
Mais quand bien même on adopte la lecture républicaine de l' article 89, il est facile de contourner juridiquement l' obstacle. Il suffit de procéder en deux temps. Tout d'abord, il convient d' abroger par réferendum la présente constitution ou tout au moins de modifier et d' abroger cet alinéa scélérat de l' article 89. Un texte abrogé n' a plus aucune valeur puisqu' il n'existe plus. Donc l' interdiction d' une restauration monarchique tombe. Ensuite, on adopte une autre constitution comme par hasard monarchiste. Il suffit que l' abrogation et l' adoption n' aient pas lieu le même jour.
Il existe une autre méthode pour obtenir la restauration de la monarchie : le coup d' Etat ou la révolution. Dans les deux cas, il s' agit de la force.
Il est difficile de comprendre pourquoi une telle méthode serait interdite à la monarchie mais permise à la république. En effet, les différentes républiques qui ont sévi en France ont été installées par des révolutions en violation des règles juridiques des constitutions monarchistes et surtout des lois fondamentales du Royaume.
N' oublions pas que les Orléans ont déjà utilisé ce procédé pour usurper le Trône en 1830. Les Légitimistes ne seraient donc pas des précurseurs en la matière.
Napoléon III pour restaurer la monarchie à son profit a organisé un coup d' Etat qu' il a très judicieusement fait avaliser par un réferendum postérieur.
La souveraineté émanant du peuple, il est parfaitement libre d' avaliser un changement de régime.
Naturellement, il est primordial de choisir un contexte social économique favorable.
Comme indiqué précédemment aux § 1 et 2, les lys ne pourront repousser que sur un terrain favorable : le mécontentement populaire.
Celui-ci s' exprime surtout dans le domaine social et économique. En effet ce qui intéresse avant tout l'électeur c' est de pouvoir se nourrir, se loger, se vêtir décemment et se distraire. La politique « politicienne » c'est-à-dire sans rapport avec les précédents besoins l' exaspère.
Le problème majeur est que le peuple ne se révolte spontanément que lorsqu' il va bien. Voyez mai 68 qui s' est déroulé en pleine prospérité gaullienne.
Actuellement où tout va mal pour lui (pouvoir d' achat, retraite, chômage, etc.), le peuple demeure étrangement passif.
Mais n' oublions pas qu' il suffit d' une étincelle pour allumer un incendie. La plupart des révolutions ont commencé pour des broutilles. Soyons les incendiaires !
Donc une propagande habile, mais aussi le soutien d' un petit groupe dévoué mais compétent, une situation de crise économique ou politique, de la patience et de l' audace expliquerait cumulativement la restauration légitimiste.
Le vote en France est rarement de soutien mais très majoritairement protestataire. Pour remporter une élection (en particulier un réferendum monarchiste), il faut donc canaliser le mécontentement à son profit.
La monarchie peut ainsi se proposer de ramener la prospérité de tous en rappelant quelques remèdes possibles. Il lui faut parler des problèmes concrets du peuple
Ainsi restaurée, la monarchie ne se maintiendra que si elle a le courage de faire les réformes nécessaires pendant la période d' Etat de grâce qui suit chaque élection afin de garder présent à l' esprit le cas de Monsieur Balladur qui a trop attendu pour mettre en place ses projets. De même, les Français ayant la mémoire courte, il ne faudra pas hésiter à rappeler au peuple la banqueroute de la république.
Michel JANVRESSE
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