La Faillite de la gueuse

 

Informations financières et politiques sur Le Pilori et ses annexes

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From: janvresse.michel
To: Fernand CORTES de CONQUILLA
Sent: Saturday, November 20, 2004 7:26 PM
Subject: Partie 2

Chapitre 2

La faillite sociale de la république

  

A entendre certains, la république serait un paradis social alors que la monarchie représenterait l'enfer pour le peuple.

Mais en fait la France connaît actuellement une faillite sociale retentissante avec:

§ 1) un taux de chômage énorme: 20 % en réalité

§ 2) un système de retraite en perdition

§ 3) un système de protection sociale baptisé "Sécurité Sociale" en faillite virtuelle

 

§ 1) UN TAUX DE CHOMAGE ENORME

 

Le taux de chômage officiel ne retrace que les chômeurs de la catégorie I de l'ANPE!

Or il existe quatre autres catégories de chômeurs dans les registres de l'ANPE.

En plus les chiffres officiels sont donnés après "correction des variations saisonnières". Ce qui signifie en fait en langage courant que les chiffres sont trafiqués.

Pour s'en convaincre, il suffit de se reporter sur la presse républicaine peu susceptible de sympathie à notre égard. En l'occurrence, le journal Capital de mars 2002 page 74 est édifiant.

Il retrace le chômage réel de novembre 2001. Au lieu des 2 259 000 chômeurs officiels, en réintégrant tous ceux écartés des statistiques, Capital arrive au chiffre de 4 293 000 chômeurs réels.

Pour cela, le journal a donc rajouté:

- les chômeurs en formation

- les chômeurs dispensés de recherche d'emploi

- les chômeurs des DOM TOM

- les chômeurs en recherche d'un emploi à durée déterminée. ou considérés comme saisonniers ou temporaires

- les chômeurs à la recherche d'un temps partiel

Il conviendrait à mon sens de rajouter les étudiants qui poursuivent leurs études plutôt que de se retrouver au chômage. De même pour les personnes qui ne sont pas inscrites à l'ANPE mais qui recherchent néanmoins un emploi ou qui souhaiteraient simplement reprendre une activité comme les femmes qui ont élevé leurs enfants.

Ce qui explique que le taux de chômage réel est au moins le double du taux officiel: 20 % au minimum

Capital rappelle qu'en 1997 le Commissariat Général du plan estimait en fait à 7 millions le nombre de chômeurs réels! Soit un taux de 30 %!

En effet comment considérer une personne travaillant à mi-temps sur la base du SMIG horaire? C'est du chômage dissimulé.

 

§ 2) UN SYSTEME DE RETRAITE EN PERDITION

 

Les retraites constituent un problème majeur pour tous :

· Les citoyens sont anxieux car ils craignent une fin de vie difficile malgré les nombreuses cotisations versées

· Le politicien est jugé sur son efficacité qui doit lui permettre d'organiser une retraite paisible et confortable

· Quant à nous dans le cadre de notre venue au pouvoir, il nous faudra proposer une solution viable

 

A) PREAMBULE

Pour une meilleure compréhension des faits, il nous faut savoir que :

A l'heure actuelle, le salaire moyen est de 100.000 francs par an et le taux de la retraite est de 65 % environ en y incluant les complémentaires.

Le régime actuel est basé sur la répartition. C'est-à-dire que les retraites sont payées par les générations en activité professionnelle. De fait vous cotisez non pour vous mais pour les personnes retraitées actuellement. C'est la solidarité entre générations. Ce sont nos enfants qui en fait paient nos retraites.

A l'heure actuelle l'espérance de vie est de 77 ans.

Le taux de chômage effectif est de 18 % si on tient compte de tous les chômeurs inscrits à l'ANPE (et non pas seulement de la catégorie 1 comme le gouvernement français)

L'employeur cotise1,6 fois plus que le salarié en moyenne.

