----- Original Message ----- From: janvresse.michel To: Fernand CORTES de CONQUILLA Sent: Saturday, November 20, 2004 7:23 PM Subject: partie 1
Michel Janvresse
Absente depuis plus de 170 ans, et par conséquent non compromise dans toutes les vaines aventures politiciennes de tous styles et de tous bords, la monarchie en France pourrait être bientôt de retour en raison de :
1°) La faillite financière de la république :
La dette réelle de l'Etat et de ses satellites atteint 80% du PIB soient 20 000 euros par habitant, ce qui représente en moyenne 30 % du patrimoine de chaque Français ou près de 4 années de ses revenus
2°) La faillite sociale de la république :
4 millions de chômeurs en réalité, soit un actif sur cinq! L'assurance maladie, le système des retraites sont au bord du gouffre
3°)La faillite économique de la république :
Suite à une forte inflation et consécutivement à la force du franc puis de l'euro les prix des produits français ne sont plus du tout compétitifs à l'export ou même sur le marché français.
4°) la faillite politique de la république
La république repose sur des bases erronées la rendant incapable de résoudre nos problèmes.
5°) La faillite de lEurope :
LEurope actuelle est constituée de déséquilibres qui sapent sa viabilité à long terme
6°) Des remèdes à la crise quelle peut proposer
La monarchie a des solutions novatrices pour résoudre nos problèmes concrets sans se perdre dans des querelles politiciennes ésotériques.
7°) Etre monarchiste nest pas ringard
De nombreux Européens sont monarchistes tout comme Messieurs Chirac, Giscard-dEstaing, Miterrand. La France est entourée par sept monarchies
L'Etat français actuel plastronne tout en s'évertuant à masquer sa faillite aux Français par un déficit d'information.
A l'aide des propres chiffres du gouvernement français, je m'efforcerai de combler cette lacune par tout d'abord le tableau ci-dessous.
Ce tableau a été élaboré à partir des données de l'administration fiscale reprises dans le journal CAPITAL de juin 2002.
Il faut entendre par foyer fiscal, l'ensemble des personnes y résidant. C'est-à-dire les parents plus les enfants et d'éventuels grands-parents à charge.
En moyenne un foyer fiscal comprend trois personnes.
Le revenu français moyen par foyer fiscal sélevant à 15 946 ., soit 104 599 francs, il faut en conclure que chaque Français a un revenu net mensuel moyen de 443 soient 2 905 francs. (104 599/3/12)
Une fois retirées les dépenses alimentaires de 1 500 francs, il ne reste que 1 400 francs par mois pour se loger, se vêtir, se distraire et payer ses impôts.
La richesse française est donc loin d'être évidente pour ne pas dire inexistante en ce qui concerne les revenus.
Seuls 20 % des Français pourraient être considérés comme riches si on fixe la richesse à un plancher d'environ 200 000 francs par foyer fiscal.
L'idée d'une sphère de prospérité française n'est donc pas avérée.
Cela montre l'inanité de toute politique de redistribution des revenus. Celle-ci est mathématiquement impossible ou inefficace.
Car s'il existe 61 millions d'habitants en France cela correspond à environ 20 millions de foyers fiscaux
En reprenant les pourcentages du tableau ci-dessus on obtient les résultats suivant :
*Le nombre total de foyers fiscaux riches dépasse les 20 % du total car bien évidemment certains revenus sont pris en compte plusieurs fois. En effet si vous avez un revenu de 1 228 000 , il est également supérieur à 294 988 et à 30 431 .
En redistribuant la totalité du revenu supérieur à la moyenne nationale aux 16 millions de foyers fiscaux pauvres, on obtient pour chaque foyer bénéficiaire une somme d'environ :
Ce qui représente 695 francs mensuels par personne ! Ceci est notoirement insuffisant pour couvrir les besoins insatisfaits.
Et majoritairement démotivant pour les foyers fiscaux spoliés !!!
Ce tableau, qui sera repris plus avant dans cette étude, nous ôte toute illusion sur la sphère de prospérité française. On pouvait penser que la faiblesse de revenus était due à un patrimoine important mais non productif. Compte tenu des cours de l'immobilier en France, chaque foyer fiscal possède en moyenne son logement et une à deux années de revenus en économies. Ce n'est pas un eldorado. Une politique collectiviste de partage égalitaire ne résoudrait pas le problème de la dette française.
Si certains, après avoir lu le développement ci-dessus consacré au revenu et au patrimoine des Français, ont conservé quelques illusions sur la sphère de prospérité française, je crois que le tableau ci-dessous devrait émousser leur optimisme frisant l'inconscience.
La dette étatique est évaluée à quatre fois le budget de l'Etat qui comprend depuis 20 ans un déficit obligé.
