----- Original Message ----- From: "reagir-resister-et-agir" Sent: Monday, October 10, 2011 5:36 PM Subject: à la manière d' El Watan...
Après avoir pris connaissance du message de la correspondante à Paris du journal El Watan
Ou A la manière de…
J' ai fait un rêve! Nos amis Pieds Noirs, les anciens de l' OAS, nos Harkis et ceux qui les soutiennent, les militants de l' ADIMAD, bref tous les nostalgiques de notre Algérie Française préparaient pour le 26 mars prochain la commémoration solennelle du cinquantième anniversaire du massacre de la Rue d' Isly le 26 mars 1962 en Alger…
Comme les porteurs de valises du FLN, sans vergogne, préparent pour la semaine prochaine, avec la complicité des municipalités parisiennes, et dans toutes les villes de France, celui du 17 octobre 1961 où ils prétendent que Papon a fait noyer dans la Seine " rouge de sang " des centaines d' Algériens manifestant dans Paris leur soutien " pacifique " …au FLN!
(syntaxe, redondance, répétitions et redites certifiés exacts… sauf les noms propres bien sûr, et les villes d' Algérie hélas!)
Journal français Le Figaro
26 Mars 1962 - 26 Mars 2012: Cinquante ans de mobilisation pour la reconnaissance officielle de ce "crime d' Etat"
Pour le cinquantième anniversaire de cette journée qui ne doit pas être "portée disparue", la manifestation pacifique des Français d' Alger du 26 Mars 1962 - à l' appel des patriotes abusés par De Gaulle - et sa violente répression seront commémorées et célébrées non seulement dans la capitale algérienne et sa banlieue, mais aussi dans plusieurs villes de province et jusqu' en France à travers de très nombreuses initiatives multiformes qui s' étaleront sur plusieurs jours.
Alger / De notre correspondante
Le Collectif 26 Mars 1962-26 Mars 2012 Vérité et justice, qui en assure la coordination réclame la reconnaissance officielle de ce crime d' Etat par les plus hautes autorités françaises.
Depuis plus de quatre décennies, à la même date, le 26 mars, ils se donnent rendez-vous Rue Larbi Ben M' hidi (d' Isly à l' époque) pour se recueillir à la mémoire des Français d' Algérie mitraillés par la police et l' armée du général De Gaulle, le 26 mars 1962, alors qu' ils manifestaient pacifiquement contre le blocus imposé à leurs concitoyens de Bab-El-Oued.
Ces porteurs d' une mémoire étouffée (leurs enfants, des patriotes et militants des droits de l' homme), qui ne se sont jamais résignés à ce que le silence officiel la recouvre définitivement - d' abord une poignée - sont de plus en plus nombreux au fil des commémorations.
Leur détermination et leur pugnacité ont lézardé le mur du silence et abouti à quelques avancées comme la promesse des maires d' Alger et de Paris de l' apposition prochaine d' une plaque commémorative à la Grand Poste d' Alger et Place Charles De Gaulle à Paris. Et pour le cinquantième anniversaire de cette journée, qui ne doit pas être "portée disparue", la manifestation des Français d' Algérie et sa violente répression seront commémorées et célébrées non seulement dans la capitale française et sa banlieue, mais aussi en province et bien sûr en Algérie à travers des initiatives multiformes qui s' étaleront sur plusieurs jours: colloque international dans les deux Assemblées nationales d' Alger et Paris, colloques à Nanterre, Mostaganem, Oran et Annaba, conférences-débats dont une au Centre culturel algérien, documentaires, éditions d' ouvrages, théâtre, expositions, musique, le tout couronné par deux imposantes manifestations qui partiront, à Paris des Grands Boulevards, et à Alger du Front de Mer jusqu' à Bélouizdad (ex Belcourt) pour commémorer la manifestation du 26 mars 1962, où des dizaines d' Algérois désarmés ont été criblés de balles, piétinés, tabassés, leurs habits des grands jours souillés de sang - car c' était un grand jour que de manifester ce jour-là pour leur dignité et les promesses d' Algérie Française- jusqu' à la rue d' Isly (aujourd' hui Larbi Ben M' hidi) où nombre d' entre eux furent achevés à terre en dépit de leurs appels désespérés " Halte au feu ".
Toutes ces initiatives - à l' actif de plusieurs dizaines d' associations animées par des citoyens français et algériens, des enfants de manifestants du 26 mars 1962 coordonnées par le Collectif 26 mars 62-26 mars 2012 Vérité et justice initiées par "Au nom de la mémoire", le Comité Veritas, le Mouvement contre le racisme anti-blanc et pour l' amitié entre les peuples, le Parti de l' Algérie Française, Jeunes Pieds-Noirs, l' ADIMAD, l' ANFANOMA, l' AMEF et " 26 Mars contre l' oubli " - ont pour finalité la reconnaissance officielle de ce crime d' Etat par les plus hautes autorités françaises et algériennes, laquelle reconnaissance serait le prélude à celle des crimes commis lors de l' Indépendance de l' Algérie."On ne construit pas la démocratie sur des mensonges et des occultations", affirment-ils.