 

B) MONTANT DES COTISATIONS NECESSAIRES

Pour assurer une retraite au taux moyen de 65 % (complémentaire comprise), les taux de cotisations nécessaires varient selon les hypothèses.

a) Dans le cas d'une retraite par capitalisation :

Le salarié assure lui-même sa retraite en économisant tout au long de sa vie professionnelle un capital qui lui sera redistribué lors de ses vieux jours

Montant en % des cotisations à percevooir

Hypohèse

réaliste

Hypothèse

optimiste

Retraite à

60 ans

65 ans

60 ans

65 ans

Durée de la retraite

17 ans

12 ans

17 ans

12 ans

65 % des salaires moyens

30 ans de cotisations

30 ans de cotisations

40 ans de cotisations

40 ans de cotisations

Montant cumulé de la retraite

17*65 %*12=132,6 mois

12*65 %*12=93,6 mois

132,6 mois

93,6 mois

Cotisation mensuelle sur salaire (Patron+Salarié)

36,83 % '132,6/30/12)

26 % (93,6 /30/12)

27,62 % (132,6/40/12)

19,5 % (93,6/40/12)

Cotisation Salarié

14,16 %

10 %

10,62 %

7,5 %

Cotisation Patron

22,67 %

16 %

17 %

12 %

Retraite moyenne mensuelle

100 000 F./65 %/12=

5 417 F.

825,77 .

dans tous les cas

Ce tableau ne tient pas compte de l'inflation qui pourrait éroder à terme les retraites ni des aléas des placements financiers qui pourraient augmenter ou diminuer le montant du capital constitué.

b) Dans le cas d'une retraite par répartition :

Les futurs retraités paient pour les actuels retraités.

L'aléa principal d'un tel système est qu'il est impossible de garantir à long terme le montant des pensions.

En effet, tout dépend du nombre de salariés en activité.

Dans mon précédent article sur la disparité économique, j'indiquais que du fait de cette dernière les entreprises françaises étaient majoritairement non concurrentielles et vouées à la faillite. Du fait de la force de notre monnaie et de notre inflation, nos prix sont nettement plus élevés que ceux de nos pays concurrents.

Chômage et dénatalité se conjuguent pour donner des générations futures de salariés moins nombreux.

En 2040, on prévoit 7 actifs pour 4 retraités dans le cas le plus favorable. Il s'agit d'une conséquence de la démographie qui ne tient pas compte du chômage.

Pour assurer une retraite à 65 %, il faudrait alors au minimum un taux de cotisation mensuelle de 37,15 % (65 %/7*4) Soit 14,3 % pour le salarié et 22,85 % pour le patron !

En se plaçant dans le cadre d'une hypothèse plus réaliste de 10 actifs pour 7 retraités, il faudrait cotiser au taux de 45,5 % (65 %/10*7=45,5%) soit 17,30 % pour le salarié et 28 % pour le patron.

Dans le cas d'un actif pour un retraité (si on tient compte du chômage), il faudrait cotiser au taux de 65 % (65 %/1*1) soit 25 % pour le salarié et 40 % pour le patron!

La répartition s'effectue selon un mode actuel de calcul qui nous met dans l'impasse mathématique.

La pension est calculée sur la base des 25 meilleures années de salaires auxquelles on applique un coefficient pour déterminer le montant de la pension.

De plus les smicards ne peuvent percevoir une retraite inférieure à 85 % du SMIC.

Ce qui fait que la pension est calculée actuellement sans tenir compte de l'encaisse du système de retraite. La somme des pensions à servir est donc supérieure aux liquidités disponibles.. C'est la faillite planifiée.

Un tel système serait financièrement viable si l'encaisse était répartie en fonction d'un nombre de points acquis. Une simple règle de trois permettrait le calcul de la pension et l'équilibre de la trésorerie du système de retraite. Mais il est évident que l'équilibre aurait pour effet de réduire le montant des pensions versées.

 

C) LES SOLUTIONS ENVISAGEES ACTUELLEMENT

Ne pouvant désormais opter pour la capitalisation (en raison du fait que les retraités actuels n'ont pas versé de capital mais simplement payé des cotisations qui ont servi à payer les retraites de leurs aînés), nos politiciens cherchent différents moyens de colmater le déficit inévitable des caisses de retraites.

Taxer le capital

Solution préconisée très majoritairement par la gauche, elle semble à première vue très séduisante car elle assure de nouvelles rentrées mais elle n'est en fait qu'une vieille recette démagogique.

Il faut savoir qu'il y a 60 millions de personnes en France et que chaque ménage comprend en moyenne trois personnes. On aboutit ainsi au chiffre d'environ vingt millions de ménages en France. Chaque ménage a une fortune de 1.300.000 F. en moyenne (d'après les chiffres du gouvernement français).

