----- Original Message ----- From: Fantômas Sent: Tuesday, June 21, 2011 12:10 PM Subject: bio
LES ANTI-BIO TIQUENT ou LE BIO DEGRADABLE
Cordialement,
Fantômas
Fredelas pour euro-reconquista.com
lundi 20 juin 2011, par Canal ER
Il paraît qu’ on raconte n’ importe quoi... Fredelas remet les pendules à l’ heure sur le bio...
Et ils n’ ont pas tout à fait tort!
Le préfixe ’’bio’’ se dégrade à toute vitesse...
Eh oui, comme tout ce que touche la gôôôôche, le bio est en train de crever de sa récupération par une galaxie informe et informelle d’ anti-tout qui ne sont unis que par leur nihilisme systématique.
Ils prônent des valeurs mal définies, vestiges mal digérés des vraies valeurs qui furent jadis à l’ honneur de la droite traditionnelle française: respect de la nature, primauté de la qualité sur la quantité, amour, pour ne pas dire culte, du travail bien fait, rejet de l’ usure, haine du mensonge et de la malhonnêteté, priorité aux valeurs morales sur les valeurs financières, solidarité librement consentie.
Ces pseudo-valeurs varient avec ceux qui s’ en réclament, qui passent leur temps à s’ émietter en tendances, chapelles, sous-chapelles et pour finir groupuscules se réduisant souvent à une poignée de ’’militants’’. L’ aboutissement logique inéluctable de la sphère ’’Bio’’ est l’ éclatement jusqu’ à la juxtaposition d’ individus aux idées aussi vagues que fluctuantes. Un exemple caractéristique nous en est donné par la pitoyable girouette Nicolas Hulot, naguère meilleur espoir des milieux attachés à l’ énergie nucléaire, et subitement converti à l’ antinucléarisme primaire par la grâce reçue de Fukushima...
Le ’’bio’’ peine à trouver ses marques. C’ est un label sans signification universelle reconnue, un label qui n’ est protégé par rien de sérieux ni de contraignant. Des efforts désordonnés et dispersés ont certes été accomplis, mais sans vrai résultat. n’ importe qui peut se prétendre ’’bio’’ aujourd’ hui. Dans l’ environnement rural où je vis depuis plus de trente ans, je peux affirmer en avoir vu de toutes les couleurs avec ce sigle ’’Bio’’ qui ressemble essentiellement à une incantation. Et on ne voit pas comment cela pourrait changer!
Il existe bien divers ’’cahiers de charges’’ dans des domaines bien précis, dont le respect est nécessaire pour se prévaloir de l’ étiquette ’’biologique’’, mais encore une fois, rien d’ universel et réellement contraignant. Comment le consommateur moyen pourrait-il concrètement traîner en justice un vendeur se targuant de l’ étiquette ’’bio’’ pour écouler une nourriture particulière à l’ origine horriblement difficile à retrouver et même à démontrer?
Un exemple: sur un marché de ma région, pendant plus d’ un an, un jeune homme peu connu est venu vendre des œufs et des beignets prétendument ’’bio’’. Le look du vendeur cadrait très bien à l’ idée que traîne après lui le préfixe ’’bio’’: un peu hippie, mais pas trop sale, écologiste antinucléaire de bon aloi, vivant ’’près de la nature’’ dans un village rural de 200 habitants, pensée unique anti-pollution sous-jacente évidente, ’’faites l’ amour pas la guerre’’ et tutti quanti. Les boulangers locaux faisaient la gueule car le drôle leur chipait une clientèle non négligeable: il vendait à si bon marché! de même, ses œufs étaient garantis ’’de ferme bio’’ et vu leur prix, chaque marché il avait une impressionnante queue de bonnes petites vieilles devant son étalage, ravies de lui acheter 30 pour cent moins cher des œufs qui avaient si bonne apparence sur leur lit de paille fraîche si en accord avec le préfixe ’’bio’’!
Jusqu’ au jour où un vrai producteur local qui, lui, vendait depuis des années des œufs de poule élevées de manière traditionnelle en plein air, mais à un prix non bradé car il lui faut quand même gagner sa vie, lui en a acheté pour déterminer leur provenance. Depuis 2002-2003, les œufs sur le marché doivent tous porter un numéro sanitaire. Ce numéro, décrypté, indique la provenance de l’ œuf, et même le producteur. Notre honnête éleveur a envoyé une coquille à la DDA de notre département, portant le numéro. Au bout de 5 semaines, il a eu la réponse: les œufs venaient de Bretagne, d’ un centre de production de poules pondeuses en batterie tout ce qu’ il y a d’ affreux ’’moderne’’ (10 poules par m2, qui absorbent en continu un aliment artificiel passant devant elles sur un tapis qui en même temps évacue les ’’effluents’’, des poules qui ne voient jamais un brin d’ herbe, ni un coin de ciel bleu, ni d’ autre lumière qu’ électrique...). Notre vrai producteur traditionnel, qui nourrit une solide rancune contre tous ces néo-ruraux ’’écolos’’ à la mode, a déposé plainte avec ces preuves. Au bout de six semaines d’ instruction et vérification, notre gentil producteur ’’bio’’ a disparu de la circulation, personne ne sait ce qu’ il est devenu. L’ enquête a révélé qu’ il achetait à prix défiant toute concurrence des œufs en fin de course de ces surproductions industrielles d’ éleveurs en batterie bretons (notre département est à 1000 km de la Bretagne...); voilà pourquoi il les revendait si bon marché et pourquoi ses beignets éliminaient ceux du boulanger local! Mais pour un qui se fait prendre comme lui, combien qui arnaquent en toute impunité grâce au préfixe magique ’’bio’’?