Et de considérer que "cinquante ans après, il est temps que les plus hautes autorités de la république, des deux côtés de la Méditerranée, reconnaissent les massacres commis par la police et l' armée le 26 mars 1962 et les jours suivants comme un crime d' Etat"; que "la Fondation pour la mémoire de la guerre d' Algérie créée en application de l' article 3 de la loi du 23 février 2005 vantant les ''aspects positifs'' de la colonisation, soit refondée sur des bases objectives"; que "la liberté d' accès aux archives soit effective pour tous, historiens et citoyens"; que "la recherche historique sur ces questions soit encouragée, dans un cadre franco-algérien, international et indépendant". Cet appel du Collectif 26 Mars 1962-26 Mars 2012 Vérité-Justice a recueilli d' ores et déjà l' adhésion d' une cinquantaine d'associations, de syndicats, de partis politiques.
Des initiatives commémoratives par dizaines.
Le 10 mars au Bar l' Automatique à Alger à partir de 19 h, une rencontre/témoignages avec l' historien Dominique Venner, le journaliste Alain Sanders du quotidien Présent, partenaire de cette initiative, Bernard Coll, président de " Au nom de la mémoire des Harkis " créée en 1991, de l' ancien député Roger Holeindre président du Cercle National des Combattants, d' Anne Cazal présidente fondatrice de Veritas, de Nicole Ferrandis témoin direct de cette journée du 26 mars 1962 et la présence exceptionnelle du Commandant Denoix de Saint Marc. La rencontre se poursuivra à 20h30 par une soirée artistique avec notamment l' orchestre de Jean-Pax Meffret. A l' initiative de " Au nom de la mémoire " et de La ligue de défense des Pieds Noirs, un colloque international sur le thème de: "Le 26 Mars 1962: 50 ans après, la nécessaire reconnaissance", le 15 mars 2012 de 13 h à 17h aux Assemblées Nationales d' Alger, salle Yacef Saadi, et de Paris, salle Victor Hugo, immeuble Jacques Chaban-Delmas.
Le colloque sera précédé, à Paris et à Alger, de la projection de " Harkis: les sacrifiés " de Bernard Coll et Taouès Titraoui, d' extraits du film " La valise ou le cercueil " de Charly Cassan et Marie Havenel et suivi de la présentation par Anne Cazal de son film " Le ravin rouge ", et par Marcela Feraru de " Harkis, histoire d' un abandon " dont le commandant Hélie de Saint Marc a dit que ce film rendait honneur aux Harkis et faisait revivre l' idéal d' une Algérie nouvelle et fraternelle.
Interviendront tour à tour, les historiens François Meyer et Arnaud Raffard de Brienne sur le thème " 26 mars 1962, la répression gaulliste, entre parole donnée et félonie ", suivis d' une table ronde animée par Martin Peltier, Jean-Yves Le Gallou et Eric Blanrue sur le thème: " quoi de neuf dans la connaissance des événements? "
Les 14 et 15 mars 2012 à la Maison de la musique de Skikda (ex Philippeville), et en même temps à Nanterre un colloque en simultané intitulé "Une mobilisation française: Skikda-Nanterre et le 26 Mars 1962", organisé par les mairies des deux villes, l' association Mémoire pour l' Empire Français, la Société d' histoire et le Front National de Nanterre, l' Université Paris-Ouest et la Bibliothèque internationale de documentation contemporaine. Dans la première partie "Contexte: l' automne 1961 en Algérie", animée par Nicole Ferrandis - avec diffusion de l' enregistrement des commentaires d' Hattab Pacha, dernier maire de la Casbah - des universitaires et acteurs des évènements tels Philippe Conrad, Louis de Condé ou Jean-François Colin décriront la situation des "Français en Algérie et en Métropole pendant la guerre d' Algérie, l' appareil policier à l' origine de la répression gaulliste et le rôle de l' OAS (Organisation de l' Armée Secrète) dans la résistance à l' abandon de notre province.
Dans la deuxième partie: "Les mémoires du 26 Mars 1962, du local au national", animée par Zorah et Hamid nos deux valeureux défenseurs de la mémoire et du sacrifice de nos Harkis, l' intervention du Professeur Dilinger, ethno-géologue dont les ancêtres sont arrivés en Algérie en 1830, sera consacrée à l' émergence tardive d' une mémoire collective de l' événement et aux acteurs de cette reconnaissance. "Longtemps confiné à une mémoire militante d' extrême-droite, le souvenir de la répression du 26 Mars a connu un renouveau depuis les années 1990, et bénéficie aujourd' hui d' une reconnaissance institutionnelle croissante." Les acteurs de ce combat et les chercheurs reviendront sur ce processus.