En faisant payer un impôt sur le capital à tous les ménages on obtient le tableau ci-dessous :

Nombre de retraités

% de prélèvement

Résultat

Montant par ménage retraité

% de la retraitre

10 000 000

0,5 %

6 500 F./an

19 500 F./an

15 %

(1 ménage retraité pour 3

1 %

13 000 F./an

39 000 F./an

30 %

ménages actifs)

2 %

26 000 F./an

78 000 F./an

60 %

20 000 000

0,5 %

6 500 F./an

6 500 F./an

5 %

(1 ménage actif pour

1 %

13 000 F./an

13 000 F./an

10 %

1 ménage retraité)

2 %

26 000 F./an

26 000 F./an

20 %

Pour obtenir le pourcentage de la retraite, je me suis basé sur le fait que le salaire moyen est de 100.000 F./an et qu'en appliquant un taux de retraite de 65 % (y compris les complémentaires) on obtient une retraite de 130.000 F./an en considérant qu'un ménage de retraités comprend deux personnes, les enfants ayant quitté le foyer parental.

 (100.000 F.*65 %*2= 130.000 F.)

 Sachant qu'un patrimoine rapporte en moyenne un revenu de 4 %, on obtient les majorations suivantes du revenu :

% de prélèvement du patrimoine

% effectif du revenu

0,5 %

12,5 %

1 %

25 %

2 %

50 %

Alors que l'ISF sévit sur les patrimoines jusqu'à 85 % du revenu, une taxe sur le patrimoine au profit des retraites serait insupportable. De plus de nombreux ménages sont simplement propriétaires de leur logement et n'ont pratiquement rien d'autre. Cela reviendrait ainsi à écraser les ménages modestes car le logement familial ne rapporte rien. Pire ces ménages croulent sous les emprunts à rembourser pour le logement !

Mais la conséquence la plus scandaleuse serait de faire payer les retraités eux-mêmes. Car les ménages les plus âgés sont les plus aisés.

On taxe les retraités au profit des retraités !

Taxer le chiffre d'affaire

Une autre source de financement extérieur pourrait provenir d'un prélèvement sur le prix de vente de tous les produits ou services.

Les salaires représentent globalement 20 % du chiffre d'affaires hors taxe. Ce qui signifie qu'une taxe de 1 % sur le chiffre d'affaires correspond à 5 % des salaires. (2 % à 10 % des salaires, 3 % à 15 %)

Cette solution aurait apparemment l'avantage de la discrétion et de l'efficacité. En combinant prélèvements sur salaire et sur chiffre d'affaires on pourrait parvenir à une solution acceptable pour tous.

Mais c'est oublier que l'Union Européenne interdit toute taxe sur le chiffre d'affaires autre que la TVA.

On arrive alors à la solution d'augmenter la TVA qui ne porte que sur une partie du chiffre d'affaires : la valeur ajoutée.

Au surplus la TVA est perçue dans le pays où a lieu la vente du produit ou du service acquis.. Le caractère non concurrentiel de notre économie aura pour conséquence que les achats seront dans une grande part effectués à l'étranger et que la TVA sera acquittée à l'étranger au profit donc d'un état étranger.

Ce qui fait que cette solution est majoritairement inefficace en raison du carcan européen !

Taxer la spéculation boursière

C'est une solution utopique car cette dernière joue sur d'infimes variations de cours et la taxation rendrait cette opération inintéressante.

La spéculation étant volatile, elle se reporterait sur d'autres places financières plus compréhensives !

Ce n'est qu'une utopie qui risquerait de coûter plus cher à l'économie qu'elle lui rapporterait.

 

D) CONCLUSION :

Les systèmes mis en pace par les gouvernements successifs ne sont pas viables sur le moyen ou le long terme. Les replâtrages passés et à venir n'y changeront rien. Prestations ridicules pour des cotisations maximales, tel sera l'adage de demain.

L'assurance maladie prend le même chemin : bénéficiaires en hausse mais cotisants et cotisations en baisse !

Ma solution déjà préconisée d'utiliser l'émission monétaire à bon escient pour combler efficacement les besoins non satisfaits prend ici tout son sens.

Michel Janvresse

(06/2003)

 

§ 3) UN SYSTEME DE PROTECTION SOCIALE BAPTISE « SECURITE SOCIALE » EN FAILLITE VIRTUELLE

 

La protection sociale actuelle a pour ancêtres les nombreuses mutuelles fondées à l'instigation du clergé catholique. Autrefois les émigrés provinciaux résidant à Paris expédiaient tout l'excédent de salaire à leur nombreuse famille restée au village. De fait, il ne leur restait rien pour se soigner en cas de maladie. En mutualisant le risque, on a obtenu pour une somme relativement modique une couverture correcte pour le cotisant.