Bien entendu, il existe des vrais passionnés de la nature qui croient aux productions ’’biologiques’’ et travaillent honnêtement avec la volonté de fournir des produits de qualité. Mais l’ exercice est difficile ou quasi-impossible. Le public se méfie, hélas à juste titre. On ne sort pas des contraintes obligatoires: produire de la qualité coûte cher, quoi qu’ on fasse. Celui qui respecte un quelconque cahier de charges ’’bio’’ (il y en a tant....) va devoir obligatoirement s’ approvisionner en matière première chez un producteur étiqueté ’’bio’’ ; Mais ça lui donnera quelle garantie que la qualité justifie cette étiquette? les céréales dites ’’bio’’, si certaines peuvent être belles et appétissantes, peuvent aussi être de piètre qualité ou même dangereuses! par exemple, le seigle ’’bio’’, si sa provenance n’ est pas vérifiée à la loupe, peut contenir du terrible ’’ergot du seigle’’, ce parasite du seigle qui produit des effets similaires au LSD. Il peut aussi contenir une proportion non négligeable d’ excréments de souris, car un ’’bio’’ qui se respecte ne doit à aucun prix dératiser avec les moyens ’’industriels’’ disponibles (sous-entendu: ce serait polluant, donc non bio). Et on se retrouve devant ce dilemme cornélien: entre les déjections naturelles de ces parasites ancestraux et les contaminations par les produits chimiques qui permettent de les éradiquer 8 qu’ est-ce qui est le plus dangereux pour la santé humaine ? la réponse est loin d’ être évidente, quand on se souvient, pour ne citer qu’ un exemple, que les puces de chiens et de chat étaient les principaux vecteurs responsables des épidémies de peste...
D’ ailleurs les producteurs ’’bio’’ ne pourraient tout simplement pas exister, ni même vivre, s’ ils se passaient totalement des facilités offertes par l’ agronomie moderne, c’ est-à-dire, disons-le carrément, des pesticides. Le résultat serait une gigantesque famine immédiate à l’ échelle de la planète entière, accompagnée d’ une dégradation dramatique de l’ état sanitaire de l’ humanité.
Comment pourraient-ils par exemple, offrir en toutes saisons des légumes frais, s’ ils ne pouvaient du jour au lendemain chauffer des serres pour semer dès janvier ce qu’ il faudra commercialiser en mars ou avril? et les chauffer avec quoi? du soleil, l’ hiver? laissez-nous rire! Ou il faudrait se passer de légumes frais de longs mois de l’ année, ou il faudrait les importer. Mais le frais importé, ça craint: il ne faut pas que ça traîne trop dans le bateau ou le camion (ou les deux); et nous voilà dans la pollution du transport des légumes et fruits frais: pétrole, camions, kérosène, fuel, etc (car si on attend que le vent ait transporté le frais jusque dans nos assiettes, vous devinez la suite je suppose). Et la viande de volaille fraîche en toutes saisons? le plein air n’ y suffit pas, il faut bien chauffer les animaux en hiver, sinon pas de naissances! on congèle? bon, alors revoilà les maudits chlorofluorucarbones de la réfrigération à grande échelle... on n’ en sort pas, quoi qu’ on fasse, trop de bouches à nourrir, la nature d’ autrefois en est incapable!
Si on se passe de frais plusieurs mois de l’ année, bonjour les avitaminoses, voire le scorbut (qui sévit encore de nos jours même dans les pays dits développés). Les conserves? ah bon, c’ est ça le bio, les conserves?
On comprend bien que dans tout ça, ce qui fait défaut est la rationalité, la logique. Le nœud du problème, j’ allais dire de l’ arnaque du ’’bio’’ est bien là: dans les conditions actuelles, ce n’ est pas une rationalité scientifique, c’ est une idéologie, dont la seule base perceptible du grand public est une vague culture antiscientique et anti-progrès au sens que ce mot revêt chez la plupart des personnes encore douées de bon sens.
L’ humanité n’ a jamais avancé en refusant la rationalité et la réflexion sans a priori. Chaque fois qu’ elle a voulu forcer la nature à se plier à des aprioris idéologiques, elle a régressé et souvent produit des catastrophes.
Et ces catastrophes sont toutes sans commune mesure avec ce qui vient d’ arriver au Japon. Que ce soit les 100 millions de morts insoutenables du communisme, l’ horreur des socialistes nazis ou les dizaines de millions de victimes du ’’grand bond en avant’’ de Mao, ou les Saint-Barthélémy et les Guerre de Trente Ans des fanatiques religieux au sinistre temps des Guerres de Religion européennes, l’ humanité a hélas payé un tribut épouvantable aux idéologies.
Elle ne peut avancer et résoudre ses problèmes qu’ en tournant le dos à toutes, je dis bien toutes, les aberrations idéologiques. Et l’ écologisme actuel, tel qu’ il est en ce moment, avec son caractère religieux et doctrinaire ne supportant même pas la discussion, est incontestablement une de ces aberrations.
Canal ER
http://www.euro-reconquista.com/site/spip.php?article275
Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme: "Tout individu a droit à la liberté d' opinion et d' expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d' expression que ce soit"
Retour à l' accueil
Création 06/2011 Précédentes mises à jour 07, 08, 09, 10, 11, 12/2011, 01, 02, 03 et 04/2012 Dernière mise à jour 05/2012