Le 7 mars 2012 à 18 h, soirée inaugurale à la Salle des congrès de Nanterre: Conférence/débat avec le Général Faivre, historien. Des personnalités syndicales et politiques apporteront leur soutien. Des comédiens liront des témoignages de victimes - telles Marguerite Griffe dont le père trouva la mort dans cette manifestation - questionnant 50 ans de silence. Le 16 mars 2012, R-V à 10h30 à Alger devant le Palais du Gouvernement, pour la commémoration et l' inauguration du Boulevard 26 Mars 1962, inédit en Algérie.
Le 20 mars 2012 à 19 h, conférence/débat avec J.P Péroncel-Hugoz, historien, ainsi que des lectures de témoignages de Jean Brune et de Jacques Perret par des comédiens, à l' Agora d' Alger.
Musique contre l' oubli à Mostaganem avec récitation des émouvants poèmes de Louis de Condé et la diffusion de l' enregistrement du célèbre discours du général De Gaulle…
Une rencontre-débat aura lieu jeudi 13 mars 2012 à 19 h avec des jeunes et la population d' Annaba au lycée Si Salah avec la participation de Hassan Remaoun, historien à l' université d' Oran, et Mouloud Aounit, président du " 93 au cœur de la république ".
Intermèdes musicaux avec le groupe Gavino et le chœur Montjoie-Saint Denis sur le thème du 26 Mars 1962.
Projection d' un micro-trottoir et lecture de textes par les membres du Conseil local des jeunes. Une gerbe de fleurs sera déposée à la Passerelle de la Fraternité le 17 mars à 11 h.
Au total, environ une trentaine de villes de France et d' Algérie - la première étant Paris dès 2001 - auront leur lieu commémoratif du 26 Mars 1962. A inscrire à l' actif des maires de ces villes et des associations locales.
Ce programme est loin d' être exhaustif, d' autres initiatives et activités dans d' autres villes de la région parisienne et en province sont programmées.
Il est à signaler que des responsables de l' association " Au Nom de la mémoire ", participent au Festival de la bande dessinée qui s' est ouvert hier à Alger avec des créations sur le 26 Mars 1962 qui seront portées à la connaissance du public algérois. Pour sa part, Anne Cazal elle-même présentera son film " Le Ravin Rouge " le 23 octobre 2011 à Alger.
Persistance du déni
Le voile se lève progressivement sur le massacre des Pieds Noirs qui manifestaient pacifiquement à l' appel de l' OAS, le 26 mars 1962, contre l' encerclement de Bab-el-Oued organisé par l' infâme colonel Desbrosses sur ordre de cet ignoble De Gaulle… D' aucuns continuent toujours à nier l' évidence et à occulter la réalité. En voici un exemple.
Ainsi le maire de la ville de Neuilly (dont le fauteuil était occupé par Nicolas Sarkozy), Jean-Christophe Fromantin, refuse d' accéder à la demande de ses pairs de la banlieue ouest de Paris d' autoriser un rassemblement commémoratif dans sa ville.
Ainsi dans un courrier du 20 septembre 2011, adressé à Philippe Sarre, maire de Colombes, Jean-Christophe Fromantin écrit: "J' ai pris connaissance avec la meilleure attention de votre lettre du 15 septembre dernier, par laquelle vous me faites part de votre souhait de pouvoir organiser à Neuilly sur Seine le 26 mars prochain, conjointement avec les élus et responsables associatifs de plusieurs villes des Hauts de Seine, des Yvelines et du Val d' Oise, une cérémonie d' hommage aux victimes algéroises du 26 Mars 1962 à l' occasion du 50e anniversaire de ce dramatique événement. Par votre démarche, vous faites ressurgir le souvenir d' une période extrêmement troublée durant laquelle notre pays était en guerre, générant ainsi des tensions et des violences qui ont fait de nombreuses victimes parmi les deux pays belligérants. Après avoir évoqué votre initiative avec les Associations d' anciens combattants de la ville, je regrette de devoir vous informer que je ne souhaite pas accueillir à Neuilly sur Seine la manifestation d' ampleur régionale que vous souhaitez y organiser, considérant par ailleurs que ma commune, au-delà du symbole que vous évoquez, n' a jamais été associée à ce terrible événement par le passé".
Voilà comment persistent les occultations et les mensonges en dépit des témoignages de citoyens français et algériens et de travaux de chercheurs incontestés. Nous reviendrons dans une prochaine édition sur ces questions fondamentales.
Je certifie exact au mot près tout ce que contenait cet ahurissant et provoquant message d' El Watan (reçu sur internet le 6/10/11) annonçant les préparatifs de cette scandaleuse manifestation du 17 octobre prochain.
Aux Armes!
Claudine DUPONT-TINGAUD
Article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l' Homme: "Tout individu a droit à la liberté d' opinion et d' expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d' expression que ce soit"
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