Les dettes des départements, communes et régions sont différentes selon les circonscriptions. Les montants sont des moyennes nationales au 1er janvier 1998. Ces chiffres sont donnés par le Quid 2001 qui fournit un article très détaillé sur les finances publiques locales page 1830.
Le taux actuel des communes, départements et régions est donc supérieur
La dette des sociétés publiques et des régimes sociaux est une évaluation basse de mémoire à partir de données publiées dans la presse française qui est très certainement en dessous de la réalité.
Bien qu 'il n'existe aucune récapitulation fiable de la dette française, ce tableau donne à mon sens une évaluation sérieuse de l'ordre de grandeur de la dette de l'administration française dont sont responsables toutes les personnes ayant la nationalité française.
Sachant que le revenu national moyen est de 2905 francs ou 445 , chaque Français est au minimum théoriquement redevable au titre de la dette française de 43.66 mois de ses revenus soit presque 4 ans.
Ce d'autant plus que l'autre voie pour résorber la dette étatique n'est guère plus concluante.
En effet après le revenu, l'unique moyen est la taxation du patrimoine de chaque contribuable.
Or examinons le tableau ci-dessous réalisé à partir de données de l'INSEE.
Par conséquent chaque Français doit actuellement 29.27% de son patrimoine au titre de la dette de l'Etat français.
Inutile d'espérer que seuls les plus gros patrimoines seraient sollicités. En effet, ils n'y suffiraient pas.
Les plus grosses fortunes sont en France assujetties à l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF).
Voyez le tableau ci-dessous relatif à l'ISF.
*D'après le Figaro Economie du 15/7/2002 qui nous a fourni les chiffres de 265 000, 36 millions . et 132 millions . Tous les autres chiffres résultent de calculs de l'auteur.
Evidemment, il est toujours possible de panacher en utilisant à la fois taxation des revenus et du patrimoine. On obtiendra un taux de prélèvement moindre mais l'effort demeurera en définitif tout aussi douloureux pour le contribuable.
Ce d'autant plus que la dette de l'Etat ne cesse d'augmenter dangereusement car les recettes demeurent toujours inférieures aux dépenses. Le transfert de dépenses aux départements, communes et régions sans transfert correspondant des ressources y afférant n'y change rien.
Voyons pour mieux expliciter ce dernier point, le tableau ci-dessous des déficits budgétaires étatiques français d'après le Quid 2001.
Alors que précédemment, je dénonçais la dette des finances publiques françaises (environ 30 % du patrimoine de chaque individu ou 4 années de revenus), j'omettais un chiffre essentiel : le pourcentage de déficit du budget de l'état français : 17 %.
Le chiffre de 45 milliards d'euros en 2003 par apport au budget total actuel de l'Etat français de 1 730 milliards de francs donne un pourcentage de 17 % de déficit.
Pour masquer un chiffre aussi calamiteux, l'Etat a recours à des arguties comptables que certains n'hésitent pas à qualifier d'escroquerie intellectuelle.
Comment a-t-on procédé ?
Sachant que le budget de l'Etat représente entre 20 et 25 % du produit intérieur brut (PIB), comparer son déficit avec ce dernier revient à diviser ce chiffre par 5 ou 4: soit à obtenir un taux de déficit par rapport au PIB de 4,25 % à 3,4 %. Car, à somme égale, comparer avec un montant 4 fois supérieur aboutit à un % 4 fois inférieur ! Exemple : 1=10 % de 10 et 2,5 % de 40 40=4X10 mais 2,5=1/4 de10 %
Le chiffre, tout aussi calamiteux en lui-même, semble apparemment plus acceptable aux gogos potentiels que nous sommes.
Nos europhiles béats sont soumis au même traitement puisque Maastricht et suivants admettent des déficits budgétaires égaux à 3 % du PIB
L'Europe s'engage sur une voie solide !?
Comment se sortir de ce bourbier budgétaire ?
En décentralisant un maximum de compétences onéreuses (enseignement, prévoyance ou solidarité sociale) sans transfert des ressources étatiques y afférant.
Les fédéralistes béats saluent l'ouverture et oublient le problème financier.
Le procédé est déjà amorcé puisque les constructions de lycées dépendent des régions.
L'Etat se réserve un contrôle sous forme de subventions conditionnées à ses exigences.
La dette de l'Etat français est sans fin.
On se dirige désormais vers une faillite budgétaire des communes, départements et régions pour tenter vainement d'éviter celles de l'Etat et de l'Europe.
Les centralisateurs pourront prendre prétexte des faillites des collectivités locales et régionales pour justifier le jacobinisme.
N'oublions jamais que tous les Français sont responsables fiscalement du déficit cumulé de l'Etat français.
Michel JANVRESSE
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