La Sécurité Sociale a repris cette idée en 1947 et a étendu la couverture à une majorité de personnes.

La Sécurité Sociale a un budget équivalent à celui de l'Etat soit 1/5 du produit intérieur brut et connaît un déficit quasi continu depuis de nombreuses années.

Ce déficit constitue un problème majeur pour tous : bénéficiaires, gouvernements et partis politiques.

 

A) LES CAUSES DU DEFICIT

1°) l'augmentation du nombre de bénéficiaires

Depuis 1947, la population couverte est passée de 58 % à 100 %. En 1967 on atteignait déjà 98 %. Ce n'est donc pas étonnant de constater que le premier plan de redressement date de 1967 avec la création de 3 caisses autonomes : maladie, vieillesse et allocations familiale .

Les retraités sont couverts depuis belle lurette.

Depuis 1982 les chômeurs en recherche d'emploi sont couverts.

Depuis 2000 les personnes résidant régulièrement en France depuis plus de trois mois sont couvertes gratuitement si elles ont un revenu inférieur à 6505 euros.

Mais le problème majeur est que la protection a été étendue. Outre le cotisant, sont couvertes les personnes suivantes : les enfants, parents, alliés, concubins, pacsés..

Aussi le recours massif et discriminatoire à des travailleurs étrangers aux familles nombreuses a augmenté dangereusement le nombre de bénéficiaires. Car, outre le travailleur étranger et sa famille nombreuse, sont également couverts le chômeur français et sa famille moins nombreuse. Tout ceci pour quasiment une unique cotisation assise sur le salaire versé au travailleur étranger. Mais chut nous ne sommes pas politiquement corrects voire même " racistes " !

2°) la diminution des cotisants

En raison d'une économie non compétitive, le nombre de chômeurs a augmenté pour atteindre plus de 4 millions toutes catégories confondues soit environ 1/5ième des cotisants.. Veuillez noter que le taux officiel du chômage est calculé sur les seuls chômeurs de la catégorie 1 de l'ANPE qui en recense 5 catégories !

Les chômeurs percevant une allocation mensuelle inférieure au SMIG sont exonérés de toute cotisation. L'instauration d'une CSG (Contribution Sociale Généralisée) assise sur tous les revenus tend à augmenter le nombre de cotisants mais malgré tout les cotisations sont en baisse :

3°) la baisse des cotisations

a) baisse de l'assiette

La CSG tente de réduire le déficit sans y parvenir réellement car en période de crise économique les revenus ont tendance à baisser.

De plus l'instauration de la CSG a eu pour corollaire des mesures de réduction des charges salariales et patronales sur les bas salaires (50 % des actifs) pour favoriser l'emploi. Il y a eu transfert de ressources mais pas d'augmentation de recettes.

Alors que les cotisations sont assises sur la totalité du salaire, elles ne portent que sur la partie des indemnités de chômage supérieures au SMIG. Ce qui fait que largement plus de la moitié des chômeurs en sont exonérés. En effet le salaire moyen en France étant 1200 euros environ par mois, le taux maximum des indemnités chômage étant de 55 % , le montant mensuel moyen des allocations est de 660 euros soit très largement inférieur au SMIG qui est de 1100 euros.

Les cotisations retraites ne sont également ponctionnées qu'à partir du SMIG .

Le salaire moyen Français étant de 1200 euros et actuellement le taux effectif de retraite de 65 % (avec les complémentaires) expliquent que le montant moyen des retraites soit de 780 euros par mois. On comprend donc que largement plus de la moitié des retraités soient exonérés avec un SMIG à 1.100 euros.

b) baisse des taux

Les retraités et les chômeurs cotisent à un taux inférieur à celui des actifs. Par exemple en 2001 la CSG était de 7,5ù pour les salariés et de 6,2% pour les chômeurs.

c) baisse des salaires

L'emploi étant un marché, il est régi par la loi de l'offre et de la demande. Or l'augmentation du nombre de chômeurs (1/5ème des actifs) crée une forte distorsion sur ce marché et les salaires s'effondrent. Il n'est pas rare de constater des baisses de 30 % sur les salaires d'embauche habituels. Heureusement le plancher constitué par le SMIG ne peut être enfreint à la baisse.

Néanmoins si l'assiette (le salaire) et le taux demeurent inchangés, il en résulte une baisse effective des cotisations perçues.

