----- Original Message ----- From: janvresse.michel To: Fernand CORTES de CONQUILLA Sent: Saturday, November 20, 2004 7:26 PM Subject: Partie 4
A l'origine, la république était un gouvernement des élites.
Seules les classes supérieures de la société participaient au gouvernement.
Au consensus (puisque issues du même milieu) s'opposait le risque de favoritisme d'une classe sociale. Et donc l'intérêt général pouvait être écarté.
Désormais la république est l'affaire de tous et comme autrefois les " décideurs " ne sont pas des gens qualifiés.
En effet l'omniscience n'est pas de ce monde !
Aujourd'hui, on demande au peuple de se prononcer sur toute question de toute nature.
Par définition, la république est synonyme d'incompétence.
Les politiciens, qui exercent le pouvoir effectif, ne sont pas aujourd'hui désignés pour leurs compétences mais pour leurs convictions ou leurs origines sociales ethniques ou raciales.
La démagogie sévit : tout promettre pour être élu !
A l'incompétence s'ajoute la division.
En effet le peuple, " organe souverain " de la république, n'est jamais unanime.
Le consensus est impossible.
Quelle est donc la légitimité du gouvernement ? La majorité ? Certes non !
Car à défaut d'omniscience, les électeurs majoritaires ne sont pas forcément ceux qui ont raison. Les personnes sensées sont de fait une minorité.
La république est donc actuellement par nature illégitime.
C'est de fait une dictature d'une majorité sur une minorité.
L'irrésolution du corps électoral, qui change totalement d'avis tous les deux ans, mine la république en France et conduit au minimum à la pagaille organisée.
La république n'est donc pas la panacée universelle ou le système infaillible que l'on prétend. C'est bien le contraire, c'est une faillite politique avérée.
La monarchie, exercée à l'aide de conseillers choisis pour leurs compétences, représente, me semble-t-il, dans le cadre français, de meilleurs atouts pour l'avenir.
Un pour tous, tous pourris?
Un pour tous, tous incompétents?
L'actualité judiciaire et politique récente nous amène en effet à nous interroger sur la compétence et le désintéressement de nos chers politiciens et de l'élite de la République.
La récente condamnation de Monsieur Juppé, précédée et certainement suivie par celles d'autres politiciens et fonctionnaires de tous bords, montre que le système politique actuel est pourri de l'intérieur. Le journal Capital titrait récemment qu'un président de Conseil Général sur 4 a été condamné ou le sera pour malversation. Le Parisien se demandait à la une "A qui le tour?".
Auparavant quasi exclusivement nommés sur des critères de convictions politiques, les politiciens et les hauts fonctionnaires devraient être désormais également désignés sur des critères ethniques et religieux. Clientélisme et démagogie électorale obligent! Notons au passage qu'une telle discrimination, fût-elle qualifiée de positive, est constitutive d'un délit. C'est ce qu'on appelle familièrement le racisme à l'envers qui commence également à gangrener les entreprise privées. Et la compétence dans tout cela? Elle est rarement évoquée.
Il n'est donc pas étonnant que l'État et l'économie fonctionnent très mal.
Après la faillite financière, économique et sociale précédemment évoquée, voici venu le temps de la faillite morale de la République.
Qui peut encore raisonnablement soutenir un tel régime qu'on pourrait qualifier d'éloge de la médiocrité? A part ses privilégiés: personne!
Michel JANVRESSE
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