Le recto des cartes comporte également une brève biographie de ces personnages.
Le jeu des 6 cartes est au prix de 12 euros (Joindre un timbre de 75 cts pour l'envoi).
Nous rappelons que le CEPE détient encore quelques exemplaires des cartes 2005
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Nous rappelons que le CEPE détient encore quelques exemplaires des cartes 2004
Chaque geste que vous ferez vers une Europe unifiée protègera un peu plus le trésor du monde. Taxez-moi de romantisme, qu' importe Pour moi, le trésor du monde, c' est une infante de Vélasquez, un opéra de Wagner ou une cathédrale gothique. C' est un calvaire breton ou une nécropole de Champagne. C' est le Romancero du Cid ou le visage hugolien de " l' enfant grec ". C' est un tombeau des Invalides ou le Grand Aigle de Schönbrunn, l' Alcazar de Tolède ou le colisée de Rome, la Tour de Londres ou celle de Galata, le sang de Budapest ou le quadrige orgueilleux de la Porte de Brandebourg devenue le poste frontière de l' Europe mutilée. Pour toutes ces pierres, pour tous ces aigles et pour toutes ces croix, pour la mémoire de l' héroïsme et du génie de nos pères, pour notre terre menacée d' esclavage et le souvenir d' un grand passé, la lutte ne sera jamais vaine.
Frêle Geneviève de Paris, patronne de l' Europe, seule contre les hordes mongoles, tu symbolises notre esprit de résistance. Et toi, vainqueur blond au visage de dieu, macédonien aux dix milles fidèles, Alexandre, toi qui conquis le monde oriental avec ta foi et ton épée, dressé contre le destin et le sens de l' Histoire, tu symboliseras peut-être un jour le triomphe de l' Europe impériale.
Jean-Nicolas Marcetteau de Brem
Nous n'avons pas à nous justifier devant votre juridiction d'avoir accompli l'un des devoirs les plus sacrés de l'homme, le devoir de défendre des populations victimes d'une politique barbare et insensée. Nous ne devons de comptes qu'à ces populations, nous ne devons de comptes qu'au peuple français et à nos enfants. En faveur de ces populations, nous avons exercé le droit qui est au cur de l'homme, le droit qui exprime sa volonté de vivre et de survivre, et qui est le droit de légitime défense.
Nous n'avons transgressé ni les lois morales ni les lois constitutionnelles en agissant contre un homme qui s'est placé lui-même hors de toutes les lois, hors des lois morales, hors des lois constitutionnelles, hors des lois humaines. C'est pourquoi, si vous vous conformez aux lois de la République, vous devez nous reconnaître innocents. Car avant de nous faire condamner, le pouvoir de fait devrait faire modifier par le Parlement l'un des points essentiels de la Constitution qui reconnaît à l'homme, en tant que droit fondamental et inaliénable, le droit de résistance à l'oppression.
Pour nous, nous avons agi contre Charles de Gaulle en tant qu'il est un citoyen justiciable comme les autres citoyens français des lois de la Nation, et en tant que ce citoyen est responsable d'innombrables morts et d'immenses souffrances, en tant que ce citoyen est responsable chaque jour de nouveaux meurtres et de nouvelles souffrances, et en tant que c'est notre droit, et que nous avons considéré que c'était notre devoir de défendre légitimement les victimes de ces meurtres et de ces souffrances.
Nous n'avons pas de sang sur les mains, mais nous sommes solidaires de ceux qui ont été amenés à verser le sang au cours d'une guerre civile qui a été imposée par les parjures et par la trahison du pouvoir de fait. Nous sommes solidaires du lieutenant Degueldre, qui a tenu son serment d'officier de se battre pour ne pas livrer l'Algérie au F.L.N., et qui est mort. Nous sommes solidaires des généraux de la prison de Tulle, de ceux que les circonstances ont conduit à verser le sang, comme de ceux que les circonstances ont conduit à ne pas verser le sang et que le pouvoir de fait a tenté récemment de séparer à la suite d'une manuvre de division conforme à la ligne de conduite de ce pouvoir, qui n'a fait que diviser et que détruire.
Nous sommes solidaires de tous ceux qui, dans les prisons, dans la clandestinité, à l'étranger ou en France, aux postes officiels ou dans les diverses couches de la population, constituent la résistance française à l'abandon et à la dictature. La Résistance nationale française est une, elle ne se laissera pas diviser, elle sera debout tant que durera la dictature et tant que durera l'abandon.
Un temps
Nous croyons avoir dit la vérité, après beaucoup d'autres hommes qui ont dit cette vérité avant nous en de nombreux discours et en d'innombrables écrits. Nous pensons que tôt ou tard cette vérité sera connue des Français et l'emportera sur l'imposture et sur les mensonges des hommes au pouvoir, sur les déclarations lénifiantes de beaucoup, et sur les silences complices de la radio d'État, de la télévision d'Etat et de certains organes de presse. Peut-être nos propos seront-ils déformés par la radio d'État, par la télévision d'État, et par ces organes de presse, comme ont été déformés ceux que nous avons tenus au moment de notre arrestation. On n'empêchera pas qu'ils reflètent l'expression de la vérité.