4° l'augmentation des dépenses de santé

a) le coût des traitements

Les découvertes pharmaceutiques et techniques permettent de mieux détecter et donc de traiter les maladies. Mais le problème majeur est que ces nouveautés coûtent de plus en plus cher.

C'est vrai au niveau des médicaments : certains valent plus de 1,5 euro le comprimé ! Dans le cadre d'affections prolongées nécessitant un traitement quotidien, cela s'avère être un véritable gouffre financier.

Mais c 'est encore pire an ce qui concerne le matériel de soins. Ainsi un scanner vaut-il 10 fois plus qu'un simple appareil de radiologie. Evidemment, les résultats médicaux sont sans pareils. Mais les coûts suivent et même précèdent les résultats. Mieux détectés, les cas augmentent. Autrefois, on ne découvrait les cancers qu'en phase finale, ce qui limitait le nombre et le coût des traitements.

Les nouveautés se succédant, il faut amortir en un délai plus court les découvertes. Ce qui augmente les prix. Ainsi certains scanners qui datent de 10 ans sont-ils techniquement dépassés.

b) l'augmentation des personnes âgées

Avec l'âge notre corps se dégrade de plus en plus et nécessite plus de soins que celui d'un assuré moyen. On ne compte plus les maladies apparaissant à partir de 50 ans. Or il s'avère qu'un assuré âgé coûte 3 fois plus. Seuls les nourrissons dont le nombre est relativement stable ou en baisse coûtent autant.

Jusqu'à présent les personnes âgées constituaient une classe peu nombreuse. Mais l'excès des naissances d'après la seconde guerre mondiale commence à arriver à l'âge de la retraite !

En 1956 : 2 millions 260 0000 retraités

En 1983 : 5 millions 290 000

En 1998 : 9 millions 180 000

Encore ces chiffres ne concernent que le régime général d'assurance maladie qui regroupe 65 % des personnes âgées. Moralité de 1983 on est passé de 8 150 000 à 14 123 000 retraités ! Soit de13,58 % à 23,54 % de la population totale française arrondie à 60 millions. Le pourcentage a augmenté de 10 % environ mais comme ces assurés consomment trois fois plus de soins, les dépenses d'assurance maladie ont dû augmenter de 30 % environ sur la même période !

c) l'augmentation des immigrés

De nombreux immigrés du tiers monde ont afflué en France. Ils bénéficient au bout de 3 mois de séjour légal de la CMU ou Couverture Maladie Universelle. Ces populations ne sont pas au même standard de santé que la France et doivent être soignées plus fréquemment. La densité d'hôpitaux et de médecins en Afrique est sans commune mesure avec celle de la France par exemple.

 

B) LES PLANS DE REDRESSEMENT

Les déficits cumulés et inévitables de la Sécurité Sociale ont engendré de nombreux plans de sauvetage vainement considérés à chaque fois comme définitifs.

Les détailler serait encore plus long et fastidieux que les développements précédents. Pour résumer, une vingtaine de plans se sont succédés en 20 ans.

Plusieurs voies ont été prises :

· Réduction ou suppression des remboursements

· Augmentation des cotisations

· Subventions

· Impôts (CSG)

· Réductions ou suppressions de personnels ou de services de soins, etc.…

 

C) CONCLUSION

UNE FAILLITE SOCIALE :

Tout ceci amène des retards dans les soins avec des conséquences parfois dramatiques (décès). Des mutuelles qui tentent de combler ce qui est à la charge des assurés augmentent leurs primes qu'on ne peut pas toujours payer.

Si à l'assurance maladie (ou Sécurité Sociale) on rajoute la retraite (traitée dans un autre article) aux autres cotisations obligatoires, on arrive à un taux actuel de prélèvement de 20 % pour le salarié et 45 % pour le patron sur la totalité du salaire !

A terme, avec le manque d'entreprises cotisantes pour cause de non-compétitivité de l'économie française, pour maintenir la protection sociale à un niveau actuel, il faudra au minimum multiplier par deux les cotisations sur le salaire soient :

40 % pour le salarié

90 % pour le patron !

DE QUOI FAIRE SAUTER LES ACTUELLES INSTITUTIONS !?

Michel JANVRESSE

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M. Fernand CORTES

31-32, place Sylvain Dumon
82400 Valence d' Agen

 

 Vous pouvez nous joindre par au (33) 613 27 32 83
Fernand CORTES

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