Malgré l'extraordinaire mauvaise foi des hommes au pouvoir, malgré leur extraordinaire cynisme, c'est une vérité qui a eu, qu'il y a en France et en Algérie des milliers de morts et de martyrs, qu'il y a des milliers de disparus et des centaines de milliers d'exilés, qu'il y a des camps de détention et de tortures, qu'il y a eu de nombreux viols et de nombreux massacres, qu'il y a des femmes françaises obligées de se prostituer dans les camps du F.L.N. C'est une vérité que le pouvoir de fait aurait pu épargner ou limiter toutes ces horreurs s'il l'avait voulu; mais c'est une vérité qu'il ne l'a pas voulu. C'est aussi une vérité que ce pouvoir fait le jeu du communisme en divisant le monde libre.
C'est une vérité que l'homme contre lequel nous avons agi est, à tous moments, passible de la Haute-Cour, et qu'il suffirait d'un minimum de clairvoyance et de courage de la part des parlementaires pour l'y traduire. Le dossier de ses forfaitures, de ses crimes et de ses trahisons existe, et des milliers d'hommes sont prêts à témoigner de la réalité de ces forfaitures, de ces crimes et de ces trahisons.
Nous avons exercé le droit de légitime défense contre un homme, au nom de ses victimes, au nom de nos concitoyens et au nom de nos enfants. Cet homme est ruisselant de sang français et il représente la honte actuelle de la France. Il n'est pas bon, il n'est pas moral, il n'est pas légal que cet homme reste longtemps à la tête de la France. La morale, le droit et la raison humaine s'unissent pour le condamner.
La vérité que nous avons dite, et que bien d'autres que nous ont dite avant nous, restera attachée au nom de cet homme, où qu'il aille et quoi qu'il fasse. Un jour cet homme rendra compte de ses crimes, devant Dieu, sinon devant les hommes.
La lumière s'éteint
LES TCHADORS DE L' HISTOIRE
OU
Au colonel JEAN BASTIEN THIRY et à ceux qui, comme lui, firent don de leur vie pour préserver l' honneur de la France en Algérie.
France, levez vous répondez! En Mars soixante-deux, rue d' lsly vos militaires Ont lâchement tiré dans le dos de milliers De Français qui marchaient leur drapeau déployé. Babel-oued encerclé, ils allaient solidaires De leurs frères assiégés. Vous avez commandé Les armes automatiques qui couchèrent sans vie Des citoyens de cur, des Français d' Algérie.
France, levez vous répondez! Le cinq Juillet d' après, vos gendarmes immobiles, Obéissant aux ordres, laissèrent assassiner, Enlever par les maures des centaines de civils. Avez vous oublié ces cris désespérés Des victimes innocentes, que vous avez livrées Sans défense aux tueurs? Oubliée cette ville d' Oran écartelée?
France, levez vous répondez! Vous avez ordonné à vos soldats vainqueurs De désarmer là-bas, deux cent mille des leurs: Ils étaient les Harkis, fidèles à en mourir. Ils furent torturés, égorgés et vidés De leur sang de Français, musulmans que l' hégire N' avait pas empêché de librement choisir Entre la barbarie, la justice et l' honneur.
France, levez vous répondez! Parlez nous de celui qui a su nous leurrer En proclamant française jusqu' à Tamanrasset La terre qui m' a vu naître, la terre de nos ancêtres. Ce général parjure dont la secrète idée, Dès qu' il fut appelé, était bien de nous vendre, Alors même qu' il disait savoir mieux nous comprendre. C' est avec l' ennemi qu' il s' est déshonoré.
France, levez vous répondez! Vous retenez toujours dans les archives closes De l' Algérie Française ce vent de Vérité Qui pourrait dévoiler des personnalités Plus sombres que leur ombre. Et vous osez farder De désinformation, d' oubli à tout prix, Le visage d' un peuple dont les enfants opposent Le sang trois fois versé pour la mère patrie Combien de trahisons, de manuvres dilatoires Ainsi mises au secret. Et cet acharnement A nous déshériter, en maquillant l' Histoire, Conduit à nous classer au registre ''Etranger'' Comme si l' Algérie et ses départements Ne furent jamais français. Pour votre délivrance Nos pères ont débarqué. Souviens toi la Provence!
France, levez vous avouez! Ce que fut l' Algérie: une terre prospère, Avant que des tueurs et un illuminé En fassent cette fille livrée à la débauche De gouvernants véreux: ceux qui lui arrachèrent Son cur et ses richesses. Qu' en pensez vous la Gauche, Vos porteurs de valises et la Droite étonnée? Les tchadors de l' Histoire vous rendent ils muets?
France, lève-toi pour panser Nos plaies encore ouvertes, qui sont aussi les tiennes. Trente ans après l' exode, l' étau s' est refermé Sur l' Algérie nouvelle, celle du F.L.N. Celle des désespérés enclins à regretter Combien tu avais fait progresser la justice Et la félicité. L' heure de vérité D' une cloche fêlée ne peut être complice.
Louis ALBERTELLI Juin 1995
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